Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

Posté par belledenuit le 30 avril 2010

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates dans Contemporain 51KCLqLYGNL._SL160_AA115_Auteur : Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

Editions : NIL (2009)

Nbre de pages : 396

Présentation de l’éditeur :

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, un natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis – un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d’un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d’une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates…) délices bien évidemment strictement prohibés par l’occupant. Jamais à court d’imagination, le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d’humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d’autres habitants de Guernesey , découvrant l’histoire de l’île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l’impact de l’Occupation allemande sur leurs vies… Jusqu’au jour où elle comprend qu’elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l’invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu’elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

Mon avis :

Lorsque j’ai vu qu’une lecture commune était organisée pour ce livre, je me suis dit que ce serait l’occasion de le découvrir. J’en avais beaucoup entendu parler sur la blogosphère et bien entendu avec tous les très bons avis que j’avais pu lire dessus, je remettais toujours à plus tard sa lecture. De peur, notamment, d’être déçue; de me sentir, encore une fois, en marge de la pensée dominante.

Néanmoins, tout était fait pour que je me lance : il était disponible à ma médiathèque et la date pour publier les billets me convenait. Il ne manquait plus qu’un peu de motivation pour franchir le cap décisif de la lecture.

Après avoir discuté ici ou là de ce bouquin, j’ai démarré cet ouvrage un vendredi et je l’ai achevé le lundi qui suivait et autant vous le dire : j’ai beaucoup aimé vivre aux côtés de Juliet pendant ces quelques heures que je lui ai consacrées.

Le livre est scindé en deux parties : la première est celle où Juliet fait la connaissance des membres de ce fameux cercle littéraire et elle apprend, à travers les différents courriers, leur vie pendant l’Occupation sur cette petite île Anglo-Normande qu’est Guernesey.

Dans la seconde, nous la voyons partir dans cette île où elle s’installe pour quelque temps afin de rencontrer ces âmes qui la touchent.

J’ai réellement aimé autant la première que la deuxième séquence de ce livre. A travers la première, on voit Juliet faire connaissance petit à petit avec l’ensemble des habitants de cette île et si au départ l’intérêt qu’elle portait concernait le cercle littéraire, il va prendre une toute autre direction au fur et à mesure que les pages vont se tourner.

Malgré la petite dimension de l’île, celle-ci n’a pas été épargnée par l’envahisseur allemand et chaque histoire racontée va toucher cette écrivain.

Très sensible et ayant le coeur sur la main, le personnage de Juliet va réellement se dévoiler dans la deuxième partie de l’ouvrage (notamment lorsqu’elle va rencontrer la petite Kit).

Quoi qu’il en soit, que ce soit Amelia, Isola, Dawsey, Kit, Eben, Eli ou bien Sydney ou Sophie, tous auront une influence sur cette jeune femme. Ils vont les uns et les autres lui ouvrir les yeux et le coeur encore plus que ce qu’il n’est déjà.

J’ai littéralement fondu pour l’écriture et le genre épistolaire ne m’a pas gênée du tout. Bien au contraire. C’est un vrai régal de lire ces missives. Quelque part, j’avais l’impression d’entrer dans l’intimité de tous ces personnages. J’ai vécu leurs malheurs; j’ai souri de certaines anecdotes; j’ai fondu sur ces non-dits qui mènent à bien des désagréments.

Que ce soit donc le style, l’histoire ou même l’écriture, tout est parfait. Il n’y a rien à dire.

Je suis vraiment ravie de cette nouvelle découverte littéraire et j’espère bien dénicher d’autres superbes ouvrages dans le genre.

D’ailleurs, si l’on pouvait faire un quelconque rapprochement, je vous inciterai à lire 84, Charing Cross Road de Hélène Hanff. Même si l’humour de Hélène Hanff est plus incisif que celui de Mary Ann Shaffer dans Le cercle littéraire… l’amour des mots, de la lecture et des gens est tout aussi impressionnant.

Cet ouvrage a fait l’objet d’une lecture commune avec : Evy, Heclea, Melcouettes, Joey7lindley,  Jelydragon, Cécile (sur le blog livraddict), Amandine, Neph, Ana76, Djak, Sita, Setsuka et Linou.

LC dans Contemporain

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Bitterwood

Posté par belledenuit le 27 avril 2010

Bitterwood dans SF/Fantasy/Fantastique 9782842283933Auteur : James Maxey

Editions : Le Pré aux Clercs (2010)

Nbre de pages : 494

Quatrième de couverture :

L’âge des dragons a sonné le glas de l’humanité. Depuis des décennies, les hommes ne sont plus que des esclaves à la merci d’un système féodal cruel. Bant Bitterwood a consacré sa vie à chasser et tuer les dragons afin de venger sa famille. Lorsqu’il assassine le fils préféré du roi Albekizan, ce dernier décide d’éradiquer purement et simplement la race humaine… Bitterwood, capturé et emprisonné, met tout en oeuvre pour soulever la rébellion. La lutte s’annonce sanglante.

