Le poisson mouillé

Posté par belledenuit le 19 avril 2010

Le poisson mouillé dans Policier/Thriller 513NSH60FpL._SL160_AA115_Auteur : Volker Futscher

Editions : Seuil (2010)

Nbre de pages : 565

Quatrième de couverture :

Berlin, mai 1929. La ville est en pleine ébullition et la police à du mal à être sur tous les fronts à la fois – combats de rue entre forces de l’ordre et communistes, criminalité grandissante et night-clubs clandestins. Et puis il y a ce cadavre repêché au fond du canal et dont personne ne semble connaître l’identité. Sauf Gereon Rath, qui l’a croisé quelques jours avant sa mort. Ce jeune commissaire originaire de Cologne qui travaille pour la brigade des moeurs brûle de résoudre seul cette affaire dans l’espoir d’être intégré à la Criminelle. Car cette enquête risque de rejoindre les dossiers des affaires classées non élucidées appelées « les poissons mouillés ».

Ce roman, le premier d’une série mettant en scène le commissaire Gereon Rath, dresse un fascinant portrait politique et social du Berlin des années vingt avec ses aspirations contradictoires – rêve de régime autoritaire ou soif de dissipation.

Mon avis :

Je viens de terminer à l’instant cet ouvrage qui m’a été transmis par Suzanne de Chez-les-filles dans le cadre d’un partenariat organisé avec les Editions Seuil.

La moindre chose que je puisse dire d’ores et déjà c’est : merci pour cet envoi parce que j’ai passé un très bon moment de lecture !

Tout commence donc au printemps 1929. Les nationaux-socialistes sont en train de s’installer progressivement dans les différentes institutions allemandes et la police fait la « guerre » aux communistes.

« Le 1er mai tombait le mercredi suivant et malgré l’interdiction de manifester décrétée par Zörgiebel, le préfet de police de Berlin, les communistes avaient prévu de défiler dans les rues. La police était nerveuse. Des rumeurs concernant un coup d’Etat circulaient…« 

Dans les rangs de cette police se trouve un jeune commissaire, Gereon Rath. Il vient d’être muté à Berlin à la suite d’une dérive lors d’une enquête à Cologne. Il officie maintenant à l’Inspection des Moeurs alors qu’il préfère de loin la Criminelle. Du coup, lorsqu’un cadavre est repêché dans le Landwehrkanal, Rath voit là l’occasion de résoudre cette affaire en parallèle avec l’Inspection A (la Crim’) Mais tout ne va pas être aussi facile que ce qu’il l’aurait cru et il mettra tout en oeuvre pour que cette affaire ne devienne pas un « poisson mouillé », autrement dit qu’il ne fasse pas l’objet d’un classement sans suite.

Cet ouvrage est le premier de l’auteur mais également le premier titre mettant en avant le personnage de Gereon Rath.

Je me suis réellement laissée emporter par cette histoire au contexte historique difficile. Je pensais que le côté politique serait davantage mis en avant et donc que ma lecture me demanderait plus de concentration  pour tout assimiler mais finalement je n’ai eu aucune difficulté à suivre les informations données par Volker Kutscher.

L’intrigue est très bien menée et même si l’on suit Gereon Rath sur plusieurs fronts à certains moments, il n’en demeure pas moins que l’on ne décroche pas de l’histoire. A un moment ou un autre, tout s’imbrique parfaitement.

Rath n’est pas un commissaire irréprochable; il commet pas mal d’erreurs qu’il tente de régler seul et du coup on ressent de l’empathie pour lui.

N’étant pas lui-même blanc comme neige, certains tenteront de lui mettre les bâtons dans les roues.

On est donc totalement immergé dans cette période noire de l’Allemagne où l’on sent le nazisme monter petit à petit.

Rath aura un véritable casse-tête chinois à résoudre et même si la fin m’a laissée un peu perplexe, je ne peux que vous recommander chaudement cet ouvrage.

Quant à moi, il me tarde que le tome 2 soit traduit pour pouvoir poursuivre l’histoire de Gereon Rath au sein de l’Inspection A de la police de Berlin.

Merci encore à Suzanne de Chez-les-filles et aux Editions Seuil pour ce partenariat.

D’autres l’ont lu et apprécié : Chatperlipopette, Chris89, Kheisha, Yv et Véronique.

