Bitterwood

Posté par belledenuit le 27 avril 2010

Bitterwood dans SF/Fantasy/Fantastique 9782842283933Auteur : James Maxey

Editions : Le Pré aux Clercs (2010)

Nbre de pages : 494

Quatrième de couverture :

L’âge des dragons a sonné le glas de l’humanité. Depuis des décennies, les hommes ne sont plus que des esclaves à la merci d’un système féodal cruel. Bant Bitterwood a consacré sa vie à chasser et tuer les dragons afin de venger sa famille. Lorsqu’il assassine le fils préféré du roi Albekizan, ce dernier décide d’éradiquer purement et simplement la race humaine… Bitterwood, capturé et emprisonné, met tout en oeuvre pour soulever la rébellion. La lutte s’annonce sanglante.

Mon avis :

Lisant de temps en temps de la fantasy, lorsque le Blog-O-Book a organisé un partenariat avec les Editions Le Pré aux Clercs en présentant l’ouvrage Bitterwood, je me suis dit que ça me ferait du bien de changer de genre littéraire.

J’ai donc décidé de postuler pour ce livre même si j’avais une petite appréhension : je pensais qu’il s’agirait de fantasy adulte, dans un domaine qui m’était totalement inconnu vu que jusqu’à ce jour  je n’avais jamais lu de titre avec des dragons et que le tout serait peut-être difficile à comprendre pour moi.

Ca, c’était avant la lecture !

Ce que j’en pense, maintenant que le livre est achevé depuis quelques jours, c’est que je suis un peu déçue.

D’une part, le fait que les dragons soient placés comme dominants m’a quelque peu déstabilisée. Pendant ma lecture, je me croyais vraiment dans ce monde où l’Homme est l’esclave de telles créatures.

Ces dernières vivent exactement comme nous avec une hiérarchie bien installée : les dragons solaires sont en tête, représentant  »la noblesse; ils régnaient sur le monde la tête haute, en privilégiés qui goûtaient tout naturellement l’air le plus pur » (p. 31), puis viennent les dragons célestes (ce sont eux qui étudient et deviennent par exemple des biologistes) et enfin les dragons terrestres (qui sont des créatures corpulentes ressemblant à quelque chose près aux Hommes).

Les humains, eux, tels que c’est mentionné dans les annexes, font partie de « la race inférieure ». Autant dire que leur condition de vie est loin d’être reluisante : « C’était le quartier des serviteurs humains rattachés au palais royal, cuisiniers et femmes de chambre, ouvriers et lavandières qui vivaient dans l’ombre des dragons (…) Le bidonville empestait les ordures en décomposition et les excréments (…)  Des enfants crasseux, en guenilles, s’amusaient dans la saleté, riant comme s’ils étaient inconscients de leur misère. » (p. 72)

L’ensemble donne un contexte original à l’histoire et même si déception il y a, je ne peux pas m’empêcher de lancer un grand bravo à l’auteur qui réussit quand même à transporter son lecteur dans son monde.

Si cela n’avait pas été le cas, je pense que j’aurai abandonné purement et simplement cette lecture. Heureusement pour moi, même si je n’ai pas adhéré à 100% sur ce qui m’était raconté, j’ai tout de même réussi à aller jusqu’au bout.

Ma déception vient aussi d’un manque de profondeur dans certaines scènes. L’auteur n’hésite pas à nous faire tout un éventail de description sur les dragons, leur façon de vivre… et à d’autres moments il passe du coq à l’âne sans qu’il y ait de réelle transition.

Je pense notamment à une scène dans les derniers chapitres concernant Tanthia et ce qui lui arrive lorsqu’elle se trouve face à face avec Blasphet, son beau-frère, et la scène suivante où Kanst, cousin et général de l’armée royale, après avoir débattu d’une éventuelle retraite à organiser avec Albekizan, le roi, s’aperçoit de ce qu’il est advenu de la reine.

J’ai trouvé totalement incongru la façon dont l’auteur a inséré cette révélation. Il y a un manque certain pour l’insertion de certaines données et j’ai trouvé ça vraiment dommage.

En bref, cet ouvrage n’est pas vraiment de la fantasy adulte (en tout cas je ne le trouve pas). Je pencherai plus pour une fantasy adolescente qui devrait plaire à nos jeunes âgés de 12-14 ans.

En ce qui me concerne, j’en attendais vraiment autre chose; je ne suis pas sûre de poursuivre avec le cycle de L’âge des dragons dont Bitterwood est le premier tome mais je ne garderai pas non plus un mauvais souvenir de ce titre. Il n’était pas fait pour moi et tant pis.

