Les amants de Venise

Posté par belledenuit le 2 avril 2010

Les amants de Venise dans Classique 9782846331098Auteur : Michel Zevaco

Editions : AlterEdit (2006)

Nbre de pages : 293

Présentation de l’éditeur :

Au début du XVIe siècle, le pouvoir de Venise est encore considérable et la position du Doge de la Sérénissime suscite bien des convoitises et bien des jalousies. Un jeune homme, Roland Candiano, fait pourtant trembler la noblesse vénitienne. Il est devenu un bandit célèbre, aimé du peuple, depuis que son père a été déchu de ses droits et est devenu fou. Avec sa bande, Roland Candiano va mettre au point sa propre vengeance et détruire au fur et à mesure, tous ceux qui ont contribué à la disgrâce et la déchéance de son père. De rebondissements en rebondissements, de duels en intrigues, Roland écartera l’évêque de Venise, trop occupé par ses mœurs dissolues, déjouera un complot visant à renverser le pouvoir et sauvera le Doge. Michel Zévaco, l’inoubliable auteur du Capitan et de Buridan, entraîne le lecteur dans une formidable aventure de cape et d’épée, à travers Venise, des bas fonds jusqu’au Palais des Doges.

Mon avis :

Voilà un très bel ouvrage que j’ai découvert dans mon Sony Reader. Je ne connaissais avant cela ni l’auteur ni le livre. Autant dire que je partais à l’aventure. Et quelle aventure !

Cette lecture a été un réel moment de bonheur littéraire. Le style est purement classique mais sans tomber dans de lourdes descriptions ennuyeuses comme certains auteurs que l’on connaît bien. Ici, Michel Zévaco va droit au but mais ne manque cependant pas, dans tous les chapitres, de nous faire passer d’un personnage à un autre pour que l’on ne manque rien des complots, trahisons, haines et amours qui se font et se défont dans cette Venise du 16ème siècle.

On est balloté de gondoles en palais pour suivre pas à pas les tenants et les aboutissants de cette histoire; on apprend petit à petit les trames et les conséquences qui surviendront.

Les personnages sont exquis. Qu’ils soient rebelles ou conspirateurs, femmes aimées ou redoutées, tous valent leur pesant d’or. Chacun veut profiter de ce que l’autre peut lui apporter.

L’auteur met d’ailleurs bien l’accent sur cet état de fait ainsi que sur une conjuration sur le point d’aboutir.

Ici, les insurgés vondront récupérer leur place indûment volée; les comploteurs tenteront de supprimer tous ceux qui se trouveront sur leur chemin.

C’est un ouvrage sur le pouvoir qui aveugle l’Homme mais c’est aussi une belle histoire d’amour qui tentera de se reconstruire après un début difficile.

L’intrigue en elle-même n’a rien d’exceptionnelle mais la plume de Michel Zévaco est un pur délice, d’autant que celui-ci glisse dans son roman des anecdotes sur la vie vénitienne de l’époque mais également des légendes.

Par moment, je me suis prise à croire que je lisais du Dumas !

J’ai réellement adoré cet ouvrage et je compte bien poursuivre à lire cet auteur que du coup je vous recommande plus que fortement.

Quelques extraits tirés de l’ouvrage :

« Dans Venise, cité du mystère, le loup était non seulement toléré, mais accepté comme faisant presque partie du costume. En plein jour, les jolies Vénitiennes portaient un loup pour garantir leur visage contre les ardeurs du soleil., comme on met parfois des écrans devant certaines pêches pour leur conserver leur duvet. Dans beaucoup de fêtes, les hommes portaient également un loup, soit pour ne pas être reconnus, soit simplement par cette passion du mystère qui caractérisait les Vénitiens. On aimait alors à « intriguer » dans les fêtes, c’est-à-dire à faire chercher qui pouvait bien être tel beau chevalier qu’on ne reconnaissait ni à sa taille ni à son costume… Seuls les jeunes gens et ceux qui n’avaient rien à craindre de la médisance venaient à visage découvert. »

« Pour que tu sois à moi, pour que tu ne sois pas à l’homme exécré, des crimes, j’en commettrai. Je noierai Venise dans l’horreur, et je changerai ses canaux en fleuves de sang, mais j’atteindrai ton Roland ! Il m’a vaincu déjà ! Il m’a bafoué ! Il m’a souffleté de son mépris ! Il a fait crier en moi les fibres les plus secrètes de mon orgueil… Mais tout cela n’est rien, vois-tu ! Que Roland m’écrase de sa pitié insultante, qu’il m’accable de sa grâce, qu’il m’insulte, tout cela ne compte pas ! Ce qui compte et ce qui le condamne, ce qui fait que, pour mieux l’atteindre, je révolutionne Venise, ce qui fait que je lui ouvrirai moi-même les entrailles et que je me repaîtrai de son maudit, c’est que tu l’aimes !… »