Mon avis :

Lisant de temps en temps de la fantasy, lorsque le Blog-O-Book a organisé un partenariat avec les Editions Le Pré aux Clercs en présentant l’ouvrage Bitterwood, je me suis dit que ça me ferait du bien de changer de genre littéraire.

J’ai donc décidé de postuler pour ce livre même si j’avais une petite appréhension : je pensais qu’il s’agirait de fantasy adulte, dans un domaine qui m’était totalement inconnu vu que jusqu’à ce jour  je n’avais jamais lu de titre avec des dragons et que le tout serait peut-être difficile à comprendre pour moi.

Ca, c’était avant la lecture !

Ce que j’en pense, maintenant que le livre est achevé depuis quelques jours, c’est que je suis un peu déçue.

D’une part, le fait que les dragons soient placés comme dominants m’a quelque peu déstabilisée. Pendant ma lecture, je me croyais vraiment dans ce monde où l’Homme est l’esclave de telles créatures.

Ces dernières vivent exactement comme nous avec une hiérarchie bien installée : les dragons solaires sont en tête, représentant  »la noblesse; ils régnaient sur le monde la tête haute, en privilégiés qui goûtaient tout naturellement l’air le plus pur » (p. 31), puis viennent les dragons célestes (ce sont eux qui étudient et deviennent par exemple des biologistes) et enfin les dragons terrestres (qui sont des créatures corpulentes ressemblant à quelque chose près aux Hommes).

Les humains, eux, tels que c’est mentionné dans les annexes, font partie de « la race inférieure ». Autant dire que leur condition de vie est loin d’être reluisante : « C’était le quartier des serviteurs humains rattachés au palais royal, cuisiniers et femmes de chambre, ouvriers et lavandières qui vivaient dans l’ombre des dragons (…) Le bidonville empestait les ordures en décomposition et les excréments (…)  Des enfants crasseux, en guenilles, s’amusaient dans la saleté, riant comme s’ils étaient inconscients de leur misère. » (p. 72)

L’ensemble donne un contexte original à l’histoire et même si déception il y a, je ne peux pas m’empêcher de lancer un grand bravo à l’auteur qui réussit quand même à transporter son lecteur dans son monde.

Si cela n’avait pas été le cas, je pense que j’aurai abandonné purement et simplement cette lecture. Heureusement pour moi, même si je n’ai pas adhéré à 100% sur ce qui m’était raconté, j’ai tout de même réussi à aller jusqu’au bout.

Ma déception vient aussi d’un manque de profondeur dans certaines scènes. L’auteur n’hésite pas à nous faire tout un éventail de description sur les dragons, leur façon de vivre… et à d’autres moments il passe du coq à l’âne sans qu’il y ait de réelle transition.

Je pense notamment à une scène dans les derniers chapitres concernant Tanthia et ce qui lui arrive lorsqu’elle se trouve face à face avec Blasphet, son beau-frère, et la scène suivante où Kanst, cousin et général de l’armée royale, après avoir débattu d’une éventuelle retraite à organiser avec Albekizan, le roi, s’aperçoit de ce qu’il est advenu de la reine.

J’ai trouvé totalement incongru la façon dont l’auteur a inséré cette révélation. Il y a un manque certain pour l’insertion de certaines données et j’ai trouvé ça vraiment dommage.

En bref, cet ouvrage n’est pas vraiment de la fantasy adulte (en tout cas je ne le trouve pas). Je pencherai plus pour une fantasy adolescente qui devrait plaire à nos jeunes âgés de 12-14 ans.

En ce qui me concerne, j’en attendais vraiment autre chose; je ne suis pas sûre de poursuivre avec le cycle de L’âge des dragons dont Bitterwood est le premier tome mais je ne garderai pas non plus un mauvais souvenir de ce titre. Il n’était pas fait pour moi et tant pis.

Cet ouvrage a été lu dans le cadre d’un parteneriat et je remercie Livraddict ainsi que les éditions Le Pré aux Clercs pour cette découverte.