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Robe de marié

Posté par belledenuit le 16 avril 2010

Robe de marié dans Policier/Thriller 51GV00bwN5L._SL160_AA115_Auteur : Pierre Lemaitre

Editions : Calmann-Levy (2009)

Nbre de pages : 270

Présentation de l’éditeur :

Evidemment, je m’y attendais puisque j’en suis l’auteur mais… à ce point-là! Quelle vision, c’est à peine croyable… Son mari n’est plus que l’ombre de lui-même. Les vertèbres ont dû être salement touchées. Il doit maintenant peser dans les quarante-cinq kilos. Il est tassé dans son fauteuil, sa tête est maintenue à peu près droite par une minerve. Son regard est vitreux, son teint jaune comme un coing. Et il est tout à fait conscient. Pour un intellectuel, ça doit être terrible. Quand on pense que ce type n’a pas trente ans, on est effaré… Quant à elle, elle pousse le fauteuil avec une abnégation admirable. Elle est calme, son regard est droit. Je trouve sa démarche un peu mécanique mais il faut comprendre: cette fille a de gros soucis… En tout cas, elle ne tombe pas dans la vulgarité: pas d’attitude de bonne sœur ou d’infirmière martyre. Elle serre les dents et pousse le fauteuil, voilà tout. Elle doit pourtant réfléchir et se demander ce qu’elle va faire de ce légume. Moi aussi d’ailleurs.

Mon avis :

Après avoir lu beaucoup d’avis positifs sur cet ouvrage, j’ai eu moi aussi l’envie de l’ouvrir pour comprendre pourquoi tant de monde était si enthousiaste en en parlant.

Dès le départ, on entre dans la vie de Sophie qui nous raconte ce qui lui arrive depuis quelques temps. On la sent totalement perdue voire même déconnectée de la réalité. Au fil des pages, je me suis laissée penser qu’elle était complètement folle et que poursuivre cette lecture allait être difficile si cela continuait ainsi.

Malgré tout, et après avoir fini la première partie, je me suis dit que je devais laisser une chance à cet ouvrage et j’ai donc poursuivi.

Et là, forcément, le déclic se fait puisqu’on comprend pourquoi Sophie est si « décalée » en lisant les premières pages de la seconde partie. L’auteur utilise cette fois-ci le journal intime de Frantz (qui il est ? Vous le saurez en lisant le livre !) et si j’ai pu me fixer correctement sur la première moitié de cette partie là, la seconde a été plutôt longue. Il me tardait d’avancer et de passer à autre chose.

Du coup, lorsque j’ai entamé la troisième puis la quatrième partie, j’ai eu comme un long soupir de soulagement.

Quant à la fin, j’ai eu du mal à l’accepter.

J’ai trouvé le style plutôt banal. Rien ne m’a vraiment accrochée : ni la façon de raconter, ni l’histoire en elle-même. Sophie m’a exaspéré même si je peux comprendre que vivre ce qui lui est arrivé doit être hyper stressant, choquant et surtout inacceptable. C’est même inimaginable !

Je ne dirai pas, cependant, qu’il n’est pas à lire puisqu’il fait l’unanimité chez les lecteurs mais pour ma part ça a fait chou blanc ! (j’ai même failli m’endormir à certains moments).

Je tenterai néanmoins un autre ouvrage de cet auteur parce que je ne veux pas rester sur une mauvaise impression de lecture mais je ne suis pas non plus pressée de le faire.

Si vous voulez des avis plus positifs, rendez-vous chez Cunéipage, Jess, LinouLisalor, Roudoudou, Stéphie; Alwenn par contre a été « passablement déçue« .

Ce livre a par ailleurs été lu dans le cadre d’une lecture commune avec : Cacahuète, Lasardine, Mélo, Mystix, Alexielle, Livresque, Lili, Chaplum, Jennifer, Calypso, Véro, Kactusss, Deliregirl, Clara, Cynthia, Ana76, Mrs Pepys, Valunivers, Leyla, Lagrandestef.

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La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette

Posté par belledenuit le 15 avril 2010

La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette dans Policier/Thriller 419Pu8KL2kL._SL160_AA115_Auteur : Stieg Larsson

Editions : Acte Sud (2006)

Nbre de page : 652

Présentation de l’éditeur :

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé. Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d’un maniaque et qui survivait en rêvant d’un bidon d’essence et d’une allumette ? S’agissait-il d’une des filles des pays de l’Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C’est dans cet univers à cent à l’heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.

Mon avis :

J’ai enfin sorti ce livre de ma PAL grâce à une lecture commune qui a été organisée avec d’autres membres du forum Livraddict. Heureusement pour ce pauvre ouvrage parce qu’il dormait depuis plus d’un an dans ma bibliothèque et je n’ai qu’un regret : ne pas l’avoir lu avant !

Pour ceux qui connaissent déjà Millenium 1, nous savons que Lisbeth Salander est un personnage très particulier parce que asociale. Du coup, elle fait montre d’agressivité envers tout ceux qui se mettent en travers de sa route dans sa découverte de la vérité.

L’avantage de Millenium 2 c’est qu’il nous ouvre les portes de ce qu’a été l’existence de cette jeune femme et l’on comprend mieux dès lors ses réactions.

Ici, Lisbeth va être le bouc-émissaire à la suite d’un double meurtre. Son passé, lourdement chargé par des évènements que l’on apprendra au fur et à mesure de notre lecture, va l’obliger à mener sa propre enquête pour se disculper de toute cette affaire.

