Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

Posté par belledenuit le 30 avril 2010

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates dans Contemporain 51KCLqLYGNL._SL160_AA115_Auteur : Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

Editions : NIL (2009)

Nbre de pages : 396

Présentation de l’éditeur :

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, un natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis – un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d’un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d’une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates…) délices bien évidemment strictement prohibés par l’occupant. Jamais à court d’imagination, le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d’humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d’autres habitants de Guernesey , découvrant l’histoire de l’île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l’impact de l’Occupation allemande sur leurs vies… Jusqu’au jour où elle comprend qu’elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l’invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu’elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

Mon avis :

Lorsque j’ai vu qu’une lecture commune était organisée pour ce livre, je me suis dit que ce serait l’occasion de le découvrir. J’en avais beaucoup entendu parler sur la blogosphère et bien entendu avec tous les très bons avis que j’avais pu lire dessus, je remettais toujours à plus tard sa lecture. De peur, notamment, d’être déçue; de me sentir, encore une fois, en marge de la pensée dominante.

Néanmoins, tout était fait pour que je me lance : il était disponible à ma médiathèque et la date pour publier les billets me convenait. Il ne manquait plus qu’un peu de motivation pour franchir le cap décisif de la lecture.

Après avoir discuté ici ou là de ce bouquin, j’ai démarré cet ouvrage un vendredi et je l’ai achevé le lundi qui suivait et autant vous le dire : j’ai beaucoup aimé vivre aux côtés de Juliet pendant ces quelques heures que je lui ai consacrées.

Le livre est scindé en deux parties : la première est celle où Juliet fait la connaissance des membres de ce fameux cercle littéraire et elle apprend, à travers les différents courriers, leur vie pendant l’Occupation sur cette petite île Anglo-Normande qu’est Guernesey.

Dans la seconde, nous la voyons partir dans cette île où elle s’installe pour quelque temps afin de rencontrer ces âmes qui la touchent.

J’ai réellement aimé autant la première que la deuxième séquence de ce livre. A travers la première, on voit Juliet faire connaissance petit à petit avec l’ensemble des habitants de cette île et si au départ l’intérêt qu’elle portait concernait le cercle littéraire, il va prendre une toute autre direction au fur et à mesure que les pages vont se tourner.

Malgré la petite dimension de l’île, celle-ci n’a pas été épargnée par l’envahisseur allemand et chaque histoire racontée va toucher cette écrivain.

Très sensible et ayant le coeur sur la main, le personnage de Juliet va réellement se dévoiler dans la deuxième partie de l’ouvrage (notamment lorsqu’elle va rencontrer la petite Kit).

Quoi qu’il en soit, que ce soit Amelia, Isola, Dawsey, Kit, Eben, Eli ou bien Sydney ou Sophie, tous auront une influence sur cette jeune femme. Ils vont les uns et les autres lui ouvrir les yeux et le coeur encore plus que ce qu’il n’est déjà.

J’ai littéralement fondu pour l’écriture et le genre épistolaire ne m’a pas gênée du tout. Bien au contraire. C’est un vrai régal de lire ces missives. Quelque part, j’avais l’impression d’entrer dans l’intimité de tous ces personnages. J’ai vécu leurs malheurs; j’ai souri de certaines anecdotes; j’ai fondu sur ces non-dits qui mènent à bien des désagréments.

Que ce soit donc le style, l’histoire ou même l’écriture, tout est parfait. Il n’y a rien à dire.

Je suis vraiment ravie de cette nouvelle découverte littéraire et j’espère bien dénicher d’autres superbes ouvrages dans le genre.

D’ailleurs, si l’on pouvait faire un quelconque rapprochement, je vous inciterai à lire 84, Charing Cross Road de Hélène Hanff. Même si l’humour de Hélène Hanff est plus incisif que celui de Mary Ann Shaffer dans Le cercle littéraire… l’amour des mots, de la lecture et des gens est tout aussi impressionnant.

Cet ouvrage a fait l’objet d’une lecture commune avec : Evy, Heclea, Melcouettes, Joey7lindley,  Jelydragon, Cécile (sur le blog livraddict), Amandine, Neph, Ana76, Djak, Sita, Setsuka et Linou.

LC dans Contemporain

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Le souffle de la rose

Posté par belledenuit le 22 avril 2010

Le souffle de la rose dans Historique/Uchronique 51oRBcJLm%2BL._SL160_AA115_Auteur : Andrea H. Japp

Editions : Calmann-Levy (2006)

Nbre de pages : 327

Présentation de l’éditeur :

1304. Accusée de complicité avec les hérétiques et de commerce démoniaque, Agnès de Souarcy est traînée devant les tribunaux de l’Inquisition. Nicolas Florin, le grand inquisiteur, jubile : cette femme ravissante l’affole. Il veut la voir sangloter, supplier, d’autant que la mystérieuse silhouette qui lui a rendu visite exige la mort de madame de Souarcy. Pourtant la pire des surprises, pour Agnès, va venir de Mathilde, sa propre fille… Cependant, à l’abbaye de femmes des Clairets, des moniales meurent les unes après les autres, empoisonnées. La coupable est parmi elles… Pour Eleusie de Beaufort, la mère abbesse, une seule certitude : c’est aux manuscrits de la bibliothèque secrète de l’abbaye, dont elle seule connaît l’accès, que le meurtrier veut parvenir. Mais dans ce monde d’horreurs, Agnès, sans qu’elle le sache, a des alliés : Artus, comte d’Authon, décidé à tuer pour sauver celle qui a ravi son cœur ; Francesco de Leone, chevalier hospitalier, qui sait que son énigmatique quête passe par Agnès et qu’il doit coûte que coûte la protéger ; et le jeune Clément, dont la science précoce pourrait bien incliner son destin, et celui de sa  » dame « … Deuxième volet d’une trilogie palpitante, Le Souffle de la rose nous ouvre les sombres portes de l’Inquisition.

