Le dernier templier

Posté par belledenuit le 19 octobre 2009

Le dernier templier dans Historique/Uchronique 41hiB0-JwoL._SL160_AA115_Auteur : Raymond Khoury

Editions : Pocket (2008)

Nbre de pages : 596

Présentation de l’éditeur :

Grande soirée de vernissage au Metropolitan Museum de New York où sont présentés les fabuleux trésors du Vatican. Soudain, quatre cavaliers en costume de Templiers sèment l’apocalypse parmi les robes longues et les smokings. En quelques minutes, tout est ravagé. Réfugiée derrière une vitrine, Tess, une brillante archéologue, assiste au pillage. Très vite, elle a le sentiment que ces intrus, loin d’être de simples criminels, ont un lien avec la véritable histoire des Templiers. Seul Sean Reilly, un agent du FBI, fait confiance à l’intuition de la jeune femme. Ensemble, ils vont enquêter sur un mystère ancestral : ces moines-soldats, protecteurs des croisés, ne détenaient-ils pas un secret qui, dévoilé, aurait pu faire chuter le Vatican, l’Eglise et la chrétienté toute entière ?

Mon avis :

Pour moi, ce sera un abandon à 100 pages de la fin.

Le thème m’intéressait fortement (j’adore tout ce qui touche aux Templiers) même si avec L’oracle della Luna que j’ai lu récemment les questions sur le christianisme passaient au second plan cette fois-ci.

J’aurais dû attendre un peu avant de me lancer dans cette lecture, ne serait-ce que pour cet aspect là du livre.

Pourtant, ce n’était pas mal parti de prime abord : des cavaliers qui fondent sur des invités lors d’un vernissage à New York et dont l’un d’entre eux pille un trésor, cela avait de quoi me plaire.

Je me suis dit : « chouette, tu vas avoir droit à un roman d’aventure ».

Bon d’accord, de l’aventure il y en a mais se mêle à cela (encore !) tout un raisonnement sur les différentes religions (christianisme, judaïsme et mulsumane). Et trop c’est trop !

En plus du reste, les personnages sont trop stéréotypés : Tess est belle, intelligente même si sa vie d’avant n’a pas été particulièrement gaie; Sean, l’agent du FBI, est parfait, fort, gentil et très croyant. Bon ben, pas de chance pour lui parce que Tess, elle, est beaucoup plus pragmatique (zut, là je vous en dis un peu trop).

En gros, je n’arrive plus à poursuivre ce bouquin et j’ai donc décidé de l’abandonner purement et simplement. Je n’ai même pas envie de savoir ce qui finalement se trouve au fin fond de l’océan pour que le Vatican envoie un ecclésiastique sans scrupule qui mettra tout en oeuvre pour que la planète entière ne sache jamais ce qui s’y cache.

Les avis de ratsdebiblio, biblioblog, Miss Alfie (si vous avez vous aussi lu ce livre, n’hésitez pas à me laisser votre lien dans les commentaires pour que je puisse le rajouter).

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Azazel

Posté par belledenuit le 14 octobre 2009

Azazel dans Policier/Thriller 51JN0XE2E4L._SL160_AA115_Auteur : Boris Akounine

Editions : 10/18 Grands Détectives (2003)

Nbre de pages : 317

Présentation de l’éditeur :

Voici les aventures d’Eraste Fandorine, nouveau venu sur la scène du roman policier, même si ses aventures se déroulent au XIXème siècle en Russie. Fandorine est un jeune policier extrêmement intelligent qui, de Moscou à Londres, résout les énigmes subtiles. Il faut s’accrocher car, dans ces deux premières enquêtes, il y a à la fois de l’humour, une culture fabuleuse, un art du feuilleton à la Eugène Sue et une dévotion pour la littérature russe du siècle dernier. L’auteur nous offre du Gogol ou du Tolstoï à la sauce polar et réussit formidablement ses constructions à tiroirs. On sent de la jubilation derrière tout cela est le lecteur ne peut bouder son plaisir tant les parodies sont excellentes, les histoires épatantes, l’écriture remarquable. A suivre…

Mon avis :

Tout commence le « lundi 13 mai 1976 vers trois heures de l’après-midi, par une journée où la fraîcheur printanière se mêlait à une chaleur estivale, dans le jardin Alexandre, sous les yeux de nombreux témoins« . Un jeune homme d’une vingtaine d’années aborde une jeune fille de bonne famille accompagnée de sa gouvernante. Ils ne se connaissent aucunement. Pourtant, cet homme (Piotr Kokorine) menace la jeune fille (Elisabeth von Evert-Kolokoltseva) de se suicider si celle-ci ne lui accorde pas un baiser. Devant le refus de la gouvernante (Emma Pful), qui prend ce jeune homme pour un fou, ce dernier se tire une balle dans la tête…

Voilà le résumé des premières pages de cet ouvrage qui met en place quelques personnages, un lieu (la Russie) et un acte qui dépasse l’entendement.

