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Le rapport de Brodeck

Posté par belledenuit le 30 mars 2009

Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs 2009

Le rapport de Brodeck dans Contemporain 51GbrdqP%2BxL._SL160_AA115_Auteur : Philippe Claudel

Editions : Le livre de poche (2009)

Nbre de pages : 374

Présentation de l’éditeur :

Le métier de Brodeck n’est pas de raconter des histoires. Son activité consiste à établir de brèves notices sur l’état de la flore, des arbres, des saisons et du gibier, de la neige et des pluies, un travail sans importance pour son administration. Brodeck ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal, il faudra beaucoup de temps pour que la situation s’améliore. «On ne te demande pas un roman, c’est Rudi Gott, le maréchal-ferrant du village qui a parlé, tu diras les choses, c’est tout, comme pour un de tes rapports.»
Brodeck accepte. Au moins d’essayer. Comme dans ses rapports, donc, puisqu’il ne sait pas s’exprimer autrement. Mais pour cela, prévient-il, il faut que tout le monde soit d’accord, tout le village, tous les hameaux alentour. Brodeck est consciencieux à l’extrême, il ne veut rien cacher de ce qu’il a vu, il veut retrouver la vérité qu’il ne connait pas encore. Même si elle n’est pas bonne à entendre.
« À quoi cela te servirait-il Brodeck ? s’insurge le maire du village. N’as-tu pas eu ton lot de morts à la guerre ?
Qu’est-ce qui ressemble plus à un mort qu’un autre mort, tu peux me le dire ? Tu dois consigner les événements, ne rien oublier, mais tu ne dois pas non plus ajouter de détails inutiles. Souviens-toi que tu seras lu par des gens qui occupent des postes très importants à la capitale. Oui, tu seras lu même si je sens que tu en doutes… »
Brodeck a écouté la mise en garde du maire.
Ne pas s’éloigner du chemin, ne pas chercher ce qui n’existe pas ou ce qui n’existe plus. Pourtant, Brodeck fera exactement le contraire.

 

Mon avis :
J’ai terminé (enfin !) ce livre qui m’a donné bien du mal dans ma lecture.
Tout d’abord, le thème abordé par Philippe Claudel : les horreurs perpétrés par les nazis lors de la seconde guerre mondiale.
Même si tout est en sous-entendus puisque l’auteur ne fait pas dire clairement par Brodeck les mots qui font mal (camp de concentration, déportation…), on « voit » toute l’horreur que cet homme a vécu pendant près de deux ans lorsqu’il raconte, par bribes, son histoire.
Ayant lu des ouvrages du même genre il y a peu, j’avoue, j’ai eu une overdose. Si j’avais su qu’il s’agissait de ce thème (entre autre chose), je ne me serai pas plongée dedans maintenant.
Non pas qu’il ne faille pas le lire, bien au contraire, mais un peu de temps entre les lectures du même genre s’impose pour mieux les digérer.
« Elle s’appelait Sarah » de Tatiana de Rosnay est encore dans ma mémoire et avec « le rapport de Brodeck » c’est la lecture de trop !
Dès le premier chapitre, en comprenant de quoi cela allait traiter, j’ai dit à ma fille : « Ouhhh ça va être une lecture difficile. »
Et effectivement, j’ai eu bien du mal à lire cinquante pages à la suite. Il me fallait faire des coupures régulièrement pour assimiler ce que Brodeck racontait.
Ajouté à cela, la façon dont Philippe Claudel entreprend sa narration.
Brodeck raconte son histoire (en parallèle avec le rapport qu’il doit rédiger) et il prend pour ce faire des détours qui donnent une impression de longueur à l’ouvrage.
D’ailleurs, il le dit lui-même : « J’ai relu tantôt mon récit depuis le début. (…) Cela manque d’ordre. Je pars dans tous les sens (…) » (p. 253)

Une chose est sûre : il ne se trompe pas quand il affirme cela !
C’est d’ailleurs déroutant par moment et il faut vraiment bien se concentrer sur la narration pour ne pas perdre le fil de l’histoire.
Mais (parce qu’il y en a un quand même), tout cela est nécessaire pour la fin. On comprend alors le pourquoi de tout ça. Mais cette fin est choquante (en tout cas pour moi). Elle laisse un goût amer au fond de la gorge, un certain écoeurement. C’est détestable.
Ce sera encore un livre que je n’oublierai pas mais que j’aurais préféré découvrir à un autre moment.

Une Réponse à “Le rapport de Brodeck”

  1. Daniel Fattore dit :

    J’ai aussi une forte tendance à espacer mes lectures relatives à cette période…

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