Mon avis :

Voilà un deuxième tome qui se laisse lire encore plus facilement que le premier.

S’il m’a fallu un temps d’adaptation pour adhérer aux Chemins de la bête, cela n’a pas été le cas pour Le souffle de la rose.

On entre directement dans l’histoire et notamment sur les chemins qui mènent Agnès de Souarcy à Alençon, à la Maison de l’Inquisition.

Dans cet opus, nous sommes moins « malmenés » par l’auteur. En effet, si dans le premier tome nous allions à droite et à gauche pour y rencontrer des tas de personnages, au risque que l’on sy perde d’ailleurs, il n’en est rien dans ce tome 2.

Nous revoyons les différents protagonistes mais ici l’auteur s’est tournée essentiellement sur l’interrogatoire d’Agnès par l’enquêteur inquisiteur, Nicolas Florin, mais également du côté de l’abbaye des femmes de Clairets où bien des drames se déroulent.

J’ai tout autant apprécié ma lecture de l’une et l’autre de ces parties qui se mettent en alternance dans le récit.

On poursuit à se poser des questions même si certains éclaircissements commencent timidement à se dessiner.

On sent que l’auteur joue avec son lecteur et qu’elle ne donnera le fin mot de l’histoire qu’au tout dernier tome de sa saga.

L’écriture est fluide; on a aucune difficulté à comprendre et à suivre la narration.

On commence à s’attacher à certains personnages et à en détester d’autres mais surtout à espérer que tous ces complots seront réduits à néant.

Certains « anges gardiens » font leur apparition. Ils apporteront leur soutien à certains moments où l’on croit que tout est perdu mais par leur présence on peut penser que tout cela va se terminer en happy end.

Pour le savoir, il me faut poursuivre avec le tome 3 : Le sang de grâce.

Malheureusement pour moi, cette lecture va attendre vu qu’il n’est pas pour l’instant disponible à ma médiathèque et comble de malchance j’ai appris hier que cette saga n’était pas une trilogie puisqu’un tome 4 : Le combat des ombres venait la clôturer. Il va me falloir en plus leur faire une proposition d’achat !

En bref, je vais rester sur ma faim pendant encore quelque temps mais pour sûr ce tome 2 est bien plus captivant que le premier !

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Les chemins de la bête

Posté par belledenuit le 20 avril 2010

Les chemins de la bête dans Historique/Uchronique 41Rw8lXYv-L._SL160_AA115_Auteur : Andrea H. Japp

Editions : Calmann-Levy (2006)

Nbre de pages : 375

Présentation de l’éditeur :

1304. La France est déchirée par les luttes de pouvoir opposant le roi Philippe le Bel, l’Église et le très puissant ordre des Templiers. La belle Agnès de Souarcy, jeune veuve au caractère bien trempé, va voir son destin basculer sans comprendre à quel point il est lié à ceux du royaume et de la chrétienté… Pourquoi son demi-frère, Eudes de Larnay, la fait-elle traîner devant les tribunaux de l’Inquisition, l’accusant de complicité avec les hérétiques et de possession démoniaque ? D’où viennent ces missives évoquant le  » sang divin « , qui portent le sceau papal et dont les messagers sont systématiquement assassinés ? Leurs cadavres sont retrouvés çà et là, carbonisés sans pourtant qu’aucune trace de feu ne les entoure… Qu’a découvert le petit Clément, protégé d’Agnès, dans la bibliothèque secrète de l’abbaye de femmes des Clairets ? Et que cherche Nicolas Florin, ce grand inquisiteur dont les excès de cruauté font frémir ? Andrea H. Japp nous offre ici un roman criminel palpitant, premier volume d’une trilogie à l’intrigue démoniaque.

Mon avis :

Après avoir eu quelques difficultés avec le début de ce roman, je dois bien avouer que passées les 100 premières pages, je me suis laissée emporter par l’histoire.

Il n’y a pourtant rien d’extraordinaire. Je dirai même que parfois j’avais des impressions de déjà vu. Malgré tout, j’ai poursuivi jusqu’au bout et sans pouvoir m’en défaire une fois la moitié du livre atteint.

Comme le dit le 4ème de couverture, Agnès a un caractère de feu et rien que pour savoir comment elle va se sortir de la situation périlleuse dans laquelle on l’a mise, il me tarde de lire le 2ème tome.

Il y a aussi dans cet opus des histoires qui se mènent parallèlement à celle d’Agnès et qui vont donc entrer petit à petit en ligne de compte. Mais là encore, je ne sais pas où cela va me mener et je suis encore curieuse de la suite à venir.

Entre complots politiques et familiaux, La dame sans terre offre dans son premier tome une bonne entrée en matière dans l’intrigue même si cette dernière est plutôt longue à se mettre en place. On se demande bien souvent quels sont les liens entre les différents personnages qui apparaîssent au fur et à mesure.