Je m’attendais donc à lire une enquête sur ces raisons qui ont poussé cet individu à commettre un tel acte. Bien m’en a pris, l’auteur va beaucoup plus loins que ça !

Pour résoudre cette énigme, Boris Akounine met en avant un personnage (jeune lui aussi puisqu’âgé de 21 ans) ayant une perspicacité hors norme : Eraste Pétrovitch Fandorine.

Parce qu’attention, ce suicide n’est que la face cachée d’un terrible complot international qui va obliger Fandorine à partir à Londres via Paris.

Il n’aura de cesse de suivre son instinct (parce qu’il en a du nez ce jeune homme) pour parvenir à trouver les coupables et leurs motivations.

Le personnage est fort sympathique, forcément talentueux mais j’ai souvent poussé de longs soupirs de lassitude. Je me demandais si je n’allais pas m’endormir à force de suivre son raisonnement.

Heureusement, l’auteur sait aussi mettre de l’ironie dans son ouvrage ce qui nous permet à nous, lecteur, de tirer un sourire (ça évite de dormir !) et quelque part on poursuit notre lecture en se disant que peut-être quelque chose va nous pousser à vouloir lire les autres titres de Boris Akounine.

Et vous savez quoi ? : il y est arrivé ! Incroyable mais vrai : malgré le fait que je ne pensais pas poursuivre à lire cet auteur (trop de ressemblances avec les Hercule Poirot d’Agatha Christie que j’ai bien du mal à lire maintenant; beaucoup de difficultés aussi à lire les noms russes [genre Ksavéri Féofilaktovitch, Akhtyrtsev Nicolaï Stépanovich mais il y en a d'autres]), il n’en demeure pas moins qu’avec l’ouverture finale, Boris Akounine a attisé ma curiosité sur la suite de l’existence d’Eraste Pétrovitch. Il me faut juste pousser ma bibliothècaire à acheter les autres tomes parce qu’il y en a quand même 11 !

Les avis de kalistina, Karine (et ses livres), Papillon.

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La forêt des ombres

Posté par belledenuit le 1 octobre 2009

La forêt des ombres dans Policier/Thriller 51MHC49D8SL._SL160_AA115_Auteur : Franck Thilliez

Editions : Le Passage (2006)

Nbre de pages : 394

Présentation de l’éditeur :
Hiver 2006. Cœur de la Forêt-Noire. Le froid, la neige, l’isolement… Les conditions idéales pour écrire sur un tueur en série, retrouvé pendu voilà plus d’un quart de siècle. Le Bourreau 125. Arthur Doffre, riche héritier, vieil homme paraplégique, souhaite le ramener à la vie par l’intermédiaire d’un roman. Un thriller que David Miller, auteur de polar occasionnel et embaumeur de profession, a un mois pour écrire, enfermé dans un chalet avec sa famille, Doffre et sa jeune compagne. Mais il est des portes qu’il vaut mieux laisser fermées… et très vite, la psychose s’installe. Ne reste alors qu’une seule solution : combattre ses peurs, repousser la folie, grouper ses maigres forces ; et affronter l’impensable… La Forêt des ombres, huis clos infernal, nous entraîne dans les méandres de la folie et de la perversion.

Mon avis :

Cet ouvrage est le 4ème de l’auteur que je lis et même si je reste persuadée que Franck Thilliez est un très bon écrivain de thriller, ce titre ne m’a pas vraiment apporté l’adrénaline comme j’avais pu en avoir avec Train d’enfer pour ange rouge ou même Deuils de miel.

Si le début était très prometteur, source d’angoisse allant crescendo au fur et à mesure que je tournais les pages, il n’en demeure pas moins que je n’ai pas vraiment frémi de terreur passé la moitié de l’ouvrage.

Je m’attendais à autre chose. En fait, je n’ai pas eu de réelle surprise quand je lisais. J’anticipais sur tout ce qui allait se produire. Du coup, il n’y avait plus l’effet de surprise; le suspens n’était plus présent.

