Les naufragés de l’île tromelin

Posté par belledenuit le 2 avril 2009

Les naufragés de l'île tromelin dans Historique/Uchronique 51ZSLUEBwJL._SL160_AA115_Auteur : Irène Frain

Editions : Michel Lafon (2009)

Nbre de pages : 371

Présentation de l’éditeur :
Un minuscule bloc perdu dans l’océan Indien. Cerné par les déferlantes, harcelé par les ouragans. C’est là qu’échouent, en 1761, les rescapés du naufrage de L’Utile, un navire français qui transportait une cargaison clandestine d’esclaves. Les Blancs de l’équipage et les Noirs de la cale vont devoir cohabiter, trouver de l’eau, de la nourriture, de quoi faire un feu, survivre. Ensemble, ils construisent un bateau pour s’enfuir. Faute de place, on n’embarque pas les esclaves, mais on jure solennellement de revenir les chercher. Quinze ans plus tard, on retrouvera huit survivants : sept femmes et un bébé. Que s’est-il passé sur l’île ? À quel point cette histoire a-t-elle ébranlé les consciences ? Ému et révolté par ce drame, Condorcet entreprendra son combat pour l’abolition de l’esclavage.

Mon avis :

Au départ, j’ai découvert ce livre au travers de différents blogs que je visite régulièrement et il faisait partie de mes souhaits de lecture.
Aussi quand on m’a contactée par mail et m’a proposé l’envoi de cet ouvrage en contrepartie d’un avis, je n’ai pas refusé un seul instant. De prime abord, je savais qu’il allait me plaire.
Et pour cause : Le livre d’Irène Frain se présente comme un roman historique (genre que j’adore) mais je dirai surtout qu’ici il fait office de documentaire.
Certes, les paroles et les agissements des différents protagonistes ne peuvent être que romancés par l’auteure mais n’oublions pas tout de même qu’elle a mené des recherches pointilleuses et que son ouvrage est basé sur ces archives provenant tant de la Bibliothèque Nationale de France que des archives de la Compagnie des Indes.
Irène Frain fait notamment référence au livret édité clandestinement à Amsterdam par André Knapen et écrit par un rescapé : le Dr Herga; mais également d’un manuscrit établi par Keraudic qui fût également l’un des respacés de ce naufrage et écrivain de son état.
D’ailleurs, avant de commencer à proprement parler son roman, l’auteure ne manque pas de nous indiquer dans son avant-propos de ce qu’il en est et comment elle en est venue à écrire sur ce thème.
J’ai été très prise par ma lecture et subjuguée par toute l’entremise et le courage de ces hommes pour se sortir seuls de cette situation désespérée dans laquelle le capitaine Lafargue les avait mis.
J’ai aussi beaucoup aimé la façon dont Irène Frain dépeint l’homme de la situation : Castellan que j’appelle le Sauveur.
L’auteur ne peut évidemment qu’imaginer les façons d’aborder cette tragédie par cet homme si digne et si humain mais également les actions et réactions des uns et des autres.
On évolue donc en même temps que tous ces marins (officiers, sous-officiers ou autres) tant pendant le naufrage de l’Utile que lors de la construction de la prame qui n’aura à son bord que 121 personnes au lieu des 180 qui demeurent sur l’île.
Certains lecteurs ont été choqués par le choix qui a été fait d’embarquer uniquement les Blancs et de laisser les Noirs (qui avaient participé à la fabrication de cet ouvrage) sur cette île.
Cependant, il ne faut pas oublier qu’on se place ici dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle (le naufrage ayant eu lieu en 1761) et même si l’abolition de l’esclavage commençait à être discutée, il n’en demeure pas moins qu’elle n’est réellement intervenue qu’en 1794 soit 30 ans plus tard.

« Le 4 février précédent (1794), par décret de la Convention, l’esclavage été aboli. « Tous les hommes sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français, et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution ». (p 354)

J’ai été pour pour ma part plus choquée par l’indifférence de Hauts-Dirigeants français qui n’ont rien fait pour secourir ces personnes le plus rapidement possible malgré le combat que pouvaient mener tant Castellan que Herga ou Keraudic pour montrer la véracité de leurs dires et de leurs écrits.