Quelques bribes de réponses sont fournies en fin d’ouvrage mais il y en a tant d’autres en suspens qu’il est difficile de ne pas pouvoir poursuivre cette lecture. Bien au contraire !

Le style est par moment un peu lourd mais globalement je n’ai ressenti aucune gêne particulière (si ce n’est des notes en bas de page qui sont un peu trop nombreuses à mon goût).

De plus, j’ai trouvé que certaines scènes auraient eu besoin d’un peu plus de profondeur. Du coup, ça donne une impression de manque.

Il n’empêche que j’ai quitté Agnès de Souarcy alors qu’elle doit être menée à Alençon et je cours de ce pas poursuivre ma lecture avec le tome 2 : Le souffle de la rose.

D’autres avis : Frisette et Doriane.

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Labyrinthe

Posté par belledenuit le 8 avril 2010

Labyrinthe dans Historique/Uchronique 51eQD0mRE5L._SL160_AA115_Auteur : Kate Mosse

Editions : JC Lattès (2006)

Nbre de pages : 592

Présentation de l’éditeur :

Juillet 1209 : Dans la cité de Carcassonne, Alaïs, jeune fille de 17 ans reçoit de son père un manuscrit qui, prétend-il, recèle le secret du véritable Graal. Bien qu’elle n’en comprenne ni les symboles ni les mots, elle sait que son destin est d’en assurer la protection. Elle doit, au prix d’une foi inébranlable et de grands sacrifices, préserver le secret du labyrinthe, secret issu des sables de l’ancienne Egypte voilà plusieurs milliers d’années. Juillet 2005 : Lors de fouilles archéologiques aux environs de Carcassonne, Alice Tanner, trébuche sur deux squelettes. Dans la grotte où gisent ces ossements, elle découvre un langage ancien, mais qu’il lui semble possible de déchiffrer, gravé dans la roche. Elle finit par comprendre, mais trop tard, qu’elle vient de déclencher une succession d’événements terrifiants. Son destin est désormais lié à celui que connurent les Cathares, huit siècles auparavant.

Mon avis :

Labyrinthe était dans ma liste à lire depuis de nombreux mois et j’en repoussais toujours la lecture, notamment parce que les échos que j’en avais eus n’étaient pas vraiment élogieux.

Ne connaissant pas du tout l’auteur, j’ai dans un premier temps lu son dernier ouvrage, Fantômes d’hiver, qui m’a beaucoup impressionnée tant par la qualité de l’écriture que par l’histoire qui était racontée.

Du coup, je me suis dit qu’il fallait quand même tenter Labyrinthe et aujourd’hui que c’est chose faite je ne le regrette absolument pas !

L’histoire se passe alternativement au 13ème et au 21ème siècle. On retrouve successivement Alaïs et Alice qui, bien que séparée par 800 ans, vont vivre quasiment la même aventure dans des époques différentes.

On fera bien entendu la corrélation entre les personnages du Moyen-Age avec ceux de l’époque contemporaine (qu’ils soient bons ou méchants) mais qu’importe. On ne se perd pas dans l’intrigue et les pages filent d’elles-mêmes.

Néanmoins, j’ai préféré lire les aventures d’Alaïs et me retrouver à Carcassona aux côtés du Vicomte de Trencavel et voir comment tout ce beau monde vivait à l’époque.

Habitant à 60 kms de la Cité, j’ai été enchantée de retrouver cette ville par les descriptions si précises que Kate Mosse faisait lorsque la narration se passait au Moyen-Age mais également des différences qu’elle a pu constater après les rénovations qui ont été effectuées tant au Château Comtat qu’aux fortifications (cf la visite d’Alice audit château et celle de la Cité).

Je me voyais déambuler dans ces ruelles pleines d’un passé mouvementé.

Je dirai que c’est une belle entrée en matière pour ceux et celles qui souhaitent connaître la région des cathares. En lisant, j’ai vraiment voyagé avec Alaïs qui, partant de Carcassona pour se rendre à Montpelhièr passe par Coursan et termine son voyage à Besièrs. J’ai vraiment adoré l’utilisation de l’occitan. Ca plonge d’autant plus le lecteur dans l’ambiance régionale.

En bref, cette partie là a été un pur délice. Se documenter tout en se délectant d’une histoire intéressante, c’est vraiment l’idéal.

S’agissant de la partie contemporaine, je l’ai lu sans toutefois y avoir totalement adhéré. Même si l’on sait que les Cathares étaient comme tous les Hommes (à vouloir trouver le Saint-Graal, la vie éternelle), j’ai moins accroché sur certains passages concernant Alice et ses recherches. Et la fin m’a laissée un peu perplexe.

Je suis quand même trop pragmatique pour croire en certaines choses.

Malgré tout, j’ai passé un très très bon moment avec cet ouvrage. Alors si vous souhaitez vous initier à l’histoire cathare, vous pouvez vous laisser tenter par ce livre. La narration est très bien faite, l’auteur est fidèle dans ses descriptions de la Cité de Carcassonne mais aussi aux légendes qui l’entourent.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre ICI. Le site est très bien organisé et fait le point sur l’histoire de la Cité de Carcassonne, sur l’origine du nom de la ville et il présente aussi l’avantage de vous proposer une visite virtuelle vous permettant de situer le château comtat, la cathédrale Saint-Nazaire, et la Cité à l’intérieur de cette majestueuse fortification.