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Le souffle de la rose

Posté par belledenuit le 22 avril 2010

Le souffle de la rose dans Historique/Uchronique 51oRBcJLm%2BL._SL160_AA115_Auteur : Andrea H. Japp

Editions : Calmann-Levy (2006)

Nbre de pages : 327

Présentation de l’éditeur :

1304. Accusée de complicité avec les hérétiques et de commerce démoniaque, Agnès de Souarcy est traînée devant les tribunaux de l’Inquisition. Nicolas Florin, le grand inquisiteur, jubile : cette femme ravissante l’affole. Il veut la voir sangloter, supplier, d’autant que la mystérieuse silhouette qui lui a rendu visite exige la mort de madame de Souarcy. Pourtant la pire des surprises, pour Agnès, va venir de Mathilde, sa propre fille… Cependant, à l’abbaye de femmes des Clairets, des moniales meurent les unes après les autres, empoisonnées. La coupable est parmi elles… Pour Eleusie de Beaufort, la mère abbesse, une seule certitude : c’est aux manuscrits de la bibliothèque secrète de l’abbaye, dont elle seule connaît l’accès, que le meurtrier veut parvenir. Mais dans ce monde d’horreurs, Agnès, sans qu’elle le sache, a des alliés : Artus, comte d’Authon, décidé à tuer pour sauver celle qui a ravi son cœur ; Francesco de Leone, chevalier hospitalier, qui sait que son énigmatique quête passe par Agnès et qu’il doit coûte que coûte la protéger ; et le jeune Clément, dont la science précoce pourrait bien incliner son destin, et celui de sa  » dame « … Deuxième volet d’une trilogie palpitante, Le Souffle de la rose nous ouvre les sombres portes de l’Inquisition.

Mon avis :

Voilà un deuxième tome qui se laisse lire encore plus facilement que le premier.

S’il m’a fallu un temps d’adaptation pour adhérer aux Chemins de la bête, cela n’a pas été le cas pour Le souffle de la rose.

On entre directement dans l’histoire et notamment sur les chemins qui mènent Agnès de Souarcy à Alençon, à la Maison de l’Inquisition.

Dans cet opus, nous sommes moins « malmenés » par l’auteur. En effet, si dans le premier tome nous allions à droite et à gauche pour y rencontrer des tas de personnages, au risque que l’on sy perde d’ailleurs, il n’en est rien dans ce tome 2.

Nous revoyons les différents protagonistes mais ici l’auteur s’est tournée essentiellement sur l’interrogatoire d’Agnès par l’enquêteur inquisiteur, Nicolas Florin, mais également du côté de l’abbaye des femmes de Clairets où bien des drames se déroulent.

J’ai tout autant apprécié ma lecture de l’une et l’autre de ces parties qui se mettent en alternance dans le récit.

On poursuit à se poser des questions même si certains éclaircissements commencent timidement à se dessiner.

On sent que l’auteur joue avec son lecteur et qu’elle ne donnera le fin mot de l’histoire qu’au tout dernier tome de sa saga.

L’écriture est fluide; on a aucune difficulté à comprendre et à suivre la narration.

On commence à s’attacher à certains personnages et à en détester d’autres mais surtout à espérer que tous ces complots seront réduits à néant.

Certains « anges gardiens » font leur apparition. Ils apporteront leur soutien à certains moments où l’on croit que tout est perdu mais par leur présence on peut penser que tout cela va se terminer en happy end.

Pour le savoir, il me faut poursuivre avec le tome 3 : Le sang de grâce.

Malheureusement pour moi, cette lecture va attendre vu qu’il n’est pas pour l’instant disponible à ma médiathèque et comble de malchance j’ai appris hier que cette saga n’était pas une trilogie puisqu’un tome 4 : Le combat des ombres venait la clôturer. Il va me falloir en plus leur faire une proposition d’achat !

En bref, je vais rester sur ma faim pendant encore quelque temps mais pour sûr ce tome 2 est bien plus captivant que le premier !

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Les chemins de la bête

Posté par belledenuit le 20 avril 2010

Les chemins de la bête dans Historique/Uchronique 41Rw8lXYv-L._SL160_AA115_Auteur : Andrea H. Japp

Editions : Calmann-Levy (2006)

Nbre de pages : 375

Présentation de l’éditeur :

1304. La France est déchirée par les luttes de pouvoir opposant le roi Philippe le Bel, l’Église et le très puissant ordre des Templiers. La belle Agnès de Souarcy, jeune veuve au caractère bien trempé, va voir son destin basculer sans comprendre à quel point il est lié à ceux du royaume et de la chrétienté… Pourquoi son demi-frère, Eudes de Larnay, la fait-elle traîner devant les tribunaux de l’Inquisition, l’accusant de complicité avec les hérétiques et de possession démoniaque ? D’où viennent ces missives évoquant le  » sang divin « , qui portent le sceau papal et dont les messagers sont systématiquement assassinés ? Leurs cadavres sont retrouvés çà et là, carbonisés sans pourtant qu’aucune trace de feu ne les entoure… Qu’a découvert le petit Clément, protégé d’Agnès, dans la bibliothèque secrète de l’abbaye de femmes des Clairets ? Et que cherche Nicolas Florin, ce grand inquisiteur dont les excès de cruauté font frémir ? Andrea H. Japp nous offre ici un roman criminel palpitant, premier volume d’une trilogie à l’intrigue démoniaque.

Mon avis :

Après avoir eu quelques difficultés avec le début de ce roman, je dois bien avouer que passées les 100 premières pages, je me suis laissée emporter par l’histoire.

