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L’homme qui exauce les voeux

Posté par belledenuit le 20 juillet 2009

L'homme qui exauce les voeux dans Policier/Thriller 51Rnyt9Xa2L._SL160_AA115_Auteur : Tarquin Hall

Editions : 10/18 policier (2009)

Nbre de pages : 315

Présentation de l’éditeur :
Le business et la corruption règnent en maîtres à Delhi, centre nerveux de l’Inde moderne et mégapole survoltée, où prolifère le crime. Dans cette ville étouffante où luxe tapageur et pauvreté extrême se côtoient partout, Vish Puri, le meilleur privé autoproclamé de la ville et imposant patron de Most Private Investigators Ltd., pourchasse escrocs et criminels de tous poils avec des techniques très personnelles. Aussi est-il prêt à relever le défi lorsqu’un avocat anti-corruption victime d’une cabale lui demande son l’aide. On cherche à compromettre ce célèbre défenseur des causes perdues en l’accusant du meurtre d’une jeune domestique. Pour découvrir la vérité, Puri devra traverser cette Inde changeante et insaisissable qu’il a bien du mal à reconnaître.

Mon avis :

Vish Puri est détective à Delhi mais n’allez pas dire que c’est un nouveau Sherlock Holmes il le prendrait mal.

« Puri détestait être comparé au héros de Sir Arthur Conan Doyle; celui-ci ne s’était-il pas contenté d’emprunter les techniques déductives inventées par Chanakya, au IVe siècle avant notre ère, et ce, sans jamais lui rendre hommage ? » (p 67)

Il a 51 ans. Son agence, fondée à la fin des années 1980, fonctionne très bien ce qui lui coûte parfois quelques désagréments du genre : on intente à sa vie.

Il est entouré de collaborateurs aux noms (ou plutôt surnoms) très particuliers : Facecream (crème de jour), Tubelight (néon) et Flush (chasse d’eau), ces deux derniers étant les meilleurs éléments de son « agence de détectives très privés ».

Il a également auprès de lui son épouse qu’il appelle Rumpi (belle croupe) et sa mère, Mummy-ji. Cette dernière est d’ailleurs très perspicace et a certains dons que son fils refuse d’accepter. Elle n’attend qu’une chose : qu’il se rende compte du potentiel qu’elle a pour délier certaines affaires qui échappent à son fils…

Dans cet ouvrage, qui est la première enquête de Vish Puri, ce dernier doit mener deux enquêtes de front : la première concerne apparemment une disparition suivie d’un meurtre. Celui d’une employé, Mary, dans une famille riche et reconnue de Delhi (l’inculpé n’étant autre qu’un grand avocat du barreau).

La seconde sera une investigation prénuptiale : Vish Puri devra récupérer toutes les informations sur un jeune homme devant épouser la petite-fille d’un général à la retraite qui ne conçoit pas ce mariage.

A travers ces deux enquêtes, l’auteur nous montre la vie telle qu’elle est encore de nos jours en Inde :

• Les unions réalisées entre un jeune homme et une jeune femme sont arrangées par les familles :

« Aujourd’hui encore, parmi les familles les plus riches de Delhi, peu de parents donnent leur bénédiction à un « mariage d’amour », même si les promis appartiennent à la même caste et partagent une religion commune. Il est toujours considéré comme irrespectueux pour les jeunes gens de choisir leur futur conjoint; seules les parents possèdent la sagesse et la prévoyance nécessaire à une tâche aussi vitale et délicate. De plus en plus, les citadins comptent sur les annonces matrimoniales des journaux et des sites Internet pour dénicher les futurs époux de leurs enfants. » (p 24)

• L’administration judiciaire n’accepte que des documents dactylographiés mais la bureaucratie indienne est démunie du moindre ordinateur :

« A l’extérieur du Tribunal d’Instance de Jaipur, des hommes tapaient sans discontinuer sur d’antiques machines à écrire posées sur de petites tables en bois. Le mitraillage incessant des minuscules touches, ponctué de la sonnette de retour du chariot, symbolisait à lui seul la pérennité de la bureaucratie indienne (…) Le tribunal stipulait que tout document officiel devait être dactylographié. Manne exploitée comme il se doit par une mafia locale qui faisait en sorte qu’aucune machine à traitement de texte ne vienne déranger ses affaires. » (p 75)

On passe également des superbes villas aux ghettos. On voyage de Delhi à Jaipur en passant par Ranchi et les mines de Jadugoda.

