L’accoucheuse de lumière

Posté par belledenuit le 13 juin 2009

L'accoucheuse de lumière dans Autres 51ZoJyUVQwL._SL160_AA115_Auteur : Coline Florent

Editions : Anne Carrière (2007)

Nbre de pages : 281

Présentation de l’éditeur :
Christelle, femme mystérieuse et solitaire, connaît tous les sentiers de la vallée, des collines et de la montagne qui clôt son univers. Durant sa vie, elle a arpenté ces chemins à la recherche de plantes odorantes ou médicinales, dont elle transforme les fleurs. les feuilles et les graines en crèmes parfumées, de soin ou de beauté. Elle prépare aussi des baumes, des tisanes et autres remèdes, en respectant le savoir que lui a enseigné sa mère, sa marâtre, comme elle la désigne le jour où elle découvre qu’elle est une faiseuse d’anges…
En cette fin de matinée d’un mois d’octobre ensoleillé. Christelle fait une chute dans un endroit isolé. Sous l’effet de l’immobilité imposée, les souvenirs affluent, qui lèvent le voile sur la vie de l’accoucheuse de lumière. Robinson, l’amour d’enfance, passionnément aimé, surgit du passé; il entraîne dans son sillage Sylvie, Igor, Emilie… révélant le secret que Christelle cache jalousement. Le temps rebondit alors du passé au présent, pour tisser une existence qui ressemble à cette terre dure, mais généreuse. Lumineuse Christelle, qui se tient â distance de la rumeur du monde et qui, malgré elle, accouche les vies qui la croisent.

Mon avis :

J’ai du dans la journée (voire quelques heures) uniquement ce superbe roman.

Au départ, tenant le titre, je pensais qu’il allait parler essentiellement d’histoires se tenant autour du pouvoir des plantes qu’use les ensorcelleuses pour éviter l’enfantement de gentes dames (eh oui j’ai eu la faiblesse de croire que j’allais m’évader dans les légendes d’Avalon par exemple ou de cette époque du tout moins).

Je vais donc remettre dans l’ordre ce qui doit l’être parce rien ne laisse transparaître quoi que ce soit dans la présentation de l’éditeur. Et pour cause.

Le lieu de la narration, d’abord. Nous n’en savons rien de précis tout au long du roman (mis à part une partie qui se déroule à Paris). Dans le reste de la narration, nous pouvons supputer que nous sommes en France, dans un petit village. En prenant quelques détails de-çi de là, on va apprendre que les montagnes sont également présentes. Cependant :

« (…) cela ne ressemble en rien aux montagnes qu’il connaît, lui. Elles ne sont ni hautes, ni verdoyantes. Des rochers à perte de vue, d’un blanc crayeux, sans végétation. Des touffes par-ci, par-là, brûlées et laides. De la garrigue à perte de vue, des oliviers maigres et rabougris, et, par dessus le marché, la lavande, qui aurait pu colorer ce sinistre paysage, est déjà récoltée. » (p 238)

J’ai donc réussi à me dire qu’on devait se trouver quelque part dans le sud-est de la France.

De toute façon, malgré ma curiosité sur la situation géographique de l’histoire, ce n’était pas là l’essentiel pour Coline Florent. Tout comme la période à laquelle cela se passe. Elle couvre une période allant du milieu de la 2ème Guerre Mondiale jusqu’en 2005. Mais tout se fait avec quelques détails parsemés à droite et à gauche. En bref, l’ouvrage couvre la vie de Christelle. Et quelle vie !

J’ai tellement été séduite par l’écriture de l’auteur et le personnage de la petite sauvageonne qu’elle nous dépeint (si droite, si dure et qui cache cependant un telle sensibilité intérieure) que j’en ai été émue tout du long.

La présentation de l’éditeur, par ailleurs, est très bien faite car il nous met le contenu (un peu) sans dévoiler réellement ce que l’on va y trouver. Que du bonheur !

Ce roman est une force de sentiments.

On entre dans la vie de Christelle et on a du mal à quitter cette femme si particulière.

