Arthur et Georges

Posté par belledenuit le 28 mars 2009

Arthur et Georges dans Policier/Thriller 51esd9NVH%2BL._SL160_AA115_Auteur : Julian Barnes

Editions : Gallimard (2008)

Nbre de pages : 598

Présentation de l’éditeur :
« Arthur est en retard pour son rendez-vous avec George Edalji au Grand Hotel, Charing Cross ; des affaires à régler à sa banque l’ont retenu plus longtemps que prévu. Il entre d’un pas vif dans le grand hall, et regarde autour de lui. Il n’est pas difficile de repérer celui qui l’attend : le seul homme au teint foncé est assis de profil à une douzaine de pas. Arthur est sur le point d’aller vers lui et de s’excuser de son retard, quand quelque chose le retient…  » Ce quelque chose qu’a vu Arthur va être d’une importance capitale dans l’histoire de George, une histoire bien réelle qui s’est passée en Angleterre à la fin du XIXe siècle. Arthur et George n’auraient jamais dû se rencontrer : origines très différentes, milieux très éloignés, études et caractères à des années-lumière les uns des autres. Et. pourtant… Victime d’une terrible erreur judiciaire, emprisonné plusieurs années, relâché sans explication et sans avoir été innocenté, George, fragile, effacé, maladroit – la victime idéale – va faire appel à Arthur, alors un des hommes les plus célèbres d’Angleterre : c’est en effet le créateur de Sherlock Holmes. A partir de là… Extraordinaire tableau de la société victorienne, ce nouveau roman de Julian Barnes est aussi le plus haletant des thrillers.

Mon avis :
Lorsque je me suis lancée dans cette lecture, je me suis demandée si elle allait me plaire. Etant donné qu’en ce moment je n’ai pas vraiment beaucoup de chance avec les livres (en tout cas pour ce qui est du Prix des Lecteurs), c’était sur la pointe de pieds que j’ai commencé ce titre là.

Et bien, il ne m’a pas fallu longtemps pour que j’entre totalement dans l’histoire et que ma seule envie soit de connaître la fin.

« Arthur & George » est l’histoire de la rencontre entre le grand auteur qui a créé Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle, et un homme, George Edalji, avoué de son état accusé d’avoir proféré des menaces de mort mais également d’avoir commis des actes de barbarie sur des animaux.

Mais ne vous attendez pas à ce que cette rencontre se fasse dès les premières pages.

L’auteur, avant de mettre ces deux personnages l’un en face de l’autre, va nous dévoiler les vies qu’ils ont menées chacun de leur côté.

Si Arthur Conan Doyle est décrit comme un homme très sûr de lui, ayant une âme de chevalier, quoique impétueux par moment, George Edalji, lui, bien au contraire, est dépeint comme un homme en retrait dont la forte myopie est plus qu’embarrassante et dont l’éducation religieuse a eu une forte influence dans sa vie d’adulte.

Je me suis vraiment régalée à la lecture de ces deux « biographies » romancées. L’auteur fait ses chapitres en nommant l’un ou l’autre de ses personnages mais toujours en prenant le soin que cela se passe à la même époque dans chaque cas. Ainsi, on suit chronologiquement la situation d’Arthur et de George.

Pour ma part, je ne connaissais pas du tout Arthur Conan Doyle, n’ayant jamais lu de ses ouvrages. Mais je me suis fait une idée très précise de ce grand écrivain qu’il me faut découvrir.

Face à George Edalji, Arthur Doyle est la force incarnée et la volonté de mettre à jour une vérité que les autorités policières et administratives refusent de dévoiler.

Dans son ouvrage, Julian Barnes touche la corde sensible sur le racisme, l’intolérance et la difficulté d’intégration.

On ne peut pas lire son ouvrage sans se poser de réelles questions sur les investigations faites à l’époque (nous commençons ce livre à la fin du 19ème siècle et les faits soi-disant perpétrés par George Edalji ont été faits en 1903) et d’ailleurs Arthur Conan Doyle reprend point par point tout ce qui n’a pas été fait par les enquêteurs.

