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Emmeline

Posté par belledenuit le 19 mai 2009

Emmeline dans Classique 41caLIKqDJL._SL160_AA115_Auteur : Alfred de Musset

Editions : Folio (2007)

Nbre de pages : 124

Quatrième de couverture :
Emmeline, jeune femme de caractère, a épousé le comte de Marsan contre la volonté de son père. Après quelques années de bonheur tiède, son regard croise celui d’un très charmant poète… Balzac qualifia cette nouvelle de “chef-d’oeuvre de la littérature moderne” lors de sa parution.

Mon avis :

Le livre est composé en fait de deux nouvelles dont la première porte le nom du titre proprement dit. Elle est suivie de “Croisilles”.

Dans “Emmeline”, Alfred de Musset nous raconte l’histoire de cette jeune femme qui se marie avec le Comte de Marsan après qu’il lui ait sauvé la vie. On suit Emmeline dans sa vie d’épouse. C’est une jeune femme gaie, pleine de vie et d’entrain, que tout le monde aime. Dans son caractère, il est hors de question de mensonge. Pourtant, elle apprendra que la vie est loin d’être aussi simple, comme elle pouvait l’envisager au départ.

Dans “Croisilles”, c’est le destin d’un jeune homme dont il s’agit. Revenu au Havre, sa ville natale, ce jeune homme apprend que son père a dû quitter précipitamment la France pour les Amériques à la suite d’une banqueroute dont il a fait l’objet. Croisilles se retrouve ruiné, le coeur bien en peine de ne pas avoir été là pour soutenir son père. Si Jean, un des serviteurs lui ayant indiqué la cause de cette ruine, tente de le raisonner pour remonter une affaire et gagner ainsi une nouvelle réputation, le jeune homme, lui, ne souhaite pas perdre de temps à le faire. Qui peut dire combien de temps cela mettra et si la confiance des futurs clients serait au rendez-vous ? Il mise donc sur un autre but qui devrait le sortir de cette situation…

C’est le premier ouvrage d’Alfred de Musset que je lis et je dois dire que je n’ai pas été déçue. L’auteur m’a quelque peu réconciliée (du moins pour cette fois-ci) avec ce genre littéraire (les nouvelles n’étant pas mon fort !). Je le recommande donc. En peu de pages, l’essentiel est dit même si, pour ma part, j’ai préféré la seconde nouvelle à la première.

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Nana

Posté par belledenuit le 29 avril 2009

Nana dans Classique 41KHMAKCSRL._SL160_AA115_Auteur : Emile Zola

Editions : Le livre de poche (2003)

Nbre de pages : 508 pages

Quatrième de couverture :
Zola brûlait d’écrire Nana. “Je crois que ce sera bien raide. Je veux tout dire, et il y a des choses bien grosses. Vous serez content de la façon paternelle et bourgeoise dont je vais peindre les bonnes “filles de joie“. En fait de joie, l’actrice, Nana, dévore les hommes, croque les héritages et plonge les familles dans le désespoir. Belle et prodigue, elle mène une danse diabolique dans le Paris du Second Empire, le Paris des lettres, de la finance et du plaisir. En se détruisant elle-même, elle donne le coup de grâce à une société condamnée, détestée par Zola. Neuvième volume de la série des Rougon-Macquart, Nana est le plus enivrant d’érotisme et de passion déchaînée.

Mes impressions :

Voila bien longtemps que je n’avais pas lu Emile Zola. Pour tout vous dire, depuis que je ne suis plus scolarisée (et cela fait un certain temps déjà !!). “Nana” est un livre dans lequel j’ai eu du mal à entrer. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi l’auteur fait des pages entières de descriptions pour peindre une devanture, un lit… (je ne parle pas de certaines situations qui l’y obligent pour mettre le lecteur pleintement dans l’atmosphère qu’il souhaite installer à un moment précis de l’oeuvre). J’ai pensé à un certain stade arrêter ma lecture et puis je me suis ravisée et de fil en aiguille je l’ai terminé. “Nana” est la décadence même. On démarre avec une actrice (médiocre) qui peu à peu arrive à se “placer” dans la société. Elle parvient toujours à ses fins. Elle a une influence inéluctable sur les hommes. Ils se laissent tous avoir par cette femme de peu de scrupule (même si elle s’en défend tout au long de l’oeuvre). Ce n’est jamais de sa faute s’il arrive quelque malheur ! Elle n’est là que pour leur faire plaisir. Mais finalement tout tourne au drame. Finalement, ce sera un des rares livres de cet auteur qui m’aura marquée avec “Le Rêve” et “Germinal”.