En bref, ce roman est une merveille documentaire. On y apprend beaucoup sur l’histoire de notre chère France qui cette fois-là a laissé périr des hommes, des femmes et des enfants sur cette île où la vie était difficile voir même impossible. Mais c’est aussi un livre qui montre qu’à force de persévérance on parvient à trouver des solutions face à l’impossible et qu’un combat, lorsqu’il est mené tambour battant sans jamais faillir, permet de parvenir à de grandes choses. Ces Hommes sont désormais entrés dans l’Histoire et n’en sortiront plus.

Vous trouverez également sur le site des naufragés de l’île Tromelin de très belles photographies réalisées par François Frain, des vidéos très intéressantes et une interview d’Irène Frain.

Merci à Suzanne de Chez les filles et aux éditions Michel Lafon pour cette superbe découverte.

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Le lys et la licorne

Posté par belledenuit le 30 décembre 2008

Le lys et la licorne dans Historique/Uchronique 51AuejCUVFL._SL160_AA115_Auteur : Marie Visconti

Editions : Le Rocher (2006)

Nbre de pages : 740

Présentation de l’éditeur :
1179. La couronne de France échoit à un adolescent. Désireux de régenter à leur profit le royaume, les grands vassaux forgent des alliances : la jeune Lumine de Bois-Saygne est ainsi promise au sinistre baron de Kortz. Lors des fiançailles, le ménestrel Omer d’Artois, épris de Lumine au premier regard, apprend la clause majeure du mariage : Kortz doit remettre à l’Ordre du Temple une mystérieuse relique ramenée d’Orient, qui a brutalement disparu. La retrouver devient une priorité pour le ménestrel, désireux de ruiner ce projet de mariage. Enjeu politique ou source de suprématie spirituelle, la fabuleuse relique fait s’entrecroiser les destins – celui de “l’enfant-roi” à l’autorité contestée par sa propre famille, celui de la pure et ardente Lumine de Bois-Saygne rebelle à une union imposée, celui des baladins, lancés à leurs risques et périels dans une lutte inégale contre le puissant baron de Kortz dont la félonie n’a d’égale que l’ambition ou la paillardise… Fondé sur des faits historiques, “Le Lys et la Licorne” transcende l’aventure chevaleresque en une quête mystique, au coeur d’un Moyen-Âge tumultueux où s’affrontent sorciers, prophètes et les courants occultes de l’énigmatique Ordre du Temple.

Mon avis

Avis aux amateurs de roman historique : ce livre est pour vous. Et si en plus, le Moyen-Âge fait partie de vos périodes de prédilection en lecture, je ne peux que doublement vous recommander cet opus.

C’est simple : une fois entrée dans l’histoire (parce qu’il faut quand même un peu de temps pour que tout se mette en place (environ 150 pages pour moi), comme à chaque fois que l’on commence un livre de cette ampleur), on ne le lâche plus.

Intrigues, complots, recherches d’une relique en surplus. On ne s’ennuie pas un seul instant. Quelques longueurs sont à déplorer mais peut-être est-ce dû aussi à mon impatience de connaître le fin mot de l’histoire.

Je ne connaissais pas Marie Visconti (qui est une spécialiste des littératures antique et médiévale) et c’est là son premier ouvrage que je lis. Autant vous dire que je n’en ai pas été déçue. Elle excelle dans l’art d’écrire avec précision le temps moyen-âgeux sans pour autant que l’on soit perdu avec des mots qui ne font plus partie de notre quotidien.

Je me suis régalée à vivre au XIIème siècle en compagnie d’Omer d’Artois et de ses compagnons : Gil, le jongleur qui m’a bien fait rire, Lorenzo, un Castillan qui lance notre cher Omer à la recherche d’une relique. On retrouve également par moments, Chrétien de Troyes que l’on connaît pour ses oeuvres sur le Roi Arthur !!!

Oui, je vous le dis : ce livre a tout pour plaire. On s’imagine tant de choses en lisant cette oeuvre complète (parce que l’auteure n’a pas lésiné sur les notes en bas de page pour nous expliquer certains termes mais aussi certains personnages qu’elle insére dans son roman).

En complément, elle dresse également les alliances entre les familles princières en 1179 (familles de Champagne, d’Anjou et d’Angleterre, et de Flandre). Parce que mine de rien, les familles s’entrecroisent. Les liens se font et on s’y perd pour peu que l’on ne se concentre pas sur qui fait quoi et pour qui (j’espère que là, vous m’avez comprise).