J’ai été vraiment emballée par ce livre et je ne peux que vous le conseiller.

Il avait été proposé dans le cadre du Blogoclub mais n’avait pas été retenu. Pour ma part, je ne regrette absolument pas d’avoir récupéré ce titre et de l’avoir ouvert après avoir eu bien des déboires avec d’autres ouvrages beaucoup moins intéressants.

« Arthur & George » m’a redonné le goût de la lecture. En tout cas, de la belle lecture !

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La mort d’un lac

Posté par belledenuit le 19 mars 2009

La mort d'un lac dans Policier/Thriller 61yHlbx%2BznL._SL160_AA115_Auteur : Arthur Upfield

Editions : 10/18 (2008)

Nbre de pages : 282

Présentation de l’éditeur :
Dans l’Australie des années 20, la nature, aride et sauvage, impose sa loi aux habitants de l’exploitation du lac Otway. Au cœur du bush, le travail des ouvriers est menacé par l’inexorable évaporation du lac. Et lorsqu’un certain Ray Gillen y trouve la mort, tous attendent la réapparition du corps. La théorie de la noyade est loin de satisfaire la police qui apprend que la victime était en possession d’une belle somme d’argent. Aussi dépêche-t-elle sur place l’inspecteur Napoléon Bonaparte. Se faisant passer pour un dresseur de chevaux, il assiste, spectateur attentif, à un huis clos étouffant où chacun semble avoir une bonne raison d’en vouloir à Gillen. Dans cette deuxième aventure de l’inspecteur Bonaparte, Arthur Upfield, maître du roman policier ethnologique, laisse la part belle à cette terre australienne qu’il admire tant. Une terre indomptable qui finit toujours par l’emporter sur l’homme.
Mon avis :

Je suis entrée, avec cet ouvrage, dans ma première enquête diligentée par Napoléon Bonaparte (appelé plus simplement par l’auteur par le nom de Bony).
Oui, je sais, ce nom ne vous est pas inconnu et pour cause : l’auteur, après avoir découvert la biographie de cet illustre personnage, avait décidé de nommer son inspecteur de la sorte.
N’ayant jamais lu de livre sur le « vrai » Napoléon Bonaparte, je ne peux pas faire de similitude sur le caractère de l’un et de l’autre mais seulement vous indiquer que celui d’Arthur Upfield est tout simplement incroyable.
Dans cet opus, Bony se fait passer pour un dresseur de chevaux dans une exploitation où quinze mois plus tôt un évènement tragique s’est produit.
En effet, l’un des salariés, Ray Gillen, n’est jamais revenu de sa baignade nocturne dans le lac Otway.
Va alors s’en suivre une enquête discrète et non moins efficace de ce cher inspecteur Bony dans une région des plus arides de l’Australie.
Il y a, par ailleurs, huit personnes composant l’entourage de Bony : Martyr, le sous-directeur de l’exploitation, deux femmes (Joan Fowler et sa mère), et deux « clans » composés pour l’un de Lester, Carney et Maclennon (les plus anciens salariés sur ce site) et les plus « jeunes » Witlow et Helstrom.
Sur fond de policier, Arthur Upfield met le doigt sur les difficultés d’existence des hommes dans une contrée aussi reculée mais également de celles de la nature.
On assiste ici à la mort du lac Otway qui, on l’apprendra, se produit par cycle de 18-20 ans après une existence de trois ans maximum.
On voyage avec Bony à travers cet espace sauvage, on enquête et on ne s’ennuie pas un seul instant. J’ai d’ailleurs lu cet ouvrage en une seule journée. C’est dire comme il est prenant et extrêmement intéressant.
Arthur Upfield sait, avec un style simple mais très beau, nous faire partager son amour du pays des kangourous (et des lapins !) avec des descriptions du paysage qui nous donne l’impression de regarder une photographie, mais aussi de ressentir la chaleur, la difficulté de rester sous un soleil de plomb nous donnant soif.
Alors si par hasard vous comptez vous plonger dans cet ouvrage lors de la période estivale – même si nous ne sommes pas en Australie – n’oubliez surtout pas de vous munir de votre chapeau, de vos lunettes de soleil et d’un bon cocktail bien frais. Ca pourrait vous être utile !

