Les loups de Berlin

Posté par belledenuit le 29 juin 2009

Les loups de Berlin dans Policier/Thriller 41RAH91SJTL._SL160_AA115_Auteur : Philippe Cavalier

Editions : Anne Carrière (2005)

Nbre de pages : 601

Présentation de l’éditeur :
Bavière, 1931. Accusé d’un crime qu’il n’a pas commis, le jeune Norvégien Thörun Gärensen est contraint de servir les futurs maîtres de l’Allemagne. Spécialiste des religions païennes, il intègre l’Ahnenerbe, un mystérieux institut contrôlé par les nazis. Là, il croit un instant trouver du réconfort auprès d’un séduisant couple d’aristocrates, Laüme et Dalibor Galjero. Loin de le sauver, les Galjero le précipitent au contraire dans un tourbillon vertigineux de dépravation et de sorcellerie. Une aide inattendue viendra de Fausta, agent des Alliés, rencontrée à Venise, mais entre Thörun et la rédemption se dressent ses puissants protecteurs, l’ordre noir et ses propres chimères…

Mon avis :

Dans ce second volet du cycle « Le siècle des chimères« , l’auteur nous fait voyager dans deux pays et deux périodes différentes.

Dans la première, nous poursuivons l’histoire avec David Tewp, devenu colonnel à la suite des périgrinations et sauvetages qu’il a faits dans « Les ogres du Gange« . Nous nous situons ici à Jérusalem, en 1946.

David Tewp, arrivé en Palestine, a une mission encore une fois périlleuse et bien entendu non -officielle à mener… Autant dire que nous continuons ce périple avec autant de stress que dans le premier volet, même si cette angoisse est différente car davantage psychologique.

L’auteur, en effet, nous dépeint beaucoup moins de scènes macabres (même s’il en reste quelqu’unes) mais nous surprend avec ses recherches historiques portées tant sur la Palestine de l’époque que sur l’Allemagne d’avant guerre puis nazie.

Car Philippe Cavalier, dans son ouvrage, nous fait aussi suivre la vie de Thörun Gärensen, un jeune aristocrate norvégien, de 1931 jusqu’à la chute du Reich.

Ce personnage, entre-aperçu dans « Les ogres du Ganges » est tout aussi important que ce cher David Tewp.

Ainsi, nous passons de Jérusulem à Berlin (et quelques autres villes) tout en nous apercevant que tout est important.

Chaque nom, chaque personnage, chaque parole est à prendre en considération.

Ayant lu le premier tome récemment, cela m’a fait bizarre de lire la période 1931-1945 par les yeux de Thörun Gärensen. Automatiquement, on fait un parallèle avec celle vécue par David Tewp à Calcutta dans le premier ouvrage.

L’auteur joue un véritable tour de magie.

Avec une écriture toujours aussi efficace et des recherches très complètes, l’Histoire se mélange à la fiction à la perfection.

D’ailleurs, Philippe Cavalier continue à surprendre le lecteur en faisant intervenir dans cet opus des contes et mythes de nombreux pays d’où ressortent essentiellement la sorcellerie et l’envoûtement (encore une fois !)

C’est tout simplement bluffant !

Autant vous dire qu’il me tarde de lire le tome 3 « Les anges de Palerme » qui ne sont peut-être pas si angéliques que le terme peut le laisser paraître.

On en apprend un peu plus à chaque ouvrage mais une chose est sûre, je ne suis pas au bout de mes surprises vu la façon dont Philippe Cavalier a terminé « Les loups de Berlin« .