Que nenni ! (Zut, je commence à parler comme eux). Si je m’en suis sortie avec tous ces noms et toutes ces familles, vous y arriverez vous aussi. Un peu de culture sur l’Histoire de France ne fait pas de mal du tout. Bien au contraire. Ca nous rafraîchit la mémoire et avec l’âge (je me rends compte que je me fais vieille) ça fait du bien.

Je n’avais jamais parcouru une période de l’Histoire de France avec un livre aussi complet sur une période aussi courte. Même romancé, le livre est superbement fait. On se rend compte des alliances qui se sont faits pour des raisons politiques mais il y a aussi le côté mystique avec la recherche de la relique et ses “mages” qui font leurs prédictions.

Un pur moment de plaisir où le réel frôle la légende et on en redemande.

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Le vent des Khazars

Posté par belledenuit le 24 décembre 2008

Le vent des Khazars dans Historique/Uchronique 51Q5HCG7NJL._SL160_AA115_Auteur : Marek Halter

Editions : Robert Laffont (2001)

Nbre de pages : 350

Quatrième de couverture :
Au moment où Charlemagne se fait courroner empereur d’Occident, où l’Empire chrétien de Byzance étend ses conquêtes jusqu’à la Russie, où le grand khalife de Bagdad propage la foi en Allah… quelque part entre les monts du Caucase et l’embouchure de la Volga, un royaume se convertit au judaïsme : c’est le début de l’extraordinaire aventure des khazars… Mille ans plus tard, l’écrivain Marc Sofer se lance à la découverte de cette fascinante énigme que sont les Khazars. Pourquoi ces guerriers de la steppe ont-ils décidé d’être juifs ? Et pourquoi après trois cents ans de puissance et de prospérité, ont-ils été littéralement “effacés” de l’Histoire ? Son enquête le mène à Bakou, capitale pétrolière de la mer Caspienne et le précipite au coeur d’une très contemporaine intrigue politique et criminelle…

Mon avis :

Mon choix s’était porté sur “Le vent des Khazars” parce que je pensais partir au Xème siècle du début à la fin. En fait, ce livre est fait de manière que l’on se retrouve simultanément au XXIème, avec Marc Sofer, écrivain juif qui va mener une “enquête” et au Xème siècle, avec la vie menée par les Khazars. Si la partie se référant à Marc Sofer ne m’a pas plus emballée que ça, j’ai été vite envoûtée par la découverte des khazars dont je n’avais jamais entendu parler. Cela me donne d’ailleurs l’envie de poursuivre des lectures qui pourront répondre à certaines de mes questions quant à ce peuple, Malek Halter ne faisant que survoler leur existence au travers d’Isaac Ben Eliezer et la Khatum Attex, soeur du Khagan Joseph.

Le Khagan est comme un roi et Khatum signifie “soeur du Khagan”.

Je me suis donc régalée à lire leurs rites et leur façon de vivre tout en me rendant compte que c’était un peuple destiné à s’évanouir tant ils étaient pris entre les musulmans d’un côté, les chrétiens de l’autre et que les invasions à cette époque étaient très courantes. Une carte à la fin de mon avis, vous permettra de vous rendre mieux compte de leur position géographique et de l’Empire qui était le leur.

Par contre, là où l’auteur a fait chou blanc, c’est concernant l’histoire contemporaine de son roman en tentant de faire “revivre” les khazars par l’intermédiaire de Marc Sofer. Je m’attendais à davantage d’investigations, de folle poursuite… Tel n’est pas du tout le cas. Il est indiqué en quatrième de couverture que c’est un livre “mêlant thriller et roman historique…”.

Si je suis d’accord sur l’aspect historique de cet ouvrage, je ne le suis pas s’agissant du thriller. On ne tremble pas. Il n’y a rien qui fasse réellement peur comme j’en ai l’habitude avec les thrillers en règle général. En gros, si vous vous lancez dans ce livre, vous vous sentirez comme Indiana Jones partant chercher un trésor.

Ce n’est donc pas du tout ce à quoi on pourrait s’attendre au départ et on peut en être un peu déçu mais Malek Halter, par son écriture et l’Histoire des Khazars récupère bien la donne.

