La mort d’un lac

Posté par belledenuit le 19 mars 2009

La mort d'un lac dans Policier/Thriller 61yHlbx%2BznL._SL160_AA115_Auteur : Arthur Upfield

Editions : 10/18 (2008)

Nbre de pages : 282

Présentation de l’éditeur :
Dans l’Australie des années 20, la nature, aride et sauvage, impose sa loi aux habitants de l’exploitation du lac Otway. Au cœur du bush, le travail des ouvriers est menacé par l’inexorable évaporation du lac. Et lorsqu’un certain Ray Gillen y trouve la mort, tous attendent la réapparition du corps. La théorie de la noyade est loin de satisfaire la police qui apprend que la victime était en possession d’une belle somme d’argent. Aussi dépêche-t-elle sur place l’inspecteur Napoléon Bonaparte. Se faisant passer pour un dresseur de chevaux, il assiste, spectateur attentif, à un huis clos étouffant où chacun semble avoir une bonne raison d’en vouloir à Gillen. Dans cette deuxième aventure de l’inspecteur Bonaparte, Arthur Upfield, maître du roman policier ethnologique, laisse la part belle à cette terre australienne qu’il admire tant. Une terre indomptable qui finit toujours par l’emporter sur l’homme.
Mon avis :

Je suis entrée, avec cet ouvrage, dans ma première enquête diligentée par Napoléon Bonaparte (appelé plus simplement par l’auteur par le nom de Bony).
Oui, je sais, ce nom ne vous est pas inconnu et pour cause : l’auteur, après avoir découvert la biographie de cet illustre personnage, avait décidé de nommer son inspecteur de la sorte.
N’ayant jamais lu de livre sur le « vrai » Napoléon Bonaparte, je ne peux pas faire de similitude sur le caractère de l’un et de l’autre mais seulement vous indiquer que celui d’Arthur Upfield est tout simplement incroyable.
Dans cet opus, Bony se fait passer pour un dresseur de chevaux dans une exploitation où quinze mois plus tôt un évènement tragique s’est produit.
En effet, l’un des salariés, Ray Gillen, n’est jamais revenu de sa baignade nocturne dans le lac Otway.
Va alors s’en suivre une enquête discrète et non moins efficace de ce cher inspecteur Bony dans une région des plus arides de l’Australie.
Il y a, par ailleurs, huit personnes composant l’entourage de Bony : Martyr, le sous-directeur de l’exploitation, deux femmes (Joan Fowler et sa mère), et deux « clans » composés pour l’un de Lester, Carney et Maclennon (les plus anciens salariés sur ce site) et les plus « jeunes » Witlow et Helstrom.
Sur fond de policier, Arthur Upfield met le doigt sur les difficultés d’existence des hommes dans une contrée aussi reculée mais également de celles de la nature.
On assiste ici à la mort du lac Otway qui, on l’apprendra, se produit par cycle de 18-20 ans après une existence de trois ans maximum.
On voyage avec Bony à travers cet espace sauvage, on enquête et on ne s’ennuie pas un seul instant. J’ai d’ailleurs lu cet ouvrage en une seule journée. C’est dire comme il est prenant et extrêmement intéressant.
Arthur Upfield sait, avec un style simple mais très beau, nous faire partager son amour du pays des kangourous (et des lapins !) avec des descriptions du paysage qui nous donne l’impression de regarder une photographie, mais aussi de ressentir la chaleur, la difficulté de rester sous un soleil de plomb nous donnant soif.
Alors si par hasard vous comptez vous plonger dans cet ouvrage lors de la période estivale – même si nous ne sommes pas en Australie – n’oubliez surtout pas de vous munir de votre chapeau, de vos lunettes de soleil et d’un bon cocktail bien frais. Ca pourrait vous être utile !

ABeiLLe a aussi beaucoup aimé cette découverte !

Une Réponse à “La mort d’un lac”

  1. aBeiLLe dit :

    Je ne savais pas que tu l’avais lu! J’ai ajouté un lien vers ton billet! ;o)

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