Le souffle de la rose

Posté par belledenuit le 22 avril 2010

Le souffle de la rose dans Historique/Uchronique 51oRBcJLm%2BL._SL160_AA115_Auteur : Andrea H. Japp

Editions : Calmann-Levy (2006)

Nbre de pages : 327

Présentation de l’éditeur :

1304. Accusée de complicité avec les hérétiques et de commerce démoniaque, Agnès de Souarcy est traînée devant les tribunaux de l’Inquisition. Nicolas Florin, le grand inquisiteur, jubile : cette femme ravissante l’affole. Il veut la voir sangloter, supplier, d’autant que la mystérieuse silhouette qui lui a rendu visite exige la mort de madame de Souarcy. Pourtant la pire des surprises, pour Agnès, va venir de Mathilde, sa propre fille… Cependant, à l’abbaye de femmes des Clairets, des moniales meurent les unes après les autres, empoisonnées. La coupable est parmi elles… Pour Eleusie de Beaufort, la mère abbesse, une seule certitude : c’est aux manuscrits de la bibliothèque secrète de l’abbaye, dont elle seule connaît l’accès, que le meurtrier veut parvenir. Mais dans ce monde d’horreurs, Agnès, sans qu’elle le sache, a des alliés : Artus, comte d’Authon, décidé à tuer pour sauver celle qui a ravi son cœur ; Francesco de Leone, chevalier hospitalier, qui sait que son énigmatique quête passe par Agnès et qu’il doit coûte que coûte la protéger ; et le jeune Clément, dont la science précoce pourrait bien incliner son destin, et celui de sa  » dame « … Deuxième volet d’une trilogie palpitante, Le Souffle de la rose nous ouvre les sombres portes de l’Inquisition.

Mon avis :

Voilà un deuxième tome qui se laisse lire encore plus facilement que le premier.

S’il m’a fallu un temps d’adaptation pour adhérer aux Chemins de la bête, cela n’a pas été le cas pour Le souffle de la rose.

On entre directement dans l’histoire et notamment sur les chemins qui mènent Agnès de Souarcy à Alençon, à la Maison de l’Inquisition.

Dans cet opus, nous sommes moins « malmenés » par l’auteur. En effet, si dans le premier tome nous allions à droite et à gauche pour y rencontrer des tas de personnages, au risque que l’on sy perde d’ailleurs, il n’en est rien dans ce tome 2.

Nous revoyons les différents protagonistes mais ici l’auteur s’est tournée essentiellement sur l’interrogatoire d’Agnès par l’enquêteur inquisiteur, Nicolas Florin, mais également du côté de l’abbaye des femmes de Clairets où bien des drames se déroulent.

J’ai tout autant apprécié ma lecture de l’une et l’autre de ces parties qui se mettent en alternance dans le récit.

On poursuit à se poser des questions même si certains éclaircissements commencent timidement à se dessiner.

On sent que l’auteur joue avec son lecteur et qu’elle ne donnera le fin mot de l’histoire qu’au tout dernier tome de sa saga.

L’écriture est fluide; on a aucune difficulté à comprendre et à suivre la narration.

On commence à s’attacher à certains personnages et à en détester d’autres mais surtout à espérer que tous ces complots seront réduits à néant.

Certains « anges gardiens » font leur apparition. Ils apporteront leur soutien à certains moments où l’on croit que tout est perdu mais par leur présence on peut penser que tout cela va se terminer en happy end.

Pour le savoir, il me faut poursuivre avec le tome 3 : Le sang de grâce.

Malheureusement pour moi, cette lecture va attendre vu qu’il n’est pas pour l’instant disponible à ma médiathèque et comble de malchance j’ai appris hier que cette saga n’était pas une trilogie puisqu’un tome 4 : Le combat des ombres venait la clôturer. Il va me falloir en plus leur faire une proposition d’achat !

En bref, je vais rester sur ma faim pendant encore quelque temps mais pour sûr ce tome 2 est bien plus captivant que le premier !

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Les chemins de la bête

Posté par belledenuit le 20 avril 2010

Les chemins de la bête dans Historique/Uchronique 41Rw8lXYv-L._SL160_AA115_Auteur : Andrea H. Japp

Editions : Calmann-Levy (2006)

Nbre de pages : 375

Présentation de l’éditeur :

1304. La France est déchirée par les luttes de pouvoir opposant le roi Philippe le Bel, l’Église et le très puissant ordre des Templiers. La belle Agnès de Souarcy, jeune veuve au caractère bien trempé, va voir son destin basculer sans comprendre à quel point il est lié à ceux du royaume et de la chrétienté… Pourquoi son demi-frère, Eudes de Larnay, la fait-elle traîner devant les tribunaux de l’Inquisition, l’accusant de complicité avec les hérétiques et de possession démoniaque ? D’où viennent ces missives évoquant le  » sang divin « , qui portent le sceau papal et dont les messagers sont systématiquement assassinés ? Leurs cadavres sont retrouvés çà et là, carbonisés sans pourtant qu’aucune trace de feu ne les entoure… Qu’a découvert le petit Clément, protégé d’Agnès, dans la bibliothèque secrète de l’abbaye de femmes des Clairets ? Et que cherche Nicolas Florin, ce grand inquisiteur dont les excès de cruauté font frémir ? Andrea H. Japp nous offre ici un roman criminel palpitant, premier volume d’une trilogie à l’intrigue démoniaque.

Mon avis :

Après avoir eu quelques difficultés avec le début de ce roman, je dois bien avouer que passées les 100 premières pages, je me suis laissée emporter par l’histoire.