Cet ouvrage a été lu dans le cadre d’un parteneriat et je remercie Livraddict ainsi que les éditions Le Pré aux Clercs pour cette découverte.

Publié dans SF/Fantasy/Fantastique | 6 Commentaires »

Le feu de la sor’cière (T1 « Les bannis et les proscrits »)

Posté par belledenuit le 1 avril 2010

Le feu de la sor'cière (T1 Auteur : James Clemens

Editions : France Loisirs

Nbre de pages : 592

Présentation de l’éditeur :

Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l’espoir, de préserver le bien. Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d’un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu’elle puisse en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes des ténèbres pour s’emparer de la magie embryonnaire qu’elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible… mais aussi vers la compagnie d’alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux.

Mon avis :

Décidément les découvertes en littérature jeunesse n’ont pas fini de me plaire.

Voilà encore une série que j’ai très envie de poursuivre après un premier tome qui m’a tenu en haleine tout au long de ma lecture.

J’ai été emballée par l’ambiance magique, les créatures monstrueuses, les rencontres qu’Elena fait tout au long de son parcours…

L’écriture bien que simple n’en demeure pas moins efficace. Certaines scènes sont même écoeurantes lorsque par exemple un combat est décrit. Il n’empêche l’ambiance est là et il est alors difficile de lâcher l’ouvrage.

Les pages se tournent sans que l’on s’en rende compte; on s’attache à Elena; on tremble avec elle, on se met à sa place et on se demande ce que l’on va devenir. Parce que oui, j’avais réellement pris le rôle d’Elena.

Si au début, ce personnage m’avait quelque peu exaspérée avec les questions qu’elle se posait, les réponses qui ne la satisfaisaient pas, par la suite son caractère et sa force se forgent et elle devient réellement intéressante.

D’autres personnages le sont tout autant : nous rencontrons ceux qui formeront avec elle la « Légion » puisque Elena et sa troupe partent pour une quête et nous trouvons aussi les méchants vraiment méchants (Skal’tums, le mage noir Dismarum, le Seigneur Noir…).

Forcément, j’ai trouvé quelques ressemblances avec Le Seigneur des Anneaux mais contrairement à la trilogie des elfes de Fetjaine où cette ressemblance m’avait déçue, ici il n’en est rien.

Tout va parfaitement bien. L’ensemble est très bien monté; les scènes se suivent; on se demande où l’on va et finalement tout se monte comme un véritable puzzle.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce tome et j’ai grand hâte de poursuivre cette série avec le tome 2 : Les foudres de la sor’cière.

Cet ouvrage a été lu dans le cadre d’une lecture commune avec : Deliregirl, Alexielle, Lisalor, Mallou, Melcouettes, Frankie, Phooka, Kristus, Mrs Pepys, Penelope, Thalia, Titinerose.

D’autres avis tout aussi enthousiastes chez : Iluze, Kincaid.

Publié dans SF/Fantasy/Fantastique | 19 Commentaires »

Les hommes dénaturés

Posté par belledenuit le 29 mars 2010

Les hommes dénaturés dans SF/Fantasy/Fantastique 51FKra7C5eL._SL160_AA115_Auteur : Nancy Kress

Editions : Pocket (2007)

Nbre de pages : 309

Quatrième de couverture :

Dans les années 2030, la fertilité masculine a brutalement chuté sur l’ensemble de la planète. Les enfants sont si rares que les couples sont prêts à tout pour en avoir, quitte à traiter leurs animaux domestiques comme des bébés humains…

Shana Walders, jeune appelée de l’armée américaine, participe à l’évacuation d’une zone dangereuse où un train transportant des produits toxiques a déraillé. Elle voit l’espace d’un instant l’inimaginable tapi au fond d’une cage. Son témoignage auprès de ses supérieurs signe sa radiation de l’armée. Mais elle décide de mener sa propre enquête pour découvrir la vérité. Alors que le gouvernement a interdit la génétique humaine, Shana découvre qu’un trafic clandestin s’organise à grande échelle. Elle vient de mettre le doigt dans un engrenage qui met en jeu l’avenir de l’homme…

 Mon avis :

Encore un ouvrage qui me fait découvrir la science-fiction sous un angle différent des Fleurs pour Algernon que j’ai beaucoup aimé et pour cause.

