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La passion selon Juette

Posté par belledenuit le 29 avril 2009

 Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs 2009

La passion selon Juette dans Biographie/Temoignage 4108AIioJXL._SL160_AA115_Auteur : Clara Dupont-Monod

Editions : Le Livre de Poche (2009)

Nbre de pages : 175

Présentation de l’éditeur :
Juette naît en 1158 à Huy, une petite ville de l’actuelle Belgique. Mariée à treize ans, elle est veuve cinq ans plus tard. Juette est une femme qui dit non. Non au mariage. Non aux hommes avides. Non au clergé corrompu. Elle n’a qu’un ami et confident, Hugues de Floreffe, un prêtre. A quelles extrémités arrivera-t-elle pour se perdre et se sauver? Car l’Eglise n’aime pas les âmes fortes… De ce Moyen Age traversé de courants mystiques et d’anges guerriers, qui voit naître les premières hérésies cathares, Clara Dupont-Monod a gardé ici une figure singulière de sainte laïque.

Mon avis :
Voilà un tout petit ouvrage qui nous livre la vie très mouvementée et intense de Juette.
Cette jeune fille de 13 ans vit aux côtés de ses parents dans la commune de Huy. Nous sommes au 12ème siècle et l’existence de Juette n’est pas celle qu’elle aurait souhaité.
Fille trop particulière parce que ne souhaitant pas se mêler aux autres, ne comprenant pas certaines réactions chez les femmes en certaines circonstances ; se posant beaucoup trop de question sur la vie et Dieu et les rapports que les Hommes peuvent et doivent avoir avec Lui, Juette est en quelque sorte une exclue.
Sa mère n’agit pas en tant que telle : elle est brutale et ne lui montre aucune affection.
Son père, lui, ne voit que par l’argent qu’il gagne en le plaçant.
Juette est une façon d’en obtenir encore davantage. La marier convenablement ne peut qu’être profitable pour tout le monde. Pour tout le monde ? Non, pas pour cette jeune fille qui ne rêve que de vivre à travers la vie qu’elle s’est imaginée dans son petit monde. Mais la réalité la rattrape.
On suit donc son existence troublée par sa vie de jeune femme, de future mère qu’elle refuse puis celle de Sainte.
Juette est belle par tout ce qu’elle dégage.
Ce roman biographique est très bien fait même s’il manque une certaine profondeur dans les recherches et donc le récit. Tout est trop rapide lorsque l’on entre dans la narration de Clara Dupont-Monod. Les chapitres sont ponctués une fois sur deux du propre récit d’Hugues de Floreffe, l’ami et confident de Juette. Ce sont d’ailleurs ces interventions là qui m’ont le plus touché et plu. J’aurais tendance à dire que l’auteur a essayé d’imiter le genre de ce religieux pour écrire de son côté la vie de Juette telle qu’elle l’imaginait. Même si son écriture est très bien faite et par moment très poétique, je n’ai pas ressenti la même chose, le même malaise et parfois la joie et l’apaisement qu’en parcourant les lignes d’Hugues de Floreffe.
Cet ouvrage se lit très vite et trop vite peut-être. Je vous le conseille même s’il manque un tant soit peu de détails sur cette si particulière personne.

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La belle camarade

Posté par belledenuit le 9 avril 2009

La belle camarade dans Biographie/Temoignage 51YJRzgDF-L._SL160_AA115_Auteur : Martine Marie Muller

Editions : Robert Laffont (2009)

Nbre de pages : 268 pages

Présentation de l’éditeur :
Jeune fille en colère, femme libre, vieille dame insoumise… Martine Marie Muller éclaire toutes les facettes de la vie tumultueuse de Séverine (1855-1929), première femme grand reporter que Jules Vallès avait surnommée « la belle camarade ».