Il n’y a pourtant rien d’extraordinaire. Je dirai même que parfois j’avais des impressions de déjà vu. Malgré tout, j’ai poursuivi jusqu’au bout et sans pouvoir m’en défaire une fois la moitié du livre atteint.

Comme le dit le 4ème de couverture, Agnès a un caractère de feu et rien que pour savoir comment elle va se sortir de la situation périlleuse dans laquelle on l’a mise, il me tarde de lire le 2ème tome.

Il y a aussi dans cet opus des histoires qui se mènent parallèlement à celle d’Agnès et qui vont donc entrer petit à petit en ligne de compte. Mais là encore, je ne sais pas où cela va me mener et je suis encore curieuse de la suite à venir.

Entre complots politiques et familiaux, La dame sans terre offre dans son premier tome une bonne entrée en matière dans l’intrigue même si cette dernière est plutôt longue à se mettre en place. On se demande bien souvent quels sont les liens entre les différents personnages qui apparaîssent au fur et à mesure.

Quelques bribes de réponses sont fournies en fin d’ouvrage mais il y en a tant d’autres en suspens qu’il est difficile de ne pas pouvoir poursuivre cette lecture. Bien au contraire !

Le style est par moment un peu lourd mais globalement je n’ai ressenti aucune gêne particulière (si ce n’est des notes en bas de page qui sont un peu trop nombreuses à mon goût).

De plus, j’ai trouvé que certaines scènes auraient eu besoin d’un peu plus de profondeur. Du coup, ça donne une impression de manque.

Il n’empêche que j’ai quitté Agnès de Souarcy alors qu’elle doit être menée à Alençon et je cours de ce pas poursuivre ma lecture avec le tome 2 : Le souffle de la rose.

D’autres avis : Frisette et Doriane.

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Labyrinthe

Posté par belledenuit le 8 avril 2010

Labyrinthe dans Historique/Uchronique 51eQD0mRE5L._SL160_AA115_Auteur : Kate Mosse

Editions : JC Lattès (2006)

Nbre de pages : 592

Présentation de l’éditeur :

Juillet 1209 : Dans la cité de Carcassonne, Alaïs, jeune fille de 17 ans reçoit de son père un manuscrit qui, prétend-il, recèle le secret du véritable Graal. Bien qu’elle n’en comprenne ni les symboles ni les mots, elle sait que son destin est d’en assurer la protection. Elle doit, au prix d’une foi inébranlable et de grands sacrifices, préserver le secret du labyrinthe, secret issu des sables de l’ancienne Egypte voilà plusieurs milliers d’années. Juillet 2005 : Lors de fouilles archéologiques aux environs de Carcassonne, Alice Tanner, trébuche sur deux squelettes. Dans la grotte où gisent ces ossements, elle découvre un langage ancien, mais qu’il lui semble possible de déchiffrer, gravé dans la roche. Elle finit par comprendre, mais trop tard, qu’elle vient de déclencher une succession d’événements terrifiants. Son destin est désormais lié à celui que connurent les Cathares, huit siècles auparavant.

Mon avis :

Labyrinthe était dans ma liste à lire depuis de nombreux mois et j’en repoussais toujours la lecture, notamment parce que les échos que j’en avais eus n’étaient pas vraiment élogieux.

Ne connaissant pas du tout l’auteur, j’ai dans un premier temps lu son dernier ouvrage, Fantômes d’hiver, qui m’a beaucoup impressionnée tant par la qualité de l’écriture que par l’histoire qui était racontée.

Du coup, je me suis dit qu’il fallait quand même tenter Labyrinthe et aujourd’hui que c’est chose faite je ne le regrette absolument pas !

L’histoire se passe alternativement au 13ème et au 21ème siècle. On retrouve successivement Alaïs et Alice qui, bien que séparée par 800 ans, vont vivre quasiment la même aventure dans des époques différentes.

On fera bien entendu la corrélation entre les personnages du Moyen-Age avec ceux de l’époque contemporaine (qu’ils soient bons ou méchants) mais qu’importe. On ne se perd pas dans l’intrigue et les pages filent d’elles-mêmes.

Néanmoins, j’ai préféré lire les aventures d’Alaïs et me retrouver à Carcassona aux côtés du Vicomte de Trencavel et voir comment tout ce beau monde vivait à l’époque.

Habitant à 60 kms de la Cité, j’ai été enchantée de retrouver cette ville par les descriptions si précises que Kate Mosse faisait lorsque la narration se passait au Moyen-Age mais également des différences qu’elle a pu constater après les rénovations qui ont été effectuées tant au Château Comtat qu’aux fortifications (cf la visite d’Alice audit château et celle de la Cité).

Je me voyais déambuler dans ces ruelles pleines d’un passé mouvementé.

Je dirai que c’est une belle entrée en matière pour ceux et celles qui souhaitent connaître la région des cathares. En lisant, j’ai vraiment voyagé avec Alaïs qui, partant de Carcassona pour se rendre à Montpelhièr passe par Coursan et termine son voyage à Besièrs. J’ai vraiment adoré l’utilisation de l’occitan. Ca plonge d’autant plus le lecteur dans l’ambiance régionale.

En bref, cette partie là a été un pur délice. Se documenter tout en se délectant d’une histoire intéressante, c’est vraiment l’idéal.

S’agissant de la partie contemporaine, je l’ai lu sans toutefois y avoir totalement adhéré. Même si l’on sait que les Cathares étaient comme tous les Hommes (à vouloir trouver le Saint-Graal, la vie éternelle), j’ai moins accroché sur certains passages concernant Alice et ses recherches. Et la fin m’a laissée un peu perplexe.