Ici, nous sommes en 2030 et les hommes ne sont plus capables d’engendrer (du moins la quasi-totalité d’entre eux). Du coup, les personnes âgées sont beaucoup plus nombreuses que les jeunes et les couples dans l’impossibilité d’avoir des enfants se tournent vers une autre possibilité pour effacer ce manque.

Si l’histoire est prenante à souhait (je n’ai mis que deux jours pour venir à bout de cet ouvrage), il n’en demeure pas moins que c’est surtout les questions qu’il entraîne qui m’a vraiment intéressée. L’auteur met le doigt sur le problème des produits chimiques utilisés par les industriels depuis de nombreuses décennies et qui seraient à l’origine des perturbations du système endocrinien humain.

Le sujet de la perdition de cette capacité à engendrer aboutit finalement à la question relative sur « comment faire pour pallier à ce manque affectif lorsqu’une femme ne peut plus devenir mère ? »

L’ensemble est très bien traité et la façon de substituer les bébés est si terrible (voire même horrible) qu’il sera impossible de lâcher ce bouquin si vous l’ouvrez.

J’ai été choquée, terrifiée à la seule idée de me dire que si cela devait arriver ce serait inhumain voire même inimaginable. Je me suis mise à la place de ces femmes qui ne peuvent pas enfanter et j’avoue que je comprends pleinement leur désarroi qui en découle.

J’ai suivi avec intérêt l’histoire de Cameron, un jeune homme d’une vingtaine d’années, que Shana va rencontrer au cours de son enquête.

La concernant, c’est une jeune femme qui sait ce qu’elle veut, qui sait surtout ce qu’elle a vu et qui ne souhaite pas un seul instant que tout tombe dans l’oubli uniquement pour le plaisir des hauts dignitaires américains.

Elle veut sauver le genre humain et va tout faire pour.

Malheureusement, si le personnage de Shana est intéressant notamment par son caractère si entier, j’ai trouvé que l’auteur l’avait rendue trop vulgaire. Par moment, ça fait un peu lourd alors que certaines situations ne l’exigeaient pas.

Néanmoins, le style est tellement accrocheur, avec aucun temps mort quasiment, que les défauts sont vites oubliés.

J’ai été réellement prise par l’histoire que je ne peux que vous la conseiller notamment pour se rendre compte des répercussions que les produits pourraient avoir sur notre santé et comment les gouvernements réagiraient face à une telle crise. D’accord, ce n’est qu’un livre mais quand même ça laisse perplexe avec des tonnes de questions en suspens.

Je n’ai trouvé qu’un seul avis sur cet ouvrage chez SBM (Mes Imaginaires).

Publié dans SF/Fantasy/Fantastique | 12 Commentaires »

L’impératrice des Ethérés

Posté par belledenuit le 19 février 2010

L'impératrice des Ethérés dans Jeunesse 51miz8ur7FL._SL160_AA115_Auteur : Laura Gallego Garcia

Editions : Baam (2010)

Nbre de pages : 253

Présentation de l’éditeur :

Un majestueux palais que l’on croirait sculpté dans la glace, une impératrice aussi sublime qu’ensorcelante, un monde paradisiaque où vivent des êtres purs… La légende du Royaume éthéré fascine les enfants des Cavernes, ces grottes où vivent les hommes. Mais lorsque Bipa, l’une d’entre eux, partira à la recherche d’Aer, un garçon qu’elle adore détester, elle croisera en chemin des créatures animées d’une inquiétante puissance magique. À bien y réfléchir, c’est à se demander si cette terre idéale ne cache pas un désert de givre… et de mort.

Mon avis :

Décidément, la littérature jeunesse regorge de très belles et surprenantes lectures et L’impératrice des Ethérés en fait partie.

J’ai beaucoup aimé ce parcours initiatique que Bipa doit traverser à l’occasion d’un voyage pour retrouver son ami Aer.

Si le début ne m’a pas réellement plu (notamment à cause du caractère bien trempé de Bipa et de la rêverie trop grande d’Aer), il n’en demeure pas moins qu’au bout de quelques chapitres j’ai été réellement envoûtée par l’histoire. Plus j’avançais et plus j’avais envie de poursuivre ce périple que doit mener cette jeune fille.

L’écriture est certes simple mais l’imagination de l’auteure et les créatures fantastiques qui sont dans ce livre m’ont fait oublier qu’il s’agissait d’une lecture jeunesse.

J’ai été réellement enchantée par cette découverte livresque que j’ai dévoré en moins de 2 jours.

Autant vous dire que je le conseille fortement à tout le monde sans exception.

barreetoile dans SF/Fantasy/Fantastique

L’avis de ma fille :

C’est un excellent livre. D’ailleurs c’est un coup de coeur. Il est écrit simplement mais il est très prenant.