Mon avis :
« La belle camarade » est une biographie romancée sur Caroline Rémy, plus connue sous son nom de journaliste : Séverine.
D’une enfance difficile parce que ses parents la trouvaient trop turbulente voire même « dévergondée » par ses manières de petite fille de dix ans, alors qu’il suffit par cette lecture de s’apercevoir tout simplement que Caroline Rémy était heureuse de vivre, elle deviendra l’une des plus grandes journalistes de l’époque.
C’est elle, grâce à sa volonté et son combat, qui a permis aux femmes d’accéder à certains emplois.
Son enfance marquée par de nombreuses interdictions parentales lui forgera ce caractère de combattante.
Combattante pour elle (elle a préféré se battre pour obtenir un travail qu’elle aimait plutôt que de se sacrifier dans une vie familiale qui ne lui convenait pas) mais également combattante pour les ouvriers et les femmes.
Elle devra sa notoriété en tant que journaliste politique en partie grâce à l’apprentissage qu’elle aura reçu de Jules Vallès, son mentor, son « père » comme elle l’appelle. Il aura d’ailleurs une part importante dans sa vie et donc dans cette biographie.
On suit donc Caroline Rémy dans sa formation et plus tard dans ses combats pour l’égalité des salaires mais aussi pour l’amélioration des conditions de travail (elle n’hésitera pas à descendre dans une mine pour se rendre compte par elle de la façon dont sont traités les mineurs et son article sera exceptionnel).
Grâce à l’efficacité de l’écriture de Martine Marie Muller, on vit chaque instant intensément.
Ce genre de biographie romancée à l’avantage de rendre encore plus vivant les moments difficiles de l’époque (le décès de Jules Vallès qui marqua très profondément Caroline Rémy mais également la France – ou tout du moins les français, mais également on remarque les états d’esprit lors du procès Dreyfus et le combat que Séverine, Zola et tant d’autres ont engagé pour tenter d’innocenter et donc libérer ce capitaine juif…) grâce aux dialogues que l’auteure insère dans son ouvrage.
Le livre parcourt la vie de Séverine depuis l’âge de 10 ans (1856) jusqu’à son décès en 1929. Autant dire que l’on partage l’évolution de sa vie, des mentalités et de l’Histoire qui se déroule en France à cette époque.
C’est un réel ouvrage à découvrir.

Merci au Blog-o-book et aux éditions Robert Laffont pour cette très belle lecture.

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Le livre de ma mère

Posté par belledenuit le 24 mars 2009

Le livre de ma mère dans Biographie/Temoignage 51GJ41HJGTL._SL160_AA115_Auteur : Albert Cohen

Editions : Folio (1974)

Nbre de pages : 174

Résumé :

Portrait d’une mère aujourd’hui disparue et regrettée par un fils qui n’a pas su lui montrer et lui dire combien il l’aimait. Un livre bouleversant de vérité qui ne laissera personne indifférent. Emouvant, beau, triste d’une incroyable justesse.
Peu de livres ont connu un succès aussi constant que Le livre de ma mère. Ce livre bouleversant est l’évocation d’une femme à la fois « quotidienne » et sublime, une mère, aujourd’hui morte, qui n’a vécu que pour son fils et par son fils. Ce livre d’un fils est aussi le livre de tous les fils. Chacun de nous y reconnaîtra sa propre mère, sainte sentinelle, courage et bonté, chaleur et regard d’amour. Et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu’il s’adresse à lui-même lorsqu’il pense à telle circonstance où il s’est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif. Regrets ou remords toujours tardifs. « Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s’impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis. »

Mon avis :

Un petit livre d’une centaine de pages qui est non seulement une autobiographie d’Albert Cohen mais qui aussi un hymne à toutes les mamans.
On se penche sur ce livre sans pouvoir le fermer une fois commencé et difficilement une fois que le dernier mot est lu.
Les mots de l’auteurs sont percutants.
On sent un lien fusionnel qu’il a eu tout au long de la vie de sa mère avec celle qui lui a donné la vie mais pour qui, à ses yeux, il n’a pas eu suffisamment de reconnaissance et d’amour.
Du moins, il n’a pas su le lui montrer comme il l’aurait dû.
On trouve donc dans ces pages beaucoup de sentiments : de l’amour et de la tendresse mais également du remord, de la honte et de la souffrance.
La souffrance d’avoir perdu un être si cher auquel il était si attaché et la honte et le remord de ne pas s’être aperçu de son importance pendant son vécu.
D’ailleurs, l’auteur nous met en garde sur ce point : il faut profiter des êtres chers tant qu’on en a la possibilité. Après, il est trop tard pour pleurer sur son propre sort et avec ceux qui partent c’est aussi une partie de nous qui s’en va.
J’ai lu ce livre d’une façon peut-être différente que d’autres lecteurs en ce sens qu’en me rappelant certains évènements du début d’année une boule dans la gorge et un noeud à l’estomac se sont créés lors de ma lecture. Je n’ai pu qu’admettre à tel point l’auteur avait raison.
Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ou que j’ai aimé ce livre. Avec certains ouvrages, cela n’a pas de sens d’écrire une chose pareille.
On ne peut qu’être touché par ce qu’écrit Albert Cohen mais cependant j’ai trouvé qu’il se répétait trop et ça me pesait. Sa façon d’écrire ne m’a pas plu.
J’aurais préféré un livre beaucoup plus léger dans l’écriture et une organisation différente de l’ouvrage. Il commence une idée dans un chapitre puis il va ailleurs pour ensuite revenir sa première idée dans le chapitre suivant. C’est un peu déconcertant.
Mais mis à part ça, c’est un livre à lire incontestablement.