D’un amour de jeunesse avorté parce qu’elle n’arrive pas à dire ses sentiments, à une fin de vie qui continue à nous bouleverser, mes émotions (malgré le temps passé depuis la fin de ma lecture) sont encore là. La plume de Coline Florent a su m’envoûter totalement.

J’ai réellement du mal à m’en défaire et à vous en parler comme il le faudrait. Il y a tant à dire sur cet ouvrage qui est d’ailleurs le premier roman de l’auteur.

Malgré cette envie, je vais m’arrêter d’en parler et vous laisser la seule recommandation que je peux vous faire : découvrez-le ! Entourez-vous de la vie de cette femme, de sa force, de son courage et de sa volonté. Laissez-vous transporter par les mots de l’auteur qui promet de très jolis futurs ouvrages.

Un autre extrait pour le plaisir :
« (…) Sylvie attrape la fillette dans ses bras et roule avec elle, délogeant sur leur passage les coccinelles et les papillons blancs qui voltigent autour d’elles en fouettant l’air vivement. Christelle se détourne de sa cueillette et sourit à la scène. Le soleil d’avril éclabousse le champ, révélant les couleurs du printemps. Le vert tendre des jeunes pousses s’allie au bleu luzerne des herbes plus anciennes, et les genêts, en lisière de la forêt, éclatent en bosquets jaunes. La potentille rousse rampe sur les talus et la valériane, semée sur toute sa hauteur d’ombrelles rosées, se découpe aérienne, sur fond de ciel pommelé. La chicorée sauvage, dont les fleurs ligulées d’un blanc bleuté coiffent de fines tiges anguleuses, ondule sous le léger souffle printanier. La grande marguerite pousse en bouquet et la pâquerette vivace repousse la violette à l’ombre des ornières« . (p 120-121)

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Le cavalier suédois

Posté par belledenuit le 4 juin 2009

Le cavalier suédois dans Autres cavali10Auteur : Léo Perutz

Editions : Phébus (1999)

Nbre de pages : 274

Résumé :
L’histoire commence par la fuite de deux hommes : l’un est gentilhomme (Christian von Tornefeld), l’autre est un voleur (l’homme sans nom). Nous sommes au tout début du XVIIIème siècle où tous deux cheminent « sur la route qui va d’Oppeln jusqu’à la frontière de Pologne, à travers la campagne enneigée de Silésie… » Le voleur fuit la potence, le gentilhomme cherche à gagner la Pologne pour rejoindre l’armée suédoise. Mais leurs vies vont être bouleversées par une substitution d’identité.

Mon avis :
J’ai fini tout à l’heure ce superbe roman de Leo Perutz qui m’a menée bien loin sur les chemins de la vie. J’ai parcouru bien des distances avec « le voleur ». A aucun moment, il n’est réellement nommé dans l’ouvrage ce qui nous laisse une certaine part de mystère. D’ailleurs, il y a beaucoup de mysticité dans ces pages. Et ce n’est pas pour nous déplaire. Bien au contraire.
Pour parvenir à une vie plus décente, il n’hésite pas à usurper l’identité d’un gentilhomme qu’il qualifie d’ami. Tout le livre est basé sur cette supercherie. On joue à quitte ou double à chaque moment de la vie de cet homme parce qu’usurper une identité entraîne forcément des mensonges et tromperies. Et l’étau se resserre au fur et à mesure que les pages se tournent.
Pour ce qui est de ce fameux gentilhomme, on ne sait que peu de choses si ce n’est qu’on le retrouve à la fin du roman. Et quelle fin…
Le style est fluide et léger et l’auteur a su mettre suffisamment d’angoisse dans ses lignes pour ne pas nous faire lâcher son roman avant son terme. On suit le voleur dans sa vie et ce qu’il bâtit sous le nom d’un autre. Mais également dans les conséquences de ses actes. Un personnage auquel on s’attache, tout comme le reste de sa petite famille. Et l’on se dit malgré tout : quel dommage ! Quel gâchis !
Mais surtout ne passez pas à côté de ce petit chef-d’oeuvre.