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Le joueur d’échecs

Posté par belledenuit le 5 avril 2009

Le joueur d'échecs dans Classique 41J034cHIsL._SL160_AA115_Auteur : Stefan Zweig

Editions : Le livre de poche (1991)

Nbre de pages : 94

Quatrième de couverture
Prisonnier des nazis, Monsieur B., en dérobant un manuel d’échecs, a pu, à travers ce qui est devenu littéralement une folle passion, découvrir le moyen d’échapper à ses bourreaux. Libéré, il se retrouve plus tard sur un bateau où il est amené à disputer une ultime partie contre le champion Czentovic. Une partie à la fois envoûtante et dérisoire… Quand ce texte paraît à Stockholm en 1943, Stefan Zweig, désespéré par la montée et les victoires du nazisme, s’est donné la mort l’année précédente au Brésil, en compagnie de sa femme. La catastrophe des années quarante lui apparaissait comme la négation de tout son travail d’homme et d’écrivain. Le joueur d’échecs est une confession à peine déguisée de cette désespérance.

Mon avis :

J’ai lu cette nouvelle d’une traite et pourtant je ne peux pas dire que j’ai apprécié ma lecture. J’en suis même déçue. Je m’attendais à autre chose du genre une lutte acharnée entre deux joueurs d’échecs émérites (l’un professionnel, l’autre pas).
Je ne m’attendais pas à lire des pages et des pages sur la vie ou une partie de celle-ci des deux personnages. Je crois que je sature des lectures parlant des horreurs nazies (même si elles sont nécessaires pour le devoir de mémoire). D’ailleurs, je fais tout pour éviter ce genre en ce moment. Je m’attendais donc davantage à une partie d’échecs qu’à lire ces choses là.
Du coup, je ne sais pas trop quoi penser de ce livre. L’écriture de Stefan Zweig me plaît toujours autant mais l’histoire en elle-même… bof ! et re-bof même si j’ai bien senti les souffrances psychologiques de Monsieur B.

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Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

Posté par belledenuit le 6 mars 2009

 Lu dans le cadre du défi Blog-o-trésors

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme dans Classique 417JYTC738L._SL160_AA115_Auteur : Stefan Zweig

Editions : Le Livre de Poche (1992)

Nbre de pages : 126

Quatrième de couverture :
Scandale dans une pension de famille “comme il faut”, sur la Côte d’Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d’un des clients, s’est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée… Seul le narrateur tente de comprendre cette “créature sans moralité”, avec l’aide inattendue d’une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d’une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l’auteur d’Amok et du Joueur d’échecs, est une de ses plus incontestables réussites.

Mon avis :

Une pure merveille ! Un livre d’une exceptionnelle beauté en écriture !Me voilà réconcilier avec Zweig, après une petite déception avec Le Joueur d’échecs (que pourtant bon nombre d’entre vous avez aimé).Ici, l’auteur nous raconte avec brio, force d’écriture et de sentiments, cette passion qui peut nous prendre à n’importe quel moment de notre vie.
Il dépeint correctement toutes les sensations que l’on peut ressentir en certaines circonstances; cette force qui nous pousse à agir de façon peu conventionnelle pour quelqu’un que l’on ne connaît pas.
C’est mettre à mal toute cette bon éducation de l’époque !
Lorsque Mrs C… commence son récit, et même si le passage sur la description des mains des joueurs de casino ne m’a pas forcément plu parce que trop longue, je n’avais pas envie de la voir s’arrêter de si tôt. J’avais envie que cela dure le plus longtemps possible. Je buvais ses paroles. Je me mettais à sa place pour avoir exactement les mêmes émotions. Je suis vraiment entrée dans la peau du personnage.
J’ai complètement adoré cette oeuvre qui m’a permis de retrouver les mêmes sentiments que lors de ma lecture de La pitié dangereuse du même auteur.

 dans Classique

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Le château des Carpathes

Posté par belledenuit le 2 février 2009

Le château des Carpathes dans Classique 51MV3A1T1FL._SL160_AA115_Auteur : Jules Verne