Je suis quand même trop pragmatique pour croire en certaines choses.

Malgré tout, j’ai passé un très très bon moment avec cet ouvrage. Alors si vous souhaitez vous initier à l’histoire cathare, vous pouvez vous laisser tenter par ce livre. La narration est très bien faite, l’auteur est fidèle dans ses descriptions de la Cité de Carcassonne mais aussi aux légendes qui l’entourent.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre ICI. Le site est très bien organisé et fait le point sur l’histoire de la Cité de Carcassonne, sur l’origine du nom de la ville et il présente aussi l’avantage de vous proposer une visite virtuelle vous permettant de situer le château comtat, la cathédrale Saint-Nazaire, et la Cité à l’intérieur de cette majestueuse fortification.

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L’affaire des poisons

Posté par belledenuit le 3 mars 2010

L'affaire des poisons dans Historique/Uchronique 51H92ictZPL._SL160_AA115_Auteur : Jean-Christian Petitfils

Editions : Perrin (2010)

Nbre de pages : 380

Présentation de l’éditeur :

En 1679, à l’apogée du règne de Louis XIV, éclate l’une des plus vastes affaires criminelles de tous les temps : l’affaire des Poisons. D’un seul coup se révèle l’envers sinistre du décor : les crimes de la Voisin, les sortilèges, les conjurations démoniaques, les messes noires, les sacrifices rituels… Affaire stupéfiante, ténébreuse, touffue, aux ramifications gigantesques, dans laquelle se trouvent mêlées des centaines de personnes, dont les plus grands noms de la cour de France, notamment la favorite, Mme de Montespan, à tel point que le roi lui-même, pris d’inquiétude, tente d’étouffer le procès. De l’officine des alchimistes au repaire des sorcières, des marchands de philtres d’amour aux fabricants de poisons, en passant par le cabinet du magistrat instructeur, La Reynie, c’est l’enquête policière complète sur l’une des plus étranges et irritantes énigmes de l’Histoire qui est ici offerte au lecteur. Mettant en lumière les moeurs et les mentalités d’une époque qui n’a pas été seulement celle des splendeurs de Versailles et de la culture classique, l’ouvrage de Jean-Christian Petitfils, fruit de longues recherches, présente des découvertes et des explications très convaincantes.

Mon avis :

Voilà quelques jours que j’ai terminé cet ouvrage de Jean-Christian Petitfils et autant vous dire qu’il ne m’a pas été facile de commencer mon avis dessus.

Non pas qu’il ne soit pas intéressant, loin de là, mais sa densité est telle que je ne savais pas comment vous en parler sans forcément dévoiler trop de choses. Parce que pour les mordus d’Histoire, il faut vraiment le découvrir !

Il s’agit du 2ème livre que j’ouvre concernant l’auteur (le premier étant : L’assassinat d’Henri IV qui a été d’ailleurs le seul coup de coeur que j’ai eu en 2009) et je me rends compte que Jean-Christian Petitfils est un auteur tel que je les aime : il permet à tout un chacun d’appréhender l’Histoire avec une écriture et un style compréhensible pour les néophytes que nous sommes en la matière.

Cela rend l’ouvrage hyper intéressant à lire et on ne se sent pas rebuter par une éventuelle difficulté à suivre le raisonnement de l’auteur dans cette affaire.

Jean-Christian Petitfils commence son ouvrage par un prologue qui nous explique clairement comment la France en est venue à une telle extrêmité.

Malgré ce que l’on pourrait croire, tout commence par un personnage de haute qualité (la Marquise de Brinvilliers), femme très particulière, coupable de divers meurtres par empoisonnement et tant d’autres choses.

L’auteur va, à partir de là, monter son ouvrage et se basant sur des écrits de l’époque (mémoires, lettres…) ne manquera pas d’analyser l’ensemble des documents pour nous expliquer ce qu’il en est de toute cette affaire et quelles sont les personnes réellement impliquées.

Nous sommes loin de nous douter que les personnes de bas étages ne sont pas les seules inculpées dans cette histoire car la noblesse et la haute bougeoisie y sont également mêlées. On verra des noms très connus tels que Mme de Montespan ou même l’auteur dramaturge Jean Racine et on entendra même parler d’un complot contre le Roi lui-même.

Mais ces hautes personnalités ont-elles réellement intenté à la vie de quelqu’un ? Ont-elles organisé un complot contre Louis XIV ?

Toutes les enquêtes seront menées par le Lieutenant de police La Reynie, placé dans cette fonction par Colbert. C’est un homme droit, honnête et qui n’hésitera pas à convoquer les plus grands pour obtenir d’eux des informations capitales.

On se rend compte en avançant dans notre lecture qu’il s’agit d’une organisation complète entre devins, sorciers, sorcières… et les plus riches. Les uns jouant de leurs services pour les seconds souhaitant faire disparaître une personne gênante (soit un amant, une maîtresse, un mari, un supérieur…)

Dans ce XVIIème siècle, tout est bon pour supprimer tout ce qui dérange !

Je me suis réellement délectée de cette lecture qui m’a vraiment montré comment on vivait à cette époque car même si je me doutais que les escroqueries, les tentatives d’assassinat, les empoisonnements ou sorcelleries étaient monnaie courante, je ne pensais pas que c’était à ce point là. Ces faits ont pris une ampleur extraordinaire.

