Mes chères études

Posté par belledenuit le 17 mars 2010

Mes chères études dans Biographie/Temoignage chares10

Auteur : Laura D.

Editions : J’ai lu (2009)

Nbre de pages : 253

Quatrième de couverture :

“Je m’appelle Laura, j’ai 19 ans. Je suis étudiante en langues vivantes et je suis obligée de me prostituer pour payer mes études. Je ne suis pas toute seule dans mon cas. Il paraît que 40000 autres étudiantes font comme moi. Tout s’est enchaîné dans une logique bizarre, sans que je me sois vraiment rendu compte que je tombais. Je ne suis pas née avec une petite cuillère en argent dans la bouche. Je n’ai jamais connu le luxe et l’aisance, mais jusqu’à cette année, je n’ai jamais manqué de rien. Ma soif d’apprendre, mes convictions m’ont toujours fait penser que mes années étudiantes seraient les plus belles, les plus insouciante. Je n’aurais jamais pensé que ma première année à l’université se transformerait en véritable cauchemard.”

Mon avis :

Ce témoignage m’a bouleversée dès le départ. En lisant la quatrième de couverture, on sait de quoi le livre va traiter mais ce n’est qu’une fois ouvert et véritablement plongé dans la narration de Laura que l’on s’en rend vraiment compte.
Les mots qu’elle utilise ne sont pas vulgaires. Ils sont ce qu’ils sont. Les images qu’ils transposent sont malheureusement difficiles à admettre de nos jours. Qu’une étudiante n’ait pas d’autre choix que se vendre pour subvenir à ses besoins (alimentaires, étudiants, régler ses factures…) est totalement inadmissible.
Rien n’est réellement mis en oeuvre pour aider ces jeunes à étudier dans de bonnes conditions.
Elle indique dès le début (ce qui permet de comprendre le reste) que ses parents font partie de ces français qui sont trop “riches” pour qu’elle puisse percevoir une bourse mais pas suffisamment pour pouvoir l’aider financièrement dans sa vie d’étudiante.
Avant de vous mettre mon avis ici, j’ai tenté de parcourir les différents blogs que je connais et sur lesquels je vais régulièrement, espérant y trouver un ou deux avis sur cet ouvrage. Malheureusement, ma recherche est restée vaine.
Je me suis alors rabattue sur google où j’ai pu consulter un ou deux sites. Mais mis à part des commentaires peu fouillés et dont les critiques sont basées uniquement sur un reportage effectué par TF1 dans l’émission “Sept à Huit” où Laura D. a été interviewée, je n’ai rien trouvé.
Du peu qu’il en ressort, certains estiment qu’il s’agit plus d’un roman que d’un témoignage. Qu’il est inadmissible d’en venir à la prostitution pour survivre. Qu’elle avait d’autres choix !
Personnellement, je ne pense pas la même chose (mis à part le fait qu’effectivement se mettre dans une telle situation est inadmissible mais dû au fait que personne ne fait rien pour aider ces jeunes). Cette jeune fille a tout fait pour éviter ça (elle vit d’ailleurs très mal cette situation). Mais comment faire quand on a tout juste 19 ans, que l’on travaille 15h par semaine dans une boîte de télémarketing qui vous paie 400€ par mois, que l’on a 20h de cours en faculté et que les charges mensuelles s’élèvent à 450€ ?
Il ne convient pas de juger mais bel et bien de dénoncer ce qui se passe pour que les choses bougent. C’est ce que Laura a voulu faire avec ce livre.
La post-face est très bien faite car il est clairement indiqué que les charges étudiantes sont écrasantes par rapport aux aides qu’ils perçoivent (quand ils y ont droit !).
Il y a une totale disproportion entre les jeunes qui peuvent financièrement se permettre de poursuivre des éudes, et ceux dont les parents malheureusement ne peuvent pas suivre. Doit-on pour autant faire arrêter ces jeunes dans leurs études ? Leur empêcher d’apprendre par manque d’argent ?
La prostitution n’est pas une solution et Laura D. le sait puisqu’elle met tout en oeuvre pour repartir à zéro à Paris où elle a continué ses études universitaires. Cependant, l’attrait de l’argent facile est toujours présent dans sa tête surtout lorsque les difficultés financières se font ressentir.
Le sujet qu’elle traite est toujours tabou mais il faut aussi pouvoir en parler pour avancer.

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Neuf valises

Posté par belledenuit le 4 février 2010

Neuf valises dans Biographie/Temoignage 51xxmRW8G6L._SL160_AA115_Auteur : Béla Zsolt

Editions : Seuil (2010)

Nbre de pages : 412

Présentation de l’éditeur :

« Voilà comment, d’une seule phrase, j’ai tué quarante-neuf personnes.  » Béla Zsolt ne s’épargne pas. Et pourtant, le sort non plus ne l’a pas épargné, lui, le juif hongrois qui a quitté la France en 1939 pour retourner dans sa patrie, autant dire dans la gueule du loup. Ces mots terribles illustrent le quotidien du front de l’Est, où il sert dans une unité de travaux forcés comme tant de ses coreligionnaires. La prochaine étape de sa destinée est le ghetto de Nagyvarad, où il attend avec sa femme son transfert vers les camps de la mort. Le couple est sauvé in extremis mais le calvaire n’en est pas fini pour autant. Une nouvelle arrestation puis un internement à Bergen Belsen suite au marchandage de Rezso Kasztner avec les nazis précéderont leur départ pour la Suisse et leur libération définitive. Libération ? Comme tant de rescapés de la solution finale, Zsolt est hanté par ces années vécues au bord du gouffre. Il nous livre ici un récit d’exception, écrit à chaud au fil des persécutions, un  » témoignage-reportage  » sans concession aussi glaçant qu’émouvant.