Je conseille donc cette lecture à tous les amoureux de roman historique parce qu’ils feront une superbe découverte avec le peuple du Khagan Joseph.

khazaria-fr dans Historique/Uchronique

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Le dernier pharaon

Posté par belledenuit le 17 novembre 2008

Le dernier pharaon dans Historique/Uchronique 512YVVW7Y1L._SL160_AA115_Auteur : Gilbert Sinoué

Editions : Pygmalion (1997)

Nbre de pages : 507

Quatrième de couverture :
1801, un homme, né dans un port de Macédoine, petit négociant en tabeac, ne sachant ni lire ni écrire, déarque dans la vallée du Nil. Se hissant à la tête de l’Egypte, il devient en quatre ans, quelque trente siècles après Ramsès II, le dernier pharaon. Maître absolu, il réalise l’impossible, arrache le pays aux ténèbres, crée un empire qui s’étend du Golfe Persique au désert de Lybie, du Soudan à la Méditerranée, soit dix fois la France – la moitié de l’Europe – se rapprochant ainsi des nues où trône son idole : Napoléon Bonaparte. D’une terre sans forêts, il tire une marine. Il fonde des écoles, des hôpitaux, un arsenal, des industries, une armée – la plus puissante de tout l’Orient – importe les premières machines à vapeur, dote l’Egypte de plus de cent soixante kilomètres de canaux, d’un télégraphe aérien, fait planter plus de cent mille pieds d’oliviers et dix millions de mûriers aux frontières du désert. Et tout cela, il l’accomplit avec la France et grâce aux français. On peut dire alors que l’Egypte de Méhémet-Ali n’est pas loin d’être une province française. A l’apogée d’un règne de près de cinquante ans, il aura fondé Khartoum, conquis l’Arabie et la Syrie, sera parvenu jusqu’aux portes d’Istanbul, aura fait trembler sur ses bases le vieil empire ottoman… L’Europe entière est debout. C’est ce dernier pharaon – celui à qui la France doit l’obélisque de la Concorde – que Gilbert Sinoué fait revivre sous nos yeux. Il le fait, avec l’extrême rigueur de l’historien et le grand talent de conteur qu’on lui sait.

Mon avis :

Cette biographie est celle de Méhémet-Ali appelé aussi “l’homme de Kavala”.

On est transporté dans l’Egypte du XIXème siècle où ce personnage, d’un charisme incontestable, a pour but d’élever ce pays au 5ème rang des plus grandes Nations de l’Europe.

Il ne lésinera pas sur les moyens à utiliser pour parvenir à conquérir l’Egypte et à organiser le pays tant d’un point de vue militaire, qu’administratif. Il parviendra à étirer les frontières de son “royaume” jusqu’en Syrie, d’un côté, et le Soudan, de l’autre.

De guerres en négociations, on participe, grâce à une écriture efficace et à des recherches poussées (et notamment des documents d’époque), tant à l’apogée de l’Egypte qu’à son effondrement à la fin du règne de ce grand personnage.

J’ai été quelque peu perdue par moment, les alliances politiques entre l’Angleterre, la France, l’Egypte, la Turquie, la Russie… se faisant et se défaisant. Mais rien n’a pu altérer mon envie de poursuivre l’histoire du règne de ce “dernier pharaon”.

Il y aurait beaucoup à dire. Cependant, mon but, vous l’aurez compris, est surtout de vous donner l’envie de vous plonger dans cette biographie exceptionnelle.

Après avoir lu et adoré “Le livre de Saphir”, je me suis lancée dans cet ouvrage avec une petite appréhension (n’étant pas adepte des biographies). Mais par la manière dont il raconte et le style qu’il utilise, Gilbert Sinoué nous montre qu’il est non seulement un grand écrivain mais aussi un excellent biographe ! Grâce à lui, on lit, on découvre et on apprend facilement l’histoire de l’Egypte au-delà des Pharaons que l’on connaît tant.