Alors, je vous le dis d’emblée : j’ai été beaucoup plus attirée par ce livre que par le premier tome.

Dès le départ, l’auteur nous met dans l’action; je n’ai pas trouvé un seul temps mort et je ne me suis pas ennuyée le moins du monde. De plus, j’ai trouvé que l’enquête (tant policière que personnelle menée par Lisbeth et Mikael Blomkvist – chacun de leur côté) était tissée avec brio.

D’un côté, on se demande ce que tous ces personnages ont en commun et d’un autre on a des réponses qui se forgent petit à petit. C’est excellent !

La seule question que je me suis posée en milieu d’ouvrage c’était : quel est le rapport entre cette enquête et le prologue ? La réponse bien entendu se fera vers la fin de l’ouvrage.

Avec La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, on tombe réellement dans la noirceur la plus infâme de l’âme humaine et d’un autre côté on se dit que finalement Lisbeth est réellement quelqu’un de touchant et d’attachant. Lors du premier tome, je me doutais qu’il s’était passé quelque chose dans sa jeunesse mais j’étais loin de me douter que c’était à ce point là.

Du coup, l’ensemble étant vraiment parfait, on est happé par l’histoire tant est si bien que l’on fait abstraction d’un style ou d’une traduction pas toujours extraordinaire mais il n’empêche que ce livre est incontestablement un très très bon polar(je trouve que le terme de thriller est un peu exagéré).

Mon seul petit bémol concerne la difficulté à lire certains noms de rue suédois. Je vous avouerai que par moment et surtout vers la fin, je sautais ces noms pour poursuivre plus rapidement ma lecture.

Mis à part cela, je me suis vraiment régalée et j’ai été ravie d’autant plus de retrouver toute l’équipe du journal Millenium : Mickael Blomkvist et Erika Berger, notamment, mais également leurs collaborateurs. Et qu’à cela ne tienne, ça m’a fait vraiment du bien de partager avec eux cette nouvelle intrigue.

Juste un conseil cependant : pensez à avoir le tome 3 à proximité parce que si ce n’est pas le cas vous allez être dans de beaux draps, tenant la fin du tome 2 !

Ce livre a été lu dans le cadre d’une lecture commune avec Calypso, Pimprenelle, Cacahuète, Lisalor, Liza Lou,  Lounapil, Deliregirl, Véro et Leyla.

De plus, il entre dans le cadre de mon défi :

 challengelivraddict2010 dans Policier/Thriller

2/5

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Obscura

Posté par belledenuit le 12 avril 2010

Obscura dans Policier/Thriller 419tjJDfhoL._SL160_AA115_Auteur : Régis Descott

Editions : JC Lattès (2009)

Nbre de pages : 397

Présentation de l’éditeur :

10 AVRIL 1885. Dans une bastide d’Aix-en-Provence, la gendarmerie découvre une reconstitution macabre du Déjeuner sur l’herbe, le célèbre tableau de Manet, réalisée avec des cadavres. A Paris, le jeune Dr Corbel lutte chaque jour contre la syphilis et les maladies pulmonaires au chevet des laissés-pour-compte. Mais son destin va basculer avec l’apparition dans son cabinet de l’envoûtante Obscura, échappée de l’enfer des maisons closes, qu’un client avait fait poser quelques mois plus tôt telle Olympia, autre sulfureuse œuvre de Manet… Une fresque policière, autour d’un des tableaux les plus scandaleux de l’histoire. Mais surtout un formidable roman à climat qui nous plonge au cœur du XIXe siècle, des sommets de la société à ses bas-fonds, de l’exubérance de la nuit à la sérénité d’un atelier de peinture, des balbutiements de la médecine légale aux vertiges de la clinique du Dr Blanche, génial aliéniste et grand amateur de peinture. Car ne faut-il pas avoir perdu la raison pour considérer la mort comme une œuvre d’art ?

Mon avis :

Obscura me laissait présager un bon moment de lecture avec une intrigue qui m’avait interpellée lorsque j’avais lu la 4ème de couverture.

Tout avait d’ailleurs très bien commencé puisque dès le premier chapitre nous comprenons qu’un corps se trouve dans une maison fermée depuis plusieurs mois, une mise en scène ayant été orchestrée pour « le mettre en valeur ». Malgré tout, aucun autre détail ne nous était fourni.

Je me suis dit : « Eh ben, ça démarre sur les chapeaux de roue ! Poursuivons, poursuivons ! »

Et là, sans savoir pourquoi ni comment, on se retrouve embarqué dans les rues de Paris avec le Dr Jean Corbel et la vie qu’il mène dans cette fin du 19ème siècle.

J’ai été quelque peu désabusée par ce changement. Je me suis beaucoup interrogée sur la scène qui avait été mise en avant dès le début mais dont je n’avais pas plus d’éléments.