Editions : Librio

Nbre de pages : 156

Présentation de l’éditeur :
Le château des Carpates… Garde-toi d’y monter, étranger ! Nul ne s’en approche impunément. Les plus téméraires ne prononcent son nom qu’en tremblant. Les habitants de Werst le savent bien. Depuis le départ du dernier baron de Gortz, toutes les créatures du diable, balauri, zmei, stryges et autres vampires, s’y sont réunies Elles y font même du feu… Oui, du feu ! Frik, le berger, vient d’en voir la fumée. C’est donc qu’il est hanté ! Horreur ! Le village est maudit ! Chort s’y est installé… Chort ou Belzébuth, le jeune comte de Telek s’en moque. Il va monter, lui, franchir le pont-levis. Car ce château était celui de Gortz… Et depuis la mort de sa bien-aimée, il n’a plus rien à perdre. Hormis, peut-être, la raison… Mais il faut être fou. Fou à lier pour tenter une telle aventure.

Mon avis :

Je crois que ce livre de Jules Verne est le premier que je lis jusqu’au bout. J’avais tenté, il y a des années, « Voyage au centre de la Terre » que j’avais abandonné au bout de quelques dizaines de pages, puis plus tard « 20000 lieues sous les mers » dont je n’ai jamais pu finir la deuxième partie.

Autant dire que lire du Verne était aussi un challenge pour moi !

J’ai été très impressionnée par l’histoire qui a un fond de fantastique sans que cela soit, finalement, réellement ça. D’ailleurs, l’auteur lui-même nous met en garde sur la première impression que l’on pourrait avoir et au fur et à mesure que l’histoire avance, on s’en rend compte.

La science et les nouvelles technologies de l’époque sont mis en avant de manière exceptionnelle. On sent bien que Jules Verne connaît bien le sujet qu’il aborde. C’est bluffant de lire de telles descriptions quand on sait que ce livre a été écrit au 19ème siècle !

J’ai donc eu une très bonne impression de ce point de vue là, tout comme sur celle des légendes transylvaines qu’il contait.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il installe clairement le décor, l’ambiance et l’état d’esprit des habitants de l’époque dans cette petite ville de Werst. Il convient donc, pour apprécier pleinement son ouvrage, de se placer dans le contexte donné et de s’imprégner de cette ambiance particulière.

Par contre, le style de Jules Verne ne me plaît définitivement pas. Je n’accroche pas du tout. J’ai trouvé trop de lourdeurs par moment. Il me fallait relire certains passages par deux fois.

Par exemple, lorsqu’il situe le château des Carpathes, c’est avec beaucoup trop (à mon goût) de précisions géographiques ce qui, quand on n’a pas de carte pour suivre ses explications, m’a fait me perdre dans ce paysage.

A part cela, le livre m’a globalement plu et je dirai à vous de voir si vous voulez le découvrir.

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Un chant de Noël

Posté par belledenuit le 20 décembre 2008

Un chant de Noël dans Classique 51V83PEANAL._SL160_AA115_Auteur : Charles Dickens

Editions : Folio junior (1999)

Nbre de pages : 146

Quatrième de couverture :
Oh! qu’il est mauvais, qu’il est triste et repoussant, le vieux Scrooge le froid l’habite, pince son nez, frippe sa joue, joue, rend sa démarche raide, sa voix grinçante. Un glaçon. Un vrai glaçon dur et tranchant… Même les chiens d’aveugle détournent leurs maîtres du vieillard… Mais c’est Noël! Un jour de fête, de charité, de joie. Allumons la flambée, sortons les dindes, le gibier. la charcuterie, les châtaignes grillées, les juteuses oranges… mangeons, dansons, rions! Une fois n’est pas coutume! Et la vie est si dure… Sornettes! s’exclame le vieux Scrooge dans son appartement lugubre. En prison les pauvres! Au diable les amoureux! Mais le vieil avare ne sait pas ce qui l’attend… Tremble vieillard aigri! Fantômes et spectres sont venus te chercher. L’heure a sonné. La nuit s’annonce terrible en vérité. Pourtant, si tu veux…

Mon avis :