Mon avis :

Neuf valises est un témoignage de Béla Zsolt sur les conditions de vie et de détention des juifs en Hongrie pendant la Seconde Guerre Mondiale.

La particularité de cet ouvrage réside dans le fait que sa parution, dans son intégralité, ne date que de 1980, soit près de 40 ans après les faits. Jusque là, seule une édition en feuilleton en 1947 avait été publiée dans le journal créé par Béla Zsolt lui-même : Haladàs.

L’auteur était un précurseur dans le genre de la littérature de l’holocauste. Neuf valises est le premier témoignage qui a été donné de faire dès après la fin de la guerre.

De nos jours, beaucoup de langues se sont déliées, beaucoup d’auteurs ont écrit mais Béla Zsolt fait bien partie des premiers à avoir montré l’horreur et la bestialité des hommes envers leurs congénères.

Sur ce point, l’ouvrage est intéressant puisqu’il nous permet de nous rendre compte de ce qu’il s’est passé en Hongrie qui était l’un des rares pays où les juifs n’étaient pas déportés en masse vers les camps de concentration pour y être exterminés, comme dans le reste de l’Europe Occidentale.

Ce pays préférait envoyer ces hommes en Ukraine en tant que travailleurs forcés sur le front.

L’ouvrage nous permet, au travers du texte narratif de Béla Zsolt, de vivre ces instants où ces hommes vivent dans des conditions atroces, souffrent de faim mais aussi de la rigueur du climat. Rien ne nous est épargné et certaines scènes de torture décrites sont difficiles à « digérer ».

L’auteur nous fait part de ce qu’a été son existence en Ukraine puis de celle vécue dans le ghetto de Nagyvaràd. Cela constitue la première partie de l’ouvrage.

Si le thème est forcément ardu par sa contenance, l’écriture de Zsolt, elle, ne tourne pas dans le pathos. Il écrit et décrit ce qu’il a vu, ce qu’on lui a raconté mais il ne met pas le lecteur mal à l’aise face à toutes ces barbaries.

Ce qu’il explique, par contre, et où j’ai ressenti comme un désarroi c’est comment il s’est retrouvé en 1939, alors que la guerre était en route, à retourner en Hongrie alors qu’il avait fui ce pays quelques mois auparavant pour se réfugier à Paris et de là vers d’autres destinations plus sûres.

L’histoire des « valises » y est pour beaucoup et j’ai bien senti qu’il leur en voulait à ces valises ! Bon nombre de fois, il y revient dessus.

Car si elles n’avaient pas été là, si sa femme n’avait pas insisté pour les garder, leur destin aurait pu être tout différent.

Dans l’ensemble, je dirai que comme tout témoignage, ce livre est à découvrir. On peut se rendre compte de ce qu’était la vie de ces juifs hongrois. Histoire que je connaissais pas.

De plus, il est complété par deux annexes qu’il est nécessaire de lire pour comprendre comment Béla Zsolt est passé de sa situation à la fin de la première partie à celle de la seconde.

Même si le genre narratif n’est pas celui que je préfère, il n’en demeure pas moins que l’oeuvre de Zsolt tient bien son rôle de devoir de mémoire.

Comme le dit Ladislaus Löb dans l’annexe 2 :

« Un demi-siècle plus tard, le sujet [la littérature de l'holocauste] a suscité une quantité considérable d’écrits, mais l’oeuvre de Zsolt reste unique.

En se concentrant sur ce qu’il a vécu au ghetto de Nagyvaràd et comme travailleur forcé en Ukraine, il offre un aperçu rare et extrêmement perspicace du fascisme hongrois, et brosse en même temps un tableau saisissant des abîmes de cruauté, d’indifférence, d’égoïsme, de lâcheté et traîtrise dont les hommes en général – les victimes comme les bourreaux – sont capables dans des conditions extrêmes, créées par les hommes eux-mêmes. (…)

Zsolt est non seulement un des premiers écrivains de l’holocauste, c’est aussi un des plus accomplis, soutenant la comparaison avec Primo Levi, Elie Wiesel ou Imre Kertész. » (p. 412)

Ce livre a été lu dans le cadre de Masse Critique organisé par Babelio que je remercie pour l’envoi.