Il n’y a pourtant rien d’extraordinaire. Je dirai même que parfois j’avais des impressions de déjà vu. Malgré tout, j’ai poursuivi jusqu’au bout et sans pouvoir m’en défaire une fois la moitié du livre atteint.

Comme le dit le 4ème de couverture, Agnès a un caractère de feu et rien que pour savoir comment elle va se sortir de la situation périlleuse dans laquelle on l’a mise, il me tarde de lire le 2ème tome.

Il y a aussi dans cet opus des histoires qui se mènent parallèlement à celle d’Agnès et qui vont donc entrer petit à petit en ligne de compte. Mais là encore, je ne sais pas où cela va me mener et je suis encore curieuse de la suite à venir.

Entre complots politiques et familiaux, La dame sans terre offre dans son premier tome une bonne entrée en matière dans l’intrigue même si cette dernière est plutôt longue à se mettre en place. On se demande bien souvent quels sont les liens entre les différents personnages qui apparaîssent au fur et à mesure.

Quelques bribes de réponses sont fournies en fin d’ouvrage mais il y en a tant d’autres en suspens qu’il est difficile de ne pas pouvoir poursuivre cette lecture. Bien au contraire !

Le style est par moment un peu lourd mais globalement je n’ai ressenti aucune gêne particulière (si ce n’est des notes en bas de page qui sont un peu trop nombreuses à mon goût).

De plus, j’ai trouvé que certaines scènes auraient eu besoin d’un peu plus de profondeur. Du coup, ça donne une impression de manque.

Il n’empêche que j’ai quitté Agnès de Souarcy alors qu’elle doit être menée à Alençon et je cours de ce pas poursuivre ma lecture avec le tome 2 : Le souffle de la rose.

D’autres avis : Frisette et Doriane.

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Le poisson mouillé

Posté par belledenuit le 19 avril 2010

Le poisson mouillé dans Policier/Thriller 513NSH60FpL._SL160_AA115_Auteur : Volker Futscher

Editions : Seuil (2010)

Nbre de pages : 565

Quatrième de couverture :

Berlin, mai 1929. La ville est en pleine ébullition et la police à du mal à être sur tous les fronts à la fois – combats de rue entre forces de l’ordre et communistes, criminalité grandissante et night-clubs clandestins. Et puis il y a ce cadavre repêché au fond du canal et dont personne ne semble connaître l’identité. Sauf Gereon Rath, qui l’a croisé quelques jours avant sa mort. Ce jeune commissaire originaire de Cologne qui travaille pour la brigade des moeurs brûle de résoudre seul cette affaire dans l’espoir d’être intégré à la Criminelle. Car cette enquête risque de rejoindre les dossiers des affaires classées non élucidées appelées « les poissons mouillés ».

Ce roman, le premier d’une série mettant en scène le commissaire Gereon Rath, dresse un fascinant portrait politique et social du Berlin des années vingt avec ses aspirations contradictoires – rêve de régime autoritaire ou soif de dissipation.

Mon avis :

Je viens de terminer à l’instant cet ouvrage qui m’a été transmis par Suzanne de Chez-les-filles dans le cadre d’un partenariat organisé avec les Editions Seuil.

La moindre chose que je puisse dire d’ores et déjà c’est : merci pour cet envoi parce que j’ai passé un très bon moment de lecture !

Tout commence donc au printemps 1929. Les nationaux-socialistes sont en train de s’installer progressivement dans les différentes institutions allemandes et la police fait la « guerre » aux communistes.

« Le 1er mai tombait le mercredi suivant et malgré l’interdiction de manifester décrétée par Zörgiebel, le préfet de police de Berlin, les communistes avaient prévu de défiler dans les rues. La police était nerveuse. Des rumeurs concernant un coup d’Etat circulaient…« 

Dans les rangs de cette police se trouve un jeune commissaire, Gereon Rath. Il vient d’être muté à Berlin à la suite d’une dérive lors d’une enquête à Cologne. Il officie maintenant à l’Inspection des Moeurs alors qu’il préfère de loin la Criminelle. Du coup, lorsqu’un cadavre est repêché dans le Landwehrkanal, Rath voit là l’occasion de résoudre cette affaire en parallèle avec l’Inspection A (la Crim’) Mais tout ne va pas être aussi facile que ce qu’il l’aurait cru et il mettra tout en oeuvre pour que cette affaire ne devienne pas un « poisson mouillé », autrement dit qu’il ne fasse pas l’objet d’un classement sans suite.

Cet ouvrage est le premier de l’auteur mais également le premier titre mettant en avant le personnage de Gereon Rath.

Je me suis réellement laissée emporter par cette histoire au contexte historique difficile. Je pensais que le côté politique serait davantage mis en avant et donc que ma lecture me demanderait plus de concentration  pour tout assimiler mais finalement je n’ai eu aucune difficulté à suivre les informations données par Volker Kutscher.