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Mon pays réinventé

Posté par belledenuit le 29 juin 2008

Mon pays réinventé dans Biographie/Temoignage 41G460Z4PZL._SL160_AA115_Auteur : Isabel Allende

Editions : Grasset (2003)

Nbre de pages : 292

Présentation de l’éditeur : 

Isabel Allende se confie : “Presque toute ma vie, j’ai été une étrangère, condition que j’accepte car je n’ai pas d’alternative. Plusieurs fois, je me suis vue obligée de partir en brisant des liens et en laissant tout derrière moi pour recommencer ma vie ailleurs.” Ayant choisi l’exiel après le coup d’Etat du 11 septembre 1973 au Chili, Isabel Allende s’est engagée sur le chemin de la littérature. Aujourd’hui, sur un ton léger et émouvant, elle nous livre son Chili mythique, imaginé dans l’exil, territoire de sa nostalgie, seul pays où elle ne se sente pas une étrangère. Ce portrait contrasté du Chili, où sont évoquées sa géographie, son histoire, sa culture ou ses mentalités, est entremêlé de souvenirs et de pensées personnelles qui retracent tout le chemin d’une vie. La famille extravagante, l’enfance, les rencontres, les voyages. Isabel Allende dévoile les origines et donne les clés des personnages et des lieux qui sont la matière de son oeuvre romanesque

Mon avis :  Voila un livre dont je ne sais que vous dire. Dans sa globalité, je dirai qu’il est intéressant à lire. On découvre le Chili, ses us et coutumes, ses mentalités, sa conception de la vie… D’un autre, cela se fait par la voie d’une personne qui a vécu beaucoup de choses dans sa vie de telle sorte qu’il y a une certaine partialité dans ce qu’elle écrit. Je trouve cela dommage ! Par ailleurs, je pensais que la biographie commencerait au coup d’Etat de 1973 (comme indiqué sur la 4ème de couverture) et se poursuivrait sur sa vie aux Etats-Unis avec des flashbacks sur sa vie d’avant. Or, ce n’est pas le cas. Isabel Allende raconte son enfance sur les 2/3 de sa biographie avec les voyages qu’elle a pu faire entre le Chili et divers pays du fait de la profession de son père. Le coup d’Etat n’arrive qu’à la fin. Devant cette petite déception due à la façon dont la biographie est menée, un point positif ne doit pas être négligé : certaines anecdotes qu’elle raconte sont très intéressantes et m’ont fait sourire.

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A la merci d’un courant violent

Posté par belledenuit le 22 juin 2008

A la merci d'un courant violent dans Biographie/Temoignage 5168wwXgmKL._SL160_AA115_Auteur : Henry Roth

Editions : Points (2008)

Nbre de pages : 406

Quatrième de couverture :
Ira Stigman, huit ans, connaît déjà la misère, l’humiliation et la haine. Depuis que sa famille a quitté l’East Side pour emménager dans l’Irish Harlem, le jeune garçon est devenu la cible favorite des enfants du quartier qui le traitent de ” maudit juif “. Lorsqu’il ne subit pas la violence de ses camarades, Ira affronte l’irascibilité de son père dont les coups partent souvent sans raison. A l’aube du XXe siècle, tandis qu’éclatent les conflits sociaux et que se propagent les rumeurs de guerre, l’enfant s’invente son propre monde. Premier tome de l’ambitieux cycle romanesque de Henry Roth, A la merci d’un courant violent entremêle les langues et les temps pour nous plonger au cœur même de l’histoire américaine.”

Mon avis :

Ce livre m’a été transmis grâcieusement par les Editions Points dans le cadre de l’opération “Masse Critique” lancée par Babelio.

Il s’agit de la biographie de l’auteur lui-même. “A la merci d’un courant violent” est le premier volet de cette biographie (qui en compte 4 au total) et la vie du jeune Ira (alias Henry Roth) est racontée sur une période de 7 ans (elle débute alors qu’il est âgé de 8 ans et se termine à ses 14 ans).

Tout au long de la narration, le “présent” (1985 – période d’écriture d’Henry Roth) et le passé s’entremêlent, soulignant ainsi l’importance et les questionnements d’Ira sur une période ou un évènement précis.

Si j’ai eu du mal à entrer dans cette biographie, je suis néanmoins parvenue à comprendre le mal-être de ce jeune garçon, juif habitant un quartier essentiellement (pour ne pas dire totalement) irlandais et ayant du mal à être accepté par les garçons de son âge.