ABeiLLe a aussi beaucoup aimé cette découverte !

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L’artisan du crime

Posté par belledenuit le 12 mars 2009

L'artisan du crime dans Policier/Thriller 51ZQ9GDFRSL._SL160_AA115_Auteur : Magdalen Nabb

Editions : 10/18 (2003)

Nbre de pages : 239

Quatrième de couverture :
Elizabeth Stauffer, jeune enseignante suisse de passage à Florence pour y perfectionner son italien, se présente au poste de garde des carabiniers afin de signaler la disparition de son amie et colocataire Monica Heer. Reçue par l’adjudant Guarnaccia, elle lui relate ses derniers faits et gestes. Pensant un temps que Monica s’est volontairement volatilisée à la suite d’un canular, l’insistance d’Elizabeth persuade Guarnaccia de se lancer à sa recherche. Son enquête le conduit dans un petit village de Toscane, dans la région des fa enceries, où Monica, qui s’était prise de passion pour la poterie, se rendait régulièrement. Accueilli par le silence collectif et hostile des villageois, Guarnaccia pressent qu’un mystère plus grand et plus terrible se cache derrière cette affaire. Il est encore loin de se douter qu’il va mettre au jour des secrets liés à la fin de la Seconde Guerre mondiale et aux heures sombres et troublées du régime mussolinien.

Mon avis :

Ce livre était une première pour moi avec l’auteure et je dois bien dire que j’hésite à poursuivre avec elle.
L’histoire est plutôt banale, le style simple et même si elle nous amène à découvrir le pays des céramiques et des faïences, je ne l’ai pas trouvé aussi intéressant que ce que je l’aurais voulu.
L’adjudant carabinier Guarnaccia se présente comme un bon vivant (il aime manger, boire…), peu parlant mais avec une facilité à découvrir les choses qui est extraordinaire.
Les chapitres sont relativement longs mais on saute par moment du coq à l’âne. Certaines pièces à conviction se retrouvent dans un chapitre sans que l’on sache exactement comment elles sont arrivées entre les mains de la police (ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui m’a exaspéré).
En gros, l’auteure poursuit son récit sans s’intéresser vraiment si le lecteur suit ou pas, s’il se pose certaines interrogations pour trouver lui-même le coupable.
Par ailleurs, deux chapitres sont exclusivement réservés à l’histoire du village où s’est perpétré le meurtre mais sans que cela rapporte quelque chose par rapport à l’enquête.
Certes, cela démontre les rapports entre les habitants du village et les rancoeurs et rancunes qu’il y a entre les uns et les autres mais c’est tout !
Le mobile est banal, le meurtrier facilement trouvable.
Je me suis quelque peu ennuyée avec cet ouvrage.
Pour ma part, j’attends un peu plus d’un roman policier : qu’il me fasse réfléchir davantage, qu’il me mette les nerfs à fleur de peau, histoire de trembler un peu; une résolution de l’affaire qui va un peu plus loin que le milieu du livre…
Je ne sais donc pas si je continuerai à découvrir Magadalen Nabb qui a fait une série avec l’adjudant Guarnaccia. Très honnêtement, j’hésite…
Par contre, si vous avez besoin de vous détendre sans trop vouloir réfléchir et laisser l’enquêteur le faire pour vous, alors ce genre de livre est une aubaine.
En gros, un livre pour se distraire entre deux bouquins plus difficilement digérables.