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Les aventures d’Oliver Twist

Posté par belledenuit le 31 mars 2010

Les aventures d'Oliver Twist dans Classique 41HE4STYZGL._SL160_AA115_Auteur : Charles Dickens

Editions : Le livre de poche (2005)

Nbre de pages : 735

Présentation de l’éditeur :

Oliver Twist (1838) est un feuilleton criminel d’une noirceur concentrée. Un angélique orphelin échappe aux sévices que les institutions charitables de l’Angleterre victorienne réservent aux enfants abandonnés pour tomber dans les plus fangeux cloaques des bas-fonds londoniens. L’apprentissage précoce du vice et du crime y est de règle pour échapper à la misère et à la faim. On n’oubliera guère, après les avoir croisés, ni l’abominable Bumble ni le ténébreux Fagin, cette saisissante préfiguration des gibiers de bagne qui hanteront Les Misérables de Victor Hugo. Créations de l’imaginaire ? Ombres portées des terreurs et des cauchemars de l’enfance ? Peut-être. Toujours est-il que les contemporains y virent le reflet de la réalité. « Il n’y a pas tant de différence entre ce noir tableau de l’enfance et le tableau de l’usine par Karl Marx », remarque d’ailleurs le philosophe Alain. Il faut s’en souvenir à chaque page en découvrant Les Aventures d’Oliver Twist.

Mon avis :

Oliver Twist est le deuxième livre que je lis de Charles Dickens après Un chant de Noël. J’avais très envie de découvrir un autre ouvrage de l’auteur parce que si j’avais beaucoup aimé le style de Dickens dans Un chant de Noël, je n’avais pas, par contre, adhéré au côté fantastique qui y était.

Du coup, Oliver Twist était en quelque sorte un challenge.

Et je peux dire que le challenge a été largement gagné par l’auteur. J’ai littéralement accroché à cet ouvrage.

L’histoire est celle d’un jeune orphelin, dès la naissance, qui se voit confronter à la difficulté de vivre dans une Société où les plus démunis ne sont considérés que comme des parias. On vit l’existence d’Olivier en même temps que lui. C’est comme si on était mis totalement à sa place, immergé dans ce monde cruel et si noir où seuls la duperie et le pouvoir sont rois.

Dickens parvient avec une plume exquise à nous décrire toutes les émotions et toutes les scènes quelles qu’elles soient de telle sorte que nous ne pouvons pas rester de marbre : l’accouchement de cette jeune fille (mère de celui qui sera appelé Olivier Twist) et son décès qui s’en suit (rien que dans ce passage, ma gorge a été nouée. Ca commençait fort !). Mais il y a aussi tous les passages où Olivier Twist est mal traité puis considéré comme une simple marchandise.

Il y a également les moments d’espoir qu’il se forge et les regrets qui s’en suivent.

En bref, il y a beaucoup de choses qui font que ce livre est réellement un chef-d’oeuvre.

Dickens joue ici avec une ironie stupéfiante. Ne pas le lire c’est passé à côté d’un mode de vie dénoncé par l’auteur et tout ce que cela entraîne chez les plus faibles (en l’occurence les enfants).

Mais Olivier Twist c’est aussi de superbes moments d’émotion et de prise de conscience vis-à-vis de l’être (ou des êtres) cher(s).

Quand je me suis rendue compte de la tournure des évènements (passé la bonne moitié de l’ouvrage), je me suis laissée emportée par ma lecture. Les pages se tournaient d’elles-mêmes. Je m’étais attachée à un tel point à Olivier Twist que je ne souhaitais que le meilleur pour lui. Du coup, avec tous les rebondissements que l’auteur insérait à chaque moment crucial de la vie du jeune orphelin, je passais par autant d’émotions fortes : peine, stress, euphorie…

Sur beaucoup de points, Dickens m’a bluffée et j’ai adoré ça !

Quant aux personnages, ils sont terribles, cruels et lâches pour la plupart. Ils sont le Mal incarné qui profite de la faiblesse et des failles de ceux qui les entourent. Mais il y aussi ceux qui envers et contre tout tenteront de sortir Olivier Twist de cette mauvaise vie.

En conclusion, je ne peux que vous pousser à lire ce superbe ouvrage qui a été un très bon moment de lecture pour moi. Si au début je pensais qu’Olivier Twist était le mauvais garçon incarné dont un auteur racontait simplement la vie, j’ai pu constater que son histoire était tout autre chose.