Finalement, tout arrive car on apprend par une lettre que Jean va recevoir quelques pages plus tard qu’il s’agissait d’une reproduction d’une des peintures de Manet.

Et je pensais que maintenant tout allait se concentrer sur la recherche de cette personne qui faisait subir de tels traitements à ces jeunes femmes (parce que vous vous en doutez, il n’y pas qu’une seule scène de la sorte qui se produit).

Oui mais voilà. Le rythme et l’enquête sont entrecoupés par la vie parisienne de l’époque et au lieu de se concentrer sur le côté policier, on est amené à se retrouver dans le cabinet médical de Jean Corbel où toute la misère de la ville se retrouve.

On y voit le scorbut, la syphillis et bien d’autres maladies de l’époque.

Certes, c’est intéressant de découvrir comment les pauvres gens pouvait vivre voire même survivre mais je n’attendais pas ça de cet ouvrage.

De plus, j’ai trouvé le style lourd et le rythme trop lent. J’ai été perdue des dizaines de fois à devoir relire certains passages.

Malgré tout, j’ai poursuivi et je l’ai achevé parce que je voulais savoir ce qu’il en était.

Si le côté médical et social sont mis en avant (voire même peut-être trop), l’intrigue du départ au final  fait piètre figure et sa résolution est trop rapide avec quelques invraisemblances (en tout cas pour moi).

Le tout fait que je n’ai pas été réellement captivée par ce livre même si je l’ai mené jusqu’à son terme. Je ne vous dirai pas qu’il ne faut pas le tenter mais ne pensez pas que vous allez entrer dans un 100% polar.

D’autres avis chez Brize qui a passé « un moment très plaisant » avec ce livre et Ys qui a un avis partagé.

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L’affaire Jane Eyre

Posté par belledenuit le 7 avril 2010

L'affaire Jane Eyre dans Policier/Thriller 51W1W9JDCDL._SL160_AA115_Auteur : Jasper Fforde

Editions : 10/18 (2005)

Nbre de pages : 410

Présentation de l’éditeur :

Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu’une brigade spéciale a dû être créée pour s’occuper d’affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l’origine des plus folles inventions, on a parfois envie d’un peu plus d’aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l’héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d’une fin certaine…  » Au croisement du roman policier et de l’uchronie déjantée, Jasper Fforde signe un ouvrage jubilatoire.  » Le Monde des livres.

Mon avis :

Ce livre est à la fois un policier qui détient un brin de science-fiction, dont les noms des personnages sont pour le moins loufoques (a-t-on idée d’appeler l’héroïne Jeudi Prochain (Thursday Next) ou encore l’un des personnages M. Maird ?!).

Du coup, lorsque l’on mélange le tout, ça donne un ouvrage pour le moins bizarre.

Du côté de l’histoire, si j’ai apprécié la nature policier de l’ouvrage et donc les recherches effectuées pour retrouver les manuscrits dérobés, je n’ai pas, par contre, accroché au côté science-fiction (le temps qui s’arrête lorsque le père de Thursday arrive, un gros trou noir en plein centre-ville qui aspire voitures, moto, passagers…). Je reste totalement imperméable à ce genre de choses. Je suis trop terre à terre, je crois.

J’ai trouvé que ça donnait un manque de crédibilité sur certains passages d’autant que cela n’apporte rien à l’histoire (si ce n’est pour marquer le caractère de Thursday et de ce qu’elle est capable de faire quoi qu’il lui en coûte).

En dehors de ce bémol, la possibilité qu’offre l’auteur en mêlant personnages fictifs de son propre livre et ceux de la Grande Littérature a été intéressante même si j’ai trouvé ça déplacé, d’une certaine façon. Tout comme le sont les théories sur le réel auteur des pièces écrites par Shakespeare.

En ce qui me concerne, j’ai trouvé que ça ne faisait que du remplissage.

Malgré tout, Jasper Fforde a un style qui se lit facilement; il n’oublie pas d’y mettre même de l’humour. Le tout donne un effet rafraîchissant. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai souri et même pouffé selon les situations où se trouvait Thursday. Un peu de légèreté ça fait du bien. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui m’a poussée à aller jusqu’au bout du livre.

L’autre raison concerne les personnages et contrairement à ce que tout le monde pourrait croire (en tout cas pour ceux qui ont lu le livre) ce n’est pas celui de Thursday qui a eu la côté chez moi. Le grand vainqueur est Achéron Hadès. Il est suprenant, détestable et indétectable. En gros : quasi- invicible.

Je me suis vraiment demandée comment Thursday allait régler le problème de ce méchant là.

Le rapport de force entre les deux est inéluctable et forcément on sait par avance que le Bien triomphe toujours du Mal. Mais tout n’est pas gagné d’avance et l’adversaire, machiavélique au possible, va tout faire pour parvenir à ses fins.