Un chant de Noël” est le seul livre de Charles Dickens que j’ai lu jusque là. J’ai donc découvert un auteur qui en usant de mots simples sait y mettre suffisamment de force pour parvenir à ses fins.
Ce livre mêlant le conte et le fantastique m’a bien plu mais sans plus que ça. Il se lit vite, très facilement mais le côté morbide m’a quelque peu dérangée. En cette période de fête, j’aurais préféré lire autre chose même si le livre se termine bien (et heureusement !).
En lisant divers commentaires que j’ai trouvés sur le net, je me dis que je n’ai pas dû lire ce bouquin avec le même état d’esprit que ces personnes. Il faut dire que les illustrations que j’ai dans mon édition n’étaient pas pour rendre ma lecture agréable. La caricature de Scrooge est horrible (même si elle dépeint très bien le personnage).
Suzanne indique de façon pertinente que “ce conte est prévisible” et je suis tout à fait d’accord avec elle. On sait dès le départ où veut nous amener Dickens. Quelque part, ça m’a un peu gâché ma découverte de ce livre. Et puis étant trop terre à terre, je me dis que l’auteur est un utopiste. Arriver à changer un homme l’espace d’une nuit par la venue inopinée de trois spectres, c’est un peu gros ! Ca met de la magie dans l’oeuvre, certes, mais je n’ai pas accroché comme je l’aurais dû.
En bref, même si mon avis est plutôt mitigé sur cette lecture, je pense néanmoins qu’il faut que chacun(e) se fasse sa propre opinion sur ce conte. Alors n’hésitez pas à le découvrir malgré ce que j’en dis !

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Orgueil et préjugés

Posté par belledenuit le 8 octobre 2008

Orgueil et préjugés dans Classique 416R6F8AYTL._SL160_AA115_Auteur : Jane Austen

Editions : 10/18 (2007)

Nbre de pages : 380

Résumé :
Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d’un mariage: l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l’épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu’il n’y a en fait qu’un héros qui est l’héroïne, et que c’est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

Mon avis :Un livre très intéressant à découvrir tenant notamment les sentiments qui y sont dépeints et qui s’entremêlent à chaque page que l’on tourne. Je me suis beaucoup attachée à Elizabeth du fait de sa franchise mais également de sa simplicité. Elle reste elle-même quelque soit les circonstances et l’on voit l’évolution du personnage dans ses réflexions sans déplaisir. Bien au contraire ! L’opinion qu’elle se fait du monde et des gens qui l’entourent ne reste pas statique. Elle n’hésite pas à se remettre en question lorsque la vérité lui est dévoilée et cherche par tous les moyens à tirer le vrai du faux.

J’ai beaucoup aimé cette lecture même s’il m’a fallu environ une centaine de pages pour entrer véritablement dans l’histoire et l’apprécier à sa juste valeur. Le style de Jane Austen est simple tout en étant soutenu. Une pure merveille !

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La recluse de Wildfell Hall

Posté par belledenuit le 12 juillet 2008

La recluse de Wildfell Hall dans Classique 51uwpFwwGTL._SL160_AA115_Auteur : Anne Brontë

Editions : Phébus (2008)

Nbre de pages : 474

Présentation de l’éditeur :
Publié en 1848, La Recluse de Wildfell Hall, qui analyse sans concession la place des femmes dans la société victorienne, est considéré comme l’un des tout premiers romans féministes. Ce titre méconnu entretient, comme l’a souligné la critique moderne, de nombreux liens avec Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë. on y retrouve notamment les mêmes thèmes: alcoolisme, violence masculine corruption de l’enfance… Qui est la mystérieuse nouvelle locataire de Wildfell Hall? On ne sait pas d’où vient cette artiste qui se fait appeler Mrs Graham, se dit veuve et vit comme une recluse avec son jeune fils. Son arrivée alimente toutes les rumeurs dans la petite communauté villageoise et éveille l’intérêt puis l’amour d’un cultivateur, Gilbert Markham. La famille de Gilbert. est apposée à cette relation et petit à petit, Gilbert lui-même se met à douter de sa secrète amie. Quel est le drame qu’elle lui cache ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?