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Le secret de l’automate

Posté par belledenuit le 18 octobre 2008

Le secret de l'automate dans Historique/Uchronique 51I4g4mr-2L._SL160_AA115_Auteur : Robert Löhr

Editions : J’ai Lu (2008)

Nbre de pages : 445

Présentation de l’éditeur :
Etrange spectacle au château de Schönbrunn, en ce jour de mars 1770 : un homme et un automate s’affrontent aux échecs. L’automate sort victorieux sous les yeux d’un public stupéfait. Les ovations montent vers le génial inventeur, Wolfgang von Kempelen. Nul ne se doute que Tibor le nain, un joueur prodige, se cache derrière la machine. Les deux hommes, unis malgré eux par ce secret incroyable, dérivent peu à peu, l’un vers l’amour, l’autre, vers la dépravation et le crime.

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à préciser que je ne suis pas une adepte du jeu d’échecs même si je dois avouer que je me suis laisser tenter à apprendre à y jouer. Mais qu’à cela ne tienne. Je suis bien médiocre pour parvenir à quoi que ce soit Langue
Je me suis laissée tenter par cette lecture et je peux vous dire que c’est un livre très intéressant puisqu’il aborde le sujet de la plus grande supercherie de la fin du 18ème siècle.
Je pensais avoir affaire à un ouvrage plus technique que ce qu’il est réellement. Facile d’accès, tout le monde peut l’aborder sans aucun problème.
On s’attache aux personnages, Tibor notamment, le nain sorti de prison par Wolfgang von Kempelen dont l’unique but était de s’en servir comme “cerveau” de son Joueur d’échecs, appelé aussi “Le Turc” par la ressemblance physique que le constructeur a donné à sa machine.
L’invention de Kempelen va le conduire au sommet de la gloire : tout le monde en parle; tout le monde veut jouer avec cette “machine pensante”. Mais certains sont également sceptiques sur cette prodigieuse machine et cherche la faille qu’elle pourrait contenir. Car se peut-il qu’une machine batte l’Homme aux échecs, un jeu demandant réflexion et raisonnement ?
C’est un ouvrage où la vanité et l’honnêteté sont en combat constant et dans lequel, pour garder un tel secret, bien des sacrifices auront lieu.
La fin n’est pas surprenante au fur et à mesure que l’on lit l’histoire. On s’y attend mais la déception n’est cependant pas au rendez-vous. Quant à l’épilogue, il nous permet de suivre le Joueur d’échecs jusqu’à la fin de sa vie.
C’est un livre que je recommande à tous, sans exception.

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Elle s’appelait Sarah

Posté par belledenuit le 19 septembre 2008

Elle s'appelait Sarah dans Historique/Uchronique 41yUhkzk36L._SL160_AA115_Auteur : Tatiana de Rosnay

Editions : Le livre de poche (2008)

Nbre de pages : 403

Quatrième de couverture :
Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible. Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais. Elle s’appelait Sarah, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation. Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans vingt pays.

Mon avis :

L’histoire est prenante mais tragique au possible. Elle prend littéralement aux tripes. On ne ressort pas indemne de cette lecture, même si la fin est un peu plus légère. Ce qui a été écrit et décrit par l’auteur est désormais encré dans mon esprit et n’est pas prêt d’en sortir.

J’ai ressenti une multitude d’émotions : un profond chagrin (pour cette petite fille de 10 ans – notée que ma fille a actuellement le même âge – qui se retrouve confrontée à une “injustice” du fait de sa religion et qui a bien du mal à comprendre les agissements de la police française), de la colère mais aussi et surtout de la honte !

Oui cette honte qui naît en lisant de tels ouvrages où l’on découvre toute l’étendue de l’horreur perpétrée par notre propre pays.

N’oubliez pas que c’est la police française qui a arrêté toutes ces familles juives. Pas les nazis !” (p 48)

Réalité dure à accepter même si l’on connaît le contexte historique.

N’oublions pas non plus :

Plus de quatre mille enfants juifs avaient été parqués dans le Vél d’Hiv, la plupart avaient entre 2 et 12 ans. Presque tous ces enfants étaient français, né en France. Aucun ne revint vivant d’Auschwitz.” (p 49)

C’est un ouvrage qui bouleverse. Un réel ouvrage de mémoire. Il faut se souvenir. Toujours. Pour ne pas oublier. Tatiane de Rosnay a bel et bien réussi avec ce livre.