Un combat acharné est alors ouvert entre Thursday et Achéron et les autres personnages ne sont là finalement que pour soutenir l’un ou l’autre de ces deux protagonistes.

On a donc droit à des méchants vraiment méchants (même si certains ne le sont pas autant qu’on veut nous le faire croire) et il y a des gentils très gentils (même si certains ne sont moins qu’on pourrait le croire). Eh oui ! On a toute une panoplie de personnages avec L’affaire Jane Eyre.

Pour résumer, cette lecture n’a pas été désagréable mais elle n’a pas été exceptionnelle non plus. La fin est à la sauce hollywoodienne (tout est bien qui finit bien) et là je me demande si ce n’est pas moi, cette fois-ci, qui vais écrire un bouquin et utiliser le Portail de la Prose pour modifier la fin de ce livre là ! Ce serait rigolo (mais peut-être pas pour l’auteur !).

Edit du 16.04.2010 : Vu que je pense poursuivre malgré tout cette série, voilà les ouvrages suivants :

  • Tome 2 : Délivrez-moi !

  • Tome 3 : Le puits des histoires perdues

  • Tome 4 : Sauvez Hamlet !

  • Tome 5 : Le début de la fin

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Shutter Island

Posté par belledenuit le 19 mars 2010

Shutter Island dans Policier/Thriller 41EozXla3AL._SL160_AA115_Auteur : Dennis Lehane

Editions : Rivages/Noir (2006)

Nbre de pages : 393

Quatrième de couverture :

Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island, se dresse un groupe de bâtiments à l’allure sinistre. C’est un hôpital psychiatrique dont les patients tous gravement atteints, ont commis des meurtres. Lorsque le ferry assurant la liaison entre Shutter Island et le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande des autorités de la prison-hôpital car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre incohérente d’une malade ou cryptogramme ? Au fur et à mesure que le temps passe, les deux policiers s’enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu’au choc final de la vérité.

Mon avis :

Ce livre est dingue ! Je l’ai terminé hier en milieu d’après-midi et en le refermant c’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit : complètement dingue !

Mais attention pas dans le sens où tout va dans n’importe quelle direction. Loin en est.

L’auteur a une aptitude extraordinaire à nous mener par le bout du nez tout au long de l’ouvrage.

L’histoire pourrait être banale : deux marshals sont demandés dans une prison-hôpital isolée sur une île suite à la disparition d’une des patientes.

On entre alors dans un huit-clos infernal où les deux hommes de loi sont confrontés non seulement au corps médical qui ne les aide que quand ils le veulent et de la façon dont ils l’entendent, mais également par les résidents dont la singularité est d’être des schizophrènes dangereux pour la plupart.

En entamant cet ouvrage, je pensais tomber sur un thriller sanglant, bien gore (j’avais besoin de me plonger dans ce genre d’ambiance bien stressante).

Or, après lecture, il n’en est rien. Le sang ne coule pas à flot; il n’y a pas de folle poursuite en voiture…

Cependant, je suis complètement conquise par l’effet que Shutter Island a eu sur moi : je n’ai eu quasiment aucun temps mort dans ma lecture; il me fallait toujours en savoir plus.

L’oppression due à l’atmosphère si particulière que dégage cette prison est constante tout du long.

Les passages où Teddy fait ses rêves sont à noter car bien flippant même s’ils ne font que quelques pages.

On réfléchit beaucoup sur tout ce qui est, sur tout ce qui est fait; on se questionne tout le temps. Il est impossible de ne pas cogiter.

Quand en plus on est entouré de fous, on se dit que tout le monde est coupable. Qu’il y a anguille sous roche mais alors : qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Et surtout, pourquoi ?

Et puis les chapitres avancent, le dénouement aussi et là… Bing ! Bang ! Wahou !!! Mais que m’arrive-t-il ? Suis-je dans le même livre ? Faut-il que je relise l’ensemble pour être sûre de ce qu’on me raconte maintenant ?

Je n’en reviens toujours pas. Dennis Lehane m’a balladée tout au long de l’ouvrage. Avec sa plume si efficace, ses descriptions si réelles qui donnent à penser qu’on fait partie de ce monde à part (parce que d’un certain côté j’ai cru devenir folle !), ses personnages étranges, j’ai manqué de m’y perdre. J’ai adoré m’y perdre !

En bref, c’est un excellent bouquin que je conseille fortement tant l’histoire est prenante. L’ensemble est frustant mais c’est excellent !

Retrouvez d’autres avis sur BoB.