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Déjà dead

Posté par belledenuit le 22 juin 2009

Déjà dead dans Policier/Thriller 41V5EJQJV6L._SL160_AA115_Auteur : Kathy Reichs

Editions : Pocket (1998)

Nbre de pages : 541

Quatrième de couverture :

Un beau jour d’été à Montréal, sur la table de dissection du laboratoire de médecine légale de la police provinciale, arrive un cadavre découvert dans l’ancien parc du Grand Séminaire. Le docteur Temperance Brennan est chargé d’autopsier ce qu’il reste d’une femme abominablement découpée en morceaux. Divorcée et solitaire, Temperance travaille durement, dansun milieu dominé par les hommes. Sa sinistre expertise va l’amener en première ligne de l’enquête, seule en butte à l’hostilité de son collègue policier et face à l’assassin pervers qui collectionne les victimes féminines…

Armée de son scalpel et de son instincts, Temperance traque le tueur en série. Cinq femmes sont déjà mortes. Sera-t-elle la prochaine ?

Mon avis :

Voilà un très bon thriller pour lequel il m’a fallu du temps pour assimiler toutes les horreurs qu’il recèle.

Au départ, je ne connaissais pas du tout l’auteur Kathy Reichs, ce titre étant le premier que je lisais.

Ma première approche est donc de vous dire : Ouf !!! Quel suspens ! Quels détails macabres et difficilement supportables tout au long de cet ouvrage !

Je me suis même fait la réflexion que c’était pire que les Franck Thilliez que j’avais pu lire jusque là.

Il faut savoir que Kathy Reichs n’est pas un auteur comme les autres vu qu’elle participe également aux élaborations des scénarios pour la série Bones. Quand, j’ai su cela, je me suis dit « Aïe ! Vas-tu pouvoir le lire jusqu’au bout ? » (je ne suis pas vraiment friande de cette série. Les images de corps en décomposition sont déjà dures à regarder alors lire les descriptions que cette ancienne anthrologue judiciaire nous fait cela tenait véritablement du miracle pour moi…).

Quoi qu’il en soit, j’ai pu passer (malgré mes répugnances pour certains passages) les 150 premières pages et poursuivre avec moins de corps retrouvés et plus d’enquête à mener. Ah, ça commençait à me plaire un peu plus !

Tout est rondement mené. Tout est très bien ficelé. Temperance Brennan est un personnage auquel on s’attache (même si elle veut quelque part mener sa barque toute seule malgré les injonctions policières qui lui sont faites).

On ne sait le fin mot de l’histoire qu’aux 20 dernières pages. Autant vous dire qu’à un certain stade, je me suis dit : « Bon alors c’est qui ? C’est qui ???? »

Et oui, une certaine impatience règne parce qu’on veut que tout ce carnage s’arrête.

Un seul bémol qui a quand même réussi à m’endormir (là je dis bravo à l’auteur c’est la première fois que ça m’arrive !) : dans le chapitre 13, Temperance Brennan commence à poser les bases de l’utilisation d’une scie et dans le chapitre 20 nous avons droit à un véritable cours sur la façon dont chaque scie coupe du bois, un membre… Autant dire que là, ma concentration s’en est allée et que je suis allée rejoindre les bras de morphée ! Embarasse

Mais une fois que ces deux parties sont passées, on ne peut que difficilement lâcher ce bouquin pour en connaître la fin.

Un très bon thriller même si je ne poursuivrai pas tout de suite avec l’ouvrage suivant.

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Les ogres du Gange

Posté par belledenuit le 11 juin 2009

Les ogres du Gange dans Policier/Thriller 51VQACH88JL._SL160_AA115_Auteur : Philippe Cavalier

Editions : Anne Carrière (2005)

Nbre de pages : 508

Présentation de l’éditeur :
Calcutta, 1936. L’Inde coloniale de Kipling a déjà perdu de sa grandeur. Les nationalistes hindous pactisent avec les services secrets allemands pour chasser les Britanniques. Fraîchement débarqué de Londres, David Tewp, jeune officier du MI6, découvre un complot d’une ampleur terrifiante. Sur les traces d’une trop belle photographe autrichienne et d’un couple d’aristocrates roumains aux sympathies politiques ambiguës, Tewp plonge dans un univers de ténèbres auquel sa bonne éducation et son rationalisme ne l’avaient en rien préparé. Des brasiers funéraires de Calcutta aux palais d’une noblesse décadente, entre jeux d’espions, guerre civile, disparitions d’enfants et rites étranges, la traque des Ogres dû Gange commence. Thriller érudit au suspense haletant, Les Ogres du Gange emprunte avec une même maîtrise au roman d’espionnage et à ce romantisme noir qui marque la grande tradition du fantastique européen. L’épopée crépusculaire de David Tewp inaugure un cycle en quatre tomes intitulé Le Siècle des chimères.