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La rançon du mort

Posté par belledenuit le 6 février 2009

La rançon du mort dans Policier/Thriller 41QG8CAPSGL._SL160_AA115_Auteur : Ellis Peters

Editions : 10/18 (2001)

Nbre de pages : 253

Quatrième de couverture :
En l’an de grâce 1141, période troublée par l’ambition de deux demi-frères avides de fonder chacun son propre royaume, frère Cadfael prie tout particulièrement pour que se réconcilient les hommes de cette terre chaotique et divisée qu’est le royaume d’Angleterre. Il ignore encore qu’il sera mêlé d’ici peu à une nouvelle énigme, lors d’un échange d’otages dont dépend le sort du comté de Shrewsbury et peut-être même celui de tout le pays…

Mon avis :

Ellis Peters, de son vrai nom d’Edith Pargeter, est une écrivain que je découvre grâce à ce livre et que je continuerai à lire vu que bon nombre de ses œuvres se trouvent dans ma LAL.
En attendant de poursuivre ma découverte de cette auteure, je dois bien vous avouer que je me suis littéralement laissée emportée par son écriture et son histoire contée ici.
C’est bien simple, une fois que je m’étais accaparée les noms gallois quelques peu barbares, je dois bien le reconnaître, il m’a été bien difficile de le lâcher : les chapitres défilés sans que je m’en aperçoive.
Ellis Peters écrit bien, sait garder le suspens jusqu’au bout de l’ouvrage et c’est tout simplement génial !
Elle nous plonge en plein milieu du XIIème siècle où anglais et gallois se disputent des territoires. On vit également la naissance d’une belle histoire entre Elis, jeune prisonnier, et Melisande, fille du shérif de Shrewsbury. Sauf que ce jeune homme est déjà promis à une autre et qu’il est gallois, Melisande étant, quant à elle, anglaise.
Autant de difficultés à résoudre, sans compter qu’un meurtre a été commis à Shrewsbury.
Le frère Cadfael doit alors mener l’enquête et, étant gallois d’origine, c’est également lui qui aura le rôle de « médiateur » entre les deux clans : anglais et gallois.
Je dirai que l’on entre là dans le genre roman policier historique et que l’on est loin d’avoir tout découvert vu que Ellis Peters a consacré toute une série au Frére Cadfael. Il me tarde d’ailleurs d’en lire d’autres rapidement.

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Le secret de Noël

Posté par belledenuit le 4 février 2009

Le secret de Noël dans Policier/Thriller 51BuxwzOgHL._SL160_AA115_Auteur : Anne Perry

Editions : 10/18 (2008)

Nbre de pages : 187

Présentation de l’éditeur :
Lorsque le jeune Dominic Corde et sa femme Clarice arrivent à Cottisham, un charmant village de la campagne anglaise, pour remplacer Mr. Wynter, le pasteur, pendant la période de Noël, ils ont immédiatement le sentiment d’avoir découvert le lieu de leurs rêves. La beauté du paysage, l’accueil chaleureux des habitants, le confort du presbytère, tout les incite à se réjouir de ce séjour… jusqu’à la découverte du cadavre de Mr. Wynter dans la cave de leur maison. Le médecin conclut à une mort accidentelle mais Clarice, alertée par d’étranges indices, n’y croit pas une seconde. Qui a pu tuer un homme aimé de tous? Obstinée et courageuse, plus soucieuse d’écouter sa conscience que de se plier aux bonnes manières de la société victorienne, Clarice entreprend de percer les secrets les mieux cachés de ses adorables voisins…

Mon avis :

Ce livre est un petit policier qui se lit très vite et très facilement.
On se retrouve ici dans un village anglais, Cottisham, où tout semble être paisible et aller pour le mieux. Jusqu’au jour où le cadavre du pasteur Wynter est retrouvé dans la cave de son presbytère, alors que tout le monde le croyait parti en vacances.
Dominic, le pasteur venu temporairement le remplacer le temps de ces soi-disant vacances, et son épouse Clarice vont alors être confrontés aux gens du village.
L’enquête qu’ils vont mener l’un et l’autre va leur permettre de se rendre compte que ces personnes cachent bien des secrets.
Mais alors qui a assassiné le pasteur Wynter ? Et pourquoi ?
Anne Perry va nous conduire avec finesse jusqu’au meurtrier dans une atmosphère hivernale où chaque pas crissant dans cette neige nous fait angoisser. Il y a toujours cette sensation de se sentir suivi et épié à chaque sortie que font Dominic ou Clarice.
Le style de l’auteure est simple mais efficace. On lit d’une traite cet opus pour savourer cette histoire dont on a qu’une seule envie : connaître son dénouement.
Je ne peux que vous conseiller de le lire, tout comme les autres livres de cette auteure que je compte bien découvrir.