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Les piliers de la terre

Posté par belledenuit le 20 avril 2008

Les piliers de la terre dans Historique/Uchronique 51mR0f7s7oL._SL160_AA115_Auteur : Ken Follett

Editions : Le livre de poche (2007)

Nbre de pages : 1049

Quatrième de couverture :
Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d’épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles… et de saintes ruses. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Mon avis :

J’ai fini hier ce « gigantesque » livre tant par le volume que par ce qu’il contient.
Même si j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire (certaines descriptions sur les cathédrales sont longues mais on y arrive à bout néanmoins), j’ai fini au bout du compte (à la 3ème partie) par m’y mettre sérieusement. Et là, impossible de s’en détacher.
C’est une oeuvre magistrale qu’il ne faut pas manquer de lire surtout lorsque l’on est fervent de roman historique.
Je ne regrette pas d’avoir persisté dans cette lecture malgré mes « petits » soucis qui me faisaient penser à autre chose pendant que je lisais…

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Dissolution

Posté par belledenuit le 10 avril 2008

Dissolution dans Historique/Uchronique 514ZYH6JJHL._SL160_AA115_Auteur : C.J. Sansom

Editions : Pocket (2005)

Nbre de pages : 536

Présentation de l’éditeur :
En 1557, l’Angleterre est déchirée par une violente période de transition religieuse : les réformistes s’apprêtent à dissoudre tous les anciens monastères catholiques, coupables, selon eux, d’idolâtrie obscurantiste. C’est dans cette atmosphère chaotique qu’un matin, à Londres, Matthew Shardlake, brillant avocat disciple d’Erasme, est reçu au cabinet de l’autoritaire Lord Cromwell, chef des réformistes. Ce dernier le somme de se rendre au monastère de Scarnsea, théâtre de rumeurs sordides, dans lequels Shardlake va découvrir le cadavre décapité de son confrère, Robin Singleton… Un assassinat inexplicable, des traces de rituel païen, une congrégation frappée de mutisme : l’avocat devra résoudre, une à une, toutes les facettes de cette profonde et macabre énigme. »

Mon avis :

Un roman historique sous forme de trame policière où les rebondissements sont surprenants. Même si mon entrée dans l’histoire a été longue, j’ai été totalement envoûtée par l’intrigue et les multiples changements de situation. Les personnages ne sont pas ceux que l’on croît. Ils se dévoilent au fur et à mesure des chapitres qui sont lus. C’est une très bonne lecture où l’intrigue est bien ficelée. On ne s’attend pas du tout à certains rebondissements. On pense trouver l’assassin et puis on se ravise suite à de nouvelles données. Le dénouement ne se fait vraiment qu’à la fin. J’ai vraiment beaucoup aimé.

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L’or sous la neige

Posté par belledenuit le 3 avril 2008

L'or sous la neige dans Historique/Uchronique 511TV7EJAGL._SL160_AA115_Auteur : Nicolas Vanier

Editions : XO (2004)

Nbre de pages : 398

Présentation de l’éditeur :
San Francisco, 1897. La rumeur court. On aurait trouvé de l’or en l’Alaska. Mais de l’or par-ci par-là, non des pépites à foison. Il n’y a qu’à se baisser pour ramasser. Et personne ou presque n’habite là-bas. Quelques Indiens, de rares trappeurs… Les premiers sur place seront les premiers servis.
Un jeune docker au caractère bien trempé, Matt, est choisi par les chercheurs d’or, pour sa débrouillardise et son énergie. On aura besoin d’hommes comme lui. Il y a quand même deux mois de voyage dans une région hostile et inexplorée… car on ignore tout de l’Alaska, le “pays d’en haut” récemment rattaché aux Etats-Unis. On sait seulement qu’il y fait froid et que loups et grizzlys y abondent. Si ça l’intéresse ? Matt n’aspire qu’à changer de vie, c’est pour ça qu’il a quitté sa ferme natale, dans le Wyoming. Il rêve d’aventure…
Comme Matt, des dizaines de milliers de personnes, saisies de frénésie, ouvriers, bourgeois et escrocs de tous poils, se précipitent sur les rares bateaux en partance. Et cette folie, par émulation, génère la folie ? Dans toutes les villes du Canada et des Etats-Unis, des hommes quittent tout, femme, enfant, travail, sur un coup de tête. Ils sont tous loin, très loin de se douter de ce qui les attends.