Mon avis :

Il s’agit du premier tome du cycle « Le siècle des chimères » et je m’en veux d’avoir attendu aussi longtemps pour découvrir cette lecture.
Philippe Cavalier nous plonge ici dans l’histoire de la religion et de la magie noire en Inde. Autant vous dire que certains passages sont très particuliers (rites de désenvoûtement par des prêtres Bôn Pô ou d’envoûtement, les conséquences que cela implique, soirées de débauche totale…).
L’auteur nous fait donc découvrir le côté très noir de cette religion lorsqu’elle est usée à mauvais escient (certaines personnes n’hésitent pas à utiliser les enfants pour augmenter leur « pouvoir » …).
En fait, il s’agit plus d’un thriller psychologique ; on est purement et simplement captivé par la narration de ces cultes et ce qu’ils entraînent.
Même si le personnage du Lieutenant David Tewp est quelque peu crédule, il n’en demeure pas moins qu’il évolue (un peu) au fur et à mesure que l’histoire se déroule. Et heureusement d’ailleurs !
Du simple gradé débarqué dans une Inde colonisée qui ne se pose pas de question et fait ce qu’on lui demande, il finira quand même par s’interroger sérieusement (surtout à partir du moment où l’on en veut à sa vie !) pour trouver ce qui se passe réellement dans cette colonie britannique.
La vérité est surprenante tant elle peut paraître irréelle…
Ainsi, entre magie noire et complot à l’encontre du roi Edouard VIII venu en visite à Calcutta, nous passions de sérieux moments de questionnement, d’attente et d’angoisse.
En bref, on ne lâche que difficilement cet ouvrage et il me tarde par ailleurs d’en découvrir le deuxième volet « Les loups de Berlin ».

Un extrait expliquant un principe de sorcellerie hindoue :
« Le Tantra, officier Tewp, le Tantra est une discipline dont le principe essentiel est de brasser puis de canaliser les énergies sexuelles pour les diriger vers un but de transformation de l’être tout entier. C’est à la fois une pratique religieuse, une discipline physique et psychique, un chemin initiatique, une philosophie, une absolue sagesse et une infecte sorcellerie. Maithuna est cette forme sorcière, noire, du Tantra. (…) Dans Maithuna, tout commence par une série d’avilissements sexuels destinés, entre autres, à décaper l’être de son vernis culturel initial. Tout cela peut se mêler de magie rouge, magie du sang animal… dans le meilleur des cas. (…) Darpân est un maître initiateur du Maithuna… » (p 249)

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La nuit de l’infamie

Posté par belledenuit le 8 juin 2009

La nuit de l'infamie dans Policier/Thriller 41gXA-xkayL._SL160_AA115_Auteur : Michael Cox

Editions : Seuil (2007)