Je ne dirai pas que j’ai été déçue par ce livre parce que ce n’est pas le cas (je l’ai d’ailleurs dévoré en moins de 2 jours) et Franck Thilliez écrit toujours aussi bien. Selon les scènes, j’avais l’impression de lire un scénario. Mais ça n’a pas eu l’effet escompté sur moi : faire monter la pression, le stress. Sans compter qu’un des personnages crie un peu trop à mon goût : d’accord l’hystérie s’installait dans cet espace fermé mais ça fait mal aux oreilles quand on s’imagine les scènes.

Je crois, en fait, qu’à force de lire un même auteur, que l’on aime bien entendu, cela nous pousse aussi involontairement à faire des comparaisons avec ces précédents ouvrages que nous avons lus et aimés.

Ce titre, tout comme La mémoire fantôme, ne m’a pas fait retrouver mes premières émotions ressenties avec Train d’enfer pour ange rouge et Deuils de miel.

Je crois que je vais donc attendre quelques temps avant de me replonger dans les livres de cet auteur.

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Rose Madder

Posté par belledenuit le 28 septembre 2009

Rose Madder dans Policier/Thriller 416CK8B9Q0L._SL160_AA115_Auteur : Stephen King

Editions : J’ai Lu (1999)

Nbre de pages : 602

Quatrième de couverture :
Quatorze ans que Norman terrorise Rosie et fait de sa vie un cauchemar. Quatorze longues années de sévices permanents, de coups et d’abnégation. Jusqu’à ce qu’une ridicule petite tache de sang sur le drap du lit conjugal sorte la jeune femme de sa torpeur et qu’une force insoupçonnable l’arrache à cette maudite maison. S’enfuir, c’est déjà un premier pas hors de cet enfer. Un premier pas vers  » Rosie la vraie « , tandis que Norman, fou de rage, se lance à ses trousses pour l’éliminer. A l’aube d’une nouvelle vie, elle fait l’acquisition d’un tableau envoûtant qui représente une femme, Rose Madder, debout sur une colline surplombant les vestiges d’un temple antique. Et petit à petit, la toile révèle d’étranges pouvoirs, et Rosie entre en contact avec Rose…

Mon avis :

J’ai connu ce titre de Stephen King grâce à Suzanne qui est une blogueuse québécoise que j’apprécie vraiment beaucoup et qui, si elle n’a pas tout lu de cet auteur, ne doit pas en être très loin.

Lorsque j’ai lu son avis sur un forum privé qu’elle tient, je me suis dit : « Humm, celui là doit vraiment valoir le coup ! » (comme tous les titres de Stephen King de toute façon). Oui mais voilà, la différence avec d’autres ouvrages c’est que celui là ne fait pas spécialement peur.

Certes il y a des scènes difficiles, des descriptions qui restent du Stephen King mais on peut dormir tranquille le soir. En tout cas, pour moi ce fût le cas.

La vie de Rosie (celle de femme battue) est stressante et on se demande si elle va parvenir à se détacher de son tortionnaire complètement dégenté.

Mais Stephen King va même au-delà de cette véritable partie de cache-cache puisque le personnage de Rosie va évoluer au fur et à mesure que l’histoire va avancer.

Certaines scènes m’ont semblé longues et honnêtement j’ai sauté quelques passages en milieu de livre. Mais il n’empêche que Rose Madder reste un bouquin que l’on dévore littéralement (même si je n’avais pas beaucoup de temps pour m’y consacrer, je parvenais aisément à lire 100 pages d’un coup).

Les amateurs de Stephen King risqueront peut-être d’être déçus en ce sens qu’il ne s’agit pas d’un livre d’horreur sanguinolent.

Cependant, il reste très intéressant pour le côté psychologique du détraqué et de sa victime. Je ne me suis pas mise réellement dans la peau de Rosie mais il n’en demeure pas moins que je suivais avec attention son parcours.

Le livre est formé de plusieurs parties qui montrent l’évolution de la situation et dans chaque partie, chacun des chapitres  montre les scènes vécues par Rosie puis au suivant la même scène se joue mais du point de vue de Norman (le mari qui la bat).

C’est réellement exceptionnel de voir à quel point l’auteur est capable de se mettre dans l’une puis l’autre des situations. C’est vraiment du grand art !

Vous aurez donc compris que j’ai beaucoup aimé cette lecture qui me laisse encore penser que Stephen King est vraiment un très grand écrivain dont la renommée n’est plus à faire et je remercie donc Suzanne pour cette découverte.