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L’affaire Jacques Viguier : L’engrenage infernal

Posté par belledenuit le 1 février 2010

L'affaire Jacques Viguier : L'engrenage infernal dans Biographie/Temoignage 2753805309cAuteur : Dominique Labarrière

Editions : Alphée (2010)

Nbre de pages : 168

Quatrième de couverture :

27 février 2000. Suzanne Viguier, mère de 3 enfants, épouse de Jacques Viguier, professeur de droit public à la faculté de Toulouse, disparaît. La piste du mari meurtrier est la seule suivie bien qu’elle ne repose sur aucune preuve, aucun indice matériel probant. Après neuf années d’un hallucinant feuilleton judiciaire et médiatique, Jacques Viguier est acquitté.
Contre toute attente, le parquet annonce alors qu’il fait appel. Décision surprenante, compte tenu du principe de droit pénal qui induit que l’acquittement doit profiter à l’accusé…
Sous une plume claire et précise apparaissent les moments forts de l’enquête, de l’accusation, du procès et du traitement médiatique de cette affaire. L’auteur décrit, dans un récit vivant et rigoureusement authentique, un drame humain, un engrenage judiciaire implacable. Un document complet et édifiant qui permet de comprendre dans quelle tourmente tout citoyen peut être pris.

Mon avis :

J’ai lu ce documentaire en une journée. Il faut dire que lire une telle histoire qui pourrait arriver à tout un chacun ça nous fait nous accrocher.

Sans entrer dans les détails sur ce qu’expose Dominique Labarrière dans son ouvrage, L’affaire Viguier est un excellent moyen de se rendre compte de comment est menée une enquête, quelles en sont les failles, les petites faiblesses et sur le peu dont repose notre crédibilité auprès des enquêteurs et des juges d’instruction qui lorsqu’ils ont une proie en face d’eux font tout pour la mettre à mal.

Dès le départ, l’auteur nous donne de toute façon son opinion sur cette affaire qui est loin d’être réglée puisque le procès en appel doit se tenir devant la Cour d’Assises d’Albi le 9 mars 2010 : vu le peu de preuves à charge contre Jacques Viguier et les incohérences de l’instruction, l’acquittement dont il a bénéficié devant la Cour d’Assises de Toulouse est le résultat qui devait intervenir de toute façon.

Dominique Labarrière met donc le doigt sur les erreurs, les oublis de l’enquête, les recherches non effectuées dans les temps (ou alors trop d’années après pour que cela donne des résultats probants)… de sorte que la culpabilité de Viguier est loin d’être établie.

C’est un documentaire très intéressant, pas réellement compliqué à suivre dans le raisonnement de l’auteur ni même dans la façon dont il nous raconte les faits point par point puisque à de nombreuses reprises il n’hésite pas à ironiser certains faits et gestes ou même réflexions faits par les différentes parties à l’instruction ou lors du procès.

Cela donne une note un peu moins dramatique à l’ouvrage même si, dès le départ, nous savons que la question de la culpabilité de Jacques Viguier est finalement remise en cause par cet appel du Parquet.

Le but de l’ouvrage n’est pas de raconter dans les détails tout ce qui a précédé au procès mais de bien démontrer que la justice elle aussi fait des erreurs et que malheureusement pour nous, citoyens, lorsque tel est le cas il est bien difficile de prouver notre innocence alors que c’est à l’accusateur de donner la preuve de la culpabilité de quelqu’un. Chose qui est difficilement faisable ici.

D’ailleurs si l’acquittement a été rendu en première instance, c’est que le dossier ne contient rien et l’appel du Parquet, comme le note l’auteur, donne l’impression que la justice cherche un coupable et qu’elle fera tout pour en trouver un quel qu’il soit !

Ce livre a été lu dans le cadre d’un partenariat entre Livaddict et les Editions Alphée que je remercie pour cet envoi.

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84, Charing Cross Road

Posté par belledenuit le 18 janvier 2010

84, Charing Cross Road dans Biographie/Temoignage 419R92Q4RTL._SL160_AA115_Auteur : Hélène Hanff

Editions : Autrement Littérature (2001)

Nbre de pages : 113

Quatrième de couverture :

3 novembre 1949. « Les livres me sont bien parvenus, le Stevenson est tellement beau qu’il fait honte à mes étagères bricolées avec des caisses à oranges, j’ai presque peur de manipuler ces pages en vélin crème, lisse et épais. Moi qui ai toujours eu l’habitude du papier trop blanc et des couvertures raides et cartonnées des livres américains, je ne savais pas que toucher un livre pouvait donner autant de joie. [...] Pourriez désormais traduire vos prix ? Même en américain, je ne suis pas très forte en calcul, alors maîtriser une arithmétique bilingue, ça tiendrait du miracle ! »

Par un beau jour d’octobre 1949, Helene Hanff s’adresse depuis New York à la librairie Marks & Co, sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, miss Hanff réclame à Franck Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s’écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l’intimité, presque à l’amour.

Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un tout petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies. Livre inattendu et jamais traduit, 84, Charing Cross Road fait l’objet, depuis les années 1970, d’un véritable culte des deux côtés de l’Atlantique.

Mon avis :

Lu en quelques jours, même si j’ai beaucoup apprécié cette lecture, ce n’est, malgré tout, pas un coup de coeur.