Nbre de pages : 634

Présentation de l’éditeur :
 » Après avoir tué l’homme aux cheveux roux, je suis allé chez Quinn m’offrir un souper d’huîtres…  » Ainsi débute l’extraordinaire confession d’Edward Glyver, fin lettré, bibliophile averti, grand fumeur d’opium et assassin à ses heures. Par une nuit brumeuse d’octobre 1854, près du Strand, à Londres, il vient de tuer froidement un inconnu. Cet acte est la répétition générale du meurtre projeté de celui qu’il appelle son  » ennemi « . Edward Glyver se sent promis depuis toujours à un grand destin. Or une découverte fortuite le persuade qu’il a raison. Un grand destin l’attend, assorti d’une influence et d’une richesse immenses. Et la vie qu’il a menée jusqu’ici n’est qu’un mensonge, à commencer par le nom qu’il porte. Désormais il ne doit reculer devant rien pour recouvrer son identité véritable et l’héritage dont il a été spolié à sa naissance. Désormais le meurtre et la duplicité, l’amour, la trahison et la vengeance vont jalonner la route qui le conduit – qui nous conduit – de Londres, la plus grande ville de l’époque, avec sa splendeur et sa misère, jusqu’à Evenwood, la plus sublime, la plus enchanteresse des demeures d’Angleterre. Mais, à chaque pas, un autre le précède et l’entraîne irrésistiblement: Phoebus Daunt, son ennemi mortel. La Nuit de l’infamie reflète une formidable fascination pour l’ère victorienne et ses grands maîtres. Ce livre se rattache aux conventions du roman victorien à suspense, avec son intrigue à rebondissements et à sensations fortes. Il rend hommage au pouvoir de la narration et tient le lecteur en haleine de l’étonnante première ligne à la dernière révélation.

Mon avis :

J’ai donc terminé ce matin La nuit de l’infamie et je peux vous dire que je me suis régalée tout au long de ma lecture.
Dès le début grâce à la préface de l’auteur, on peut apprendre que certains « noms de personnes, de lieux ou d’évènements (y compris le meurtre apparemment gratuit de Lucas Trendle) sont authentiques. D’autres sont plus ou moins douteux , délibérément falsifiés, déformés, quand ils n’ont pas été purement ou simplement inventés. »
On est alors dans un état d’esprit tout à fait différent vu qu’il ne s’agit plus du tout d’un « simple » roman créé par l’auteur.
C’est d’ailleurs, je pense, la raison pour laquelle j’ai mis près d’une dizaine de jours pour arriver à bout de ce pavé de plus de 600 pages. Je le dégustais tout simplement en usant d’une lecture minutieuse, en prenant mon temps pour apprécier l’écriture, le style et les personnages qui façonnaient cette histoire. J’étais envoûtée dès que j’entrais dans la vie d’Edward Glyver qui est incroyablement impressionnante. Spoliation, duplicité et vengeance sont les mots clés de cet ouvrage. On ne peut pas faire autrement que de s’investir dans les aléas de cette destinée si particulière.
Quelques longueurs sont cependant à déplorer en milieu d’ouvrage mais on oublie vite ce petit bémol pour mieux apprécier la dernière partie.
La construction de l’ouvrage est très habile et ce qu’il contient, à coup sûr, fera le ravissement de tous les amoureux de la littérature victorienne.

Les avis de Ys (à qui je dis un grand merci pour cette sublime découverte), Loutarwen et Sentinelle.

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La tempête du siècle

Posté par belledenuit le 25 mai 2009

La tempête du siècle dans Policier/Thriller 519KSGYYHTL._SL160_AA115_Auteur : Stephen King

Editions : Albin Michel (1999)

Nbre de pages : 441

Quatrième de couverture :
On annonçait une tempête effrayante. Mais sur l’île de Little Tall, on a l’habitude de ce terrible vent venu du nord-est. Pourtant, cette fois-ci, c’est différent. Pire que le froid et la neige, l’ouragan apporte avec lui quelque chose de terrifiant. Quelque chose que l’on a jamais vu. Quelque chose que personne ne veut voir. C’est lorsque les premiers flocons de neige commencent à tomber que Martha Clarendon est sauvagement assassinée. Confortablement installée dans le fauteuil de celle qu’il vient de tuer, André Linoge attend. Car il sait qu’il va être arrêté. Il sait aussi que si on lui donne ce qu’il veut, il partira.