C’est grâce à une lecture commune avec Ellcrys, Mango et Lyra Sullyvan que j’ai pu lire cet ouvrage et je compte bien poursuivre ma découverte de cet auteur avec notamment David Copperfield.

Un extrait :

« Il nous faut veiller avec soin à la façon dont nous traitons ceux qui nous entourent, puisque toute mort apporte à un petit groupe de survivants la pensée de tant de gestes omis, de si peu de gestes accomplis… de tant de choses qu’on a négligées, et de tant d’autres auxquelles on aurait pu remédier ! Il n’est pas de remords plus poignants que ceux qui viennent trop tard; si nous voulons que nous en soient épargnés les tourments, souvenons-nous-en pendant qu’il en est temps. » (p. 453)

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Le chien des Baskerville

Posté par belledenuit le 15 mars 2010

Le chien des Baskerville dans Classique 51X69F9XWGL._SL160_AA115_Auteur : Arthur Conan Doyle

Editions : Librio (2003)

Nbre de pages : 187

Présentation de l’éditeur :

Des cris lugubres résonnent sur la lande…
Et voici que la légende prend corps. Un chien énorme, créature fantomatique et infernale, serait à l’origine de la mort de sir Charles Baskerville. Maudit soit Hugo, l’ancêtre impie et athée, qui provoqua, en son temps, les forces du mal !
Mais Sherlock Holmes ne peut croire à de telles sornettes. Aussi, lorsqu’il dépêche le fidèle Watson auprès de sir Henry, l’héritier nouvellement débarqué d’Amérique, il ne doute pas de mettre rapidement fin à ces spéculations. Pourtant, la mort a frappé plusieurs fois sur la lande. Et le manoir est le théâtre de phénomènes bien étranges… Se peut-il que la malédiction des Baskerville pèse encore ?

Mon avis :

Voilà mon premier Conan Doyle de lu et je peux vous dire d’ores et déjà que ce ne sera pas le dernier.

Cela faisait un bon moment que je voulais découvrir cet auteur, notamment après avoir lu Arthur & George de Julian Barnes que j’avais adoré. La façon dont l’auteur peignait Arthur Conan Doyle, en tant qu’homme et « détective », m’avait donné l’envie de le découvrir en tant qu’auteur.

C’est maintenant chose faite et voilà ce que j’en pense.

Si l’histoire est somme toute relativement simple, nous ne sommes pas ici dans le genre polar gore ou thriller, il n’en demeure pas moins que je n’ai pas pu lâcher ce bouquin dès le moment où je l’ai commencé.

Tout débute avec un mort (comme dans tout policier) mais à cela s’ajoute un phénomène pour le moins anormal puisque des traces de pattes énormes se retrouvent à proximité du corps.

Sherlock Holmes est appelé à la rescousse parce que le médecin du défunt refuse de croire à un simple décès dû à l’âge et à la santé précaire de son patient mais également parce que l’héritier du Manoir des Baskerville doit arriver sous peu pour prendre possession de son héritage immobilier.

Grâce à une écriture très fluide, simple mais cependant rythmée, Arthur Conan Doyle accroche son lecteur du début à la fin. Les énigmes sont résolues petit à petit mais comme lorsque l’on fait un puzzle, on voit progressivement qui est qui, qui a fait quoi et qui veut quoi (j’espère que vous arrivez à me suivre Rire). En bref, tout s’assemble parfaitement.

J’ai beaucoup aimé la légende qui entoure cette famille et même si je n’ai pas tremblé comme dans un bon thriller, il n’empêche que je me suis posée tout un tas de questions. Ce chien existait-il vraiment ? Si non, qui pouvait être assez grand pour faire croire à une telle supercherie ? …

Certes, dans cet ouvrage, Sherlock Holmes n’apparaît pas forcément du début à la fin puisque ce dernier fait partir son ami, le Dr Watson, dans le Manoir des Baskerville afin de mener lui-même l’enquête. On suit alors cette affaire à travers les rapports que Watson va dresser pour tenir informé Sherlock Holmes.

D’un style parfait, et avec une maîtrise exquise du suspense, Conan Doyle a façonné cette intrigue de main de maître.

Je ne me suis pas ennuyée un seul instant (j’avais même poursuivi ma lecture pendant que je cuisinais – chose rare chez moi !) et je n’ai qu’une envie désormais : poursuivre ma découverte de cet auteur qui m’a comblée plus que je ne l’aurais cru au départ.

Du coup, forcément, vous vous doutez que je ne vais que vous conseiller de lire cet auteur si ce n’est pas déjà fait. Décidément, cette année 2010 est une superbe année, pleine de belles lectures et de belles découvertes (en espérant que cela se poursuive pour les mois à venir).