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Le manuscrit d’Isis

Posté par belledenuit le 29 janvier 2009

Le manuscrit d'Isis dans Policier/Thriller 9782350732664Auteur : Chantal Alibert

Editions : Presses Littéraires (2008)

Nbre de pages : 263

Quatrième de couverture :
Un corps est retrouvé dans une chapelle du musée lapidaire de Narbonne. Mécontent d’interrompre ses vacances, le commissaire Marchand mène l’enquête avec le capitaine Fabre. S’agit-il d’un crime ou d’un accident ? La soeur de la victime arrive à son tour sur les lieux et décide de ne pas quitter la ville avant d’avoir élucidé la mort de son frère…

Mon avis :

Je vous présente là une auteure de ma région puisqu’elle signe avec “Le manuscrit d’Isis” son deuxième livre. Il s’agit d’une fiction mêlant policier et roman historique régional.

Que dire ? C’est tout simplement fabuleux de lire un bouquin où on se promène dans sa propre ville. Je m’y suis crue, tout simplement !

Je suivais les investigations de Gaëlle, du commissaire Marchand et du capitaine Fabre, en même temps qu’eux. Je voyais exactement les endroits où ils allaient (les Halles, la rue droite, la mairie…)

Par contre, ne connaissant pas du tout le musée lapidaire de Narbonne (mais il ne faut pas m’en vouloir parce que ça ne fait pas si longtemps que j’habite cette ville), ce côté historique m’était totalement inconnu.

Du coup, ce fût un régal d’en apprendre autant sur ma ville d’adoption et j’ai bien l’intention de poursuivre la découverte de cette ville avec d’autres ouvrages.

Pour ce qui est de la fiction, l’histoire est simple, tout comme l’écriture, mais on est réellement emporté par les deux meurtres perpétrés à plus d’un siècle d’intervalle : Y a-t-il réellement un lien entre les deux ? Pourquoi ces hommes ont-ils été assassinés ?

Sans trop vous en dévoiler, on croit entrer ici dans le symbolisme religieux et pourtant…

L’enquête est rondement menée. Il n’y a, à aucun moment, une perte de vitesse dans la façon de mener cette histoire et je ne peux que vous conseiller cet ouvrage pour passer un moment estival dans cette petite ville du Sud de la France pleine d’Histoire.

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La dame en blanc

Posté par belledenuit le 8 janvier 2009

La dame en blanc dans Policier/Thriller 51SGMRBAJQL._SL160_AA115_Auteur : Wilkie Collins

Editions : Le Masque (2004)

Nbre de pages : 475

Quatrième de couverture :
Dans la fournaise de l’été, en ce milieu du XIXème siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s’apprête à quitter Londres pour enseigner l’aquarelle à deux jeunes filles de l’aristocratie, dans le Cumberland. Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger… Mais la campagne anglaise, malgré ses charmes bucoliques, n’apaise pas le jeune William autant qu’il le souhaiterait. La demeure de Limmeridge recèle en effet de bien lourds secrets, et lorsque surgit la mystérieuse Dame en blanc, il est bien difficile d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’un présage funeste…
 

Mon avis :