Mon avis :

Fantastique ! Bluffant et scotchant !
Voilà en quoi se résume ce livre de Stephen King.
C’est un auteur que je connaissais pour avoir lu plusieurs de ses ouvrages (Shining, Le Fléau, Charlie) et ça faisait un petit moment que je n’en avais pas ouvert un. C’est maintenant chose faite avec « La tempête du siècle » et ça fait un bien fou (j’avoue même si je suis froussarde j’aime me faire peur (ou du moins bien stresser) de temps en temps). J’avais oublié toutes les émotions que l’on ressent en lisant un tel auteur.
Non vous n’aurez pas peur en lisant cet ouvrage (même s’il est violent). Seulement un peu de stress parce que vous ne pourrez jamais savoir ce qui va vous attendre dans les lignes suivantes et surtout ce que André Linoge (l’être malfaisant) va décider de faire, à qui, à quel moment et comment il va procéder. Eh oui, tout un tas de questions en même temps et un stress psychologique qui ne nous quitte jamais.
Et plus vous avancerez dans la lecture plus vous serez incapable de le lâcher. Comme un envoûtement…
Faites alors attention de ne pas vous perdre vous aussi à Little Tall Island.
Mais surtout n’hésitez pas un seul instant à vous y plonger dedans (surtout en cette période de chaleur, vous aurez beaucoup moins chaud…)

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L’archer du pont de l’Alma

Posté par belledenuit le 24 mai 2009

L'archer du pont de l'Alma dans Policier/Thriller 41EwR3Tg1WL._SL160_AA115_Auteur : Hervé Algalarrondo

Editions : Grasset (2008)

Nbre de pages : 235

Présentation de l’éditeur :
Est-il possible qu’un corps, lassé d’obéir, n’en fasse soudain qu’à sa tête ? Tel est le syndrome qui frappe le héros de ce livre : un jour, ses mains, ses pieds, ses bras accomplissent des gestes surprenants ; son corps lui échappe, lui donne des ordres, bouscule son destin et l’entraîne vers des aventures énigmatiques au terme desquelles il se retrouve, un arc à la main, sous le pont de l’Alma… Que s’est-il donc passé ? Pourquoi les journaux détaillent-ils le meurtre d’un inconnu dont la gorge a été transpercée par une flèche ? Le voici condamné à enquêter sur… lui-même. Roman policier à suspens, variation sur le thème de la dépossession de soi, intrigue métaphysique sur fond de fait divers, ce roman, qui emprunte autant à Simenon qu’à Marcel Aymé, mêle brillamment les genres et les conventions pour le plus grand plaisir du lecteur.

Mon avis :
Un livre qui se lit facilement et très vite. Je l’ai lu en quelques heures. Cependant, il n’est pas vraiment extraordinaire. Un homme se voit complètement soumis aux actions de son propre corps sans pouvoir réagir. Il se met à sucer son pouce puis par la suite a des pulsions sexuelles qu’il doit assouvir pour finalement parvenir à commettre un meurtre dont il se sent complètement étranger.
Si certains passages sont plutôt marrants, ou donne à sourire, certains autres sont quelques peu invraisemblables.
Du coup, je n’ai lu cet ouvrage que pour en connaître la fin. Et même celle-ci m’a laissée perplexe et plutôt déçue. Je m’attendais à autre chose.
J’avais entendu beaucoup d’éloges de cet ouvrage et finalement c’est avec un peu de déception que je l’ai fermé. Je n’en garderai pas un mauvais souvenir mais ce sera sans plus.

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La prime

Posté par belledenuit le 28 avril 2009

La prime dans Policier/Thriller 41HBX2P5QJL._SL160_AA115_Auteur : Janet Evanovich

Editions : Pocket (2004)

Nbre de pages : 331

Quatrième de couverture :
Adieu froufrous, adieu dentelles. La lingerie, c’est fini. Stéphanie Plum, trente ans, n’a plus de boulot. Sa télé est au clou, son frigo est vide et elle se désespère. Heureusement, il y a son cousin Vinnie ! Il dirige une agence de cautionnement et cherche un chasseur de primes… Elle décroche le job et se retrouve sur les traces de Joe Morelli, un flic accusé de meurtre. Un malin, un dur, un séducteur… D’ailleurs, ce ne serait pas le même Joe Morelli qui l’a séduite et abandonnée lorsqu’elle avait seize ans ? Une raison de plus pour le retrouver !