L’intrigue est très bien menée et même si l’on suit Gereon Rath sur plusieurs fronts à certains moments, il n’en demeure pas moins que l’on ne décroche pas de l’histoire. A un moment ou un autre, tout s’imbrique parfaitement.

Rath n’est pas un commissaire irréprochable; il commet pas mal d’erreurs qu’il tente de régler seul et du coup on ressent de l’empathie pour lui.

N’étant pas lui-même blanc comme neige, certains tenteront de lui mettre les bâtons dans les roues.

On est donc totalement immergé dans cette période noire de l’Allemagne où l’on sent le nazisme monter petit à petit.

Rath aura un véritable casse-tête chinois à résoudre et même si la fin m’a laissée un peu perplexe, je ne peux que vous recommander chaudement cet ouvrage.

Quant à moi, il me tarde que le tome 2 soit traduit pour pouvoir poursuivre l’histoire de Gereon Rath au sein de l’Inspection A de la police de Berlin.

Merci encore à Suzanne de Chez-les-filles et aux Editions Seuil pour ce partenariat.

D’autres l’ont lu et apprécié : Chatperlipopette, Chris89, Kheisha, Yv et Véronique.

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Robe de marié

Posté par belledenuit le 16 avril 2010

Robe de marié dans Policier/Thriller 51GV00bwN5L._SL160_AA115_Auteur : Pierre Lemaitre

Editions : Calmann-Levy (2009)

Nbre de pages : 270

Présentation de l’éditeur :

Evidemment, je m’y attendais puisque j’en suis l’auteur mais… à ce point-là! Quelle vision, c’est à peine croyable… Son mari n’est plus que l’ombre de lui-même. Les vertèbres ont dû être salement touchées. Il doit maintenant peser dans les quarante-cinq kilos. Il est tassé dans son fauteuil, sa tête est maintenue à peu près droite par une minerve. Son regard est vitreux, son teint jaune comme un coing. Et il est tout à fait conscient. Pour un intellectuel, ça doit être terrible. Quand on pense que ce type n’a pas trente ans, on est effaré… Quant à elle, elle pousse le fauteuil avec une abnégation admirable. Elle est calme, son regard est droit. Je trouve sa démarche un peu mécanique mais il faut comprendre: cette fille a de gros soucis… En tout cas, elle ne tombe pas dans la vulgarité: pas d’attitude de bonne sœur ou d’infirmière martyre. Elle serre les dents et pousse le fauteuil, voilà tout. Elle doit pourtant réfléchir et se demander ce qu’elle va faire de ce légume. Moi aussi d’ailleurs.

Mon avis :

Après avoir lu beaucoup d’avis positifs sur cet ouvrage, j’ai eu moi aussi l’envie de l’ouvrir pour comprendre pourquoi tant de monde était si enthousiaste en en parlant.

Dès le départ, on entre dans la vie de Sophie qui nous raconte ce qui lui arrive depuis quelques temps. On la sent totalement perdue voire même déconnectée de la réalité. Au fil des pages, je me suis laissée penser qu’elle était complètement folle et que poursuivre cette lecture allait être difficile si cela continuait ainsi.

Malgré tout, et après avoir fini la première partie, je me suis dit que je devais laisser une chance à cet ouvrage et j’ai donc poursuivi.

Et là, forcément, le déclic se fait puisqu’on comprend pourquoi Sophie est si « décalée » en lisant les premières pages de la seconde partie. L’auteur utilise cette fois-ci le journal intime de Frantz (qui il est ? Vous le saurez en lisant le livre !) et si j’ai pu me fixer correctement sur la première moitié de cette partie là, la seconde a été plutôt longue. Il me tardait d’avancer et de passer à autre chose.

Du coup, lorsque j’ai entamé la troisième puis la quatrième partie, j’ai eu comme un long soupir de soulagement.

Quant à la fin, j’ai eu du mal à l’accepter.

J’ai trouvé le style plutôt banal. Rien ne m’a vraiment accrochée : ni la façon de raconter, ni l’histoire en elle-même. Sophie m’a exaspéré même si je peux comprendre que vivre ce qui lui est arrivé doit être hyper stressant, choquant et surtout inacceptable. C’est même inimaginable !

Je ne dirai pas, cependant, qu’il n’est pas à lire puisqu’il fait l’unanimité chez les lecteurs mais pour ma part ça a fait chou blanc ! (j’ai même failli m’endormir à certains moments).

Je tenterai néanmoins un autre ouvrage de cet auteur parce que je ne veux pas rester sur une mauvaise impression de lecture mais je ne suis pas non plus pressée de le faire.

Si vous voulez des avis plus positifs, rendez-vous chez Cunéipage, Jess, LinouLisalor, Roudoudou, Stéphie; Alwenn par contre a été « passablement déçue« .