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Les amants de Venise

Posté par belledenuit le 2 avril 2010

Les amants de Venise dans Classique 9782846331098Auteur : Michel Zevaco

Editions : AlterEdit (2006)

Nbre de pages : 293

Présentation de l’éditeur :

Au début du XVIe siècle, le pouvoir de Venise est encore considérable et la position du Doge de la Sérénissime suscite bien des convoitises et bien des jalousies. Un jeune homme, Roland Candiano, fait pourtant trembler la noblesse vénitienne. Il est devenu un bandit célèbre, aimé du peuple, depuis que son père a été déchu de ses droits et est devenu fou. Avec sa bande, Roland Candiano va mettre au point sa propre vengeance et détruire au fur et à mesure, tous ceux qui ont contribué à la disgrâce et la déchéance de son père. De rebondissements en rebondissements, de duels en intrigues, Roland écartera l’évêque de Venise, trop occupé par ses mœurs dissolues, déjouera un complot visant à renverser le pouvoir et sauvera le Doge. Michel Zévaco, l’inoubliable auteur du Capitan et de Buridan, entraîne le lecteur dans une formidable aventure de cape et d’épée, à travers Venise, des bas fonds jusqu’au Palais des Doges.

Mon avis :

Voilà un très bel ouvrage que j’ai découvert dans mon Sony Reader. Je ne connaissais avant cela ni l’auteur ni le livre. Autant dire que je partais à l’aventure. Et quelle aventure !

Cette lecture a été un réel moment de bonheur littéraire. Le style est purement classique mais sans tomber dans de lourdes descriptions ennuyeuses comme certains auteurs que l’on connaît bien. Ici, Michel Zévaco va droit au but mais ne manque cependant pas, dans tous les chapitres, de nous faire passer d’un personnage à un autre pour que l’on ne manque rien des complots, trahisons, haines et amours qui se font et se défont dans cette Venise du 16ème siècle.

On est balloté de gondoles en palais pour suivre pas à pas les tenants et les aboutissants de cette histoire; on apprend petit à petit les trames et les conséquences qui surviendront.

Les personnages sont exquis. Qu’ils soient rebelles ou conspirateurs, femmes aimées ou redoutées, tous valent leur pesant d’or. Chacun veut profiter de ce que l’autre peut lui apporter.

L’auteur met d’ailleurs bien l’accent sur cet état de fait ainsi que sur une conjuration sur le point d’aboutir.

Ici, les insurgés vondront récupérer leur place indûment volée; les comploteurs tenteront de supprimer tous ceux qui se trouveront sur leur chemin.

C’est un ouvrage sur le pouvoir qui aveugle l’Homme mais c’est aussi une belle histoire d’amour qui tentera de se reconstruire après un début difficile.

L’intrigue en elle-même n’a rien d’exceptionnelle mais la plume de Michel Zévaco est un pur délice, d’autant que celui-ci glisse dans son roman des anecdotes sur la vie vénitienne de l’époque mais également des légendes.

Par moment, je me suis prise à croire que je lisais du Dumas !

J’ai réellement adoré cet ouvrage et je compte bien poursuivre à lire cet auteur que du coup je vous recommande plus que fortement.

Quelques extraits tirés de l’ouvrage :

« Dans Venise, cité du mystère, le loup était non seulement toléré, mais accepté comme faisant presque partie du costume. En plein jour, les jolies Vénitiennes portaient un loup pour garantir leur visage contre les ardeurs du soleil., comme on met parfois des écrans devant certaines pêches pour leur conserver leur duvet. Dans beaucoup de fêtes, les hommes portaient également un loup, soit pour ne pas être reconnus, soit simplement par cette passion du mystère qui caractérisait les Vénitiens. On aimait alors à « intriguer » dans les fêtes, c’est-à-dire à faire chercher qui pouvait bien être tel beau chevalier qu’on ne reconnaissait ni à sa taille ni à son costume… Seuls les jeunes gens et ceux qui n’avaient rien à craindre de la médisance venaient à visage découvert. »

« Pour que tu sois à moi, pour que tu ne sois pas à l’homme exécré, des crimes, j’en commettrai. Je noierai Venise dans l’horreur, et je changerai ses canaux en fleuves de sang, mais j’atteindrai ton Roland ! Il m’a vaincu déjà ! Il m’a bafoué ! Il m’a souffleté de son mépris ! Il a fait crier en moi les fibres les plus secrètes de mon orgueil… Mais tout cela n’est rien, vois-tu ! Que Roland m’écrase de sa pitié insultante, qu’il m’accable de sa grâce, qu’il m’insulte, tout cela ne compte pas ! Ce qui compte et ce qui le condamne, ce qui fait que, pour mieux l’atteindre, je révolutionne Venise, ce qui fait que je lui ouvrirai moi-même les entrailles et que je me repaîtrai de son maudit, c’est que tu l’aimes !… »

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Les aventures d’Oliver Twist

Posté par belledenuit le 31 mars 2010

Les aventures d'Oliver Twist dans Classique 41HE4STYZGL._SL160_AA115_Auteur : Charles Dickens

Editions : Le livre de poche (2005)

Nbre de pages : 735

Présentation de l’éditeur :