Quelques citations piochées par-ci par-là dans l’ouvrage :

« C’est une affaire de meurtre, Watson : de meurtre rafiné, exécuté de sang-froid, délibéré. »

« Le monde est plein de choses évidentes que personne ne remarque jamais. »

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Alice au pays des merveilles

Posté par belledenuit le 9 mars 2010

Alice au pays des merveilles dans Classique 510QvhX2V2L._SL160_AA115_Auteur : Lewis Carroll

Editions : J’ai Lu (2004)

Nbre de pages : 91

Présentation de l’éditeur :

 » Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d’un bond car, en un éclair, elle réalisa qu’elle n’avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s’engouffrer dans un vaste terrier sous la haie.  » Pourquoi Alice s’étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C’est au pays des merveilles que l’a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie.

Mon avis :

Tout le monde connaît le dessin animé de Walt Disney : Alice au pays des Merveilles.

J’ai lu ce livre dans le cadre de la lecture commune de printemps du forum Entre les lignes dans lequel je suis inscrite depuis maintenant plus d’un an. Sans cela, je ne l’aurais jamais ouvert !

Peu emballée dès le départ (je n’ai jamais aimé le personnage d’Alice), je me suis dit que ma lecture allait être difficile et laborieuse.

Au final, j’ai lu rapidement l’ouvrage mais je ne vais rien en garder. Même si la rapidité est là, il n’en demeure pas moins que les 90 pages lues l’ont été avec quatre coupures parce qu’il me fallait respirer et tenter de comprendre ce que j’avais lu. Il m’a été totalement impossible de lire d’emblée l’ensemble du livre.

Les dialogues m’ont été insupportables (sur certains je n’y comprenais rien du tout), Alice l’a été tout autant notamment parce qu’elle coupait la parole ou parce qu’elle ramenait tout à elle.

De plus, je me suis demandée quelle serait la morale de l’histoire sans que je puisse avoir une réponse concrète à la fin.

C’était un rêve et puis c’est tout !

En bref, je n’ai pas aimé cette histoire et mon avis sera aussi court que ce qu’a été le passage de ce livre dans ma vie de lectrice : éphémère !

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Autant en emporte le vent

Posté par belledenuit le 18 février 2010

Autant en emporte le vent dans Classique 51SN6AWG9JL._SL160_AA115_Auteur : Margaret Mitchell

Editions : Gallimard (2003)

Nbre de pages : 1222

Quatrième de couverture :

Pendant la guerre de Sécession, alors que le Sud esclavagiste auquel ils appartiennent tous les deus est en train de perdre ses dernières batailles contre le Nord, Rhett Butler et Scarlett O’Hara s’aiment et se déchirent.
- Il doit y avoir de la place pour moi dans votre coeur. Cessez de vous tortiller comme un ver. Je vous fais une déclaration d’amour. Je vous ai désirée dès que je vous ai vue pour la première fois [...] lorsque vous étiez en train d’ensorceler le pauvre Charlie Hamilton. Je vous désire plus que je n’ai jamais désiré une autre femme… et, pour vous, j’ai attendu plus longtemps que je n’ai jamais attendu pour une autre femme.
La surprise lui coupa le souffle. Malgré toutes ses injures, il l’aimait, mais il était si mauvaise tète qu’il ne voulait pas le reconnaître franchement et qu’il n’osait pas parler de peur qu’elle n’éclatât de rire. Eh bien ! elle allait lui montrer de quel bois elle se chauffait, et ça n’allait pas tarder.
- Est-ce une demande en mariage?
Il lui lâcha la main et rit si fort que Scarlett se recroquevilla dans son fauteuil.
- Grands Dieux, non! Ne vous ai-je pas dit que je n’étais pas fait pour le mariage ?
- Mais… mais… que…
Il se leva et, la main sur le coeur, il fit une révérence comique.
- Chérie, déclara-t-il d’un ton placide, je m’en vais rendre hommage à votre intelligence en vous demandant d’être ma maîtresse sans vous avoir séduite au préalable.
Sa maîtresse! »

Mon avis :

Tout le monde connaît cet ouvrage parce que tout le monde a forcément vu l’adaptation cinématographique qui en a été faite. En tout cas, moi je connaissais la trame de l’histoire par le biais de la télévision et vu que j’avais adoré ce film, j’ai décidé de me plonger dans le livre qui ne fait pas moins de 1222 pages ! Un monstre dans le genre.

Oui mais voilà le monstre se lit vite. Une fois que vous entrez véritablement dans l’histoire (parce qu’il faut quand même dire que j’ai eu du mal à accrocher au départ à cause de descriptions que je trouvais trop longues et inutiles vu que je gardais en mémoire chaque scène du film), il est difficile de le lâcher.