Mon avis :

« La prime » est un petit policier bien agréable qui m’a fait passer un bon moment mais sans que cela soit de la grande intrigue.
Le personnage de Stéphanie est à vous tordre de rire : non seulement elle a un style bien à elle côté vestimentaire mais par-dessus tout elle se met dans des situations inexplicables. Comme chasseuse de primes on a trouvé mieux ! Mais bon, c’est une bonne façon pour elle d’avoir de l’argent vu qu’elle est chômage depuis trop longtemps pour ne pas travailler d’une façon ou d’une autre. Ce boulot, c’est la dernière chance qu’elle ait pour pouvoir se nourrir et payer ses factures. Le problème c’est qu’il s’agit de retrouver un de ses petits amis, renvoyé de la police suite à un meurtre et qui n’a pas comparu devant le tribunal…
Stéphanie va tout mettre en œuvre pour le retrouver et grand bien lui fasse elle n’a jamais besoin de le chercher très loin. Et croyez-moi leurs rencontres sont explosives. Elle n’est pas du genre à se laisser faire.
On suit donc ses pérégrinations avec intérêt et les situations difficiles deviennent hilarantes.
En gros, ce bouquin m’a fait passer un très bon moment même si ce n’est pas le policier du siècle. A noter que si vous avez des enfants dans votre entourage qui entrent dans l’adolescence, ils devraient adorer (davantage !) ce personnage si particulier de Stéphanie Plum. Ma fille était complètement pliée de rire et suite à ce titre là elle a lu toute la panoplie des Janet Evanovich.

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La mémoire fantôme

Posté par belledenuit le 22 avril 2009

La mémoire fantôme dans Policier/Thriller 51FnVbHZZzL._SL160_AA115_Auteur : Franck Thilliez

Editions : Pocket (2008)

Nbre de pages : 441

Présentation de l’éditeur :
Quatre minutes. C’est le temps d’un souvenir pour Manon Après, tout s’efface. Puis recommence. Pour quatre minutes. Dans ces conditions, pas facile pour Lucie Henebelle, fraîchement promue lieutenant à la brigade criminelle de Lille, de trouver par qui la jeune femme vient d’être agressée. Et de comprendre la signification des mots gravés au creux de sa paume :  » Pr de retour « . S’agit-il du Professeur, ce tueur en série qui a sévi quatre ans plus tôt dans la France entière, semblant obéir à quelque sordide logique mathématique ? Lucie le pressent, la clé de cette affaire jamais résolue réside dans la mémoire fragmentée de Manon Une mémoire à laquelle plus personne n’a accès, pas même l’intéressée…

Mon avis :