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Le manoir des sortilèges

Posté par belledenuit le 27 février 2010

Le manoir des sortilèges dans Policier/Thriller 517QK17CB8L._SL160_AA115_Auteur : Serge Brussolo

Editions : Le livre de poche (2001)

Nbre de pages : 317

Quatrième de couverture :

Gilles, un jeune écuyer, voit mourir son maître au cours d’un tournoi. Devenu la propriété du vainqueur, le voilà dès lors contraint de servir un étrange chevalier à l’armure couverte de rouille, et dont personne n’a jamais vu le visage. Ce baron maudit serait-il lié aux enlèvements d’enfants qui terrorisent la contrée ? Peu après, ce maître mystérieux accepte une mission : retrouver, au coeur d’un manoir perdu dans les forêts du Ponant, un grimoire de sorcellerie dont la possession confère des pouvoirs maléfiques. Commence alors pour l’écuyer un dangereux voyage, qui va lier son sort à celui d’un monstre et l’entraîner aux confins de la peur. Dans la veine du Château des poisons et de L’Armure de vengeance, Serge Brussolo nous plonge au coeur des superstitions et des ténèbres, dans un suspense qui ne laisse nul répit.

Mon avis :

Grâce au partenariat organisé entre Livraddict et les éditions Le Livre de Poche, j’ai pu ouvrir mon premier Brussolo avec « Le manoir des sortilèges ».

Je pensais que cet ouvrage, en lisant l’avertissement aux lecteurs, serait plus sombre, plus difficile à lire.

Il est vrai que certains passages sont très particuliers parce qu’il y est question notamment de cannibalisme, mais cela tient uniquement sur quelques lignes et à deux ou trois reprises. Rien de bien difficile à digérer même si les détails ne sont pas appétissants !

Ce n’est pas du thriller haletant et bien stressant comme j’aurais pu me l’imaginer au départ.

Ici, l’auteur joue sur le domaine de la psychologie des personnages et de son lectorat. Globalement, on se demande comment tout cela va se terminer.

Gilles (l’écuyer devant nouvellement servir un baron pour le moins étrange) va devoir faire preuve de sens pratique et pragmatique pour ne pas tomber dans la folie dans laquelle tant de situations étonnantes vont le plonger.

Si l’écriture n’a rien d’extraordinaire, l’auteur manipule parfaitement et avec un doigté exemplaire son lecteur qui cherche en même temps que les protagonistes le fin de mot de l’histoire. Entraînés dans une atmosphère où les pièges sont nombreux, nous nous laissons embarquer à lire cet ouvrage avec beaucoup de plaisir.

A deux reprises, je me suis demandée si Gilles ne devenait pas fou avec tout ce qui se passait autour de lui et lorsque la 4ème de couverture nous indique « Serge Brussolo nous plonge au coeur des superstitions et des ténèbres, dans un suspense qui ne laisse nul répit », cela est réellement le cas.

Il est impossible de lâcher ce bouquin; c’est comme si nous étions, nous aussi, ensorcellés.

Et tout comme Gilles qui refuse d’abandonner son nouveau maître parce que « son devoir était de seconder son maître dans toutes ses actions sans émettre de jugement sur la portée de celle-ci. Agir autrement aurait relevé de la félonie » (p. 160-161),  nous faisons pareil.

Même si cette lecture n’est pas un coup de coeur, j’ai été vraiment prise par l’ambiance et l’histoire bien menée et je compte bien poursuivre ma découverte de cet auteur.

Merci à Livraddict et aux éditions Le Livre de Poche pour ce partenariat qui, une fois encore, a fait une heureuse.

D’autres avis sur Bibliomania.

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Chasses à l’homme

Posté par belledenuit le 19 janvier 2010

Chasses à l'homme dans Policier/Thriller 516rbUwwmKL._SL160_AA115_Auteur : Christophe Guillaumot

Editions : Fayard (2008)

Nbre de pages : 437

Présentation de l’éditeur :

En plat du jour, le boeuf-carottes peut se consommer très relevé : pimenté, avec une madone des sleepings… peu ragoûtant, sous le scalpel du légiste… indigeste, assaisonné aux pruneaux de gros calibre… saignant, cuisiné par les polices concurrentes… Mais gare aux plats du jour qui se mangent froids, comme la vengeance ! Laissons-nous entraîner dans cette traque… noire ! Orfèvre en matière d’enquêtes, l’auteur n’épargne au lecteur ni les angoisses du métier ni les risques à payer. A ce prix… élevé, les bons sentiments de la police donnent la meilleure des littératures policières.

Mon avis :

Tout commence lorsque Luc Caramany, Lieutenant de 25 ans au commissariat de Saint-Georges à Paris, en cours d’interrogatoire, se voit brutement interrompre par le chef de l’I.G.S. (Inspection Générale des Services), le Commissaire Wuenheim. Ce dernier, sans commune mesure, lui indique qu’une plainte pour viol a été déposée contre lui et qu’il fait désormais l’objet d’une enquête, d’autant que la « victime » n’a pas été revue depuis plusieurs jours après le dépôt de sa plainte… Carmany est stupéfait et compte bien retrouver le coupable de ce terrible guet-apens.

Autant vous le dire de suite, je suis restée scotchée à ce bouquin tout du long. Je l’ai commencé dimanche après-midi et heureusement pour moi que mon petit loup avait décidé de faire une longue sieste parce qu’il m’était impossible de le lâcher !