Mon avis :

L’histoire que nous raconte Nicolas Vanier dans “L’or sous la neige” est une histoire vraie : celle de la ruée vers l’or du Klondike que des milliers d’hommes ont tenté de faire à la fin du XIXème siècle (et plus précisément en 1897). De cette ruée naîtra une ville : Dawson. Là-bas, tous connaîtrons l’espoir de devenir enfin riche par une terre encore inexplorée et peu connue, la déception pour ceux qui n’y parviendront pas malgré des efforts surhumains mais par dessus tout la désillusion de croire que la vie est la même que dans une ville, dans un coin aussi reculé de l’Alaska.
Au travers de son personnage attachant, Matt, l’auteur nous ouvre les yeux sur la difficulté de vivre dans le Grand Nord lorsque l’on n’y a jamais mis les pieds : les blizzards, les engelures sont des lots quasi quotidiens dans une telle vie. Sans compter sur l’absence de toute civilisation et donc de rapport humain.
Mais cette vie est aussi celle de superbes découvertes, comme va s’en rendre compte Matt : la sensation de bien-être lors de ses voyages en traîneau tiré par ses chiens, l’immensité du paysage et sa beauté vierge de toute dégradation due à l’Homme…
En parcourant chaque chapitre, je découvrai un peu plus cet univers si fascinant et angoissant en même temps. La vie des “cheechakos”, comme on les appelait, doit être menée avec beaucoup de volonté et de courage.
On apprend alors que bon nombre de pionniers ont fait marche arrière et ont décidé de retourner d’où ils venaient.
Pour étayer davantage son récit et rendre compte avec plus de force cette réalité de la vie dans le Grand Nord, mais également l’engouement pour la “Rush Gold”, l’édition dans laquelle j’ai lu ce livre a inséré des photos d’époque : la naissance de la ville de Dawson (d’abord avec des tentes puis avec de véritables habitations), les hommes cherchant de l’or…
Même si l’écriture de Nicolas Vanier n’est pas celle que je préfère pour un roman (elle n’est pas très recherchée et nous sommes là dans un style plutôt familier la plupart du temps), son livre reste tout de même très intéressant à découvrir.
Je ne regrette pas cette lecture et ne peux que vous la conseiller si vous aimez vous évader et vivre une aventure extraordinaire.

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Le livre de saphir

Posté par belledenuit le 24 mars 2008

Le livre de saphir dans Historique/Uchronique 517K776G1GL._SL160_AA115_Auteur : Gilbert Sinoué

Editions : Folio (1997)

Nbre de pages : 660

Présentation de l’éditeur :
Tolède, 1487. Ce que je vais te livrer est le plus troublant, le plus prodigieux de tous les secrets. Libère ton esprit de toute entrave. Bois chacune de mes phrases. Que ni le parfum mourant des jasmins, ni le babillage des femmes voilées, qu’aucune de ces choses terrestres ne puisse te distraire de ta lecture. C’est l’histoire d’un livre.” Dans une Espagne déchirée par la guerre de reconquête et l’Inquisition, trois hommes vont partir à la recherche de ce mystérieux ouvrage. Trois hommes que tout sépare : un juif, un moine franciscain et un Arabe. Ils n’auront pas d’autre choix que d’unir leur prodigieux savoir pour accéder à la plus grande révélation de tous les temps. Doña Manuela Vivero, proche d’Isabel la Catholique, va croiser leur route. Elle est détentrice, affirme-t-elle, de la clé, l’ultime, celle qui conduit au Livre…

Mon avis :

Un très beau livre avec lequel j’ai passé un très bon moment. Il fait partie de ces livres que l’on commence et que l’on a du mal à arrêter ne serait-ce que pour dormir ! Il fait 660 pages mais l’intrigue sur fond historique et religieux est telle qu’il est difficile de le fermer. 3 personnages (un rabbin, un musulman et un chrétien) doivent s’unir pour trouver, ensemble, en décryptant des énigmes, le “Livre de Saphir”. L’histoire est prenante. Les recherches menées par l’auteur pour écrire ce roman sont fabuleuses. C’est de la grande littérature sans un style lourd et difficile de compréhension. C’est mon premier livre de Gilbert Sinoué mais ce ne sera pas le dernier. C’est un livre que je recommande fortement.

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