Bipa est une jeune fille franche au point d’être parfois brutale. Elle a une étonnante force de caractère et l’aventure qu’elle vivra est encore plus stupéfiante : on se demande comment l’auteure a une aussi grande imagination. Quand Bipa va partir chercher Aer, elle va rencontrer bien des dangers mais aussi des aides précieuses. C’est une histoire pleine de sentiments que je conseille à tous, petits et grands.

En arrivant à la fin du livre, je me suis « Pourquoi tu es allée si vite ?! ». Il est tellement bien qu’on n’arrive pas à s’en détacher et on espère encore moins que cela se finisse.

Je ne manquerai pas de lire d’autres livres de cette auteure. En tout cas, cet ouvrage est formidable ! A lire absolument !

Ce livre a été lu dans le cadre d’un partenariat entre le Blog-o-Book et Les Editions Baam que l’on remercie pour cette très belle découverte.

Publié dans Jeunesse, SF/Fantasy/Fantastique | 12 Commentaires »

Des fleurs pour Algernon

Posté par belledenuit le 9 février 2010

Des fleurs pour Algernon dans SF/Fantasy/Fantastique 41QFP5E7V0L._SL160_AA115_Auteur : Daniel Keyes

Editions : Flammarion (2004)

Nbre de pages : 466

Présentation de l’éditeur :

Charlie Gordon a 33 ans et l’âge mental d’un enfant de 6 ans. Il voit sa vie boulversée le jour, où, comme la souris Algemon, il subit une opération qui multipliera son QI par 3. Charlie va enfin pouvoir réaliser son rêve : devenir intelligent. Au jour le jour, il fait le compte-rendu de ses progrès. Mais jusqu’où cette ascension va-t-elle le mener ?

Mon avis :

Autant le dire dès le départ : j’ai été bouleversée par cet ouvrage.

Il est beau, prenant et poignant !

Au départ, je ne pensais pas que j’accrocherais parce que les 30 premières pages sont écrites avec un très mauvais style. L’auteur s’est mis totalement dans la peau d’un handicapé mental pour nous mettre vraiment dans l’ambiance.

Car l’histoire nous est racontée par Charlie Gordon, un jeune homme de 33 ans qui va voir sa vie totalement changée par une opération qui doit considérablement augmenter ses facultés intellectuelles.

Et le plus grand rêve de Charlie est d’être intelligent : pour pouvoir lire et écrire correctement mais aussi et surtout pour avoir des amis.

On ressent cette envie dès le départ et c’est terriblement poignant de se rendre compte à quel point ces personnes ont ce besoin d’être entouré, aimé, chouchouté.

Au-delà de la simple expérience médicale qui a pour but de trouver un moyen pour rendre les handicapés mentaux comme tout un chacun, l’ouvrage met bien en exergue la difficulté de ces derniers d’être considérés comme de véritables êtres humains comme nous le sommes.

D’ailleurs, Charlie le dit et le crie suffisamment souvent dans l’ouvrage : il est un être humain mais il l’était aussi avant l’opération. La différence c’est la façon dont nous (être normaux) nous percevons cet homme qui a changé.

Le plus frappant est donc la façon dont il se rend compte des choses une fois l’intervention chirurgicale passée, la manière dont il les analyse et comment il réagit.

L’évolution du personnage est vraiment très bien faite. Je n’aurais pas pu l’imaginer différemment.

Charlie est attachant dès le départ mais il le devient encore plus au fur et à mesure que l’on progresse dans notre lecture. Et notamment vers la fin…

Je ne vous raconterai pas ce qui se passe parce que, sincèrement, il faut que la majorité lise cet ouvrage qui n’est pas simplement un livre de science-fiction. C’est au-delà que ça se passe.

Le livre nous ouvre les portes d’un monde qui pourrait se présenter un jour ou l’autre. En tout cas, pour tous ceux qui sont comme Charlie, je souhaiterais véritablement que la science arrive à quelque chose pour les aider.

En attendant, c’est à nous de faire un pas, de faire un geste pour qu’ils ne se sentent pas « différents ». Un simple mot, un simple sourire et on sent déjà que c’est du soleil qu’on leur offre.