J’ai pris maintenant l’habitude de ne plus lire les quatrièmes de couverture avant de commencer un ouvrage dont la blogosphère parle souvent. Je veux réellement entrer dans l’ouvrage sans savoir à quoi m’attendre (si ce n’est qu’au vu de l’ensemble des internautes il plaît beaucoup).

C’est ce que j’ai fait avec 84, Charing Cross Road et je dois bien dire que j’attendais une histoire différente de celle que j’ai lu ici.

Je pensais que cela aboutirait à une rencontre ou quelque chose d’autre du genre mais pas que cela serait uniquement une correspondance qui durerait pendant plus de 20 ans.

Quoi qu’il en soit, l’écriture et le personnage d’Hélène Hanff est excellent. Elle a un humour débordant, un amour pour la littérature qui est passionnel (!) mais elle a aussi et surtout un coeur en or.

On apprend à la connaître à travers les missives qu’elle fait à Franck Doel et même si globalement je n’ai pas été plus émue que ça par l’ouvrage, je me suis malgré tout attachée à cette femme d’exception.

On se rend compte que plus elle arrive à obtenir des livres rares et plus elle en veut ! A croire que sa soif de découvrir la littérature anglaise est insatiable.

J’aurais aimé « voir » une véritable rencontre entre cet homme et cette femme (même si je me doute que le but de cette correspondance, au départ, n’était pas celui là). Il y a une amitié qui naît entre ces deux personnes et je dirai même plus : un respect mutuel où chacun reste à sa place.

Ca change radicalement de ce que l’on peut découvrir dans la littérature d’aujourd’hui ! Du coup, c’est un peu déroutant au départ mais qu’est-ce que c’est intéressant et beau au final.

Je ne suis pas déçue de l’avoir ouvert et je compte bien lire la suite avec La duchesse de Bloomsbury Street.

challengelivraddict2010 dans Biographie/Temoignage

1/5

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Un lion nommé Christian

Posté par belledenuit le 15 janvier 2010

Un lion nommé Christian dans Biographie/Temoignage 9782709634182Auteurs : Anthony Bourke & John Rendall

Editions : JC Lattès (2010)

Nbre de pages : 187

Présentation de l’éditeur :

En 1969, deux jeunes Australiens, Anthony et John, font l’acquisition d’un lionceau chez Harrods, à Londres. Le lion Christian et ses deux maîtres vont devenir les stars de King’s Road. Mais Christian grandit vite. Trop vite. Faut-il dès lors le confier à un zoo ou lui rendre sa liberté ? En 1970, tous trois débarquent au Kenya où le célèbre George Adamson va aider Christian à se réadapter à la vie sauvage. Un an plus tard, de retour en Afrique, Anthony et John retrouvent avec bonheur et tendresse leur ami Christian. Aujourd’hui, sur YouTube, les images de ces retrouvailles émouvantes et exceptionnelles sont désormais cultes. Un lion nommé Christian est l’une des plus belles aventures sur le lien mystérieux et puissant qui unit parfois l’homme à l’animal, même sauvage. Un classique de la littérature consacrée aux animaux.

Mon avis :

Voilà un livre que j’ai mis à peine une journée à lire. C’est une exceptionnelle histoire entre deux hommes et un lion.

Cette amitié qui se noue entre ces trois protagonistes est tout simplement sublime. J’ai adoré certains passages qui racontaient comment se comportait ce lion vis-à-vis de certaines personnes.

A quatre mois, il pèse 15 kgs et mesure près de 60 cm ! « C’est un gros nounours géant ! » (p.34)

Qui n’a jamais rêvé d’avoir une telle peluche chez lui ?

En plus, Christian est très câlin; il aime jouer; il sait quand il fait mal et comment il doit réagir alors.

C’est un bon gros toutou. Qui l’eût cru ?

Cette histoire m’a émue même si j’aurais aimé en savoir un peu plus sur ce lion. Le récit est trop rapide. D’un autre côté, Anthony Bourke et John Rendall ne l’ont gardé en Angleterre que 8 mois !

On suit la vie de ces êtres et les difficultés afférents à l’acquisition d’un tel animal (sans compter sur le futur qui s’ouvre à ce lion dans ce pays).

Heureusement, les deux « papas » font des rencontres qui vont les aider à sortir Christian de son avenir plus qu’évident d’être un animal de plus dans un zoo.

Un récit touchant, intéressant et instructif sur plusieurs points et que je recommande donc à tous les amoureux des relations humains/animaux. Par ailleurs, il est agrémenté de superbes photos où nous trouvons Christian dans diverses situations.

J’avais vu dans une émission télévisée le clip qui a été mis sur Youtube concernant les retrouvailles de ce lion avec ces anciens maîtres et j’avais tellement été touchée que lorsque un partenariat entre BOB et les éditions JC Lattès s’est présenté avec ce titre, je n’ai pas pu faire autrement qu’y sauter dessus.

Je remercie donc ces deux sites pour m’avoir permis (même si ce fût de courte durée) de partager une relation aussi sensationnelle et des moments de bonheur avec ces trois amis si particuliers.

L’avis de Saphoo avec en prime la vidéo des retrouvailles.