D’entrée de jeu, l’auteur nous met dans l’ambiance : un bureau, un interrogatoire, des flics qui entrent inopinément dans le bureau pour arrêter un de leurs collègues alors qu’il semble totalement tombé des nues quand on lui dit le pourquoi de sa garde à vue. Surtout que le viol se terminerait aussi en meurtre ! Mais que faire quand on ne reconnaît pas la victime et que le nom de nous dit rien !

D’interrogatoires en perquisitions, tout accable ce lieutenant.

Les pages filent à une allure impressionnante. Le complot est très bien monté. L’intrigue est ficelée avec brio. J’ai cherché et pensé avoir trouvé le pourquoi du comment et le qui. Mais à chaque fois, un nouvel élément faisait s’écrouler mes hypothèses.

J’ai adoré le jeu de l’auteur avec tous ces personnages. Je me croyais, en plus, dans un véritable polar télévisé. Je voyais les scènes sans problème.

L’auteur dévoile les éléments au compte goutte. Jusqu’à la fin, on se demande si maintenant tout est entré dans l’ordre. Un vrai jeu de maître. Je ne me suis pas ennuyée du tout !

Il y a quelques scènes qui ne sont pas forcément utiles (parce que bien entendu au milieu de toute cette affaire il y a une femme) mais c’est pour mieux poursuivre notre lecture.

Je n’ai donc qu’un seul conseil à vous donner si vous envisagez de lire cet ouvrage qui est le premier de l’auteur je tiens à le préciser : prenez un jour de congé (ou de maladie si vous n’avez plus de vacances Langue) et demandez à ce que personne ne vous dérange jusqu’à ce que vous l’ayez terminé. C’est quand même la moindre des choses !

Ce livre a par ailleurs reçu le Prix du Quai des Orfèvres 2009 et pour une fois je suis totalement d’accord parce qu’il le mérite largement.

L’avis très enthousiaste de Géraldine.

Publié dans Policier/Thriller | 9 Commentaires »

L’empire des loups

Posté par belledenuit le 20 décembre 2009

L'empire des loups dans Policier/Thriller 51wE7JiyHeL._SL160_AA115_Auteur : Jean-Christophe Grangé

Editions : Le livre de poche (2005)

Nbre de pages : 572

Présentation de l’éditeur :

Femme d’un haut fonctionnaire parisien, Anna souffre d’amnésie, d’hallucinations terrifiantes. Une psychiatre lui révèle alors qu’elle a subi une opération de chirurgie esthétique importante. Quand, où, pourquoi, de cela Anna ne se souvient pas…
Dans le Xe arrondissement de Paris, deux policiers sont chargés d’élucider les meurtres particulièrement horribles de trois Turques qui travaillaient dans les ateliers clandestins. L’un est un jeune inspecteur quasi débutant, l’autre un vieux routier du district, arraché à sa retraite.
Au coeur de l’enquête, « les loups gris », une organisation turque d’extrême droite, mêlée à tous les trafics, des tueurs impitoyables. Leur piste va croiser celle d’Anna qui, petit à petit, retrouve son passé dans les lambeaux de sa mémoire.

Un chassé croisé sanglant, plein de bruits et de fureur, où proies et prédateurs, manipulés et manipulateurs se confondent dans les décors funèbres d’un Paris secret et d’un Istanbul de terreur, jusqu’aux confins perdus de l’Anatolie.
Un thriller « 
à la Grangé » qui combine polar scientifique, polar classique et suspense politique dans un cocktail de terreur époustouflant.

Mon avis :

Lorsque j’ai commencé cette lecture, j’étais très enthousiaste parce que je trouvais que cela correspondait à un auteur que j’aime beaucoup lire : Franck Thilliez. J’y retrouvais notamment des scènes aux descriptions macabres sur des corps retrouvés; des chapitres courts mais entrant de suite dans le vif du sujet. Par ailleurs, ici il y a une grosse interrogation sur un des personnages puisque sa mémoire est défaillante et qu’elle se croit folle. On envisage un Alzheimer même si on sait très bien qu’il va s’agir d’autre chose…

En gros, j’ai réellement cru que ça allait être fort en émotion. Malheureusement pour moi, ça n’a pas été le cas.

Si l’histoire se fait via quatre protagonistes (2 femmes et 2 hommes : Anna, la principale intéressée, sa psychiatre, un flic qui cherche la renommée et un autre à la retraite), l’auteur nous raconte leur histoire en parallèle pour, au final, les rapprocher.

Dans le genre, c’est du déjà vu mais il n’empêche que jusqu’aux pages 300/350, on lit chaque chapitre avec l’envie d’en savoir plus. Et du coup, on ne s’arrête pas.