D’ailleurs, il est noté en page 91 : « il fallait être vigilant, surtout entre amis [ici l'auteur parle des devins, sorciers, alchimistes...], porter sur soi du contre-poison. Telle était la loi du milieu… »

C’est dire comme rien n’était sûr à l’époque !

Du coup, vous l’aurez compris, je ne peux que vous poussez à ouvrir cet ouvrage très complet et si intéressant pour tout ceux qui souhaitent se plonger dans l’Histoire de notre pays et des drames et complots qui ont été perpétrés sous le règne du plus grand Roi que la France ait connu.

Pour ma part, c’est sûr et certain que ce livre ne sera pas le dernier que je lirai de cet auteur. J’adore tout simplement sa façon de me plonger dans cet univers historique avec un langage clair et concis. Je suis vraiment fan de Jean-Christian Petitfils et je compte bien lire d’autres de ses ouvrages (Le véritable d’Artagnan, Louis XIII, Louis XIV, Fouquet, Lauzun, Mme de Montespan…). Beaucoup de lectures qui, je suis sûre, me raviront !

Je remercie vivement Clément Vekeman des Editions Perrin pour m’avoir transmis, sans que je le sache par avance, cet ouvrage qui m’a fait passer un très bon moment de lecture et ce dans le but de « poursuivre [ma] découverte de Jean-Christian Petitfils ».

Un autre avis : celui de Lou.

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Ursùa

Posté par belledenuit le 21 février 2010

Ursùa dans Historique/Uchronique 51-taSURM6L._SL160_AA115_Auteur : William Ospina

Editions : JC Lattès (2007)

Nbre de pages : 454

Quatrième de couverture :
C’est en 1544 que Pedro de Ursùa, jeune basque de 17 ans, s’embarque pour Lima en quête d’or et de gloire. Sur ces terres déjà conquises par Pizarro et Cortés, le règne du grand Inca touche à sa fin. Pedro de Ursùa se lance donc à la conquête du Nouveau Royaume de Grenade, dans un périple hallucinant entre barbarie et fascination.
Ses aventures, racontées par un sang-mêlé à la voix envoûtante et poétique, sont une épopée incroyable à travers l’Amérique latine du XVIème siècle, mais aussi un roman inoubliable sur le destin, la violence du pouvoir, l’ambition et la perte de l’innocence.

Mon avis :

Au départ, l’ouvrage de William Ospina avait tout pour me plaire : une couverture agréable et une quatrième de couverture qui laissait présager une lecture intéressante voire envoûtante.

Bref, tout allait (ou du moins devait aller) pour le mieux.

Sauf que passé une bonne centaine de pages, j’ai failli l’abandonner parce que ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais, sans compter sur le style de l’auteur que je trouve, par moment, un peu lourd.

En effet, si le côté poétique de l’ouvrage est certes présent, il n’en demeure pas moins que certains passages m’ont été difficilement compréhensibles. Les phrases étaient trop longues et j’avais du mal à suivre.

S’ajoutent aussi les noms castillans à assimiler et les relations qu’ont entre eux les personnages.

Je m’attendais, en fait, à lire l’histoire de Pedro de Ursùa alors qu’il ne s’agit pas que de cela.

L’auteur met dans son histoire tous les conquistadors partis sur le Nouveau Monde (appelé ici les Indes) pour le conquérir.

Avec les allers-retours que William Ospina fait entre la narration sur Ursùa et celle des autres personnages, j’ai eu du mal à me situer et à ne pas me perdre.

Par contre, j’ai beaucoup aimé les récits et légendes qui forgent l’ouvrage.

Si la découverte de la cité d’or était la priorité de tous les espagnols et entraînait donc l’esclavage et les meurtres pour obtenir des terres, des trésors et des éclaircissements sur la situation géographique de cette cité, à travers ce que nous raconte ce métisse, on y découvre des peuples aux us et coutumes intéressants.

La description des lieux que parcourent Ursùa et les conquistadors est à couper le souffle. Difficile de ne pas se croire là-bas où s’imaginer ce que peuvent endurer ces hommes dans ces terres sauvages.

« Il faut connaître certaines terres ardentes, au-delà des pics occidentaux de la meseta, et le plateau qui réverbère au loin, derrière les escarpements orientaux; il faut voir comment la chaleur épuise les corps sur la plaine; il faut sentir à travers voyages ou légendes à quoi ressemble la vie dans les pays au soleil ardent, où les caïmans s’éternisent, la gueule ouverte, comme pour une soif qui n’a pas de fin, et où les moustiques se mobilisent par légions au crépuscule mais ne se remarquent que par de douloureuses pointes de sang sur la peau, pour comprendre la gratitude des Muiscas envers le dieu qui choisit pour eux La Savane, qui les fît naître au milieu des torrents cristallins et des cavernes de sel, et les sauva des chaleurs malsaines et de l’humidité oppressante qui dans de nombreuses régions épuise les peuples guerriers. » (p. 134)

C’est donc une lecture en demi-teinte car il y a une déception sur le fait que l’histoire ne se cantonne pas à celle d’Ursùa. Mais, d’un autre côté, j’ai été subjuguée par cette plume qui arrive, sans conteste, à nous mener dans ce monde si lointain et pourtant si envoûtant de ce que fût les descendants des Incas.

Je remercie Anne Blondat des Editions JC Lattès pour cet envoi.