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Moi, Sampat Pal : chef de gang en sari rose

Posté par belledenuit le 29 septembre 2009

Moi, Sampat Pal : chef de gang en sari rose dans Biographie/Temoignage 51OOylPg6IL._SL160_AA115_Auteur : Sampat Pal

Editions : Oh éditions

Nbre de pages : 289

Présentation de l’éditeur :
 » Sampat Pal peut nous aider  » Dans les hautes montagnes et les champs inondés de l’Uttar Pradesh, une des plus miséreuses régions de l’Inde, la rumeur court : une femme s’est levée, seule, face à la loi du plus fort. Elle se nomme Sampat Pal, et elle rétablit la justice, à coups de bâton s’il le faut, pour les épouses battues, les pauvres spoliés de leurs biens, les intouchables maltraités par les brahmanes. Comment cette petite fille, issue de la modeste caste des Gadarias, les gardiens de troupeaux, est-elle devenue une telle combattante ? Une rebelle de la justice ? C’est son histoire qu’elle raconte ici. Enfant, elle a appris à lire cachée derrière un pilier de l’école inaccessible aux pauvres. Mariée à douze ans, elle s’est d’abord défendue elle-même contre l’injustice de sa belle-famille, puis elle a défendu un voisin, l’amie d’une amie… Mais il est dangereux de défier les puissants : des dadas, des tueurs à gages, ont été payés pour la tuer. Avec ses enfants, Sampat Pal a dû tout quitter, sa maison, son village. Elle a alors compris quelque chose : toute seule, elle ne pourrait pas lutter longtemps. Mais si d’autres femmes se joignaient à elle, cinq, dix, cent… alors elle pourrait vraiment aider les gens. Aujourd’hui, son Gulabi Gang réunit trois mille femmes vêtues de saris roses et armées de longs bâtons. Véritable héroïne, Sampat Pal a changé la vie de centaines de personnes autour d’elle, et son combat ne fait que commencer.

Mon avis :

C’est grâce à une forumeuse que j’ai pu découvrir ce livre puisqu’elle en a fait un livre voyageur.

Quand elle nous a proposé ce titre, je me suis littéralement jetée dessus, notamment parce que j’avais vu un reportage il y a quelques mois sur ce gang qui avait été créé en Inde afin de voir la conditions des femmes s’améliorer dans ce pays.

C’est donc avec enthousiasme que je me suis plongée dans cet ouvrage.

Très honnêtement, j’ai mis à peine 2 jours pour le lire. Une fois commencé, on a bien du mal à s’arrêter. On veut toujours en savoir plus sur cette femme exceptionnelle qui n’hésite pas à mettre sa vie en danger (notamment en contrant systématiquement les forces de l’ordre) pour que les hindoues retrouvent une dignité perdue depuis très longtemps.

Je ne compte plus les histoires de femmes battues, humiliées, rejetées par leur belle-famille; on assiste aussi à des règlements de compte entre les différentes castes qui se côtoient là-bas. Une vie bien difficile pour ceux qui sont dans la misère et vivent sous le seuil de pauvreté.

Sampat Pal nous explique avec brillance la vie telle qu’elle est dans cette Inde indépendante depuis maintenant 60 ans mais qui voit ses lois mises à rudes épreuves par les traditions qui perdurent surtout en milieu rural.

Ce livre, c’est le combat d’une femme qui ne désire qu’une chose : « ce que je veux, c’est (…) changer le monde, ni plus ni moins. Toutes proportions gardées, je suis un peu comme le Mahatma Gandhi : lui aussi s’est battu pour le peuple, par des petites actions qui semblaient anodines à l’époque. (…) Comme ces milliers de petites fourmis anonymes, j’essaie, moi aussi, d’agir à mon humble niveau. Chacun peut faire tellement tout en restant à sa place, et encore plus en prenant la main de ses semblables. » (p. 288-289)

Un livre qu’il faut lire absolument pour se rendre compte qu’encore de nos jours bien des femmes sont dans des situations très précaires.

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Le totem du loup

Posté par belledenuit le 13 août 2009

 Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs 2009

Le totem du loup dans Biographie/Temoignage 41xUIMUkiAL._SL160_AA115_Auteur : Jiang Rong

Editions : Le livre de poche (2009)

Nbre de pages : 634

Présentation de l’éditeur
Le Totem du Loup, c’est le récit d’une initiation, celle de Chen Zhen, jeune étudiant chinois qui doit apprendre, au contact des tribus mongoles, comment survivre… Les hordes de loups règnent encore sur la steppe. Les cavaliers nomades, héritiers de Gengis Khan, craignent et vénèrent cet animal qu’ils ont choisi pour emblème. La rencontre avec cette culture va bouleverser le jeune Chinois. Un fascinant roman d’aventures, vendu à plus de vingt millions d’exemplaires en Chine.

Mon avis :

J’ai terminé ce livre avec le coeur lourd. C’est un formidable témoignage que nous livre là l’auteur à travers un jeune chinois parti dans la steppe Olon Bulag afin de découvrir la façon dont vivent les nomades.

Certes, je ne pouvais pas lire plus de 4 ou 5 chapitres à chaque fois que je l’ouvrais (ce qui vaut un avis relativement tardif)  mais il n’en demeure pas moins qu’il ne faut, de toute façon, pas se presser pour le lire.