Oliver Twist (1838) est un feuilleton criminel d’une noirceur concentrée. Un angélique orphelin échappe aux sévices que les institutions charitables de l’Angleterre victorienne réservent aux enfants abandonnés pour tomber dans les plus fangeux cloaques des bas-fonds londoniens. L’apprentissage précoce du vice et du crime y est de règle pour échapper à la misère et à la faim. On n’oubliera guère, après les avoir croisés, ni l’abominable Bumble ni le ténébreux Fagin, cette saisissante préfiguration des gibiers de bagne qui hanteront Les Misérables de Victor Hugo. Créations de l’imaginaire ? Ombres portées des terreurs et des cauchemars de l’enfance ? Peut-être. Toujours est-il que les contemporains y virent le reflet de la réalité. « Il n’y a pas tant de différence entre ce noir tableau de l’enfance et le tableau de l’usine par Karl Marx », remarque d’ailleurs le philosophe Alain. Il faut s’en souvenir à chaque page en découvrant Les Aventures d’Oliver Twist.

Mon avis :

Oliver Twist est le deuxième livre que je lis de Charles Dickens après Un chant de Noël. J’avais très envie de découvrir un autre ouvrage de l’auteur parce que si j’avais beaucoup aimé le style de Dickens dans Un chant de Noël, je n’avais pas, par contre, adhéré au côté fantastique qui y était.

Du coup, Oliver Twist était en quelque sorte un challenge.

Et je peux dire que le challenge a été largement gagné par l’auteur. J’ai littéralement accroché à cet ouvrage.

L’histoire est celle d’un jeune orphelin, dès la naissance, qui se voit confronter à la difficulté de vivre dans une Société où les plus démunis ne sont considérés que comme des parias. On vit l’existence d’Olivier en même temps que lui. C’est comme si on était mis totalement à sa place, immergé dans ce monde cruel et si noir où seuls la duperie et le pouvoir sont rois.

Dickens parvient avec une plume exquise à nous décrire toutes les émotions et toutes les scènes quelles qu’elles soient de telle sorte que nous ne pouvons pas rester de marbre : l’accouchement de cette jeune fille (mère de celui qui sera appelé Olivier Twist) et son décès qui s’en suit (rien que dans ce passage, ma gorge a été nouée. Ca commençait fort !). Mais il y a aussi tous les passages où Olivier Twist est mal traité puis considéré comme une simple marchandise.

Il y a également les moments d’espoir qu’il se forge et les regrets qui s’en suivent.

En bref, il y a beaucoup de choses qui font que ce livre est réellement un chef-d’oeuvre.

Dickens joue ici avec une ironie stupéfiante. Ne pas le lire c’est passé à côté d’un mode de vie dénoncé par l’auteur et tout ce que cela entraîne chez les plus faibles (en l’occurence les enfants).

Mais Olivier Twist c’est aussi de superbes moments d’émotion et de prise de conscience vis-à-vis de l’être (ou des êtres) cher(s).

Quand je me suis rendue compte de la tournure des évènements (passé la bonne moitié de l’ouvrage), je me suis laissée emportée par ma lecture. Les pages se tournaient d’elles-mêmes. Je m’étais attachée à un tel point à Olivier Twist que je ne souhaitais que le meilleur pour lui. Du coup, avec tous les rebondissements que l’auteur insérait à chaque moment crucial de la vie du jeune orphelin, je passais par autant d’émotions fortes : peine, stress, euphorie…

Sur beaucoup de points, Dickens m’a bluffée et j’ai adoré ça !

Quant aux personnages, ils sont terribles, cruels et lâches pour la plupart. Ils sont le Mal incarné qui profite de la faiblesse et des failles de ceux qui les entourent. Mais il y aussi ceux qui envers et contre tout tenteront de sortir Olivier Twist de cette mauvaise vie.

En conclusion, je ne peux que vous pousser à lire ce superbe ouvrage qui a été un très bon moment de lecture pour moi. Si au début je pensais qu’Olivier Twist était le mauvais garçon incarné dont un auteur racontait simplement la vie, j’ai pu constater que son histoire était tout autre chose.

C’est grâce à une lecture commune avec Ellcrys, Mango et Lyra Sullyvan que j’ai pu lire cet ouvrage et je compte bien poursuivre ma découverte de cet auteur avec notamment David Copperfield.

Un extrait :

« Il nous faut veiller avec soin à la façon dont nous traitons ceux qui nous entourent, puisque toute mort apporte à un petit groupe de survivants la pensée de tant de gestes omis, de si peu de gestes accomplis… de tant de choses qu’on a négligées, et de tant d’autres auxquelles on aurait pu remédier ! Il n’est pas de remords plus poignants que ceux qui viennent trop tard; si nous voulons que nous en soient épargnés les tourments, souvenons-nous-en pendant qu’il en est temps. » (p. 453)

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Fablehaven : Le sanctuaire secret (T1)

Posté par belledenuit le 23 mars 2010

Fablehaven : Le sanctuaire secret (T1) dans Jeunesse 515imjAKItL._SL160_AA115_Auteur : Brandon Mull

Edition : Nathan (2009)

Nbre de pages : 340

Présentation de l’éditeur :

Depuis des siècles, les créatures fantastiques les plus extraordinaires se cachent dans un refuge secret, à l’abri du monde moderne. Ce sanctuaire s’appelle Fablehaven. Kendra et Seth ignorent tout de ce lieu magique, dont leur grand-père est pourtant le gardien. Un jour, ils découvrent l’incroyable vérité : la forêt qui les entoure est peuplée d’êtres fabuleux – fées, géants, sorcières, monstres, ogres, satyres, naïades… Aujourd’hui, l’avenir de Fablehaven est menacé par l’avènement de puissances maléfiques. Ainsi commence le combat des deux enfants contre le mal, pour protéger Fablehaven de la destruction, sauver leur famille… et rester en vie.