Scarlett est telle que je la voyais dans l’adaptation (profiteuse invétérée, sans scrupule, prête à tout pour parvenir à ses fins…) et Rhett est … Rhett : un parfait gentleman même s’il profite de certaines situations.

Tout au long de ma lecture, je voyais le film en même temps : le pique-nique aux Douze Chênes, Scarlett entourée de toute une panoplie de prétendants, le début de la guerre, l’accouchement de Mélanie, leur départ vers Tara…

Alors c’est vrai qu’il n’y avait pas de surprise en lisant cet ouvrage puisque je connaissais l’histoire en long, en large et en travers mais il n’empêche que je me suis régalée à dévorer par fraction (parce que j’ai fait des coupures pour profiter au maximum de ces personnages et de leur vie) ce livre qui en vaut largement la peine.

Parce qu’au-delà de l’histoire de Scarlett, de ses questionnements incessants et de son caractère insupportable, c’est aussi l’Histoire des Etats-Unis. L’Histoire dans l’histoire est exceptionnelle et l’écriture de Margaret Mitchell l’est tout autant.

On se plonge dans le Sud du milieu du 19ème siècle et on voit évoluer (ou pas d’ailleurs) les mentalités. On se rend compte de l’attachement des sudistes pour leur terre, leur façon de vivre mais aussi pour leurs esclaves qu’ils ne considéraient pas réellement comme tel puisqu’ils en prenaient soin ! (en tout cas de leurs points de vue).

C’est aussi une façon de se rendre compte que Scarlett est une femme qui n’a qu’une envie : devenir indépendante, réfléchir par elle-même, gagner son propre argent par son propre travail quoi qu’il lui en coûte. C’est une femme moderne dans une époque qui ne l’est pas encore !

Même si j’ai pris mon temps pour lire ce livre, la 5ème partie m’a semblé plus difficile à lire. Je n’avais pas le même entrain pour poursuivre alors que j’ai dévoré à chaque fois en 2 jours de temps les autres parties de l’ouvrage.

En fait, l’attrait du livre était surtout porté par la relation qu’avait Scarlett avec Rhett avant un certain évènement qui arrive en fin de 4ème partie. Arrivée là, et vu que je connaissais la fin, ma lecture a été beaucoup plus difficile.

Même si le personnage de Scarlett évolue jusqu’à la toute fin (remise en cause de ses actions passées), il me tardait de le finir.

La fin, quant à elle, laisse présager une suite qui a d’ailleurs été faite par deux auteurs (Scarlett de Alexandre Ripley et Le clan Rhett Butler de Donald McCaig) mais, dans un premier temps et avant toute chose, je ne peux que vous inciter à découvrir ce présent ouvrage qui est tout simplement superbe.

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Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Posté par belledenuit le 18 novembre 2009

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur dans Classique 51LFFruapEL._SL160_AA115_Auteur : Harper Lee

Editions : Le livre de poche (2006)

Nbre de pages : 447

Présentation de l’éditeur : 

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques -, connut un tel succès et reçu le Prix Pulitzer en 1961. Il ne suffit pas en revanche à comprendre pourquoi ce roman est devenu un livre-culte aux Etats-Unis et dans bien d’autres pays. C’est que, tout en situant son histoire en Alabama à une époque bien précise – les années 1930 – Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Raconté par Scout avec beaucoup de drôlerie, cet ouvrage tient du conte, de la court story et du roman initiatique.

Mon avis :

Cet ouvrage était depuis plusieurs mois dans ma LAL et je ne pensais jamais à l’emprunter à ma chère bibliothèque municipale où je me rends quand même très souvent.

Je l’ai terminé aujourd’hui et j’avoue que je vais avoir du mal à faire un avis comme je l’aurais voulu (autrement dit clair et concis).

Tout d’abord, je ne pensais pas que la première partie, qui fait tout de même près de 180 pages, n’aborde pas du tout le problème posé dans la présentation de l’éditeur : autrement dit le fait que Atticus Finch doive défendre un Noir accusé de viol sur une Blanche.

Il s’agit tout simplement de la vie que mènent Scout (la jeune fille qui raconte d’ailleurs l’histoire), son frère Jem et leur père, Atticus, dans cette petite ville d’Alabama qu’est Maycomb.

Le style est relativement simple, même si par moment je me suis dit que le vocabulaire n’était pas celui d’une gamine de 9 ans, et l’innocence des enfants est tout simplement rafraîchissante même si certaines de ses réflexions sont loins d’être celles d’une enfant de cette âge.