Ce livre a par ailleurs été lu dans le cadre d’une lecture commune avec : Cacahuète, Lasardine, Mélo, Mystix, Alexielle, Livresque, Lili, Chaplum, Jennifer, Calypso, Véro, Kactusss, Deliregirl, Clara, Cynthia, Ana76, Mrs Pepys, Valunivers, Leyla, Lagrandestef.

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La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette

Posté par belledenuit le 15 avril 2010

La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette dans Policier/Thriller 419Pu8KL2kL._SL160_AA115_Auteur : Stieg Larsson

Editions : Acte Sud (2006)

Nbre de page : 652

Présentation de l’éditeur :

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé. Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d’un maniaque et qui survivait en rêvant d’un bidon d’essence et d’une allumette ? S’agissait-il d’une des filles des pays de l’Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C’est dans cet univers à cent à l’heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.

Mon avis :

J’ai enfin sorti ce livre de ma PAL grâce à une lecture commune qui a été organisée avec d’autres membres du forum Livraddict. Heureusement pour ce pauvre ouvrage parce qu’il dormait depuis plus d’un an dans ma bibliothèque et je n’ai qu’un regret : ne pas l’avoir lu avant !

Pour ceux qui connaissent déjà Millenium 1, nous savons que Lisbeth Salander est un personnage très particulier parce que asociale. Du coup, elle fait montre d’agressivité envers tout ceux qui se mettent en travers de sa route dans sa découverte de la vérité.

L’avantage de Millenium 2 c’est qu’il nous ouvre les portes de ce qu’a été l’existence de cette jeune femme et l’on comprend mieux dès lors ses réactions.

Ici, Lisbeth va être le bouc-émissaire à la suite d’un double meurtre. Son passé, lourdement chargé par des évènements que l’on apprendra au fur et à mesure de notre lecture, va l’obliger à mener sa propre enquête pour se disculper de toute cette affaire.

Alors, je vous le dis d’emblée : j’ai été beaucoup plus attirée par ce livre que par le premier tome.

Dès le départ, l’auteur nous met dans l’action; je n’ai pas trouvé un seul temps mort et je ne me suis pas ennuyée le moins du monde. De plus, j’ai trouvé que l’enquête (tant policière que personnelle menée par Lisbeth et Mikael Blomkvist – chacun de leur côté) était tissée avec brio.

D’un côté, on se demande ce que tous ces personnages ont en commun et d’un autre on a des réponses qui se forgent petit à petit. C’est excellent !

La seule question que je me suis posée en milieu d’ouvrage c’était : quel est le rapport entre cette enquête et le prologue ? La réponse bien entendu se fera vers la fin de l’ouvrage.

Avec La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, on tombe réellement dans la noirceur la plus infâme de l’âme humaine et d’un autre côté on se dit que finalement Lisbeth est réellement quelqu’un de touchant et d’attachant. Lors du premier tome, je me doutais qu’il s’était passé quelque chose dans sa jeunesse mais j’étais loin de me douter que c’était à ce point là.

Du coup, l’ensemble étant vraiment parfait, on est happé par l’histoire tant est si bien que l’on fait abstraction d’un style ou d’une traduction pas toujours extraordinaire mais il n’empêche que ce livre est incontestablement un très très bon polar(je trouve que le terme de thriller est un peu exagéré).

Mon seul petit bémol concerne la difficulté à lire certains noms de rue suédois. Je vous avouerai que par moment et surtout vers la fin, je sautais ces noms pour poursuivre plus rapidement ma lecture.

Mis à part cela, je me suis vraiment régalée et j’ai été ravie d’autant plus de retrouver toute l’équipe du journal Millenium : Mickael Blomkvist et Erika Berger, notamment, mais également leurs collaborateurs. Et qu’à cela ne tienne, ça m’a fait vraiment du bien de partager avec eux cette nouvelle intrigue.

Juste un conseil cependant : pensez à avoir le tome 3 à proximité parce que si ce n’est pas le cas vous allez être dans de beaux draps, tenant la fin du tome 2 !

Ce livre a été lu dans le cadre d’une lecture commune avec Calypso, Pimprenelle, Cacahuète, Lisalor, Liza Lou,  Lounapil, Deliregirl, Véro et Leyla.

De plus, il entre dans le cadre de mon défi :

 challengelivraddict2010 dans Policier/Thriller

2/5

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Livre voyageur : Obcura

Posté par belledenuit le 14 avril 2010

Après y avoir bien réfléchi, et surtout du fait des commentaires reçus sur le livre que j’ai dernièrement chroniqué, je me suis dit qu’il serait quand même judicieux de vous le proposer en tant que livre voyageur.

Je n’aime pas me dire que certains lecteurs pourraient passer à côté d’un livre qu’ils apprécieraient uniquement parce que moi je n’ai pas spécialement accroché dessus.