« La mémoire fantôme » est le troisième Thilliez que je lis et c’est celui qui m’a fait le moins frissonner.
Mais il y a tout autant de suspens que dans ces précédents titres « Train d’enfer pour ange rouge » et « Deuils de miel« . On ne sait qu’à la fin ce qu’il en est exactement et l’épilogue nous dévoile même le meilleur.
J’ai trouvé qu’il y avait moins de scènes macabres c’est la raison pour laquelle je le trouve plus gentillet
Par contre, l’auteur s’attaque ici à une partie de notre corps qui pose encore beaucoup d’interrogations et dont il reste encore à découvrir beaucoup de choses sur ses compétences : le cerveau.
Franck Thilliez a su avec brio nous emmener dans une partie cervicale très particulière : les hippocampes.
C’est eux qui nous permettent, par exemple, de garder en mémoire une conversation que l’on peut avoir avec quelqu’un que l’on ne connaît pas forcément.
Manon, elle, oublie tout ce que l’on peut lui dire. Elle doit, pour conserver certaines informations, les apprendre continuellement au risque de ne plus savoir ce qu’on lui a dit, qui est la personne en face d’elle… et par cette perte de mémoire d’avoir des réactions plus ou moins violentes.
Je me suis véritablement attachée à ce personnage que l’on a envie de protéger et d’aider dans ces difficultés.
Elle est, vous vous en doutez, le point clé de ce thriller.
Lucie qui mène l’enquête va devoir appréhender le coupable de certains meurtres mais il va falloir également qu’elle apprenne à communiquer avec Manon qui est l’une des rares personnes à pouvoir l’aider dans sa quête du coupable.
Elles possèdent l’une et l’autre la clé de certains mystères qui les entourent.
Une chose, cependant : je me suis lancée dans ce titre là sans avoir lu précédemment les ouvrages que Franck Thilliez avait écrit avant celui-ci et je m’en mords un peu les doigts.
Il fait référence par trois fois à « La chambre des morts » qui est son troisième livre et que je ne connais pas encore. C’est dans cet opus que l’on découvre pour la première fois Lucie Hennebel.
Comme le personnage évolue, il vaut peut-être mieux lire « La chambre des morts » avant « La mémoire fantôme » pour mieux comprendre cette femme.
J’ai fait la même erreur en lisant d’abord « Deuils de miel » avant « Train d’enfer pour ange rouge« .
Ce n’est pas très embêtant vu que les enquêtes n’ont rien à voir les unes avec les autres mais pour l’évolution des personnages c’est toujours mieux de commencer par le premier ouvrage où on le voit.
En gros, et comme toujours, même si j’ai encore une fois commencé par un titre qui ne fallait pas, je vous le conseille quand même grandement.

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Six de coeur

Posté par belledenuit le 12 avril 2009

Six de coeur dans Policier/Thriller 51ENm37px5L._SL160_AA115_Auteur : Carlene Thompson

Editions : Folio (2009)

Nbre de pages : 470

Présentation de l’éditeur :
Wheeling est une petite ville de Virginie d’apparence tranquille. D’apparence seulement. Treize années plus tôt, une jeune fille y a été retrouvée pendue dans une grange en feu. Jeux de gosses qui tournent au cauchemar ? Rituel satanique ? L’enquête avait conclu à un accident. Facile. Qui ne veut pas savoir n’a qu’à fermer les yeux et tant pis pour les larmes des autres. Des années plus tard, une femme meurt dans sa salle de bains. Quelqu’un a trempé le doigt dans son sang pour tracer sur un miroir des signes qui ne trompent pas. Il s’agit bien d’un meurtre et de la pire espèce. Prémédité. Cruel. Une mise en scène méticuleusement soignée par un tueur qui connaissait les lieux : un meurtre en forme de message. Le premier d’une longue série…

Mon avis :