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De pierre et de cendre

Posté par belledenuit le 27 mai 2009

 Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs 2009

De pierre et de cendre dans Autres 51d3GkHmoRL._SL160_AA115_Auteur : Linda Newbery

Editions : Le livre de poche (2009)

Nbre de pages : 378

Présentation de l’éditeur :
Lorsque, par un soir brumeux de 1898, le jeune peintre Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigner l’art aux deux filles de Mr Farrow, il ignore encore que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maître des lieux, séduit par les jeunes demoiselles, Marianne et Juliana, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, Samuel comprend vite que le raffinement du décor et des êtres dissimule de bien sombres mystères et que le vent souffle pour mieux balayer les cendres d’un passé scandaleux…

Mon avis :
Après des mois d’attente, voilà que j’ai pu (enfin !) découvrir ce superbe roman.

Lors des premières pages, il m’a fait penser à « La dame en blanc » de Wilkie Collins par le fait que Samuel arrive en train, le soir et doit rejoindre Fourwinds à pied. J’ai ressenti la même atmosphère mystérieuse lorsqu’il rencontre la jeune fille perturbée (que je ne nommerai pas pour les futures lectrices de cet ouvrage).

Par la suite, j’ai trouvé des similitudes avec « Les brumes de Riverton » de Kate Morton (une grande propriété dans laquelle vit une famille aux multiples secrets mais également les personnages de Juliane et Marianne qui sont à peu de choses près semblables à ceux de Kate Morton : il y en a une plus discrète que l’autre). On aurait donc tendance à croire qu’on lit le même livre même si les secrets sont différents.

Malgré ça, je n’ai pas pu lâcher cet ouvrage et je ne l’ai pas lu, je l’ai dévoré en moins de deux jours.

La structure est très bien conçue; le style d’une finesse et d’une profondeur extême et l’auteure ne nous dévoile les choses que par petite dose.

Je ne peux donc que vous indiquer qu’il est à lire indubitablement.

Les avis de Cryssilda, Lou, Pimpi, Romanza, Clochette et Lilly.

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Le portrait

Posté par belledenuit le 7 avril 2009

Le portrait dans Autres 51iDSIXxMXL._SL160_AA115_Auteur : Pierre Assouline

Editions : Gallimard (2007)

Nbre de pages : 308

Présentation de l’éditeur :
Et si un tableau pouvait parler ? Dire tout ce qu’il voit et tout ce qu’il entend, partout où il est accroché ? Le portrait de la baronne Betty de Rothschild, peint par Ingres en 1818, raconte, à travers ce roman surprenant, un siècle et demi des fastes et des tourments de sa famille, l’une des dynasties financières les plus légendaires et secrètes d’Europe.

Mon avis :
Un livre plein de poésie et de nostalgie, très intéressant par sa contenance même si par moment certains passages ne sont pas spécialement intéressants.
Pierre Assouline sait parfaitement nous faire voyager et découvrir cette famille au travers l’Histoire et les grands changements qui se sont produits en France.
Le récit débute lors du décès de la baronne de Rothschild (en 1886) et à travers le portrait dans lequel son âme s’est réfugiée, elle nous raconte ce qu’a été sa vie et les moments qui l’ont marquée.
Le livre est scindé en cinq parties qui correspondent à la période où le tableau a été transféré dans un lieu différent : on débute par l’immeuble situé rue Lafitte pour finir au Louvre en passant entretemps rue Saint-Florentin, au château de Ferrières et en Allemagne au château Neuschwanstein.
On rencontre aussi beaucoup de personnalités (Balzac, Strauss…) On se rend compte de la personnalité de cette Dame qui, nostalgique de sa vie à travers sont récit, n’oublie pas quel nom elle porte et quelles en sont les obligations.
On passe un moment historique avec cet ouvrage puisque Pierre Assouline nous fait voyager depuis les troubles de 1848 jusqu’après la seconde Guerre Mondiale.
Ce tableau a vécu et il raconte. C’est une façon très originale de nous faire comprendre les difficultés qui existaient au 19ème siècle et qui existent toujours aujourd’hui, notamment celle d’être juif car finalement l’antisémitisme, par exemple, a toujours eu lieu même si certains s’en cachaient.
Un livre à découvrir ne serait-ce que pour la beauté de l’écriture de son auteur.