J’ai eu, par exemple, un beau sourire aux lèvres quand Scout se dit qu’il est plus intéressant d’avoir un papa camionneur  ou même fermier plutôt qu’avocat (comme l’est son père). Forcément, quand il rentre de son labeur, pour les yeux d’un enfant, il a plus à raconter de sa journée. Et l’histoire de « comment les bébés arrivent dans une famille » n’est pas mal non plus ! Rire

Mis à part donc quelques anecdotes de ce genre, j’ai trouvé la première partie un peu longue et par moment je souffrais de ce manque d’entrain dans l’ouvrage, même si d’un autre côté on fait la connaissance de toute une communauté qui jase sur telle ou telle personne à son détriment et sans réellement connaître le pourquoi du comment.

Mon intérêt n’a été réellement éveillé qu’à compter de la seconde partie qui, elle, va gérer le problème de ce Noir, alias Tom Robinson, et de son procès mais également des représailles qu’Atticus et sa famille risquent d’encourir.

Les questionnements sur les différences non seulement raciales mais aussi sociales vont être soulevés par l’auteur et on ne pourra qu’être subjugué par la façon dont Scout va percevoir tout ça.

Parce qu’il n’y a pas non plus que le procès de Tom qui « perturbe » Jem et Scout; il y a aussi un certain Arthur Radley qu’ils aimeraient rencontrer et connaître davantage que par des commérages même si personne ne voit jamais cet homme.

Harper Lee écrit donc deux histoires dans cette histoire : celle d’un Noir dont la vie bascule sur une simple accusation et dont aucune preuve ne peut appuyer les témoignages mais également celle d’un homme, Arthur, qui par sa différence doit vivre dans le noir pour ne pas être dénigré.

Les deux facettes de ce livre sont stupéfiants à lire et j’ai beaucoup aimé le découvrir à travers les yeux de cette enfant innocente, pleine de joie, de rêve et d’espérance.

Malgré tout, la fin n’est pas celle que j’attendais et j’ai l’impression que le livre n’est pas vraiment achevé.

Néanmoins, je vous le conseille puisqu’il est tout de même un livre culte Outre-Atlantique et je crois sincèrement qu’il faut le découvrir pour ce qu’il contient.

D’autres avis chez Ys, Deliregirl, Hérisson et BOB.

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Le Prince

Posté par belledenuit le 8 octobre 2009

Le Prince dans Classique 5182TASRMBL._SL160_PIsitb-sticker-arrow-dp,TopRight,12,-18_SH30_OU08_AA115_Auteur : Machiavel

Editions : Le livre de Poche (2000)

Nbre de pages : 192

Quatrième de couverture :

« J’ai composé un opuscule De Principatibus [des Principats], où je me plonge autant que je le peux dans les cogitations à ce sujet, en disputant de ce qu’est un principat, de quelles espèces ils sont, comment ils s’acquièrent, comment ils se maintiennent, pourquoi ils se perdent.« Nicolas Machiavel

La pensée politique moderne s’est forgée dans le fameux Prince de Machiavel (1469-1527). L’ouvrage, écrit en 1513, a été publié à titre posthume en 1532. Nourri de la riche expérience deu secrétaire florentin, il apparaît à la fois comme un traité politique et une réflexion sur l’histoire, où l’on voit dégagés, à travers de nombreux exemples, la nature du pouvoir politique, les moyens de son acquisition et de sa conservation, les causes de sa perte. En anatomiste de la chose politique, Machiavel met ainsi à nu les relations entre le prince et les gouvernés (le peuple autant que les grands), le jeu des passions à l’équilibre toujours fragile, l’articulation proprement politique enfin entre « fortune » et « vertu », où vient se révéler, dans ce qu’il appelle « l’occasion », le bon prince, c’est-à-dire le prince prudent.

Mon avis :

C’est malheureusement un abandon pour moi à 30 pages de la fin ! (oui j’avoue je n’ai pas pu aller jusqu’au bout Mecontent)

Mon cerveau n’a pas tenu le coup face à cet ouvrage qui traite à la fois de tactique politico-militaire pour conquérir de nouveaux territoires en temps de guerre mais qui porte également réflexion sur les différents princes survenus dans l’Histoire et leurs agissements pour, justement, gagner ces pays.

Je tiens toutefois à préciser que je n’ai pas abandonné par désintérêt. Là, n’a pas été mon souci.

L’ouvrage de Machiavel est fort intéressant et si je n’avais pas participé à la lecture commune organisée par Kalistina, je serais passée à côté de cet ouvrage parce que de moi-même je ne m’y serais jamais penchée dessus.

Ses réflexions, bien que datant du 16ème siècle, sont étonnament contemporaines.