Tout d’abord, je dois vous préciser que malgré ce qui est inscrit sur la couverture du livre, cet ouvrage n’est pas pour moi un véritable thriller.
Pour mériter cette appelation, il faut qu’il y ait une succession de faits particulièrement stressants, au suspens insoutenable jusqu’aux dernières pages et des scènes relativement macabres.
Si ce livre recèle dans son ensemble ces trois critères, il n’en demeure pas moins que je n’ai pas été stressée au point de ne pas dormir une fois les premiers chapitres lus.
En effet, le début me laissait présager une lecture forte en émotions constituée de scènes au suspens difficile à supporter au point que le premier soir je décidais de ne le lire que pendant mes journées.
Mais le lendemain, en reprenant ma lecture, j’ai eu une forte déception.
Je m’attendais à récupérer l’angoisse de la veille et tout ce qui va avec. Or, je suis parvenue sans souci particulier et surtout sans stress à la moitié de l’ouvrage; j’ai eu droit bien sûr à un second meurtre mais sans que cela me mette vraiment les nerfs en pelote et je me suis dit : « bon c’est tout !? » (Forcément, j’en attendais un peu plus vu la première scène à laquelle on a droit lorsque l’auteur décrit le premier meurtre. Mais je ne vous en dirai pas plus…)
Souhaitant connaître néanmoins le fin mot de l’histoire, je n’ai pas lâché ma lecture pour autant parce qu’il était primordial que je sache le qui et le pourquoi de tout ça !
Et sur ce point là, je peux dire que l’auteur a su me scotcher à mon canapé et surtout à son livre. Ce dernier mérite donc d’être lu.
Pour preuve qu’il est prenant malgré quelques inconvénients mineurs, je n’ai mis que deux jours pour le lire !
C’est vrai, j’ai été déçue par son côté un peu trop « gentillet » dans l’ensemble. Je n’ai pas frémi. Je n’ai pas eu spécialement peur des actions décrites après la première scène de crime.
Mais Carlene Thompson a un style efficace et elle façonne son récit de sorte qu’il est difficile de savoir qui est coupable avant les dernières pages. Et c’est bien là l’essentiel.
Ensuite, l’action se situe dans un lieu relativement retiré ce qui accentue, par moments, une certaine angoisse dans quelques passages du livre.
Enfin, le passé et le présent se mêlent l’un à l’autre pour aboutir à une seule issue et l’on reste bien bête lorsque l’on sait qui a fait le coup.
En bref : ce livre vous fera passer un très bon moment policier mais ne vous attendez pas non plus à lire du grand thriller dans le genre Chattam ou Thilliez, par exemple. Vous pourrez ici dormir sur vos deux oreilles.

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Rapt de nuit

Posté par belledenuit le 3 avril 2009

Rapt de nuit dans Policier/Thriller 51IjJI-404L._SL160_AA115_Auteur : Patricia McDonald

Editions : Albin Michel (2008)

Nbre de pages : 383

Présentation de l’éditeur :
Tess a 9 ans lorsque sa sœur aînée Phoebe est enlevée, violée et étranglée. Sur son témoignage, le coupable est immédiatement arrêté, jugé, puis exécuté. Vingt ans plus tard, un test révèle que son ADN n’est pas celui retrouvé sur Phoebe. Traumatisée à l’idée d’avoir pu faire condamner un innocent, Tess décide de faire toute la lumière sur cette affaire. Au risque de revivre le cauchemar qui a bouleversé sa vie et passer pour le suspect principal du meurtre de sa sœur…

Mon avis :
Mon avis ne sera pas aussi long que certains autres parce qu’il y a moins de choses à dire ici.
Ce livre est le premier de Patricia MacDonald que je lisais et j’ai plutôt bien aimé la façon dont l’enquête est menée.
La preuve en est que je n’ai pas lâché cet ouvrage depuis que je l’avais commencé avant-hier soir (bon mis à part pour dormir un peu et reposer mon cerveau du stress que cette histoire provoquait).
Tess est une jeune femme rongée par le passé et lorsqu’elle apprend que celui qu’elle pensait être le coupable ne l’est pas, sa seule obsession est de retrouver ce meurtrier.
Le fait qu’elle mène une enquête parallèle à celle faite par la police n’est pas un sujet nouveau mais l’auteure écrit vraiment très bien et ça colle totalement avec le personnage de Tess (femme forte et volontaire qui ne lâche pas quoi qu’il puisse arriver).
En gros, j’ai bien aimé ce policier.
Le seul bémol résulte dans une historiette avec l’avocat adverse. Ca m’a gâché un peu ma lecture et les personnages sont beaucoup trop stéréotypés.
D’accord, elle est jeune et belle. Lui est veuf et très beau. Mais … pffff… voilà quoi…
Je dirai que c’est un bon livre pour changer de genre entre deux lectures plus coriaces.
Quant à l’auteure à proprement parler, je me ferai une idée plus précise sur sa façon d’écrire (que j’ai bien aimé ici vu que son style est simple et du coup on ne se prend pas la tête du tout) puisqu’il reste dans ma PAL « J’ai épousé un inconnu« .

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