Après bien des difficultés à me lancer dans ce livre (qui n’a rien à voir avec le fait qu’il ne serait pas intéressant), me voilà (enfin !) arrivée à sa fin.
C’est encore une bien belle découverte que je viens de faire puisque je ne connaissais pas du tout cet auteur.
On entre ici dans le genre policier gentillet (si je peux me permettre) du 19ème siècle de l’Angleterre victorienne. Cela n’a donc rien à voir avec le “policier” que nous connaissons aujourd’hui. Dans ce livre, il n’y a ni scènes sanglantes, ni détails macabres. Tout se fait dans la finesse de l’écriture et le style est bel et bien celui que j’adore !!!
Wilkie Collins est donc un auteur que j’ai vraiment envie de continuer à lire.
L’histoire est plutôt simple; la fin est prévisible à certains moments de la lecture mais cela ne gâche pas du tout l’envie de continuer à découvrir le fin mot de l’histoire. C’est un véritable moment de lecture très agréable !
Je recommande cette découverte surtout tous les amoureux de la période victorienne parce qu’il y a tout ce que l’on aime : une intrigue bien menée, un amour impossible, des regards qui en disent long… Toute une atmosphère parfaite pour se laisser emporter par cette belle (même si tragique) histoire.

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L’évangile selon Satan

Posté par belledenuit le 15 décembre 2008

L'évangile selon Satan dans Policier/Thriller 51vptTc-KtL._SL160_AA115_Auteur : Patrick Graham

Editions : Pocket (2008)

Nbre de pages : 659

Présentation de l’éditeur
Dans sa carrière de profileuse au FBI, Marie Parks a vu beaucoup de tueurs en série, mais rarement d’aussi cruels et méthodiques que Caleb le Voyageur. Comme si, venu du fond des âges, il avait été envoyé en mission par Satan lui-même… Ou du moins par ses adorateurs, rassemblés dans une organisation qui semble prête à tout pour retrouver un livre perdu depuis des siècles. Un livre maudit dont le contenu pourrait renverser l’Église catholique et inaugurer un âge de ténèbres. Aidée d’un exorciste du Vatican et armée de ses propres dons de médium, Marie Parks est alors la seule à pouvoir contrecarrer les noirs desseins des serviteurs du Très-Bas. D’elle dépend désormais l’issue de cette bataille décisive entre le Bien et le Mal…

 

Mon avis  :

Voilà encore un livre qui ne m’a pas déçue. Décidément, en ce moment, je suis très gâtée par mes lectures.

Je me suis vraiment régalée à découvrir ce livre d’un auteur que je ne connaissais pas encore, français de surcroît, et qui est tout aussi talentueux et prometteur que Franck Thilliez (même si le genre est très différent).

Allez, je vous le dis : ces deux auteurs deviennent désormais mes chouchoux !

On n’a vraiment rien à reprocher à ce livre : descriptions morbides (on est ici dans des détails de crucifixion et tortures moyenageuses notamment), suspens jusqu’à la fin parce qu’on est très loin de se douter de la personne qui est à la tête de cette conspiration,…

C’est un thriller sur fond religieux qui se laisse lire trèèès facilement (même si les premiers chapitres sont durs à supporter et où on aurait bien envie de le fermer définitivement). Mais passé la première partie, c’est simple : on l’ouvre et on ne le referme plus ! On stresse avec certaines scènes parce qu’on imagine très facilement Marie Parks lorsque ses visions se forment (vous savez, du genre “Médium” qui passe à la télévision sur une certaine chaîne le samedi soir…) Autant vous dire alors qu’avec le peu de courage que j’ai, je ne me lançais pas dans cette lecture passée une certaine heure parce que même si je suis plutôt pragmatique, il n’en demeure pas moins que l’on se pose pas mal de questions…

Je compte bien continuer à lire Patrick Graham avec son nouvel opus “L’apocalypse de Marie”.

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L’ombre du vent

Posté par belledenuit le 11 décembre 2008

L'ombre du vent dans Policier/Thriller 51QHDJG2VHL._SL160_AA115_Auteur : Carlos Ruiz Zafon

Editions : Grasset (2004)

Nbre de pages : 524

Présentation de l’éditeur :
Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y  » adopter  » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets  » enterrés dans l’âme de la ville  » : L’Ombre du vent. Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.