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La dame de Toscane

Posté par belledenuit le 18 septembre 2009

La dame de Toscane dans Policier/Thriller 51dlgSGr24L._SL160_AA115_Auteur : Philippe Cavalier

Editions : Anne Carrière

Nbre de pages : 727

Présentation de l’éditeur :
1947 Moscou, immeuble de la Loubianka, quartier général des services secrets staliniens. Un prisonnier relate l’incroyable histoire de sa vie. Cet homme, c’est Dalibor Galjero, dont la lignée a traversé les époques malgré les épreuves et les malédictions. Détenteur de savoirs qui pourraient redonner l’avantage aux Soviétiques dans le bras de fer engagé avec les Américains, Galjero reste pourtant indifférent à la rivalité des deux blocs. Mais, dans l’ombre, des chasseurs tenaces sont aux trousses de Dalibor et de Laüme, sa mystérieuse épouse, prêts à tout pour leur faire payer leurs crimes… Face à David Tewp, Thörun Gärensen et Lewis Monti, l’heure de vérité sonne enfin pour les Galjero… Dernier épisode du Siècle des chimères, La Dame de Toscane est un époustouflant récit d’aventures qui met un point d’orgue à la longue traque initiée dans Les Ogres du Gange. Des déserts d’Asie centrale aux palaces de Venise, de la cour des Borgia au Paris des Romantiques ou des forêts enneigées de Transylvanie aux plaines brûlées du Transvaal, le grand livre interdit des Galjero s’ouvre sur un opéra rouge et noir où la pureté et l’innocence n’existent pas…

Mon avis :

Voici le dernier volet de la tétralogie « Le siècle des chimères » qui clos, malheureusement pour moi, une histoire extraordinaire liant des faits historiques à de la sorcellerie et des envoûtements haut de gamme.

Avec ce dernier opus, je m’attendais à une multitude de meurtres tout aussi difficilement supportables les uns que les autres.

Or, il n’en est rien (en tout cas pas autant que ce que je l’aurais cru) mais il n’en demeure pas moins que je n’ai pas lâché ce livre tant qu’il n’a pas été terminé.

Et pour cause : on nous délivre l’histoire des deux traqués que sont Dalibor et Laüme Galjero.

On se promène alors à travers les âges de l’Histoire (en partant de l’Antiquité jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, puisque n’oublions pas que tout à commencer en 1936 avec le premier tome : Les ogres du Gange) mais aussi à travers les continents (l’Europe, l’Amérique, le Moyen-Orient, la Russie).

Nous apprenons comment Laüme est apparue et ce qu’elle est réellement.

Nous suivons la vie de Galjero et d’où vient ce nom si particulier. Nous poursuivons avec sa descendance et comment ils sont liés à Laüme.

Parallèlement, c’est une chasse à l’homme qui se poursuit dans le XXème siècle, avec Gärensen, Tewp et Monti.

De nouvelles figures apparaissent et non moins importantes.

Certains personnages aperçus dans les précédents tomes refont surface.

Tout s’imbrique parfaitement. Chaque chose lue antérieurement à son importance dans ce dernier volet.

Philippe Cavalier a fait là un vrai puzzle avec sa tétralogie et je n’ai jamais été déçue de chaque ouvrage que j’ai ouvert.

Son écriture est prenante du premier au dernier tome. Il n’y a jamais de temps mort. On en apprend à chaque page, à chaque chapitre.

En gros, on reste scotcher à ses livres en se demandant comment tout cela va se terminer (même si on peut en avoir une petite idée 50 pages avant la fin).

Il est hors de question pour moi de vous dire ce que recèle cet ouvrage. Ca risquerait de vous gâcher votre prochaine lecture si vous vous décidez à vous lancer dedans.

Mais sachez ceci : la sorcellerie, l’envoûtement sont les choses les plus vieilles du monde. On en parle en catimini parce que l’Homme n’est pas forcément prêt à accepter ce qu’ils impliquent.

« Les démons sont les mauvaises pensées des hommes qui s’agglutinent. Le sang a le pouvoir de les cristalliser aussi vite que se fige une eau par grand gel. Le sang ! C’est la materia prima de l’alchimie la plus dangereuse et la plus forte, celle qui peut créer la vie de toutes pièces et appeler les âmes du fond des ténèbres… Le sang est la clavicula magna, la grande clé des secrets » (p. 275-276)

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Les anges de Palerme

Posté par belledenuit le 31 août 2009

Les anges de Palerme dans Policier/Thriller 51Y8QWET4PL._SL160_AA115_Auteur : Philippe Cavalier

Editions : Anne Carrière (2006)