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La saga des Béothuks

Posté par belledenuit le 15 février 2010

La saga des Béothuks dans Historique/Uchronique 51GYW1WEH7L._SL160_AA115_Auteur : Bernard Assiniwi

Editions : Acte Sud-Babel (2000)

Nbre de pages : 520

Résumé :
Aux alentours de l’an mil de notre ère, un jeune indien Béothuk, Anin, fait le tour de ce qu’il croit être « le monde » : l’île de Terre-Neuve. Ce périple, et sa rencontre avec les Vikings établis au nord de l’île, ouvrent brusquement, pour lui et son peuple, l’espace de la géographie et de la civilisation. Fondateur d’un nouveau clan, Anin est l’ancêtre de tous les personnages dont la geste de huit siècles, ici racontée à plusieurs voix, finit par former, jusqu’au terme d’un lent et inexorable génocide, la saga d’une nation aujourd’hui disparue.

Mon avis :

On suit ici l’histoire d’un peuple autochtone des Béothuks qui, par la force des choses, a été amené à disparaître suite à la colonisation de l’île de Terre Neuve.

L’auteur nous fait un récit sur un peu plus de 800 ans, se terminant par le décès de la dernière descendante de ce peuple, Shanawditith, en 1829 des suites de la tuberculose.

Ce livre n’a pas été un coup de coeur. Malgré tout, il ne m’a fallu que 2 jours pour en venir à bout.

Au départ, j’ai eu beaucoup de mal avec les termes béothuks utilisés par Bernard Assiniwi mais au final on s’y fait et cela donne une dimension très réelle à ce que nous vivons en avançant dans l’ouvrage.

On ne parle pas de jour mais de soleil en terme de temps; on ne parle pas d’année mais de cycle des saisons.

Autant dire que quand on a compris comment prendre cet ouvrage, on le lit facilement et on se laisse emporter par ce que nous raconte l’auteur.

On vit les scènes au travers de plusieurs personnages : Anin, le fondateur du clan, puis ses descendants : A-Enamin, Ooish, Wonaoktaé, Shanaditith (pour ceux dont j’ai retenu les noms mais il y en a bien d’autres).

Certains moments sont superbes à lire : comment vivent-ils ? quelles sont leurs us et coutumes ? quelle est la place de l’homme par rapport à la femme ? …

Autant de questions dont les réponses nous sont données et qui méritent qu’on s’y attarde. On s’aperçoit alors que ce peuple autochtone était loin d’être aussi sauvage que ce que les colonisateurs le pensait.

Leur style de vie était bien différent de ce que les Blancs avaient l’habitude de voir mais cela ne leur enlevait pas l’attachement qu’ils éprouvaient envers leur conjoint, leurs enfants, leur famille. Ils étaient beaucoup plus attachés à leur clan que ce que nous pouvons l’être !

D’autres passages sont plus difficiles avec les massacres perpétrés par les Blancs sur ce peuple. Certaines scènes m’ont vraiment écoeurée (par exemple, une jeune femme enceinte se fait éventrer par un chasseur de fourrure et le foetus est mis sur le bout d’un baton !)

On peut difficilement accepter ce que ces hommes ont infligé à ce peuple. J’ai été choquée de lire de telles atrocités et ce n’est malheureusement pas la seule chose qu’ils aient faites.

Même s’il faut se placer dans le contexte de l’époque, j’avoue que j’ai du mal à adhérer à de telles choses car finalement le génocide existe toujours : il y a eu bien sûr celui exercé par Hitler lors de la Seconde Guerre Mondiale, mais encore plus près de nous, n’oublions pas celui du peuple rwandais dans les années 1990.

Même si l’ouvrage porte sur un passé très lointain, il n’en demeure pas moins que certains faits continuent d’exister aujourd’hui et qu’il est donc inacceptable de lire de telles horreurs.

La saga des Béothuks est un très bon ouvrage pour se rendre compte de ce qu’était la vie de ce peuple avant l’arrivée de l’homme blanc mais aussi et surtout pendant et après la colonisation de cette île qu’est Terre-Neuve.

J’ai lu cet ouvrage grâce à Suzanne qui avait été très touchée par sa lecture et j’ai décidé d’en faire mon premier livre pour le défi « La plume québécoise ». Je ne regrette absolument pas mon choix et je vous invite à vous plonger dans ce récit pour vous immerger dans la vie de ce peuple hors du commun mais qui, par la faute de l’homme blanc, a disparu de la civilisation.

Quelques extraits :

« Anin chassait Mamchet le castor, Kosweet le caribou et Odusweet le lièvre, en plus de tendre des pièges et des filets pour prendre Zoozoot la lagopède et les bouboushats du lac. Woasut dépeçait le gibier, séchait et fumait leur chair, entassait le tout dans des contenants d’écorce, confectionnait les vêtements chauds, isolait le mamatiks à l’aide de mousse séchée et rendait le lieu d’habitation le plus confortable possible en prévision de la période des neiges et du froid. Avant la tombée du jour, elle ramassait aussi le bois mort et l’entassait près du mamatik. Elle en avait besoin pour entretenir les feux servant à sécher et à fumer la viande et accumulait le reste pour chauffer l’habitation pendant la saison de la neige et du froid » (p. 70)

« L’homme la saisit par les cheveux de la main gauche et de la main droite, son grand couteau à la main, il ouvrit le ventre de la femme encore vivante et se débattant. Il se pencha alors, plongea les mains dans le ventre sanglotant de Basdic, en sortit le foetus, le fixa au bout du bâton avec lequel la jeune épouse de Bawoodisik creusait le sable pour trouver les coques. Puis, il leva le bâton au-dessus de sa tête pour le porter comme un flambeau. Plusieurs autres hommes arrivèrent en courant, félicitant l’Anglais d’avoir réussi cet exploit digne d’un grand guerrier : éventrer une femme vivante et exhiber un foetus de Béothuk » (p. 352)

defiplumequebecoise dans Historique/Uchronique

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Petit Mao

Posté par belledenuit le 27 janvier 2010

 Attention : Coup de ♥ !