Je ne dirai pas que c’est un coup de coeur que j’ai eu pour cet ouvrage. Tenant le thème abordé, je trouve que le terme n’est pas approprié mais je dois vous dire que ça m’a beaucoup touchée, que je ne suis pas prête de l’oublier et que, forcément, je le recommande. D’ailleurs, la fin m’a tellement émue que j’en ai eu les larmes aux yeux. Si ça ce n’est pas un signe que l’ouvrage est magnifique, je ne sais pas ce que ça veut dire alors !

defiSF dans SF/Fantasy/Fantastique

2/3

Publié dans SF/Fantasy/Fantastique | 40 Commentaires »

La route

Posté par belledenuit le 14 janvier 2010

La route dans SF/Fantasy/Fantastique 519JwfA3L0L._SL160_AA115_Auteur : Cormac McCarthy

Editions : Points (2009)

Nbre de pages : 251

Présentation de l’éditeur :

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d’objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre: des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage ?

Mon avis :

Voilà donc mon deuxième ouvrage lu pour le défi « 100 ans de littérature américaine ».

J’avais choisi ce titre parce qu’il faisait l’unanimité sur la blogosphère (mais également les forums) et que beaucoup d’entre vous l’ont trouvé excellent.

Je vais donc être le vilain petit canard car, honnêtement, je n’ai rien trouvé dans cet ouvrage qui soit fantastique au point d’en parler avec tant d’éloges.

L’histoire en elle-même est plate. Je me suis demandée à de nombreuses reprises où voulait m’emmener l’auteur.

Le but de ce père (qui demeure anonyme tout au long de l’ouvrage et ça m’a frustrée) est de partir vers le sud en espérant y trouver un peu de soleil, une mer bleue et peut-être aussi des humains sympathiques.

Je me suis dit : « Ok ! On va les suivre dans cette aventure parce qu’effectivement vivre dans une ambiance cataclysmique ce n’est pas génial ! »

De page en page, j’ai commencé à tiquer : « non de non mais dans quoi je me suis engagée là ! Il va se passer quelque chose oui ou non ? »

Ben non il ne se passe pas grand’chose dans ce livre. Quelques scènes ont le mérite de faire monter un peu notre angoisse mais elles ne sont pas majoritaires.

Le père et le fils sont seuls sur cette route.

Le but était de nous faire monter l’adrénaline avec eux mais la sauce n’a pas pris avec moi.

Quant à l’écriture de l’auteur, je l’ai trouvée infecte : des phrases qui par moment ne voulaient rien dire (à moins que ce soit un problème de traduction), des « et » à répétition (et dire qu’on fait tout un bla-bla en cours de français pour nos jeunes pour que leurs phrases ne soient pas trop lourdes !!!), des « pardon » et des « excuse-moi » en veux-tu en voilà.

Je dis non ! Je m’offusque sur ce genre d’écriture.

Vous l’aurez compris j’ai eu du mal avec ce livre. D’ailleurs, passée la page 82 je ne voulais plus l’ouvrir et puis je me suis dit que peut-être l’histoire allait s’envoler et me faire passer un bon moment. J’ai continué et puis continué encore (jusqu’au bout !) mais arrivé 50 pages avant la fin, j’ai sauté des pages ! Oui, j’ose le dire !

Des passages trop longs, qui n’apportent rien parce qu’au final où tout cela nous mène ? ….

Je suis donc déçue, grandement, par La Route. Je ne sais pas si je tenterai un autre ouvrage de cet auteur mais si c’est le cas il va falloir attendre un bon moment pour que je franchisse le pas.

D’autres avis : Lilolalule, Tamara, Amanda Meyre, Laure, MeL, Doriane (qui n’a pas aimé elle non plus :) ), Stéphie, Latite06 (qui complète vraiment très bien mon avis sur le ressenti de cette lecture et pourquoi il est si difficile de l’apprécier à sa juste valeur) et beaucoup d’autres sur BOB

challenge-100-ans dans SF/Fantasy/Fantastique

2/3

Publié dans SF/Fantasy/Fantastique | 28 Commentaires »

L’heure des elfes (tome 3)

Posté par belledenuit le 5 janvier 2010

L'heure des elfes (tome 3) dans SF/Fantasy/Fantastique 51F7M4WEH3L._SL160_AA115_Auteur : Jean-Louis Fetjaine

Editions : Pocket (2004)

Nbre de pages : 288

Quatrième de couverture :

Le monde, partagé entre les nains, les monstres, les elfes et les hommes, a perdu son équilibre depuis que ces derniers se sont approprié la légendaire épée Excalibur. Déchiré entre son épouse, la chrétienne Ygraine, et Lliane, la reine des elfes, le roi Uter a pris la décision de rendre l’épée sacrée et de restaurer ainsi l’ordre ancien. C’est alors que les monstres envahissent le royaume de Logres et anéantissent leurs adversaires désunis. Affaiblis et terrifiés, les hommes se tournent de nouveau vers les elfes, espérant que le peuple des arbres viendra à leur secours. Exilée sur l’île d’Avalon avec sa fille Morgane et accompagnée du mystérieux Merlin, la reine Lliane acceptera-t-elle, une fois encore, de tout risquer pour l’amour d’Uter?