Il se déguste par petites touches. On vit alors plus intensément chaque moment que nous fait partager Chen Zhen, le jeune instruit, aux côtés de Bilig, vieux pasteur qui va tout lui apprendre de sa vie de Mongol mais aussi de la relation que lui et son peuple entretient avec les loups.

Le livre est composé de chapitres nous décrivant les chasses que les Mongols doivent faire contre les loups afin de sauvegarder leurs troupeaux de boeufs, de moutons ou de chevaux mais il raconte aussi celles que font ces animaux sauvages pour survivre.

Car dans cette steppe, il s’agit bien de survie.

A travers un contexte politique difficile qui fait courir à sa perte la steppe et les animaux sauvages qui y vivent (nous nous situons ici en 1969 en pleine révolution culturelle sous le gouvernement maoiste), Chen Zhen et ses amis nous font vivre des instants pleins d’émotion, de magie et d’amour.

Je me suis fortement attachée à ce jeune apprenti berger et à son louveteau car Chen Zhen, même s’il est un Han, aime les loups et souhaite les connaître et tout apprendre d’eux.

Le loup est un animal extraordinaire : il est rusé; il connaît les hommes; il a une technique de chasse imparable; et malgré la violence qu’il déploie pour se nourrir (et donc vivre !) c’est aussi un animal pour qui la survie des siens est importante.

Quelques scènes m’ont horrifiée, d’autres m’ont époustouflée et une seule m’a fait pleurer.

On ne peut qu’être admiratif devant tout ce que nous relate Jiang Rong (pseudonyme de l’auteur qui a vécu pendant des années dans cette steppe dont il raconte finalement ici sa propre aventure) mais il faut aussi s’interroger sur la façon dont l’Homme détruit son patrimoine.

L’épilogue est effarant et pourtant on ne peut que s’y attendre. En comparaison, ça me fait penser à la dissimination de l’Indien par l’Homme Blanc, sauf qu’ici il s’agit d’un même peuple !

Si ce livre vous parle et que vous avez envie d’y consacreer quelques jours de lecture pour découvrir la vie dans steppe et les méandres de ces nomades, je ne peux que vous dire : allez-y ! lancez-vous !

Si vous avez besoin d’un peu plus de réflexion, vous pouvez aussi trouver d’autres avis qui vous feront peut-être franchir ce cap : Loula, Mihura, Le cercle des lecteurs, Dirlandaise, Maddy Duchesne. Ils ont tous beaucoup aimé cet ouvrage !

De plus, un site est entièrement consacré à ce livre qui s’est vendu à plus de 20 millions d’exemplaires rien qu’en Chine ! N’hésitez pas à aller y faire un tour : Le totem du loup.

Quelques extraits :

« Le trois jeunes hommes examinèrent intensément le louveteau : rien de commun avec un petit chiot, toujours couvert de duvet luisant. Le louveteau avait des poils gris tendre, entremêlés de crins noirs, longs et raides. On aurait dit une châtaigne dans sa bogue, mais la description enchanteresse s’arrêtait là : de petits crocs sortaient déjà de sa gueule minuscule et la petite boule de poils exhalait une forte odeur animale mêlée à celle de la terre. Bref, tout le contraire de petits chiots mignons et adorables. Mais, aux yeux de Chen Zhen, c’était la plus belle et la plus précieuse de toutes les vies de la steppe. » (p. 208)

« Les gardiens de chevaux détestent les marmottes car leurs montures trébuchent dans les trous qu’elles font. Les marmottes sont, avec les rats, les lièvres et les gazelles, les plus grands ennemis de la steppe. Il faut savoir qu’une marmotte donne naissance à six ou sept petits par an, et les jeunes partent s’établir un peu partout. Les trous, reliés par des galeries, se multiplient à une vitesse phénoménale : un vrai dédale ! En plus, comme c’est un grand rougeur qui consomme les graines et les herbes quand vient l’automne, il faut le tiers d’un hectare pour engraisser une seule marmotte ! La steppe en est dévastée. » (p. 300)

« La steppe est un monde très complexe… Plusieurs éléments coexistent, reliés entre eux, dont le loup est l’un des plus importants. Qu’un seul élément fasse défaut, et la steppe court à sa perte. » (p. 301)

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Mange, prie, aime

Posté par belledenuit le 25 juillet 2009

Mange, prie, aime dans Biographie/Temoignage 51d9dFBWQWL._SL160_AA115_Auteur : Elizabeth Gilbert

Editions : Le livre de poche (2009)

Nbre de pages : 506

Présentation de l’éditeur :
A trente et un ans, Elizabeth possède tout ce qu’une femme peut souhaiter : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Pourtant, elle est rongée par l’angoisse et le doute. Un divorce, une dépression et une liaison désastreuse la laissent encore plus désemparée. Elle décide alors de tout plaquer pour partir seule à travers le monde ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie » ; en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit et, en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver cet équilibre qu’on appelle le bonheur…
Et qui n’a jamais rêvé de changer de vie ?