Nbre de pages : 455

Présentation de l’éditeur :
Prison de Blackwell’s Island, New York, 1909. Au fond d’une cellule du quartier des condamnés à mort croupit Luigi Monti, immigré sicilien devenu l’exécuteur des bases œuvres de la Mafia, une organisation criminelle dont les autorités américaines ne savent encore presque rien. Arrêté alors qu’il s’attardait à lire les ouvrages occultes conservés dans la bibliothèque de sa dernière victime, Monti demeure un mystère pour ses geôliers. Taciturne, fort et violent, nul ne connaît sa véritable histoire. Nul. surtout, ne peut deviner ce que réserve l’avenir à cet homme hors du commun… Troisième personnage destiné à chasser Dalibor et Laüme Galjero, Luigi Monti est celui par qui les plus sombres mystères vont enfin être percés à jour. Des collines de Sicile aux gratte-ciel du NewYork des Roaring Twenties; de Buenos Aires aux quais d’Istanbul et des marais de Louisiane à l’Italie mussolinienne, le troisième volume du Siècle des chimères enchaîne les aventures à un rythme effréné. Mais l’alliance de Tewp, Gärensen et Monti pour châtier les Galjero saura-t-elle résister aux obstacles qui se dressent sur sa route ?

Mon avis :

Ce 3ème volet du cycle « Le siècle des chimères » est différent des deux premiers en ce que nous ne faisons que croiser les Galjero.

Il n’y a donc pas autant de scènes de sorcellerie, et conséquemment de descriptions macabres, comme dans les deux premiers volets.

Ici, l’auteur relate principalement la vie de Luigi Monti, dont l’enfance et l’adolescence ont été marquées tant par la vie très particulière qu’il a menée auprès de sa mère et de sa grand-mère (qui étaient des guérisseuses) que par des évènements tragiques qui l’ont obligé à fuir sa Sicile natale pour les Etats-Unis.

Pour autant, je n’ai pas été déçue par cet ouvrage et je n’ai pas vu le temps passé dès que je l’ouvrais.

J’étais plongée dans la vie mouvementée de Luigi et de la pègre italo-américaine du début du 20ème siècle.

Nous rencontrons en effet ici le fameux et très connu Al Capone mais également Lucky Luciano (même s’il est moins connu en Europe).

On voit aussi la création de l’OSS (Office of Strategic Services) qui deviendra la CIA que nous connaissons aujourd’hui.

Si vous avez envie de vous ballader dans le Harlem, le Queens ou le Brooklyn des années 1900-1930 où les différentes mafias se menaient une vie infernale, vous ne serez pas déçu.

J’ai été envoûtée totalement tant par l’Histoire de New-York qui m’était racontée que par l’écriture de Philippe Cavalier qui est toujours aussi fluide et accrochante.

Bien sûr, le but de l’auteur est de parvenir à placer son personnage principal dans la même période que ces acolytes que nous avons rencontrés dans les tomes précédents mais il était important de connaître les raisons pour lesquels Monti voulait retrouver coûte que coûte les Galjero.

L’auteur joue toujours aussi bien avec nous en mêlant l’Histoire de cette ville et celle de son personnage. C’est extraordinaire à lire et à découvrir.

La fin laisse présager un dernier tome qui devrait démarrer sur les chapeaux de roue sans laisser de répit tant aux acteurs de l’histoire qu’il raconte qu’au lecteur qui va découvrir comment tout ça va se terminer.

J’ai grand hâte de m’y mettre mais avant cela il va me falloir régler un problème mineur : renouveler ma carte de bibliothèque qui a expiré il y a seulement quelques jours… (j’ai la poisse, je sais !)

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Requiem pour une cité de verre

Posté par belledenuit le 23 août 2009

Requiem pour une cité de verre dans Policier/Thriller 51Czx-rWsnL._SL160_AA115_Auteur : Donna Leon

Editions : Calmann-Levy (2009)

Nbre de pages : 283

Présentation de l’éditeur :
Par un beau jour de printemps à Venise, le commissaire Brunetti et son adjoint Vianello font libérer Ribetti, un ami de Vianello qui s’est fait bêtement coffrer lors d’une manifestation écologiste contre la pollution des eaux de la lagune. À sa sortie de prison, Ribetti est violemment pris à partie par son beau-père, propriétaire d’une des verreries de l’île de Murano. Hors de lui, le vieil homme profère des menaces de mort à l’encontre de son gendre. Pourtant, le cadavre qu’on retrouve quelques jours plus tard est celui du gardien de l’usine. L’homme avait auprès de lui une copie de L’Enfer de Dante… II collectionnait les petits carnets sur lesquels il inscrivait des notes codées… Et il était obsédé par la pollution des eaux de la lagune qui, selon lui, avait causé le handicap mental de sa petite fille. Sa croisade l’aurait-elle amené à découvrir des secrets qu’aucun des grands verriers de Murano ne souhaitait voir exposés ? Si un homme est mort pour avoir dit la vérité, ne déploiera-t-on pas les mêmes forces pour faire taire Brunetti ?