Mon avis :

Me voilà arrivée à la fin de cette trilogie avec ce dernier tome et très franchement je ne sais pas trop quoi vous en dire. Je suis, encore une fois, un peu perplexe sur l’ouvrage de Fetjaine.

Cette fois-ci, il n’est pas question de ressemblances qui m’auraient gênée mais plutôt d’un semblant d’ouvrage « bâclé » si je puis dire.

Et maintenant, je m’explique.

Dans les deux autres volumes, je m’étais aperçue que l’auteur coupait certaines scènes (notamment lorsque l’on passait d’un chapitre à un autre) et par moment ça me dérangeait parce que j’avais besoin de savoir ce qui se produisait à la fin du chapitre que j’avais laissé pour lire le suivant.

Mais bon, dans l’ensemble (concernant ces deux tomes tout du moins) et avec les quelques explications que l’auteur donnait, je parvenais à me faire une petite idée.

Dans le tome 3, il en va tout autrement.

A maintes reprises, j’ai été désabusée par ma lecture. Le manque d’informations m’a réellement désarçonnée (c’est le cas de le dire).

Le passage le plus terrible est d’ailleurs le dernier chapitre avant l’épilogue.

Et là, ATTENTION GROS SPOILER :

Nous nous situons à Kab-Bag où le Maître (Celui-qui-ne-peut-être-nommé – oui je sais on se croirait dans Harry Potter) a trouvé refuge pour mener à son terme la guerre contre les Hommes. Uter a été tué dans la bataille; Lliane et ses amis suivent Gerri Le Fol dans le passage qui doit les mener dans la ville sans être découverts et Lliane s’évanouit dans de la paille puisque ce passage menait à une écurie. Ca, c’est la fin du chapitre 14.

En commençant alors le chapitre 15, nous nous trouvons dans une grotte minuscule où on retrouve Tarot (le shérif de la ville) dont une main est plaquée sur sa bouche pour éviter qu’il hurle et ce geste est fait par un des compagnons de Lliane !

Question : comment sont-ils passés de l’écurie à cette grotte sans être vus par tous les monstres qui peuplent Kab-Bag ?

J’avoue avoir quand même cherché quelques explications dans les paragraphes qui suivaient mais l’auteur, à aucun moment, n’en a donnés.

Certes le tome 3 ne contient pas que ce genre d’erreurs mais c’est celle-ci qui m’a le plus interpelée. Dans l’ensemble, c’est supportable mais sur la fin c’est inconcevable.

Par ailleurs, j’attendais vraiment de lire des lignes et des lignes sur le combat final et il n’en est rien. Je suis restée sur ma fin.

Certes le Mal est vaincu (on s’en doute de toute façon dès le début de cette saga) mais quelques lignes ce n’est pas suffisant pour moi. Je voulais vraiment plus et je comprends mieux pourquoi les ouvrages, en moyenne, ne font que 280 pages. Il manque sincèrement de la profondeur sur certaines scènes.

Mon avis sur la trilogie elle-même :

Dans l’ensemble, mon point de vue est finalement mitigé. D’abord déçue par les grosses ressemblances avec Le Seigneur des Anneaux de Tolkien dans le tome 1, je le suis aussi par le fait que l’auteur ne nous fait pas tout découvrir.

Il a, avec talent, su mêler la fantasy avec les légendes arthuriennes mais ça ne me suffit pas. J’en avais tellement entendu parler que j’en attendais peut-être trop.

A travers ces ouvrages, Fetjaine voulait mettre en avant la nature de l’Homme (ses travers comme ses bons côtés). C’est par les yeux des autres espèces qui l’entourent qu’il nous donne la perception de ce que l’on est. En cela, la trilogie est intéressante à lire car au bout du compte il est question de pouvoir et de gouverner un Monde qui change.

Je ne dirai pas qu’il ne faut pas découvrir cette saga mais il ne faut pas en attendre beaucoup mis à part un bon moment de détente et ce n’est déjà pas si mal !