Petit Mao dans Historique/Uchronique 9782709633260

Auteur : Jacques Baudouin

Editions : JC Lattès (2010)

Nbre de pages : 249

Présentation de l’éditeur :

He Zizhen me mit au monde en novembre 1932. Année du Singe. Les astrologues prétendaient jadis que les hommes-singes sont d’aimables vivants, insouciants et agiles. Tout le contraire de moi. Je suis né à Tingzhou, dans l’ouest du Fujian, petite ville presque tropicale au bord d’un fleuve boueux. Le parti communiste y avait relégué mon père Mao pour des motifs que je parvins à élucider plus tard. En me découvrant, eut-il ce sourire que l’on voit sur ses portraits qui ont envahi nos villes jusqu’à l’écoeurement ? J’en doute. On m’appela Mao Xiao, Petit Mao. Fondé sur une connaissance approfondie de l’histoire chinoise, servi par une écriture inspirée, Petit Mao réussit à faire entendre la voix d’un enfant puis d’un homme confronté au mystère de son identité et à l’absurdité de la vie.

Mon avis :

Depuis ce début d’année, j’ai la chance de cumuler de belles lectures malgré leurs univers très différents.

Cependant, je n’arrivais pas à obtenir ce petit plus émotionnel qui allait faire d’un ouvrage un coup de coeur. C’est maintenant chose faite avec ce livre si dense et si particulier qu’est Petit Mao de Jacques Baudouin.

L’histoire de Mao Xiao (dit Petit Mao) est celle de la vie du fils de Mao Zedong dans la Chine des années 1930 à 1965 environ.

Autant dire que dès le départ, je me doutais que ce ne serait pas une lecture facile. Du peu que je connais de la Chine maoïste, je me demandais si j’allais pouvoir atteindre la fin de l’ouvrage sans difficulté mais surtout comment l’auteur allait nous raconter la vie de ce petit garçon dans un contexte politique très particulier.

S’agissant de la narration, le style épuré et pourtant incisif par moments nous permet de nous placer comme des acteurs vivant aux côtés de tous les personnages qui entourent Petit Mao.

On suit depuis sa naissance, jusqu’à ses 32 ans,  cet être qui se cherche dans une Chine partagée entre les différentes révolutions, la Guerre de Corée, l’invasion japonaise, le Grand Bon en avant et la Révolution Culturelle.

En 250 pages, Jacques Baudouin nous montre ce que cet enfant recherche (des parents); comment il se perçoit mais aussi et surtout comment il s’imagine qu’on le voit.

La quête d’identité est son but ultime à partir du moment où son père adoptif, Wang Yi, lui fait cette terrible confidence.

A partir de ce moment, il tombe dans un questionnement sans fond : Pourquoi a-t-il été abandonné ? Pourquoi Mao Zedong le renie-t-il ? Mais surtout, pourquoi son père adoptif lui a fait cet aveu que quelque part il se refuse d’admettre ?

L’ouvrage est particulièrement bien fait et très bien écrit. Malgré la rudesse des mots dans certains passages qui ne montre que la réalité de la Chine communiste, j’ai pu aisément avancer. Il m’était très difficile de le lâcher.

Mao Xiao est tellement attachant; Wang Yi, le père adoptif, l’est tout autant même s’il comprend que son fils a besoin d’avoir des réponses pour pouvoir mener une vie à peu près stable.

Car cette histoire est aussi une belle preuve d’amour entre un père adoptif et ce fils qui n’est pas le sien naturellement mais qui le devient par la force des choses. L’attachement de ces deux êtres est énorme, bouleversante même. Finalement, ils comptent l’un sur l’autre pour survivre dans ce pays ravagé par la montée du communiste.

Entre la volonté de l’un d’être reconnu par son vrai père et celle de ce père de coeur qui ne le veut que pour lui, les mots de Jacques Baudouin m’ont totalement envoûtée. Tout est splendide malgré les souffrances de l’un et de l’autre.

« (…) je finis par m’endormir heureux, délivré de l’angoisse qui m’habitait depuis notre départ : peut importe qui j’étais, le fils de Mao Zedong, celui de Wang Yi ou de je ne sais qui, j’allais rester avec mon père de coeur et nous allions rentrer bientôt chez nous. » (p. 111)

Malgré tout, Petit Mao a ce besoin incessant de savoir. Mais dans la Chine de ces années là, les réponses qu’il a besoin d’obtenir ne seront qu’un tas d’illusions car qui est-il pour finalement mettre le trouble au sein du Parti ?

Ce livre est d’une densité extrême malgré le peu de nombre de pages qu’il a : questionnement du Soi, recherche d’identité, amour filial et paternel, illusions, réflexions aussi sur l’importance du Parti, la personnalité de Mao Zedong et conséquemment tout ce que cela a engendré dans la vie de Petit Mao.

J’ai tout simplement fondu malgré des coups durs. Tout n’est pas rose; loin de là et émotionnellement cet ouvrage est terrible. Je n’arrive d’ailleurs pas à en sortir alors que j’ai fini ma lecture hier. En reprenant certains passages, j’ai une boule au fond de la gorge par le souvenir de ce que ces êtres ont pu vivre.