On peut aisément assimiler ces différentes études (puisqu’il se sert d’exemples historiques pour appuyer ses idées) à la politique militaire actuelle.

Le Prince qu’il dépeint dans son ouvrage (la façon dont il doit mener une bataille, le caractère qu’il doit avoir tant auprès des grands que du peuple) est sérieusement celui que je m’imagine aussi.

« Un prince sage doit observer de semblables manières [entendez par là qu'un prince doit lire l'histoire et examiner les défaites et les victoires acquises pour fuir les unes et imiter les autres] et ne jamais dans les temps de paix rester dans le loisir, mais en faire un capitale avec industrie, pour pouvoir s’en servir dans l’adversité afin que la fortune, quand elle change, le trouve prêt à lui résister. » (p 118)

Ses analyses sont justes puisque même de nos jours, on regarde en arrière ce qu’il s’est passé pour éviter que cela ne se reproduise.

Néanmoins, j’ai eu des difficultés par moment à suivre certaines de ses réflexions notamment à cause de l’écriture de l’époque. Mon abandon vient uniquement de ça : je ne suivais plus sa façon d’expliquer. Tout s’embrouillait et je devais lire un passage deux voire trois fois.

Si cependant vous êtes curieux de connaître les réflexions de Machiavel sur la façon dont un prince doit être et comment il doit gouverner pour s’allier ses ennemis, garder son peuple uni, n’hésitez pas à découvrir cet opus.

 

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La femme au collier de velours

Posté par belledenuit le 14 septembre 2009

La femme au collier de velours dans Classique 517HF1X5X2L._SL160_AA115_Auteur : Alexandre Dumas

Editions : Gallimard

Nbre de page : 328

Quatrième de couverture :
1793, année noire. C’est le règne de la Terreur. L’ombre de l’échafaud plane sur Paris. Et celle du diable n’est pas loin… Il s’appelle Hoffmann. Il a quitté l’Allemagne pour monter à l’assaut de ses rêves. Car il en est convaincu : le monde est un théâtre et Paris est sa scène. Et si le décor avait un envers ? Pire que dans un conte ! Amours vénales et vénéneuses… Rencontres magiques et terrifiantes… Ivresse et folle du jeu ! A-t-il rencontré Arsène, la danseuse au collier de velours ? A-t-il déversé des flots d’or à ses pieds ? L’a-t-il bien vue dans la nuit, pleurant Danton, son amant guillotiné ? Une chose est sûre : deux fois parjure au serment qu’il avait fait en quittant son pays, Hoffmann a vendu son âme et sacrifié ceux qu’il aime…

Mon avis :

Alexandre Dumas nous fait visiter la France de 1793, après la chute de la monarchie et dans la période où l’on guillotinait à outrance tant les aristocrates que les citoyens que l’on considérait comme des menaces pour la République. Danton fait même une apparition dans cet opus !

L’histoire en elle-même n’est pas extraordinaire mais la plume de Dumas est pleine de poésie et tellement complète dans les descriptions que l’on n’a pas d’autre choix que de se situer parfaitement dans les scènes qu’il met en avant.

J’avais lu du même auteur Pauline que j’avais beaucoup aimé et je vous dirai que j’ai adoré renouveler l’expérience Dumas avec La femme au collier de velours.

Même si la fin est tragique (tout comme dans Pauline), l’ouvrage est ponctué par une note de fantastique qui laisse le lecteur étonnamment ébahi par la façon dont l’auteur s’en sert.

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Une vie

Posté par belledenuit le 16 juin 2009

 Lu dans le cadre du défi blog-o-trésors

Une vie dans Classique 51R0f4pO08L._SL160_AA115_Auteur : Guy de Maupassant

Editions : Librio (2003)

Nbre de pages : 185

Quatrième de couverture :

A dix-sept ans, radieuse, prête à toutes les joies, à tous les hasards, Jeanne quitte enfin le couvent. Dans le désoeuvrement des jours et la solitude des espérances, de tous ses rêves le plus impatient est celui de l’amour… Oh ! Elle en sait des choses sur le frémissement des coeurs, l’élan des âmes. Elle les a si souvent pressentis, attendus, ces bonheurs-là. Aussi, lorsqu’il paraît, le reconnaît-elle sans peine. L’être créé pour elle… Julien ! Le même écho s’éveille en leurs coeurs… Le mariage scellera leur amour. Mais que sait-elle, lorsque le voile se déchire, des grandes étreintes, des secrets d’alcôves, des désirs d’hommes ? Que sait-elle de l’amour sinon sa poésie ? Alors ils se regardent… Les illusions, à peine écloses, déjà se fanent et bientôt ne sont plus. C’est une vie qui s’écoule

Mon avis :

Me voilà toute chamboulée après cette lecture (rapide vu que j’ai mis à peine 2 jours pour le bouquiner) si touchante. C’est bien simple : à peine ai-je commencé à ouvrir ce livre qu’il m’était difficilement acceptable de le fermer. Je me suis totalement immergée dans la vie de Jeanne : ses envies, ses rêves, ses espérances mais aussi ses désespoirs et ses craintes.