Alors voilà, je me lance dans une nouvelle aventure bloguesque en vous proposant :

Livre voyageur : Obcura dans Livre voyageur livrevoyageur

419tjJDfhoL._SL160_AA115_ dans Livre voyageur

Obscura de Régis Descott.

Si vous souhaitez le découvrir, laissez moi un commentaire pour que je puisse vous contacter.

Je tiens à préciser néanmoins que je n’accepterai de transmettre cet ouvrage qu’à des personnes tenant un blog de lecture et que je connais via la blogosphère ou les forums où je suis inscrite.

Vous vous engagez également à éditer un article sur ledit ouvrage dans un délai raisonnable (disons un mois, par exemple).

Voili voilà. Tout est dit. Alors si vous êtes tenté, n’hésitez pas à vous inscrire Rire

Participants : Zozinette (via le forum Le club des rats), Nanne, Morrison,

Publié dans Livre voyageur | 13 Commentaires »

Obscura

Posté par belledenuit le 12 avril 2010

Obscura dans Policier/Thriller 419tjJDfhoL._SL160_AA115_Auteur : Régis Descott

Editions : JC Lattès (2009)

Nbre de pages : 397

Présentation de l’éditeur :

10 AVRIL 1885. Dans une bastide d’Aix-en-Provence, la gendarmerie découvre une reconstitution macabre du Déjeuner sur l’herbe, le célèbre tableau de Manet, réalisée avec des cadavres. A Paris, le jeune Dr Corbel lutte chaque jour contre la syphilis et les maladies pulmonaires au chevet des laissés-pour-compte. Mais son destin va basculer avec l’apparition dans son cabinet de l’envoûtante Obscura, échappée de l’enfer des maisons closes, qu’un client avait fait poser quelques mois plus tôt telle Olympia, autre sulfureuse œuvre de Manet… Une fresque policière, autour d’un des tableaux les plus scandaleux de l’histoire. Mais surtout un formidable roman à climat qui nous plonge au cœur du XIXe siècle, des sommets de la société à ses bas-fonds, de l’exubérance de la nuit à la sérénité d’un atelier de peinture, des balbutiements de la médecine légale aux vertiges de la clinique du Dr Blanche, génial aliéniste et grand amateur de peinture. Car ne faut-il pas avoir perdu la raison pour considérer la mort comme une œuvre d’art ?

Mon avis :

Obscura me laissait présager un bon moment de lecture avec une intrigue qui m’avait interpellée lorsque j’avais lu la 4ème de couverture.

Tout avait d’ailleurs très bien commencé puisque dès le premier chapitre nous comprenons qu’un corps se trouve dans une maison fermée depuis plusieurs mois, une mise en scène ayant été orchestrée pour « le mettre en valeur ». Malgré tout, aucun autre détail ne nous était fourni.

Je me suis dit : « Eh ben, ça démarre sur les chapeaux de roue ! Poursuivons, poursuivons ! »

Et là, sans savoir pourquoi ni comment, on se retrouve embarqué dans les rues de Paris avec le Dr Jean Corbel et la vie qu’il mène dans cette fin du 19ème siècle.

J’ai été quelque peu désabusée par ce changement. Je me suis beaucoup interrogée sur la scène qui avait été mise en avant dès le début mais dont je n’avais pas plus d’éléments.

Finalement, tout arrive car on apprend par une lettre que Jean va recevoir quelques pages plus tard qu’il s’agissait d’une reproduction d’une des peintures de Manet.

Et je pensais que maintenant tout allait se concentrer sur la recherche de cette personne qui faisait subir de tels traitements à ces jeunes femmes (parce que vous vous en doutez, il n’y pas qu’une seule scène de la sorte qui se produit).

Oui mais voilà. Le rythme et l’enquête sont entrecoupés par la vie parisienne de l’époque et au lieu de se concentrer sur le côté policier, on est amené à se retrouver dans le cabinet médical de Jean Corbel où toute la misère de la ville se retrouve.

On y voit le scorbut, la syphillis et bien d’autres maladies de l’époque.

Certes, c’est intéressant de découvrir comment les pauvres gens pouvait vivre voire même survivre mais je n’attendais pas ça de cet ouvrage.

De plus, j’ai trouvé le style lourd et le rythme trop lent. J’ai été perdue des dizaines de fois à devoir relire certains passages.

Malgré tout, j’ai poursuivi et je l’ai achevé parce que je voulais savoir ce qu’il en était.

Si le côté médical et social sont mis en avant (voire même peut-être trop), l’intrigue du départ au final  fait piètre figure et sa résolution est trop rapide avec quelques invraisemblances (en tout cas pour moi).

Le tout fait que je n’ai pas été réellement captivée par ce livre même si je l’ai mené jusqu’à son terme. Je ne vous dirai pas qu’il ne faut pas le tenter mais ne pensez pas que vous allez entrer dans un 100% polar.