Mon avis :

Voilà un très bon policier pour ces vacances que j’ai lu avec délectation et une zen attitude incontrôlée.

Je vous explique : l’écriture est d’une fluidité royale; l’intrigue se met en place par petits morceaux tout en vous faisant découvrir la Vénitie et ses problèmes écologiques liés aux verreries qui doivent se mettre au « vert » pour pouvoir continuer leurs différentes fabrication.

A travers ce livre, l’auteur ne nous livre pas seulement une histoire de meurtre et d’un commissaire recherchant le coupable.

Elle touche aussi et surtout un problème écologique de ces lagunes infestées par toutes les substances chimiques qui ressortent des différents traitements utilisés pour la verrerie.

Très intéressant donc, surtout que le personnage Brunetti (le commissaire) est d’un calme olympien. En près de 300 pages, je ne l’ai jamais vu s’énerver ou dire un mot de travers.

Je vous dis moi : la zen attitude est de mise avec ce bouquin. Vous ne stresserez pas; vous serez capable de dormir tranquillement après l’avoir fermé; aucun cauchemard possible et pas de folles poursuites entre policiers et brigands.

On touche là un monde différent mais non plus crapuleux.

J’ai été séduite par la plume de Donna Leon et compte bien récidiver de temps à autres pour retrouver un calme intérieur grâce à son personnage étonnant mais qui ne manque pas de déductions logiques pour trouver la solution au problème.

Vous l’aurez compris : laissez vous tenter et vous ne devrez pas le regretter !

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L’homme qui exauce les voeux

Posté par belledenuit le 20 juillet 2009

L'homme qui exauce les voeux dans Policier/Thriller 51Rnyt9Xa2L._SL160_AA115_Auteur : Tarquin Hall

Editions : 10/18 policier (2009)

Nbre de pages : 315

Présentation de l’éditeur :
Le business et la corruption règnent en maîtres à Delhi, centre nerveux de l’Inde moderne et mégapole survoltée, où prolifère le crime. Dans cette ville étouffante où luxe tapageur et pauvreté extrême se côtoient partout, Vish Puri, le meilleur privé autoproclamé de la ville et imposant patron de Most Private Investigators Ltd., pourchasse escrocs et criminels de tous poils avec des techniques très personnelles. Aussi est-il prêt à relever le défi lorsqu’un avocat anti-corruption victime d’une cabale lui demande son l’aide. On cherche à compromettre ce célèbre défenseur des causes perdues en l’accusant du meurtre d’une jeune domestique. Pour découvrir la vérité, Puri devra traverser cette Inde changeante et insaisissable qu’il a bien du mal à reconnaître.

Mon avis :

Vish Puri est détective à Delhi mais n’allez pas dire que c’est un nouveau Sherlock Holmes il le prendrait mal.

« Puri détestait être comparé au héros de Sir Arthur Conan Doyle; celui-ci ne s’était-il pas contenté d’emprunter les techniques déductives inventées par Chanakya, au IVe siècle avant notre ère, et ce, sans jamais lui rendre hommage ? » (p 67)

Il a 51 ans. Son agence, fondée à la fin des années 1980, fonctionne très bien ce qui lui coûte parfois quelques désagréments du genre : on intente à sa vie.

Il est entouré de collaborateurs aux noms (ou plutôt surnoms) très particuliers : Facecream (crème de jour), Tubelight (néon) et Flush (chasse d’eau), ces deux derniers étant les meilleurs éléments de son « agence de détectives très privés ».

Il a également auprès de lui son épouse qu’il appelle Rumpi (belle croupe) et sa mère, Mummy-ji. Cette dernière est d’ailleurs très perspicace et a certains dons que son fils refuse d’accepter. Elle n’attend qu’une chose : qu’il se rende compte du potentiel qu’elle a pour délier certaines affaires qui échappent à son fils…

Dans cet ouvrage, qui est la première enquête de Vish Puri, ce dernier doit mener deux enquêtes de front : la première concerne apparemment une disparition suivie d’un meurtre. Celui d’une employé, Mary, dans une famille riche et reconnue de Delhi (l’inculpé n’étant autre qu’un grand avocat du barreau).

La seconde sera une investigation prénuptiale : Vish Puri devra récupérer toutes les informations sur un jeune homme devant épouser la petite-fille d’un général à la retraite qui ne conçoit pas ce mariage.