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercie Ellcrys car c’est grâce à elle si j’ai pu découvrir le monde de Fablehaven puisqu’elle me l’a offert à l’occasion de mon dernier anniversaire. Sans cela, j’aurais dû attendre encore un peu avant de le lire.

Du coup, qu’en est-il de mes impressions ?

Comment vous dire ça sans vous chagriner, vous qui avez beaucoup aimé cet ouvrage ou pour qui cela a été un coup de coeur ?

Bon, je me lance : Fablehaven est un bon petit bouquin qui permet de passer un agréable moment de lecture mais je ne l’ai pas trouvé non plus transcendant.

Mais pourquoi ne m’a-t-il pas marquée davantage ? 

J’ai trouvé que l’atmosphère et certains détails se rapprochaient cruellement des Chroniques de Spiderwick que j’ai lu il y a peu de temps. Du coup, Fablehaven n’a pas été un coup de coeur et malgré tout je n’ai pas non plus détesté. Je l’ai lu et je l’ai fermé. C’est tout.

L’effet de déjà vu m’a coupé ma curiosité, si je puis dire, puisque je n’ai pas eu véritablement de surprises.

Bien entendu, un monde où vivent des fées, un golem, une sorcière… est dépaysant et divertissant mais globalement je n’ai pas été « scotchée » à l’ouvrage. J’ai pris mon temps, certes, pour le lire; je me suis imprégnée de tout ce qu’il renfermait mais j’ai été un peu déçue par l’ensemble.

L’histoire est jolie mais elle ne m’a pas fait vibrer. Je n’ai pas eu de réelles surprises même si je n’ai pas du tout cherché à anticiper sur ce qui allait se passer; je n’ai pas eu peur (comme j’ai pu en avoir avec Les chroniques de Spiderwick) et j’ai trouvé que l’action était très/trop longue à venir. J’ai même sauté quelques paragraphes en milieu d’ouvrage (oui je sais, honte à moi !)

Le style, lui, est simple et donc adapté aux lecteurs pour qui le livre est destiné. Aucune difficulté de ce côté là. Les chapitres ne sont ni trop courts ni trop longs et chacun apporte une touche de plus à l’histoire et permet l’enchaînement parfait sur le suivant. Du coup, il n’y a aucun temps mort. C’est d’ailleurs ce qui m’a permis de continuer à le lire.

Quant aux personnages, je ne peux pas dire que je me sois attachée à l’un d’entre eux.

Seth est un garçon qui n’en fait qu’à sa tête et voilà où cela le mène… et sa soeur, Kendra, est trop sage à mon goût. A 14 ans, on se dit quand même qu’une adolescente va enfreindre quelques règles à un moment ou à un autre. Mais non, il n’en est rien.

Ensuite, je m’attendais à une mise en place d’une seule histoire qui tiendrait sur plusieurs tomes (comme dans n’importe quelle saga). Avec Fablehaven, c’est différent.

Bien sûr, il y a une suite (et il vous faudra lire le tome 1 pour savoir pourquoi) mais ce titre là peut se lire seul. Il a un début et une fin bien marquée. On sait forcément qu’il y aura des répercussions vis-à-vis de certaines paroles prononcées dans ce tome mais je n’irai pas non plus me précipiter pour connaître cette suite (même si j’ai envie de savoir ce qu’il en est).

Alors ai-je aimé ou pas ?

Je vous dirais que oui parce que j’ai passé un bon moment avec les fées notamment que j’ai trouvé les plus intéressantes. Je me suis détendue. J’ai vagabondé dans ce sanctuaire secret et ça m’a fait du bien. Rien que pour ça, je vous le recommande.

D’autres avis chez : Pimprenelle (qui en fait d’ailleurs un livre voyageur), Esmeraldae, Jess, Iluze, Heclea, Mallou, Thalia

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La nuit de l’oracle

Posté par belledenuit le 16 mars 2010

La nuit de l'oracle dans Contemporain 51CVPGQBZ5L._SL160_AA115_Auteur : Paul Auster

Editions : Actes Sud (2004)

Nbre de pages : 237

Présentation de l’éditeur :

Après un long séjour à l’hôpital, l’écrivain Sidney Orr est de retour chez lui. Toujours aussi amoureux de sa femme Grace, il reprend lentement goût à la vie. Mais il est accablé par l’ampleur de ses dettes et par l’angoisse de ne plus jamais retrouver l’inspiration. Un matin, alors qu’il fait quelques pas dans son quartier, il découvre une toute nouvelle papeterie, au charme irrésistible. Sidney entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir même, presque dans un état second, Sidney commence à écrire dans le carnet une captivante histoire qui dépasse vite ses espérances. Sans qu’il devine où elle va le conduire. Ni que le réel lui réserve de plus dangereuses surprises… Virtuosité, puissance narrative, défi réciproque de l’improvisation et de la maîtrise, La Nuit de l’oracle précipite le lecteur au cœur des obsessions austériennes, dans un face à face entre fiction et destin. Comme si l’imaginaire n’était rien d’autre que le déroulement du temps avant la mort. Ou pire encore, son origine.