Un extrait intéressant :

« Les hommes l’ignorent encore, mais ils ont déjà changé. L’esprit des nains est en eux… Ils se croient vainqueurs en tant qu’hommes, alors qu’ils sont devenus une race différente, et qui bientôt peut-être sera aussi naine qu’humaine. Je vois un monde où les quatre talismans seront réunis, où un seul peuple recouvrera la terre, ni humain, ni elfique, ni nain, ni monstrueux, mais tout à la fois… Un peuple aussi fier et aussi entêté que les hommes, puissant et cruel comme les monstres, industrieux mais cupide, à l’image des nains, avec la grâce et la froideur des elfes… Tous les défauts et toutes les qualités de chacune des quatre Tuatha Dê Danann (qui sont les tribus de la déesse Dana) » (115-116).

Publié dans SF/Fantasy/Fantastique | 8 Commentaires »

La nuit des elfes (tome 2)

Posté par belledenuit le 2 janvier 2010

La nuit des elfes (tome 2) dans SF/Fantasy/Fantastique 511PS0T782L._SL160_AA115_Auteur : Jean-Louis Fetjaine

Editions : Pocket (2004)

Nbre de pages : 264

Quatrième de couverture :

Lorsque les hommes ont exterminé les derniers royaumes nains le monde a sombré dans le chaos. Seuls les elfes pourraient s’opposer à eux, mais retranchés dans leurs immenses forêts, ils sont inconscients du danger qui les menace à leur tour. Pour empêcher le duc Gorlois d’étendre la domination des hommes sur la terre, au nom de Dieu, le druide Merlin s’attache aux pas du chevalier Uter, l’amant de Lliane, la reine des elfes. Investi du pouvoir de Lliane, Uter devient le Pendragon, chef de guerre de tous les peuples libres, et tient désormais entre ses mains le pouvoir de restaurer l’ordre ancien. Mais il lui reste à choisir entre l’amour de deux reines : Lliane, l’inaccessible, réfugiée dans son île d’Avalon ; ou Ygraine, si réelle, si humaine…

Mon avis :

Contrairement à ce qui m’avait déplu dans le tome 1, à savoir trop de ressemblances avec Le Seigneur des Anneaux de Tolkien, le tome 2 lui offre une réelle lecture intéressante à découvrir.

Fetjaine met enfin en place une histoire qui lui est propre et prend des axes qui n’ont pas été pour me déplaire.

Je me suis plongée avec enthousiasme dans cet ouvrage qui me faisait voyager tant dans des combats très sanglants qu’à des périodes d’apaisement où nous (re)découvrons avec enthousiasme mais aussi sérénité Avalon et la forêt de Brocéliande. C’est un pur délice ! On se délecte de ses endroits si calmes, apaisants et plein de magie.

Les personnages évoluent que ce soit en bien ou en mal; on les suit avec intérêt.

Du coup, il est difficile de fermer cet ouvrage et même si j’ai trouvé certains passages un peu longs, on s’accroche néanmoins à ce livre pour connaître la suite de l’histoire d’Uter (et de Lliane notamment). Il est le principal protagoniste de ce tome (puisque c’est lui qui doit mener à bien la quête du départ) et que son rôle sera tout autant important dans le dernier volet qu’il me reste à ouvrir.

Si donc j’ai été quelque peu agacée par le premier tome de cette trilogie, mon jugement s’est considérablement modifié avec le tome 2 et je vous conseille fortement de découvrir le tout. Je vais d’ailleurs de ce pas poursuivre ma lecture avec L’heure des elfes.

Publié dans SF/Fantasy/Fantastique | 7 Commentaires »

Le crépuscule des elfes (tome 1)

Posté par belledenuit le 29 décembre 2009

Le crépuscule des elfes (tome 1) dans SF/Fantasy/Fantastique 51AH2PPJBJL._SL160_AA115_Auteur : Jean-Louis Fetjaine

Editions : Pocket (2003)

Nbre de pages : 345

Présentation de l’éditeur :

A l’époque où la forêt recouvrait la terre, les hommes vivaient en harmonie aux côtés des elfes, des nains et des monstres. Mais un incident éclata qui vint ébranler ce fragile équilibre : un elfe fut soupçonné d’avoir tué un roi nain pour lui voler un talisman d’une valeur inestimable. Ce crime marque le début d’un long conflit, de grandes trahisons. La soif de pouvoir des uns et la haine des autres empêcheront-elles irrémédiablement le retour à la paix ?

Mon avis :

Premier tome d’une trilogie, Le crépuscule des elfes m’a fait beaucoup penser, par certains côtés, au Seigneur des Anneaux de Tolkien.