C’est mon premier coup de l’année 2010 et je crois qu’il restera longtemps dans ma mémoire !

Un grand merci à Anne Blondat des Editions JC Lattès pour cet envoi magistral.

L’avis de Ellcrys pour qui c’est également un coup de coeur !

Quelques extraits :

« En m’abandonnant jadis sans un regard, mon père ne souhaitait pas autre chose que cet effacement de la surface terrestre. S’était-il jamais intéressé à moi ? Non, il préféra sa guerre, féroce et inhumaine, sa guerre pour le pouvoir. Mais je ne l’ai su que plus tard, bien plus tard. Pendant des années, loin de lui, j’ai cru qu’il m’attendait et m’avais réservé une place dans son âme à défaut de son coeur. Illusions : ni coeur ni âme. » (p. 11)

 » – Chen Yuxiu n’est pas ma mère, n’est-ce pas ? demandais-je.

Wang Yi poussa un soupir et se gratta le front avant de répondre.

- Non. Mais je voudrais que tu saches ceci : quoi qu’il arrive, quoi que je fasse, tu seras toujours mon petit Mao bien-aimé. Le fils que le destin, et non la vie, m’a donné. » (p. 35)

 

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Les fantômes d’hiver

Posté par belledenuit le 25 janvier 2010

Les fantômes d'hiver dans Historique/Uchronique 9782709634588Auteur : Kate Mosse

Editions : JC Lattès (2010)

Nbre de pages : 264

Présentation de l’éditeur :

La Grande Guerre a anéanti une génération tout entière, fauchée à la fleur de l’âge… Dans le cas de Freddie Watson, un jeune Anglais du Sussex, elle lui a pris son frère bien-aimé et, ce faisant, lui a volé la paix de l’esprit. Hanté par cette disparition, il erre sans savoir comment échapper à cette douleur qui le paralyse. Durant l’hiver 1928, Freddie voyage dans le sud-ouest de la France, une autre région qui a vu couler trop de sang au cours des siècles, quand sa voiture quitte la route. Encore sous le choc, il s’enfonce en chancelant dans les bois et trouve refuge dans un village isolé. Là, lors d’une étrange soirée, il rencontre Fabrissa, une belle jeune femme qui pleure elle aussi une génération perdue. Au cours d’une seule et même nuit, Fabrissa et Freddie se confient mutuellement leur histoire. Le lendemain, Freddie se retrouvera devant un mystère déchirant dont lui seul détient la clé.

Mon avis :

Avant toute chose, je tiens à préciser que je n’ai jamais lu d’ouvrage de Kate Mosse. Labyrinthe et Sépulcre sont toujours dans ma LAL et je ne me décide pas à franchir le pas pour les emprunter et m’y plonger dedans.

Fantômes d’hiver est donc une découverte et je dois bien vous avouer que j’ai été agréablement surprise par cette auteure.

Les avis plutôt mitigés sur ces deux premiers opus me faisaient craindre une histoire qui ne tiendrait peut-être la route, avec des invraisemblances ou toutes autres choses qui auraient rendu ma lecture difficile.

Que nenni ! Cela n’est pas arrivé si ce n’est l’impossibilité de lire pendant 2 jours à cause d’une satanée sinusite qui m’empêchait de faire ce que je voulais !!!

Après avoir attendu (im)patiemment que je puisse lire deux phrases à la suite tout en comprenant ce qu’elles signifiaient, j’ai pu enfin terminer cet ouvrage qui est un hymne au souvenir de nos disparus et à la vie qu’il nous faut mener malgré la douleur et l’absence.

Le fait que le paranormal se mêle à l’histoire racontée par Freddie m’a donné quelques frissons. Un village perdu au milieu de l’Ariège; des êtres étranges qui semblent avoir un lourd secret; une atmosphère pesante, hivernale… En bref, tout un contexte pour nous mettre mal à l’aise et se demander où l’auteure va nous mener même si s’agissant de Freddie nous savons ce qu’il en est.

La question est : va-t-il s’en sortir ? Va-t-il réussir à reprendre sa vie en main et de quelle façon ?

Vous l’aurez compris, il m’a été difficile de lâcher Fantômes d’hiver parce que je me suis totalement et rapidement attachée à Freddie mais pas seulement.

Par moment, je pouvais comprendre les émotions, le vide, les interrogations de cet hommes face à cette vie qui lui a enlevé la seule personne au monde qui s’intéressait à lui.

Sa rencontre avec Fabrissa, un être hors norme, va tout bouleverser. Parce qu’il y a des tas de façons de perdre un être qui nous est cher, Freddie va apprendre à voir les choses différemment.

Ce n’est pas un coup de coeur mais c’est une lecture très belle, qui se laisse lire et qui nous emporte au-delà de la réalité.

Je remercie Anne Blondat des Editions JC Lattès pour cet envoi.

D’autres avis sur Bibliomania de Livraddict.

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La reine de Saba

Posté par belledenuit le 20 janvier 2010

La reine de Saba dans Historique/Uchronique 51zMaeBAEwL._SL160_AA115_Auteur : Marek Halter

Editions : Robert Laffont (2008)

Nbre de pages : 336

Présentation de l’éditeur :

Elle était noire. Elle était belle. Elle subjuguait par son esprit. Guerrière, elle imposa la paix, neuf siècles avant notre ère, sur le fabuleux royaume de Saba, pays d’or et d’encens. Mais sa plus belle bataille fut celle de l’amour et de l’intelligence mêlés. Elle défia le roi Salomon par le jeu des énigmes. Vaincue, elle se donna à lui pour trois éblouissantes nuits. Trois nuits que le chant du Cantique des cantiques inscrira pour l’éternité dans la mémoire amoureuse de l’Occident. L’histoire nous dit que Makéda, reine de Saba, et Salomon, roi de Juda et d’Israël, eurent un fils, Ménélik, le premier d’une longue lignée de rois africains. A la suite de la Bible, des Evangiles et du Coran, la reine de Saba a fait rêver des générations de peintres, de poètes et d’écrivains. Aujourd’hui, s’appuyant sur les dernières fouilles archéologiques, Marek Halter part à son tour à sa rencontre. Il nous révèle une reine de Saba d’une modernité inattendue.