Mon avis :

Après Brooklyn Follies, me voilà repartie à la découverte de cet auteur exceptionnel qu’est Paul Auster.

Je remettais toujours à plus tard cette lecture, et grâce au défi 100 ans de Littérature américaine, je me suis décidée à l’ouvrir.

Je n’ai aucun regret à avoir si ce n’est de ne pas l’avoir ouvert plus tôt !

Je viens de me prendre une claque énorme et je suis même déçue de l’avoir terminée aussi vite (bon il m’a fallu quelques jours pour le lire mais la raison est juste une grosse fatigue qui m’a prise en début de week-end dernier).

Il m’a été (là encore !) impossible de le lâcher (ou alors difficilement et pour éviter les migraines qui me pourchassent depuis quelques jours).

Tout d’abord l’histoire. Elle est tout simplement exceptionnelle. Cela pourrait être en quelque sorte un moment dans chacune de nos vies. Difficile de ne pas s’identifier à tel ou tel personnage; rien ne nous dit qu’un jour où l’autre tout ce que Sidney (et son couple) vit, ne pourrait pas nous arriver à nous aussi. Du coup, on s’emballe sur le moindre fait, le moindre mot que le personnage central fait ou dit; on s’interroge de savoir si on aurait réagi de la même façon… Le fait d’avoir un livre dans le livre est fantastique surtout lorsque l’on s’aperçoit comment tout cela dérive. J’ai réellement adoré le fil de cette histoire et j’ai du mal, à l’heure actuelle, à m’en remettre. Wahou !!

S’agissant du style, j’avais déjà eu un aperçu avec Brooklyn follies que j’avais bien apprécié mais avec La nuit de l’oracle, c’est comme si j’avais moi-même vécu cette folle aventure. Paul Auster a une plume délicieuse; il arrive à faire vivre chaque phrase, chaque mot à travers des tournures, des expressions, des réflexions tellement vraies, tellement proches de ce que nous pouvons ressentir à l’instant même où nous les lisons. C’est captivant !

Quant aux personnages, ils sont comme tout un chacun : ils ont leurs faiblesses mais tellement humains, sensibles et attachants. C’est ce qui est d’ailleurs intéressant puisqu’il est, du coup, plus facile de s’identifier à eux.

Sidney est en quête de redevenir un homme « normal », pouvant subvenir aux besoins de son foyer, après un grave accident médical. Il tente de se reconstruire, de sauver son couple, de revivre comme avant tout simplement.

Son épouse, Grace, est discrète; difficile de savoir ce qui lui passe par la tête ou ce qu’elle souhaite exactement. C’est elle qui faire vivre le ménage mais elle ne reproche rien à son mari. C’est une superbe femme en tout point, même si, comme elle le dit : « des gens biens font des trucs moches » (p. 61) et on se dit alors que peut-être un secret la tenaille et qu’elle se refuse à nous le dévoiler (et non pas simplement à son mari parce que, oui, Sydney c’est aussi nous, lecteur. On se met dans sa peau; on devient réellement lui.)

J’ai littéralement adoré cet ouvrage de Paul Auster qui passe largement au-dessus de Brooklyn Follies (en tout cas à mon goût). On est totalement happée par l’histoire et la fin est à tomber !

En bref, et encore une fois, je vous souhaite de découvrir ce livre rapidement si vous ne l’avez pas déjà fait.

D’autres avis chez Doriane, Florinette, Restling, Virginie et beaucoup d’autres chez BoB.

challenge-100-ans dans Contemporain

3/3

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Le chien des Baskerville

Posté par belledenuit le 15 mars 2010

Le chien des Baskerville dans Classique 51X69F9XWGL._SL160_AA115_Auteur : Arthur Conan Doyle

Editions : Librio (2003)

Nbre de pages : 187

Présentation de l’éditeur :

Des cris lugubres résonnent sur la lande…
Et voici que la légende prend corps. Un chien énorme, créature fantomatique et infernale, serait à l’origine de la mort de sir Charles Baskerville. Maudit soit Hugo, l’ancêtre impie et athée, qui provoqua, en son temps, les forces du mal !
Mais Sherlock Holmes ne peut croire à de telles sornettes. Aussi, lorsqu’il dépêche le fidèle Watson auprès de sir Henry, l’héritier nouvellement débarqué d’Amérique, il ne doute pas de mettre rapidement fin à ces spéculations. Pourtant, la mort a frappé plusieurs fois sur la lande. Et le manoir est le théâtre de phénomènes bien étranges… Se peut-il que la malédiction des Baskerville pèse encore ?

Mon avis :

Voilà mon premier Conan Doyle de lu et je peux vous dire d’ores et déjà que ce ne sera pas le dernier.

Cela faisait un bon moment que je voulais découvrir cet auteur, notamment après avoir lu Arthur & George de Julian Barnes que j’avais adoré. La façon dont l’auteur peignait Arthur Conan Doyle, en tant qu’homme et « détective », m’avait donné l’envie de le découvrir en tant qu’auteur.