Sa judéité est un défaut qu’il veut cacher. Oublier pour arriver à vivre “normalement”.

On le verra aussi de jeune garçon devenir un adolescent avec les questions existentielles qui se posent à cet âge et les problèmes qu’il rencontre à l’école…

Si au départ je ne pensais pas parvenir à bout de cette partie de la biographie d’Henry Roth par l’intervention de l’auteur au milieu de sa narration (ce qui a eu le don de m’exaspérer à certains moments), il n’en demeure pas moins que je suis restée très émue et touchée par cette enfance racontée.

Ce livre n’est qu’un petit bout de la vie d’Henry Roth et si vous souhaitez vous plonger complètement dans sa biographie, il conviendra de lire 3 autres tomes : “Un rocher sur l’Hudson” (T2) – “La fin de l’exil” (T3) et “Requiem pour Harlem” (T4).

Je ne sais pas si je me lancerai dans l’intégralité de la biographie mais le tome 2 me tend déjà les mains.

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Cavalier seul

Posté par belledenuit le 23 avril 2008

Cavalier seul dans Biographie/Temoignage 51YGT6F2W2L._SL160_AA115_Auteur : Patricio Manns

Editions : Phébus (1999)

Nbre de pages : 276

Présentation de l’éditeur :
“Les lecteurs de Tierra del Fuego de Francisco Coloane n’ont pas oublié la figure de Julio Popper, qui hantait ce recueil de nouvelles comme l’emblème ambigu du Grand Sud lui-même : une terre vouée à toutes les violences. Julio Popper est ce “cavalier seul” dont Patricio Manns nous conte ici l’aventure sur un mode résolument romanesque… même s’il a réussi à nourrir son texte de mille et un éléments empruntés à la réalité la plux exacte. Car Popper, né en Roumaine au milieu du siècle dernier, ingénieur des mines, poète et ethnologue – mais aussi grand massacreur d’Indiens, tyran et hors-la-loi – , est un personnage parfaitement réel, et le fondateur, en Terre de Feu d’un extraordinaire royaume de l’Or qui rassembla pendant une dizaine d’années (vers 1890) tous les aventurirs de l’hémisphère sud. Francisco Coloane dans sa préface indique : “Je n’ai jamais lu un roman aussi généreux que celui-ci. On dirait une histoire imaginée par Stevenson, à laquelle Borges, Faulkner et Freud auraient prêté leurs rêves et leurs obsessions… Un livre magique”. Chronique de l’aventure très réelle et très incroyable de Julio Popper qui, à la fin du siècle dernier, fonda en Terre de Feu un éphémère royaume de l’Or. Un roman sauvage où souffle le vent furieux du Grand Sud.”

Mon avis :

Je suis dans ma phase de découvrir des auteurs que je ne lisais pas jusque là. C’est donc le premier roman de Patricio Manns que je lis. Il a un style d’écriture qui ne manque pas de nous accrocher à son oeuvre. Même si par moment j’ai dû récupérer mon “Larousse” pour connaître certains termes qu’il employait, je me suis régalée dans ma lecture des mythes qu’il conte avec brillance. L’histoire vécue entre Julio Popper et Drimys Winteri (Selk’nam qu’il a faite prisonnière mais qui devient sa “protégée”) est somme toute empruntée d’amour sans que cela soit dit ouvertement. Le respect est mutuel même si Popper reste arrogant et difficile à vivre. Il s’attache à cette indienne et apprend beaucoup sur les indigènes par son contact.

Par contre, je n’ai pas apprécié les rétrospectives que l’auteur faisait de la vie de Julio Popper avant que celui-ci ne parte en Terre de Feu même si elles sont nécessaires à la compréhension de la vie de cet homme. Je préfère des livres qui suivent un ordre chronologique plutôt que ceux qui font des aller-retours incessants.

Extraits du livre :

“Un Selk’nam ne tue jamais un ennemi désarmé, même l’exterminateur de sa race. Le devoir d’un Selk’nam est de respecter les lois de Kuanip et de protéger l’ennemi quand le combat est inégal. C’est une ancienne loi de l’Ere de la tête ambulante.”

“La Grande Ile de Terre de Feu que les aborigènes appellent Onaisin (Pays des Hommes) est habitée par les Ona (Selk’nam), Indiens d’aspect viril, robuste, de forte complexion physique, dont la taille élevée rappelle celle des Tehuelche (race qui peuplait la Patagonie) et le visage, aux traits énergiques prononcés, celui des Indiens d’Amérique du Nord. Loin de répondre aux descriptions de certains savants en pantoufles – Charles Darwin, entre autres – cette race représente l’homme primitif dans sa plus parfaite condition d’évolution morale et physique.”

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