Mon avis :

Ce livre est tout simplement un chef d’oeuvre de la littérature victorienne. Je l’ai même d’ailleurs préféré à “Orgueil et préjugés” de Jane Austen que j’avais pourtant adoré.
J’ai trouvé ici que l’on entrait davantage dans la profondeur des sentiments d’Helen (héroïne principale). Anne Brontë peint très bien les personnages (tant les bons que les mauvais).
On se sent comme intégré dans l’oeuvre à tel point que je m’imaginais parfois être avec eux dans les réunions organisées puis dans le château de Grassdale où l’on découvre ce qu’était l’existence de Mrs Graham avant sa venue à Wildfell Hall.
J’ai davantage ressenti la condition des femmes de l’époque et leur volonté (pour certaines en tout cas) de changer ces choses. Helen Graham ne veut pas simplement être une femme qui s’occupe de la maison, des enfants, du mari et de ses quatre volontés. On la découvre. C’est une femme d’exception, extraordinaire avec une force de caractère hors du commun.
J’ai vraiment adoré ce livre même si j’ai pris le temps de le lire pour mieux l’apprécier.
Vous l’aurez compris : LISEZ-LE !

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La condition humaine

Posté par belledenuit le 14 juin 2008

La condition humaine dans Classique 5157GFWW4XL._SL160_AA115_Auteur : André Malraux

Editions : Folio (1972)

Nbre de pages : 337

Résumé par Amazon.fr :
Outre l’irréductible échéance liée à la mort, outre les multiples et indicibles souffrances, n’est-il pas donné à tous de choisir son destin ? Certes la vie est tragique mais elle doit avoir un sens. Un sens, peut-être des sens, mais seuls quelques-uns aux vertus salvatrices s’offrent aux hommes pour les affranchir de leur condition. La Révolution, au nom d’une foi en la fraternité, est une arme tournée contre la misère, celle qui enchaîne l’homme parce qu’elle le prive de sa dignité. Vaincre l’humiliation en leur nom propre ou pour les autres par le biais de la Révolution, voici le combat que se sont choisis les héros de La Condition humaine. Pour échapper à l’angoisse de « n’être qu’un homme », l’amour est un autre de ces moyens, mais seul l’amour véritable et fusionnel qu’éprouvent Kyo et May l’un pour l’autre est susceptible de briser la profonde solitude des êtres. Misérable humanité, humanité héroïque et grandiose, c’est « la condition humaine »… Elle résonnera à jamais comme un écho au fond de soi, tant il est vrai que ce roman est « d’une intelligence admirable et, malgré cela, profondément enfoncé dans la vie, engagé, et pantelant d’une angoisse parfois insoutenable », comme l’avait écrit Gide.

 Mon avis :

J’ai fini le livre ce matin et que dire ?!

Il est indéniablement encore d’actualité (alors qu’il a été primé du prix goncourt en 1933). C’est dire qu’il ne prend pas une ride ! On est lancé dans l’action dès le début. L’auteur ne perd pas son temps à nous décrire les personnages, ni les filiations qui les attachent les uns aux autres. Il a d’autres buts.

Le contexte historique est difficile (j’ai peiné sur certaines parties – notamment les premières). Il faut bien être implanté dans l’histoire pour comprendre toute la portée de cet ouvrage. J’ai même fait quelques recherches tant sur l’histoire de la Chine à cette époque que sur celles de l’auteur qui s’est indéniablement investi puisque reparti à Saïgon en 1925, il y fonde un mouvement de libération et un journal. Par ailleurs, il est nommé vice-président de la propagande du Kuomintang. Autant dire que « la condition humaine » est quelque part une histoire qu’il a vécue !

Par contre, je ne me suis pas du tout attachée aux personnages. On vit l’insurrection à travers eux, avec leurs doutes, leur courage, leurs envies d’aller jusqu’au bout quitte à perdre leur vie. Ils sont déterminés dans leur choix. Cela s’impose à eux comme une évidence.

Je ne peux pas dire que j’ai aimé ou non ce livre. On ne peut pas faire un tel choix avec un tel ouvrage (notamment parce qu’à l’heure actuelle, il est toujours d’actualité – malheureusement !).

En tout cas, c’est un livre que l’on n’oublie pas de sitôt et qui fait réfléchir sur la condition humaine parce que comme il est dit dans le livre (et chose qui m’a marquée) : « tout homme rêve d’être dieu... »

Peu importe alors comment faire pour y parvenir…

A lire indéniablement mais je ne sais pas s’il aurait eu le même impact sur moi si je l’avais lu à 15 ans. Je ne regrette pas du tout ce choix de lecture.