C’est maintenant chose faite et voilà ce que j’en pense.

Si l’histoire est somme toute relativement simple, nous ne sommes pas ici dans le genre polar gore ou thriller, il n’en demeure pas moins que je n’ai pas pu lâcher ce bouquin dès le moment où je l’ai commencé.

Tout débute avec un mort (comme dans tout policier) mais à cela s’ajoute un phénomène pour le moins anormal puisque des traces de pattes énormes se retrouvent à proximité du corps.

Sherlock Holmes est appelé à la rescousse parce que le médecin du défunt refuse de croire à un simple décès dû à l’âge et à la santé précaire de son patient mais également parce que l’héritier du Manoir des Baskerville doit arriver sous peu pour prendre possession de son héritage immobilier.

Grâce à une écriture très fluide, simple mais cependant rythmée, Arthur Conan Doyle accroche son lecteur du début à la fin. Les énigmes sont résolues petit à petit mais comme lorsque l’on fait un puzzle, on voit progressivement qui est qui, qui a fait quoi et qui veut quoi (j’espère que vous arrivez à me suivre Rire). En bref, tout s’assemble parfaitement.

J’ai beaucoup aimé la légende qui entoure cette famille et même si je n’ai pas tremblé comme dans un bon thriller, il n’empêche que je me suis posée tout un tas de questions. Ce chien existait-il vraiment ? Si non, qui pouvait être assez grand pour faire croire à une telle supercherie ? …

Certes, dans cet ouvrage, Sherlock Holmes n’apparaît pas forcément du début à la fin puisque ce dernier fait partir son ami, le Dr Watson, dans le Manoir des Baskerville afin de mener lui-même l’enquête. On suit alors cette affaire à travers les rapports que Watson va dresser pour tenir informé Sherlock Holmes.

D’un style parfait, et avec une maîtrise exquise du suspense, Conan Doyle a façonné cette intrigue de main de maître.

Je ne me suis pas ennuyée un seul instant (j’avais même poursuivi ma lecture pendant que je cuisinais – chose rare chez moi !) et je n’ai qu’une envie désormais : poursuivre ma découverte de cet auteur qui m’a comblée plus que je ne l’aurais cru au départ.

Du coup, forcément, vous vous doutez que je ne vais que vous conseiller de lire cet auteur si ce n’est pas déjà fait. Décidément, cette année 2010 est une superbe année, pleine de belles lectures et de belles découvertes (en espérant que cela se poursuive pour les mois à venir).

Quelques citations piochées par-ci par-là dans l’ouvrage :

« C’est une affaire de meurtre, Watson : de meurtre rafiné, exécuté de sang-froid, délibéré. »

« Le monde est plein de choses évidentes que personne ne remarque jamais. »

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Replay

Posté par belledenuit le 10 mars 2010

Replay dans Contemporain 51FAK9BC0KL._SL160_AA115_Auteur : Ken Grimwood

Editions : Points (2006)

Nbre de pages : 343

Quatrième de couverture :

A 43 ans, Jeff Winston, meurt subitement d’une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage en dérive. Quelle n’est pas sa stupeur lorsqu’il se réveille… dans sa chambre d’étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé, sa vie recommance comme avant. Sauf qu’il a gardé le souvenir de sa précédent existence… Qui n’a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d’aujourd’hui ?

Mon avis :

Replay est un livre que je voulais lire depuis plusieurs mois et grâce à Ellcrys qui me l’a prêté c’est maintenant chose faite. Sauf que, je n’ai pas été enthousiasmée par cet ouvrage.

Le thème, d’abord, a été pas mal repris et je garde en mémoire d’autres bouquins dans le même genre comme par exemple Seras-tu là ? de Guillaume Musso ou J’aurais préféré vivre de Thierry Cohen (même si dans cet opus là le personnage se voit perdre un an de sa vie au lieu de la revivre).

Du coup, j’attendais vraiment beaucoup de l’ouvrage de Ken Grimwood pour qu’il m’accroche dès le départ. J’avais besoin que l’auteur me surprenne.

De ce point de vue là, la surprise n’a pas été au rendez-vous.

Je me suis ennuyée quasiment tout au long de l’ouvrage. Ces replays que Jeff subit, même s’ils lui permettent à chaque fois de vivre une vie totalement différente de la précédente et qu’il n’est pas forcément inintéressant de découvrir, n’ont rien apporté, au final.

Parce que je me suis quand même demandée où tout cela menait. Réponse : à pas grand’chose ! (en tout cas pour moi).

Certaines réflexions « psychochépaquoi » sur cette vie sans cesse répétée m’ont complètement perdue. C’est très simple, j’ai même sauté quelques passages.

La fin, elle, m’a surprise. Tout ça, pour ça ! J’ai ressenti comme une perte de temps à la lecture de ce bouquin. Je n’y ai rien compris sauf bien sûr sur l’éventuelle modification que l’on apporterait à notre vie si jamais cela devait nous arriver. Mais c’est tout !

Du coup, le seul bilan positif que j’ai trouvé à Replay a été l’écriture plus intéressante que celle de Cohen ou de Musso. Ken Grimwood sait parfaitement retranscrire les émotions de ces personnages et leurs questionnements. Heureusement pour moi, sinon je n’aurais jamais terminé ce livre.

D’autres avis chez BoB.

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