Mon avis :

Ce livre a été pour moi une des meilleures lectures que j’ai eues ce mois-ci avec le Prix des Lecteurs. D’ailleurs, je ne vous cacherai pas que je voterai pour ce titre. C’est sûr et certain. Pourquoi ? Voilà les réponses.

Tout d’abord, j’ai trouvé la structure du livre très originale. Il est en effet composé de trois parties, chacune d’entre elles étant scindée en 36 chapitres. Il y en a donc 108 en tout.

Pourquoi l’auteur a-t-elle choisi cette forme pour son livre ? Voici l’explication que je trouve éblouissante :

« Traditionnellement, le japa mala (collier de perles) est constitué de 108 perles. Dans les cercles des philosophes orientaux les plus ésotériques, on tient ce nombre  – cent huit – pour le multiple de trois à trois chiffres le plus propice, le plus parfait, puisque la somme de ces chiffres s’élève à neuf, et que neuf, c’est trois fois trois. Et le chiffre trois, ainsi qu’il apparaît d’évidence à toute personne ayant étudié la Sainte-Trinité ou un simple tabouret de bar, représente l’équilibre suprême. (…) Chaque partie [de son roman] comporte donc 36 récits – détail qui, à titre personnel, ne me laisse pas indifférente, puisque j’écris ces pages au cours de ma trente-sixième année. » (p 11-12)

Cette autobiographie nous révèle chaque voyage que l’auteur a fait pendant une année (Italie, Inde puis Indonésie). On retrouve ici encore le chiffre 3 et qui plus est trois pays commençant par la lettre « i » (pure coïncidence mais c’est tout de même bizarre…).

Quoi qu’il en soit, l’ensemble de l’ouvrage est extrêmement intéressant à découvrir.

Si la première partie est délirante (oui je vous assure, j’ai rigolé bon nombre de fois tant l’auteur fait de l’autodérision), Elizabeth Gilbert se pose tout un tas de questions sur elle, sa vie, pourquoi elle a entrepris ce voyage… Son but était de retrouver du plaisir qu’elle avait perdu depuis pas mal d’années et notamment à la suite de son divorce.

Sur ce point là, je ne peux qu’affirmer qu’il faut beaucoup de temps pour retrouver du « plaisir » sur bien des points en pareil moment.

Elizabeth Gilbert montre toute la difficulté qu’il y a à accepter l’échec d’une union, en faire son « deuil » d’une certaine façon et arriver à revivre sans se culpabiliser.

Le fait que l’humour soit présent rend la lecture beaucoup plus intéressante et attrayante.

Pour ce qui est de son voyage en Inde (2ème partie de l’ouvrage), on passe beaucoup de temps dans l’ashram de son guru. Elle nous développe toutes les méditations qui existent et ses difficultés à en faire certaines.

J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce voyage parce qu’elle arrive, à traver les mots, à donner une certaine sérénité à son lecteur. On devient très zen et on prendrait presque le chemin des Indes pour aller prier nous aussi et trouver retrouver le calme intérieur.

Ah que j’ai aimé cette zen attitude même si j’avoue que les 2-3 derniers chapitres ne nous apprennent pas grand’choses de plus que les précédents.

Enfin, pour l’Indonésie, on revient à un style plus énergique.

Les prières font partie de la vie quotidienne de l’auteur. En fait, son voyage a pour but de retrouver un « sorcier » qu’elle avait rencontré à New York, Ketut Lyier, qui lui avait prédit qu’elle le rejoindrait à Bali et vivrait avec lui quelques mois. Là, il lui enseignerait des techniques de méditations différentes de celles de l’Inde.

Mais sa vie, au fur et à mesure que les semaines vont passer, va prendre un autre tournant.

A travers les différents voyages qu’Elizabeth Gilbert a faits, elle est parvenue à se retrouver en tant que personne, elle s’est re-située dans un monde qui lui paraîssait hostile.

Les rencontres qu’elle a faites lui ont permis de se reconstruire : en Italie, elle a retrouvé l’appétit; en Inde, le calme intérieur; et en Indonésie… A vous de le lire pour suivre cette fabuleuse aventure d’une femme éprouvée par la vie et qui, grâce à sa volonté et l’amour d’autrui, reprend vie.

Un très bel ouvrage dans lequel on ne s’ennuie pas et pour lequel on pourrait discuter très longtemps (en tout cas moi) parce qu’il recèle énormément de vérités sur notre façon de voir les choses et de les ressentir.

D’autre avis, ceux de Abeille et Fleur, qui sont plus mitigées dans leur commentaire et celui de Géraldine qui a eu le même ressenti que moi.

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Lydia Cassatt lisant le journal du matin

Posté par belledenuit le 15 juin 2009

Lydia Cassatt lisant le journal du matin dans Biographie/Temoignage 51KLac1yjsL._SL160_AA115_Auteur : Harriet Scott Chessman

Editions : Folio (2009)

Nbre de pages : 222

Présentation de l’éditeur :
Paris, 1878: les Impressionnistes s’exposent. Parmi eux, Mary Cassatt, une impétueuse peintre américaine, est remarquée par la critique pour ses nuances délicates. Au cœur de son travail, sa sœur Lydia. Cette jeune femme, dont le teint clair et les cheveux auburn illuminent les tableaux de Mary, est la narratrice du roman intimiste de Harriet Scott Chessman. Nous la suivons dans ses pensées, tandis que sa santé décline inexorablement et que s’élaborent les plus célèbres œuvres de sa sœur… Voyage poignant au cœur d’une relation complexe, celle d’un peintre à son modèle, Lydia Cassatt lisant le journal du matin est aussi l’évocation de femmes éprises d’indépendance, dans l’effervescence artistique du Paris de la fin du XIXe siècle.