Mon avis :

Un mot : Sublime !

Cette lecture a été au-delà de mes espérances. Je me suis vraiment régalée à dévorer ce livre. Oui je vous le dis ouvertement : je ne l’ai pas lu, je l’ai dévoré ! On vit l’histoire avec Daniel. On est avec lui. On partage tout : ses émois amoureux, ses interrogations mais également son enquête sur l’auteur dont il a récupéré le livre “L’ombre du vent”, Julian Carax. Ainsi, on suit l’histoire de ces deux personnages et on est fasciné par ce que le narrateur nous raconte. On frissonne (de peur !), on angoisse (tenant le contexte) mais on espère aussi.

Un roman qui, comme le dit la présentation, est tout à la fois : policier, fantastique mais également roman initiatique.

On ne s’ennuie pas un instant et on ne le ferme qu’une fois la dernière page lue. Et à ce moment là, on se dit : dommage qu’il soit déjà fini.

J’ai vraiment adoré entrer dans l’histoire et pénétrer dans la Barcelone de l’après-guerre. Vivre avec Daniel et Julian, ces deux héros. Je n’en suis pas encore sortie. Je n’en ai pas envie.

C’est un livre qui m’a marquée au fer rouge et que je n’oublierai jamais. Alors n’hésitez surtout pas à le lire.

Je vous mets ici deux passages qui m’ont particulièrement touchée :

Ce lieu [le père du narrateur parle du Cimetière des Livres Oubliés] est un mystère, Daniel, un sanctuaire. Chaque livre, chaque volume que tu vois, a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, on vécu et rêvé avec lui. Chaque fois qu’un livre change de mains, que quelqu’un promène son regard sur ses pages, son esprit grandit et devient plus fort. (…) Dans ce lieu, les livres dont personne ne se souvient, qui se sont évanouis avec le temps, continuent de vivre en attendant de parvenir un jour entre les mains d’un nouveau lecteur, d’atteindre un nouvel esprit.” (p 12 – Editions Grasset)

Le coeur de la femme est un labyrinthe de subtilités qui défie l’esprit grossier du mâle à l’affût. Si vous voulez vraiment posséder une femme, il faut d’abord penser comme elle, et la première chose à faire est de conquérir son âme.” (p 150 – Editions Grasset)

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Train d’enfer pour ange rouge

Posté par belledenuit le 5 décembre 2008

Train d'enfer pour ange rouge dans Policier/Thriller 41G0zfpOfXL._SL160_AA115_Auteur : Franck Thilliez

Editions : Pocket (2007)

Nbre de pages : 432

Présentation de l’éditeur :
Un cadavre en morceaux artistiquement répartis est retrouvé aux environs de Paris. La victime a été décapitée et son corps martyrisé a fait l’objet d’une mise en scène défiant l’imagination. Le commissaire Franck Sharko est dépêché sur les lieux. Les ténèbres, il connaît : sa femme a disparu depuis six mois. Aucun signe de vie, aucune demande de rançon. Et cette nouvelle affaire, en réveillant le flic qui dormait en lui, va l’emmener au cœur de la nuit, loin, beaucoup trop loin…

Mon avis :

J’ai fini ce livre hier soir à près de 23h !!!
Inlâchable ! Voilà comment je pourrai qualifier ce thriller de Franck Thilliez. J’avais découvert cet auteur avec « Deuils de miel » que j’avais adoré et je continue à penser que cet auteur n’a rien à envier aux auteurs de thrillers américains.
Il y a tout pour faire un livre à suspens parfait : très bonne intrigue, des détails macabres (parfois difficiles à supporter), un tueur détestable, un rythme effréné de l’histoire jusqu’à la dernière page.
Je n’ai d’ailleurs pas pu arrêter ce bouquin sans connaître le fin mot de l’histoire !
Je n’ai pas pour habitude de noter mes lectures mais là je fais exception et je donne largement un 10/10.

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