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La taverne du doge Loredan

Posté par belledenuit le 27 mars 2009

Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs 2009

La taverne du doge Loredan dans Autres 41%2BhV%2BWUb%2BL._SL160_AA115_Auteur : Alberto Ongaro

Editions : Le Livre de Poche (2007)

Nbre de pages : 346

Présentation de l’éditeur :
Dans un palais vénitien décrépit, Schultz, un éditeur typographe au passé flou de capitaine de marine, mène une existence désenchantée… N’étaient son machiavélique alter ego, qui répond au nom de Paso Doble – une femme de cire nue revêtue d’un manteau de poil de chameau -, et la découverte, sur le haut d’une armoire, d’un manuscrit oublié. La lecture de cet énigmatique ouvrage transporte Schultz au début du XIXe siècle entre Londres et Venise. Il va revivre la passion fiévreuse du jeune Jacob Flint pour la volcanique Nina, patronne de la Taverne du doge Loredan et maîtresse d’un gentleman contrebandier. Schultz est bientôt surpris puis fasciné par les étranges affinités qu’il se découvre avec Jacob Flint… Alberto Ongaro, se jouant malicieusement des ressorts de l’illusion romanesque, réveille ici le vent puissant de l’aventure, dans la lignée de Casanova, Stevenson et Borges.


Mon avis :
Ce livre est un vrai petit bijou.
J’ai eu cependant quelques difficultés à trouver un certain intéressement au départ.
L’auteur mène deux histoires qui s’entrecoupent et c’est assez déroutant mais une fois que l’on a pris l’habitude de cette narration, on ne ferme plus ce livre.
Autant dire que j’ai beaucoup aimé l’histoire de Jacob même si elle était coupée par des interruptions de Schultz et de « l’autre ».
En fait, c’est exactement comme si nous, lecteur, nous étions coupés pendant une lecture par un coup de téléphone par exemple et ce en plein milieu d’une action où l’on aurait voulu savoir comment elle se termine. Vous allez me dire : ben je ne réponds pas au téléphone et je termine l’action en cours. Oui mais voilà : impossible de faire pareil avec les coupures intempestives de Schultz. Pourtant, à certains moment, je lui aurais mis un baillon sur la bouche tellement j’étais prise par ce que racontait Jacob. Je voulais savoir !!
L’auteur est tout simplement un magicien.
Il joue avec nous, avec Schultz (qui lit le livre trouvé sur l’armoire) mais aussi avec Jacob qui est le narrateur du livre trouvé sur l’armoire.
Comme ça, ça donne un air un peu confus à l’ensemble mais jetez-vous sur ce livre pour vous rendre compte par vous-même. Vous n’en serez pas déçu.
Grâce à son style, sa façon de raconter, on se rend compte que la limite entre le réel (Schultz qui lit) et l’imaginaire (Jacob qui raconte son histoire) est si ténue que le lecteur peut se voir dans cette narration. D’ailleurs, il y a tant de similitudes que cela en est époustouflant (mon but n’est pas de vous dire ce que va faire l’auteur).
Voilà, le mot est dit et trouvé : ce livre est époustouflant par ce côté.
Bien sûr, il y aussi l’histoire de Jacob (genre de Casanova qui se sent obliger de convoiter toutes les jeunes filles qu’il rencontre et qui lui plaît) qui, en rencontrant Nina, ne va décider de vivre que pour elle. Mais c’est sans compter sur Fielding, un homme d’une puanteur atroce, qui considère Nina comme sienne et qui ne tolèrera pas d’autres amants.
On suivra ces personnages avec attention tout au long des pages et pour lesquels on rira, on angoissera, on espèrera.
Un livre avec une grande note de fantastique qui se mêle à merveille au reste. Un livre que je vous recommande.