A travers ces deux enquêtes, l’auteur nous montre la vie telle qu’elle est encore de nos jours en Inde :

• Les unions réalisées entre un jeune homme et une jeune femme sont arrangées par les familles :

« Aujourd’hui encore, parmi les familles les plus riches de Delhi, peu de parents donnent leur bénédiction à un « mariage d’amour », même si les promis appartiennent à la même caste et partagent une religion commune. Il est toujours considéré comme irrespectueux pour les jeunes gens de choisir leur futur conjoint; seules les parents possèdent la sagesse et la prévoyance nécessaire à une tâche aussi vitale et délicate. De plus en plus, les citadins comptent sur les annonces matrimoniales des journaux et des sites Internet pour dénicher les futurs époux de leurs enfants. » (p 24)

• L’administration judiciaire n’accepte que des documents dactylographiés mais la bureaucratie indienne est démunie du moindre ordinateur :

« A l’extérieur du Tribunal d’Instance de Jaipur, des hommes tapaient sans discontinuer sur d’antiques machines à écrire posées sur de petites tables en bois. Le mitraillage incessant des minuscules touches, ponctué de la sonnette de retour du chariot, symbolisait à lui seul la pérennité de la bureaucratie indienne (…) Le tribunal stipulait que tout document officiel devait être dactylographié. Manne exploitée comme il se doit par une mafia locale qui faisait en sorte qu’aucune machine à traitement de texte ne vienne déranger ses affaires. » (p 75)

On passe également des superbes villas aux ghettos. On voyage de Delhi à Jaipur en passant par Ranchi et les mines de Jadugoda.

« Le détective regardait l’incroyable paysage du Rajasthan défiler derrière la vitre. Le soleil se couchait sur une mosaïque de petits champs; la terre sèche et roussie, creusée de sillons laissés par les charrues, attendait avidemment les pluies de mousson. Il suivit des yeux un troupeau de chèvres noires guidées par un gamin armé d’un bâton, sur un chemin poussièreux menant à un groupe de maisonettes. Un peu plus loin, assis sur un lit de cordes, près de son buffle qui ruminait avec circonspection, un vieil homme, à la superbe moustache blanche et au turban écarlate, regardait le train passer. » (p 236)

Si l’histoire en elle-même n’est pas extraordinaire, il n’en demeure pas moins que l’ouvrage est une véritable invitation à la découverte de l’Inde où pauvreté et richesse se côtoient à chaque page.

Sur ce point là, je ne peux que vous inviter à partir là-bas et à suivre Vish Puri dans ces investigations qu’il mène tambour battant même si j’ai lu beaucoup mieux en matière de policier.

A noter également une chose, Vish Puri, en sabir anglo-hindi, signifie à peu près « l’homme qui exauce les voeux ». Et c’est bel et bien ce que se charge de faire ce détective.

Merci à BOB ainsi qu’aux éditions 10/18 pour cette lecture dépaysante.

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Une tombe accueillante

Posté par belledenuit le 10 juillet 2009

Une tombe accueillante dans Policier/Thriller 41zCwUAxGzL._SL160_AA115_Auteur : Michael Koryta

Editions : Seuils policier (2009)

Nbre de pages : 350

Présentation de l’éditeur :
Lincoln Perry gère tranquillement son agence de détectives lorsque l’inspecteur Targent commence à s’intéresser à lui: l’avocat Alex Jefferson vient d’être assassiné et, trois ans plus tôt, Perry l’avait rossé pour avoir épousé son ex-fiancée, Karen. Perry s’était alors fait virer de la police. Temporairement hors de cause, Perry est contacté par la veuve de l’avocat qui veut retrouver Matthew, le fils d’Alex séparé de sa famille depuis cinq ans. Celui-ci doit hériter de huit millions de dollars. Sauf que ce qui semblait se réduire à une simple recherche de personne disparue tourne vite au cauchemar aussi bien pour Perry que pour Matthew. Dans un milieu où ceux qui font de grosses affaires fraient souvent avec des individus peu recommandables, tout indique qu’on suit de près l’enquête de Perry dans le but de ne pas la voir aboutir.

Mon avis :

Voilà un livre qui devrait ravir tous ceux qui recherchent en cette période estivale de quoi se changer les idées avec une lecture attrayante (voire même scotchante) et où l’on tourne les pages les unes après les autres sans pouvoir souffler un peu tellement il est prenant !

Pour preuve : je ne l’ai lu qu’en 2 jours !

Je ne connaissais pas du tout l’auteur Michael Koryta mais maintenant que c’est chose faite, je vais poursuivre avec ces autres ouvrages.