Mon avis :

Un très beau livre narrant une partie de la vie de Mary Cassatt (surnommée May par son entourage) et de sa soeur aînée Lydia.

A travers cinq tableaux que l’auteur nous fait découvrir par ses mots, nous apprenons aussi la vie de ces jeunes femmes.

Certes l’auteur a romancé les conditions dans lesquelles ces tableaux étaient peints mais j’ai adoré me plonger dans cette lecture aux couleurs pastelles et délicates.

Chaque page, chaque partie est comme un hymne à l’amour fraternel et pictural mais également à la vie puisque Lydia Cassatt est atteinte de la maladie de Bright et qu’elle vit là ses dernières années.

Même si en milieu de roman, l’éditeur a inséré les dits tableaux, il n’en demeure pas moins qu’avec la justesse des descriptions qu’a pris le soin d’établir Harriet Scott Chessman, nous n’avons aucune peine à nous les représenter.

Voici un extrait représentant Lydia Cassatt à l’heure du thé :

« Je regarde la peinture, et je vois une femme, vêtue de rose et de blanc, le blanc (le col de ma robe) formant un nuage radieux autour de son cou ainsi qu’à son poignet, tandis qu’une débauche de couleurs (les jacinthes) entoure sa tête. Je me rapproche davantage du visage de la femme dont le menton est à moitié caché par les touches de peinture blanche, le front entouré de volutes de cheveux blonds vénitien, et dont les yeux bleus, figurés par de prestes coups de pinceau, regardent ailleurs, sa bouche esquissant un demi-sourire qui préserve son expression mystérieuse. » (p 83)

Et voilà le tableau correspondant : 

 latassedethe dans Biographie/Temoignage

On ressent toute l’amertume de Lydia face à ses tableaux qui lui donnent une impression de femme en bonne santé. Pour elle, c’est comme si la peinture la guérissait.

La narration est profonde émotivement parlant. On ne peut s’empêcher de voir le mal prendre le dessus et la détresse de Mary et l’impuissance de Lydia. Indubitablement, elles savent l’une et l’autre qu’un jour elles seront séparées.

Quelque part, ces heures passées dans cette activité est comme un échappatoire face à la réalité.

Du coup, on a envie que ce petit livre en fasse des milliers : pour garder Lydia et surtout pour continuer à découvrir ses sublimes tableaux d’une impressionniste extraordinaire tenant les expressions des modèles qui ressortent de ses peintures.

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Marley et moi

Posté par belledenuit le 21 mai 2009

Marley et moi dans Biographie/Temoignage 41nK%2Bv0YazL._SL160_AA115_Auteur : John Grogan

Editions : Feryane (2008)

Nbre de pages : 440

Présentation de l’éditeur :
Si le chien est le meilleur ami de l’homme, il peut parfois être le pire. C’est ce que vont découvrir John et Jenny Grogan, quand ils décident d’acheter un labrador peu de temps après leur mariage, afin de tester leurs capacités parentales. D’adorable petite boule de poils, Marley se transforme en mastodonte de 45 kilos, qui détruit tout sur son passage, dévore quantité de nourriture et d’objets en tout genre, et témoigne d’une affection aussi débordante qu’envahissante envers ses maîtres.”

Mon avis :
Un chef-d’oeuvre pour tous les amis des bêtes. On passe par tous les sentiments à la lecture de ce livre : sourire, rire, peine, larmes. C’est une histoire tendre et belle. Celle que chacun de nous vit de jour en jour s’il possède un chien. De bêtises en bêtises, on s’attache très vite à Marley. Pour ma part, je ne pouvais pas faire autrement qu’imaginer le labrador de ma soeur à la place de Marley. Uhlan, de son nom, est tout simplement Marley pour moi. C’est avec d’autant plus de difficultés et de tristesse que je suis arrivée à bout de livre (lu en à peine 1 journée). C’est dur de se dire que nos compagnons à quatre pattes nous quittent aussi vite. On s’attache à eux puisqu’on vit avec eux et avec leur bêtises mais également leur loyauté, leur attachement.

Comme le dit si bien John Grogan :

« Les amis des bêtes forment une classe d’individus à part : généreux et altruistes, ils sont peut-être aussi un peu plus enclins à l’émotivité que la moyenne. Une chose est sûre, ils ont tous très bon coeur. » (p 586 Ed. Reader Digest’s)
 

Peut-être trouverez-vous qu’il est déplacé de pleurer en lisant une telle histoire car après tout il ne s’agit que d’un chien, mais quand on est proche de ceux qui partagent notre vie, il est difficile de réagir différemment. Ce livre est pour les amoureux des chiens.

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