Par contre, j’ai trouvé désagréable le fait qu’il me faille « lâcher » la narration qui m’accrochait pour poursuivre avec les deux autres personnages avant de revenir à l’instant précédent qui m’intéressait (j’espère que vous avez compris ce que je veux dire, sinon il va vous falloir lire l’ouvrage pour vous rendre compte par vous-même).

Ensuite, si je me suis quelque peu attachée à Anna, au début, je me suis totalement détachée d’elle dès qu’on sait qui elle est et ce pour quoi elle travaillait.

Pour notre plus grand malheur,l ‘auteur dévoile les choses 250 pages avant la fin !

Dommage ! Extrêmement dommage pour ce livre ! Ca coupe tout !

Autant je suis arrivée rapidement à la 350ème page, autant les 250 restantes ont été longues et difficiles à tourner. J’avais perdu tout intérêt à cette lecture.

Du coup, je trouvais que Grangé faisait du remplissage à certains moments (dévoilant par exemple le passé de Schiffer – le flic à la retraite. Même si cela peut être intéressant pour mieux se rendre compte du personnage, il n’en demeure pas moins que ça ne fait pas avancer l’histoire qui nous préoccupait).

J’ai donc (et j’ose l’avouer sans honte) survolé voire même carrément sauté des paragraphes entiers sur les derniers chapitres (épilogue compris).

En bref, si j’ai accroché au départ et jusqu’à la moitié du livre environ, j’ai par contre été déçue et perplexe sur sa suite et son dénouement (la fin ne m’a pas particulièrement ébranlée).

J’ai lu des thrillers beaucoup plus intéressants.

Avec L’empire des loups, je n’ai pas frissonné; je n’ai pas stressé.

La seule chose qui m’ait finalement séduite c’est l’histoire d’Anna et cette capacité qu’à l’Homme de modifier notre mémoire à notre insu.

Du coup, j’attendais un autre aboutissement. Celui donné par Grangé est trop commun. Je voulais autre chose. Tant pis pour moi !

Ce livre a été lu dans le cadre d’un partenariat entre Livraddict et Le Livre de Poche que je remercie pour l’envoi.

Publié dans Policier/Thriller | 11 Commentaires »

Nuigrave

Posté par belledenuit le 16 novembre 2009

Nuigrave dans Policier/Thriller 51Quugk0CAL._SL160_AA115_Auteur : Lorris Murail

Editions : Robert Laffont (2009)

Nbre de pages : 325

Quatrième de couverture :

Quand ? Dans une vingtaine d’années. Disons vers 2030. Où ? Pour l’essentiel, au Petit Kossovo, zone de non-droit où s’entassent des réfugiés, « toute la misère du monde ». La vie y est rude, violente et souvent brève. Pittoresque.

Qui ? Arthur Blond. Ce fonctionnaire au Bureau de Rétroarchéologie de l’Office Européen de Restitution Patrimoniale a des ennuis depuis qu’il s’est présenté à Roissy un patch de nicotine sur une fesse. Fumer NUIGRAVE. Il allait inspecter l’obélisque de la Concorde restitué à l’Egypte et gisant brisé dans le désert à la suite d’un regrettable accident. Il n’ira pas.

Quoi ? La coarcine. Une drogue qui modifie la perception du temps en est extraite. Sidonie, ex-compagne d’Arthur, l’a découverte en Amazonie, étudiée et cultivée. Mais à la suite de la déforestation, il n’en reste que deux plants. Ceux de Sidonie.

Quand elle est assassinée sous ses yeux, Arthur Blond cherche à les protéger. Comme le monde entier semble lancé à sa poursuite, il ne peut trouver asile qu’au Petit Kossovo. Où il tente de comprendre pourquoi les Emirs blancs, plus quelques services spéciaux, s’intéressent à la coarcine.

Lorris Murail brosse le tableau d’un avenir répressif, inquiétant, déjanté, réaliste, européen, et finalement réjouissant.

Mon avis :

Me voilà arrivée au bout de ce livre qui, je dois bien le dire, m’a pesée tout au long de ma lecture.

Mon avis sera bref et n’ira pas faire des éloges sur cet ouvrage.

Je l’ai trouvé lourd dans le style, difficilement clair dans les explications fournies. J’avais l’impression par moment que l’auteur avait lui-même pris de la coarcine tellement tout me semblait mélanger. Dans ces cas là, c’est difficile de suivre.

J’attendais de ce livre qu’il se révèle être un genre policier (après tout il y a un meurtre non ?!) et finalement la police n’est quasiment pas présente, la fin est déroutante et l’ensemble est bof bof !

J’ai compris qu’il s’agissait d’une substance toxique (on s’en sert donc pour se droguer) qui avait des effets inhibiteurs que la plante venait d’Amazonie. Mais n’allait pas m’en demander plus. Je suis incapable de vous en dire plus. J’ai tout oublié !

Je remercie toutefois Blog-o-book et les Editions Robert Laffont pour ce partenariat.

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