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Pauline

Posté par belledenuit le 9 avril 2008

Pauline dans Classique 51F6sFUBf7L._SL160_AA115_Auteur : Alexandre Dumas

Editions : Flammarion (2007)

Nbre de pages : 223

Présentation de l’éditeur :
Quel est le secret que cache Pauline ? Pourquoi fuit-elle le regard d’autrui ? Quel drame creuse son visage et altère son teint ?  » Personne n’ignore par expérience que le danger inconnu est mille fois plus saisissant et plus terrible que le péril visible et matérialisé « , confie Pauline. En épousant le comte Horace de Beuzeval, un homme diabolique, la jeune femme a signé son arrêt de mort : chaque jour est devenu synonyme d’angoisse et d’effroi… Ecrit dans la veine du roman noir anglais, ce récit d’aventures, d’amour et de mystère porte en germe tous les grands ressorts du futur chef-d’œuvre de l’auteur : Le Comte de Monte-Cristo. Le dossier de l’édition permet d’étudier l’héritage du roman gothique et l’influence du romantisme dans Pauline.

Mon avis :

Comme on le dit, “il faut battre le fer tant qu’il est encore chaud” mais n’ayant pas eu le courage de vous mettre mes impressions hier soir (après avoir terminé ce livre il me fallait l’assimiler tant la fin est prenante), voila ce que je peux vous en dire ce matin.
Même si l’histoire de “Pauline” est un peu longue à venir (il faut attendre le chapitre 7 pour qu’Alfred de Nerval en face le récit), la lecture en est très plaisante.
Alexandre Dumas démarre l’histoire en contant les derniers moments de la vie de l’héroïne. On la découvre au fil des premières pages par les yeux de l’auteur qui la trouve frêle, malade. Par ailleurs, elle se cache sous un voile lors de ses sorties pour éviter d’être reconnue. Pourquoi ?
La réponse à la question se fera plus tard par Alfred de Nerval, l’amoureux transi qui n’a rien avoué à sa Belle lors de leur première rencontre (bien des années auparavant) du fait de leur différence de classe sociale.

“(…) vous savez que je vous ai aimée jeune fille (…), vous savez que mon défaut de fortune seul m’a empêché d’aspirer votre main (…)”

Après l’avoir retrouvée des années plus tard, Alfred de Nerval retrouve une femme défaite, souffrante. Il devient alors son protecteur, “son frère” par obligation. Il a tant peur de la perdre.

La confidence que m’avait faite Pauline me rendait sa position plus sacrée encore. Je sentis dès lors toute l’étendue que devait acquérir ce dévouement dont mon amour pour elle me faisait un bonheur; mais en même temps je compris quelle indélicatesse il y aurait de ma part à lui parler de cet amour autrement que par des soins plus empressés et des attentions plus respectueuses. Le plan convenu entre nous fut adopté : elle passa pour ma soeur et m’appela son frère (…)”

Et Pauline de confirmer :

Vous ne me parlerez plus de votre amour (…) Aux yeux du monde, vous êtes mon frère (…)”.

C’est la seule chose qu’il souhaite. Rester auprès d’elle jusqu’à la fin de sa vie. Tout au long du récit, on découvre que Pauline, à l’endroit de son mari, Horace de Beuzeval, a des sentiments qu’elle n’arrive pas à expliquer elle-même. Elle doute que ce soit de l’amour; elle ne pense pas que ce soit de la haine non plus. Cependant, elle accepte ce mariage qui l’amènera petit à petit au fond du gouffre par ce qu’elle découvre.
Pauline” est un roman noir de part les scènes cauchemardesques que vit l’héroïne. La plume de Dumas est fine et l’on ressent le mal être et l’angoisse de la jeune femme. Lors du récit, je me suis totalement fondue en elle. Je percevais ses doutes, ses malaises; je comprenais ses interrogations. Mais en même temps, je sentais ce personnage plein de caractère et de courage.
Pauline” est aussi un roman où sonne des notes d’amour à travers le personnage d’Alfred de Nerval, cet amour qu’il lui donne jusqu’à la fin.
Le tout en fait un roman d’exception que j’ai vraiment savouré jusu’à la dernière ligne. Et si ces quelques impressions vous ont persuadé de le lire, je vous laisse l’apprécier à sa juste valeur.

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