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Tempête sur Armen

Posté par belledenuit le 8 août 2008

Tempête sur Armen dans Autres 4110US6TsiL._SL160_AA115_Auteur : Jean-Jacques Antier

Editions : Presses de la Cité (2007)

Nbre de pages : 264

Présentation de l’éditeur :
L’histoire d’un gardien du phare d’Armen, le plus dangereux au monde, situé au large de la pointe du Finistère.
Mars 1914. Gildas Kerdaniel réalise son rêve d’enfance : être gardien du phare d’Armen. Aux côtés du maître gardien Tréboul, il découvre un quotidien rude, à la merci des éléments : tempêtes, assaut incessant des vagues, rafales de vent, sans compter la solitude, l’enfermement et la folie qui guette… Des énigmes planent également sur le rocher : disparitions mystérieuses d’anciens gardiens, appels étranges dans le ciel étoilé… Et cette menace qui pèse sur le monde : la guerre.
Pour Gildas, l’échappatoire a le doux visage d’Oanig. Mais de l’amour d’une femme ou de la passion de la mer, qui l’emportera dans le cœur du jeune homme ?

Mon avis :

Un livre qui nous fait découvrir le dur métier de gardien de phare (et notamment celui d’Armen). On se rend compte au travers de la vie au quotidien de Gildas à quel point c’est difficile de rester dans un tel endroit avec les éléments qui se déchaînent. De ce point de vue là, l’histoire est très intéressante malgré des termes que j’ai eu du mal à cerner. La description d’un phare finalement ne s’arrête pas à sa hauteur et à la lentille qui permet aux bateaux de se repérer la nuit. Ce qui m’a également gêné, c’est ce sentiment de survoler l’histoire. Peut-être est-ce dû à l’édition du Reader Digest’s qui fait un condensé de l’histoire originale. Au lieu d’avoir 264 pages de lecture, on se retrouve avec 127 pages !! Je contrôlerai lors d’un passage en librairie si le livre était en intégralité ou s’il manquait effectivement 140 pages ! Si tel est le cas, j’ai bien ressenti ce “manque” dans le déroulement de l’histoire. Je reste sur ma faim pour certains passages. J’avais l’impression par moment de sauter du coq à l’âne. Dommage !! car au fond la narration est très belle. On ressent cette passion de Gildas pour les phares et la mer et ce choix difficile qui s’impose à lui “le phare ou la fille” (Oanig) ?

Si certains d’entre vous décident de se mettre à cette lecture, je vous remercie de me dire si vous avez ressenti ce “manque” que j’invoque. Si votre réponse est “non”, il ne me restera plus qu’à me procurer le livre intégral pour parfaire ma lecture et me régaler complètement.

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La mort du roi Tsongor

Posté par belledenuit le 18 mars 2008

La mort du roi Tsongor dans Autres 514497st9WL._SL160_AA115_Auteur : Laurent Gaudé

Editions : Le livre de poche (2006)

Nbre de pages : 119

Mot de l’éditeur :

Dans une Antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d’un empire immense, s’apprête à marier sa fille. Mais le jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate : c’est Troie assiégée, c’est Thèbes livrée à la haine. Le monarque s’éteint ; son plus jeune fils s’en va parcourir le continent pour édifier sept tombeaux à l’image de ce que fut le vénéré – et haïssable – roi Tsongor.
Roman des origines, récit épique et initiatique, le livre de Laurent Gaudé déploie dans une langue enivrante les étendards de la bravoure, la flamboyante beauté des héros, mais aussi l’insidieuse révélation, en eux, de la défaite. Car en chacun doit s’accomplir, de quelque manière, l’apprentissage de la honte.

Mes impressions :

Un vrai coup de coeur pour ce roman. C’est la première fois que je lis du Laurent Gaudé et je n’ai vraiment pas été déçue. On est véritablement transporté dans le récit. Les pages se tournent à une vitesse que l’on n’imagine pas. On est au coeur de l’action. On n’a pas envie de terminer ce livre. Une impression d’être face à un conteur qui par ses paroles nous envoute d’une belle histoire. Et quelle histoire ! Tout y est : l’amour, la haine, la honte, la guerre et la fatalité. N’hésitez surtout pas à le vous le procurer pour passer un moment inouï et inoubliable.

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