D’autres avis chez Brize qui a passé « un moment très plaisant » avec ce livre et Ys qui a un avis partagé.

Publié dans Policier/Thriller | 19 Commentaires »

Labyrinthe

Posté par belledenuit le 8 avril 2010

Labyrinthe dans Historique/Uchronique 51eQD0mRE5L._SL160_AA115_Auteur : Kate Mosse

Editions : JC Lattès (2006)

Nbre de pages : 592

Présentation de l’éditeur :

Juillet 1209 : Dans la cité de Carcassonne, Alaïs, jeune fille de 17 ans reçoit de son père un manuscrit qui, prétend-il, recèle le secret du véritable Graal. Bien qu’elle n’en comprenne ni les symboles ni les mots, elle sait que son destin est d’en assurer la protection. Elle doit, au prix d’une foi inébranlable et de grands sacrifices, préserver le secret du labyrinthe, secret issu des sables de l’ancienne Egypte voilà plusieurs milliers d’années. Juillet 2005 : Lors de fouilles archéologiques aux environs de Carcassonne, Alice Tanner, trébuche sur deux squelettes. Dans la grotte où gisent ces ossements, elle découvre un langage ancien, mais qu’il lui semble possible de déchiffrer, gravé dans la roche. Elle finit par comprendre, mais trop tard, qu’elle vient de déclencher une succession d’événements terrifiants. Son destin est désormais lié à celui que connurent les Cathares, huit siècles auparavant.

Mon avis :

Labyrinthe était dans ma liste à lire depuis de nombreux mois et j’en repoussais toujours la lecture, notamment parce que les échos que j’en avais eus n’étaient pas vraiment élogieux.

Ne connaissant pas du tout l’auteur, j’ai dans un premier temps lu son dernier ouvrage, Fantômes d’hiver, qui m’a beaucoup impressionnée tant par la qualité de l’écriture que par l’histoire qui était racontée.

Du coup, je me suis dit qu’il fallait quand même tenter Labyrinthe et aujourd’hui que c’est chose faite je ne le regrette absolument pas !

L’histoire se passe alternativement au 13ème et au 21ème siècle. On retrouve successivement Alaïs et Alice qui, bien que séparée par 800 ans, vont vivre quasiment la même aventure dans des époques différentes.

On fera bien entendu la corrélation entre les personnages du Moyen-Age avec ceux de l’époque contemporaine (qu’ils soient bons ou méchants) mais qu’importe. On ne se perd pas dans l’intrigue et les pages filent d’elles-mêmes.

Néanmoins, j’ai préféré lire les aventures d’Alaïs et me retrouver à Carcassona aux côtés du Vicomte de Trencavel et voir comment tout ce beau monde vivait à l’époque.

Habitant à 60 kms de la Cité, j’ai été enchantée de retrouver cette ville par les descriptions si précises que Kate Mosse faisait lorsque la narration se passait au Moyen-Age mais également des différences qu’elle a pu constater après les rénovations qui ont été effectuées tant au Château Comtat qu’aux fortifications (cf la visite d’Alice audit château et celle de la Cité).

Je me voyais déambuler dans ces ruelles pleines d’un passé mouvementé.

Je dirai que c’est une belle entrée en matière pour ceux et celles qui souhaitent connaître la région des cathares. En lisant, j’ai vraiment voyagé avec Alaïs qui, partant de Carcassona pour se rendre à Montpelhièr passe par Coursan et termine son voyage à Besièrs. J’ai vraiment adoré l’utilisation de l’occitan. Ca plonge d’autant plus le lecteur dans l’ambiance régionale.

En bref, cette partie là a été un pur délice. Se documenter tout en se délectant d’une histoire intéressante, c’est vraiment l’idéal.

S’agissant de la partie contemporaine, je l’ai lu sans toutefois y avoir totalement adhéré. Même si l’on sait que les Cathares étaient comme tous les Hommes (à vouloir trouver le Saint-Graal, la vie éternelle), j’ai moins accroché sur certains passages concernant Alice et ses recherches. Et la fin m’a laissée un peu perplexe.

Je suis quand même trop pragmatique pour croire en certaines choses.

Malgré tout, j’ai passé un très très bon moment avec cet ouvrage. Alors si vous souhaitez vous initier à l’histoire cathare, vous pouvez vous laisser tenter par ce livre. La narration est très bien faite, l’auteur est fidèle dans ses descriptions de la Cité de Carcassonne mais aussi aux légendes qui l’entourent.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre ICI. Le site est très bien organisé et fait le point sur l’histoire de la Cité de Carcassonne, sur l’origine du nom de la ville et il présente aussi l’avantage de vous proposer une visite virtuelle vous permettant de situer le château comtat, la cathédrale Saint-Nazaire, et la Cité à l’intérieur de cette majestueuse fortification.

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