Il m’a paru qu’à travers elle cela pouvait être n’importe laquelle d’entre nous qui pouvait avoir une aussi cruelle existence.

Malgré le fait que Maupassant ait écrit cet ouvrage au 19ème siècle, on ressent encore aujourd’hui les envies et les rêves de chacune dans la vie actuelle (qui n’a jamais rêvé de son beau prince charmant, d’une vie idéale ou plutôt idéalisée…) C’est tellement mieux de s’imaginer dans une autre vie que celle dans laquelle nous sommes. Et c’est tellement dur de se rendre compte de la réalité !

Car Jeanne doit bien évidemment se rendre à l’évidence : la vie est loin d’être un conte de fée !

Malgré ses désillusions et les déboires de son mari, puis de son fils, elle n’aura de cesse de continuer à espérer et à tenter de rendre ce monde meilleur.

J’avais déjà lu cet ouvrage il y a près de 15 ans et je ne m’en rappelais pas du tout. La seule chose que je me souvenais c’était l’histoire de cette femme qui apparemment avait été malheureuse. Mais c’est tout !

Aujourd’hui, avec du recul et de l’âge en plus (ben oui on prend un an de plus à chaque fois qu’on change d’année !), je ne risque plus d’oublier la vie qu’a menée Jeanne. Un être si beau, si rêveur et qui a souffert tout au long de son existence.

Quant à l’écriture de Maupassant, elle m’éblouira toujours. Je me suis promenée avec Jeanne et son père; j’ai pu voyager en Corse (région que j’aime beaucoup); j’ai pu sentir le soleil, la mer et la joie de notre chère épousée. Que du bonheur ! malgré le reste qui suivra…

Ce titre a été lu dans le cadre du défi blog-o-trésors et clos ainsi ce challenge ! Cool

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On ne badine pas avec l’amour

Posté par belledenuit le 25 mai 2009

On ne badine pas avec l'amour dans Classique 5112GFRNHAL._SL160_AA115_Auteur : Alfred de Musset

Editions : Pocket (2005)

Nbre de pages : 96

Présentation de l’éditeur :
Le jeune seigneur Perdican devrait épouser sa cousine Camille, mais en un instant il décide d’aimer une jeune bergère. Soudain dédaignée, Camille, qui ne croyait pas à l’amour, connaît le dépit, la jalousie, l’égoïsme de la passion
. Autour d’eux, s’agitent des personnages fantoches d’une cocasserie irrésistible.
Dans ce théâtre féérique, on se croise, on se déchire, on s’ennuie, on croit que tout est vain, on triche, on se désire, on souffre jusqu’à en mourir. Comme dans la vie.

Mon avis :

Voila ma première pièce de théâtre de Musset que je lis. Facile, très bien écrite et rapide à lire. Tout est dans l’efficacité. Musset va directement là où le bat blesse. Perdican et Camille sont promis l’un à l’autre depuis leur plus tendre enfance mais ce dessein va être perturbé. Perdican est amoureux de sa cousine mais refuse de l’admettre. Camille, elle, n’accepte pas que la relation amoureuse entre un homme et une femme ne soit par éternelle et décide de prendre le voile pour ne pas aimer un homme qui risquerait de la faire souffrir. Dès le départ, elle se refuse à Perdican. Entre les deux, il y a Rosette, la soeur de lait de Camille, qui sera prise finalement comme un “appat” : rendre jalouse Camille avec des rendez-vous galants donnés par Perdican, sa cousine étant cachée à proximité, mais également lorsque Camille cache Rosette derrière une tapisserie pour qu’elle puisse entendre de la bouche même de Perdican qu’il est bel et bien amoureux de sa cousine.
En 95 pages, Musset nous délivre l’orgueil de chacun, le refus de céder à l’autre tout en gardant un espoir d’ouverture sur cette relation. On met à mal une jeune fille qui n’a rien demandé et cela tourne finalement au drame.
Tout va mal dans cette pièce, du début à la fin, et mon passage préféré, et le plus célèbre d’ailleurs, est celui-ci :

« Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; tout le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé…” (Acte II – Scène 5)

On ne badine pas avec l’amour” est toujours d’actualité malgré les siècles qui sont passés.

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