Mon avis :

La reine de Saba est le deuxième titre de l’auteur que je découvre. Si Le vent des Khazars m’avait emballé dans sa partie historique, j’ai été totalement envoûtée par l’intégralité de l’ouvrage La reine de Saba.

Même s’il est scindé en cinq parties, il n’en demeure pas moins que trois s’en détachent réellement : la vie de Makéda auprès de son père, Akébo le Grand, dans sa jeunesse puis sa vie en tant que reine de Saba et reconquête de son pays et enfin sa rencontre avec Salomon, roi de Juda et d’Israël.

J’ai beaucoup aimé la façon dont Marek Halter, avec un style plutôt simple mais précis, nous raconte l’existence de cette femme au caractère bien trempé et à la ruse efficace.

Depuis son plus jeune âge, son père savait quel genre de reine serait Makéda et Marek Halter, grâce à sa plume, fait revivre ce personnage haut en couleurs.

Malgré tout, je regrette que l’auteur ne soit pas allé au coeur de la stratégie militaire de cette femme lors des combats qu’elle a dû mener. Il parle d’idées pour gagner les batailles mais passe outre sur les précisions de sorte que le lecteur soit lui aussi dans la confiance.

Ces passages nous laissent donc sur notre faim. C’est dommage !

Néanmoins, pour ceux et celles qui veulent entrer dans la légende de la reine de Saba (parce qu’après recherches on ne sait pas si elle a réellement existé), cet ouvrage est un délice. Je l’ai d’ailleurs lu en 2 jours. C’est dire comme il est intéressant et prenant.

Quelques extraits :

« En dix ans, Akébo avait élevé Axoum au rang d’une ville royale et les hirondelles pouvaient se poser sur des terrasses aussi hautes que leur vol. Il avait fait construire des immensités de digues, irriguant les champs d’opulence. Il avait fait creuser et étayer les mines d’or. Il avait transporté ici, dans ce pays de jungle, de savane et de fauves, le savoir de Maryab. Il avait ouvert son commerce à Pharaon, assurant la prospérité aux clans qui pliaient la nuque devant lui. » (p. 80)

« De ce jour, elle apparut au peuple d’Axoum dans une robe nouvelle : une tunique où les fils d’or alternaient avec des fils d’un bleu indigo et de pourpre. Brodés sur la poitrine, de longs entrelacs soulignaient la fermeté opulente des seins avant d’enlacer la taille comme une ceinture. Cousue près du corps, cette tunique révélait combien en quelques mois Makéda avait atteint la grâce accomplie des femmes faites. (…) Un lourd anneau d’or posé sur son front retenait l’abondance de sa chevelure. Il brillait du même éclat intense que son regard. Sa bouche s’était durcie dans le deuil et en conservait la marque, accordant à la beauté de son visage une puissance qui n’était plus seulement celle de la séduction. » (p. 161-162)

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Je, François Villon

Posté par belledenuit le 28 décembre 2009

Je, François Villon dans Historique/Uchronique 4171DU5H6zL._SL160_AA115_Auteur : Jean Teulé

Editions : Pocket (2007)

Nbre de pages : 432

Présentation de l’éditeur :

Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d’Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a étudié à l’université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les curés, les assassins, les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Ides plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu’un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l’histoire de son temps. Il a ouvert cette voie somptueuse qu’emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l’absolue liberté.

Mon avis :

Je vous dirai simplement que je n’aurais pas dû lire ce bouquin maintenant. J’ai été bon nombre de fois écoeurée par le personnage qu’est François Villon et très honnêtement je ne pensais pas que j’aurais autant de mal à avancer dans cette lecture.

Je connaissais un peu l’auteur pour avoir lu l’année dernière Le magasin des suicides et je n’avais pas ressenti ce malaise qui m’a envahi dès le départ dans Je, François Villon et qui ne m’a jamais quitté.

Vous me direz qu’il ne s’agit pas du tout du même genre d’ouvrage même si la mort est présente dans l’un et dans l’autre. Mais tout de même.

Je ne me suis pas du tout attachée à François Villon. J’avais du mal à lire ses poèmes (heureusement qu’il y a une traduction en français d’aujourd’hui). J’ose même dire que j’ai détesté le personnage. Je n’ai rien ressenti lorsqu’il lui arrivait malheur. Je trouvais que c’était normal. Finalement qui fait le mal doit bien, un jour ou l’autre, le payer.

L’écriture de Jean Teulé ne fait que rajouter au malaise ambiant, à la noirceur du livre.

Le ton est acerbe; le sang s’écoule dans bon nombre de pages. Certains détails soulèvent le coeur et on se demande alors si l’Homme est réellement capable de faire subir de telles atrocités à son prochain.

Pour moi, ce fût un livre indigeste même s’il montre ce qu’était la Société au 15ème siècle dans son côté le plus sombre. A vous de voir si vous voulez le découvrir ou plutôt passer !

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