« Le détective regardait l’incroyable paysage du Rajasthan défiler derrière la vitre. Le soleil se couchait sur une mosaïque de petits champs; la terre sèche et roussie, creusée de sillons laissés par les charrues, attendait avidemment les pluies de mousson. Il suivit des yeux un troupeau de chèvres noires guidées par un gamin armé d’un bâton, sur un chemin poussièreux menant à un groupe de maisonettes. Un peu plus loin, assis sur un lit de cordes, près de son buffle qui ruminait avec circonspection, un vieil homme, à la superbe moustache blanche et au turban écarlate, regardait le train passer. » (p 236)

Si l’histoire en elle-même n’est pas extraordinaire, il n’en demeure pas moins que l’ouvrage est une véritable invitation à la découverte de l’Inde où pauvreté et richesse se côtoient à chaque page.

Sur ce point là, je ne peux que vous inviter à partir là-bas et à suivre Vish Puri dans ces investigations qu’il mène tambour battant même si j’ai lu beaucoup mieux en matière de policier.

A noter également une chose, Vish Puri, en sabir anglo-hindi, signifie à peu près « l’homme qui exauce les voeux ». Et c’est bel et bien ce que se charge de faire ce détective.

Merci à BOB ainsi qu’aux éditions 10/18 pour cette lecture dépaysante.

13 Réponses à “L’homme qui exauce les voeux”

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  1. freude dit :

    Tout cela m’a l’air bien sympathique et un un peu atypique, noté !

  2. Manu dit :

    Le résumé ne me tentait vraiment pas mais ton billet change la donne. Ca me fait un peu penser à « Mma Ramotswe, non? Par le côté, l’enquête est secondaire et il exauce les voeux mais le livre fait découvrir un pays.

  3. mazel dit :

    lu également grace à BOB ainsi qu’aux éditions 10/18. Finalement l’histoire de l’Inde racontée par l’auteur est presque plus intéressante que l’enquète. Mais, aucun doute, il y aura probablement une suite… auteur à suivre.

    bonne journée
    amitié

  4. Ys dit :

    Ce livre fait partie de la sélection « polars de l’été » du HS du Magazine littéraire. Il le titre d’ailleurs « Sherlock indien » !

  5. belledenuit dit :

    @ Freude : je vais donc attendre que tu le lises pour voir ce que tu en auras pense ;)

    @ Manu : bien que ne connaissant pas « Mma Ramotswe », ce livre m’a fait quand meme l’effet que tu indiques. J’ai vraiment eu l’impression que le plus important pour lui etait de faire decouvrir l’Inde plutot que de mener une enquete vraiment interessante. Heureusement d’ailleurs que la decouverte de ce pays etait au rendez-vous sinon je pense que je l’aurai abandonne avant la fin.

    @ Mazel : oui c’est ce que je disais d’ailleurs a Manu : heureusement de l’histoire de l’Inde est là…

    @ Ys : Ben la ils ne font pas bien de le nommer ainsi parce que Vish Puri n’aime pas du tout qu’on le compare a Sherlock Holmes :D

  6. LN dit :

    Moi aussi ça me fait un peu penser à Mma Ramotswe au Botswana :-) J’aime bien ce genre de livres qui nous permettent de découvrir un pays par l’intermédiaire de petites enquêtes qui touchent au quotidien.

  7. belledenuit dit :

    @ LN : Il va falloir que je cherche les titres avec Mma Ramotswe alors. Vous m’intriguez la !

  8. Lilibook dit :

    Pas mal l’Inde pour décor d’un polar, ça change !!!!

  9. kathel dit :

    C’est surtout pour le plaisir de découvrir une nouvelle fois l’Inde par un roman (pour la découvrir en réalité ce n’est pas encore fait) que je note ce livre !

  10. belledenuit dit :

    @ Lilibook : oui ca change des polars qu’on a l’habitude de lire. Ca fait du bien un peu de depaysement !

    @ Kathel : Et tu as bien raison :D

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