J’ai beaucoup aimé sa façon d’écrire et d’investir son lecteur dans l’histoire. Il nous y embarque à merveille et c’est difficile d’en sortir.

J’ai été bluffée par tous ces indices semés ici et là et qui n’ont qu’un but : nous dévier du vrai meurtrier.

Vous me direz : c’est chose banale dans les policiers. Forcément, l’auteur fait tout ce qu’il peut pour nous éloigner de la vérité. Mais là, c’est fait avec tellement de talent qu’on en reste cloué sur notre canapé !

J’allais tout simplement de surprise en surprise, me demandant très sincèrement si Perry Lincoln allait aboutir sur cette enquête plus que mystérieuse et qui nous entraîne dans un monde bien noir.

Du coup, le seul conseil que je puisse vous donner c’est : ne passez pas à côté de ce très bon polar ou vous risqueriez de le regretter !

Quant à moi, je dis un grand merci à Suzanne de Chez-les-filles et aux Editions Seuils pour cet envoi.

Un autre avis, celui de Neph, qui a trouvé cette lecture plaisante.

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Cadavre d’Etat

Posté par belledenuit le 1 juillet 2009

Cadavre d'Etat dans Policier/Thriller 51qNrDsjgXL._SL160_AA115_Auteur : Claude Marker

Editions : Carnetsnord (2009)

Nbre de pages : 400

Présentation de l’éditeur
Comment le cadavre d’un conseiller du Premier ministre est-il arrivé, par une nuit pluvieuse de novembre, sur le parking miteux d’une grande surface, dans la région parisienne ? L’enquête est confiée au commissaire Coralie Le Gall. Fille d’un haut fonctionnaire, en rébellion contre son milieu, musicienne et pratiquant le close-combat, cette personnalité hors-normes est bien décidée à prendre sa revanche contre un monde politique qu’elle déteste. Mais Coralie va peu à peu comprendre l’ampleur de la manipulation en cours. Un roman noir dons la France des années 1990. Une intrigue palpitante et truffée d’énigmes, qui déniaise à jamais d’une certaine politique.

Mon avis :

Quand Suzanne de Chez-les-filles m’a proposé ce livre, j’ai été totalement emballée par cette opportunité qui s’offrait à moi.

Je ne suis pas spécialement fana des polars politiques et je trouvais là l’occasion de voir comment l’histoire allait se dérouler.

Pour être franche, cet m’a plu pour sa façon dont il traite du sujet : un conseiller du Premier Ministre assassiné et retrouvé de surcroît dans un endoit où il était peu probable qu’une personne de son genre puisse être, ça laisse penser qu’il y a anguille sous roche.

Alors on ouvre ce livre pour la première fois avec une certaine idée en tête; on lit; on est échaudé (un peu !) par le parler de la commissaire Coralie Le Gall, qui est cependant un personnage auquel on prend goût et de qui on attend beaucoup.

L’enquête, elle, suit un cours normal (du moins le croit-on). Et petit à petit, on suspecte quelqu’un. On se dit qu’untel est forcément dans le coup; puis on se ravise. Et finalement… il vous faudra lire l’ouvrage pour savoir Rire.

En gros, c’est un livre traitant avec une étonnante clarté, les pouvoirs et les influences que peuvent avoir les hauts dirigeants de notre pays.

Personnellement, je n’ai pas été étonnée par tout ce que cet ouvrage contient (même s’il s’agit d’un polar et qu’il faut en prendre et en laisser).

Le style de l’auteur est majoritairement agressif, tout comme son personnage principal. Mais au final, tout ça se combine très bien à la trame.

Le seul défaut auquel j’ai eu mal à m’adapter (et je crois même que je n’y suis pas arrivée) ce fût la francisation des termes anglais, du genre : coquetèle → cocktail; klînex → kleenex; dîle → deal. Et il y en a bien d’autres que Neph d’ailleurs a relevé également.

Vu l’ensemble du livre et surtout le personnage de Le Gall, j’ai trouvé déplacé de ne pas utiliser les noms anglais que l’on sert dans notre quotidien.

Mis à part cela, j’ai beaucoup aimé me plonger dans cette enquête aux côtés d’une femme atypique qui a un passé bien douloureux (ce qui explique forcément ses manières abruptes) que j’espère bien retrouver bientôt.

Merci donc à Suzanne de Chez-les-filles et aux éditions Carnetsnord pour la découverte de ce nouvel auteur.

D’autres avis : Neph n’a pas de tout accroché; Nanne, Elfique, Katell, Armande ont beaucoup aimé.

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