De ce point de vue, j’ai été un peu déçue. J’avais comme une impression de déjà vu, déjà lu : la relation difficile entre les nains et les elfes; une quête qui, bien que différente, fait penser à celle de Frodon; une communauté créée pour parvenir au but fixé; un homme amoureux d’une elfe…

Du coup, cela m’a quelque peu « scandalisée » de voir qu’un auteur reprenait dans les grandes lignes ce que Tolkien avait mis des années à écrire.

Certes l’histoire est tout autre et heureusement !

Cela pousse quand même à découvrir le tome 2, en espérant qu’il n’y aura plus autant de ressemblances entre les deux trilogies.

Fetjaine écrit bien, simplement. Aucune difficulté pour le suivre.

Autre bémol au départ, je me suis un peu perdue avec les différents personnages et leurs noms mais une fois que l’histoire est en place et que l’action se déroule, ça roule tout seul. Les pages défilent vite et sans difficulté.

Globalement, je dirai que c’est une lecture en demi-teinte qui m’a permis d’aborder ce premier tome. Je n’ai pas été transportée par l’histoire racontée du fait de sa trop ressemblance avec le chef-d’oeuvre de Tolkien mais je compte bien poursuivre les aventures de cette communauté par pure curiosité.

Publié dans SF/Fantasy/Fantastique | 13 Commentaires »

1984

Posté par belledenuit le 11 décembre 2009

1984 dans SF/Fantasy/Fantastique 51JXwMwjAhL._SL160_AA115_Auteur : George Orwell

Editions : Gallimard (2004)

Nbre de pages : 438

Quatrième de couverture :

De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face. Big Brother vous regarde, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.

Mon avis :

  • Ne jamais montrer ses émotions.

  • Ne pas parler dans son sommeil.

  • Ne pas penser.

  • Un slogan à connaître par coeur :

« La guerre c’est la paix

La liberté c’est l’esclavage

L’ignorance c’est la force » (p 15)

Ce dernier point m’a valu un arrêt de lecture le soir même où je l’avais commencée. Il apparaît au bout de la 5ème page et déjà j’étais à bout de souffle.

Je me suis dit alors que cette lecture allait être bien difficile à supporter et tel a été le cas.

Malgré tout, je l’ai lu en 4 jours. Impossible de m’en détacher. C’est relativement paradoxal parce que ça n’a pas été non plus une lecture facile.

A chaque page que je tournais, à chaque partie de que je découvrais, j’avais besoin d’une bouffée d’air frais. Je me disais : « Non impossible qu’un tel monde existe un jour. L’Homme ne peut pas devenir comme ça ! »

Et pourtant, sur beaucoup de points, tout m’a semblé si réaliste. J’avais comme des visions d’un monde passé où des Hommes n’hésitaient pas à dénoncer des êtres qui leur étaient chers pour avoir le contentement de se dire : « J’ai fait ce qu’il fallait. J’ai servi la cause ! »

La cause ici c’est le Parti.

Le Parti régit la vie de tout un chacun. On sent réellement que l’Homme n’est plus un véritable être fait de pensées, de réflexions, d’émotions. Tout a été aboli.

Une nouvelle langue a même été créée (le novlangue) dont « le véritable but (…) est de restreindre les limites de la pensée ». (p 79)

Dans ce monde de George Orwell, un homme de 40 ans, Winston Smith, va voir sa vie basculer parce qu’il est l’inverse de ce qu’on attend de lui.

A travers lui, on est plongé dans cette vie horrible qu’il doit mener. On le suit dans ses questionnements. Il nous explique ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour ne pas attirer l’attention sur soi.

« Il était terriblement dangereux de laisser les pensées s’égarer quand on était dans un lieu public ou dans le champs d’un télécran. La moindre des choses pouvait vous trahir. Un tic nerveux, un inconscient regard d’anxiété, l’habitude de marmonner pour soi-même, tout ce qui pouvait suggérer que l’on était anormal, que l’on avait quelque chose à cacher. En tout cas, porter sur son visage une expression non appropriée (paraître incrédule quand une victoire était annoncée, par exemple) était en soi une offense punissable. Il y avait même en novlangue un mot pour désigner cette offense. On l’appelait facecrime. » (p 93)

Si au début, on se dit que ce monde là est impossible, la fin de l’ouvrage, quant à elle, est tout simplement à couper le souffle.

Je ne pensais pas du tout que l’on en arriverait à ça ! Et je n’arrive toujours pas à le croire ou même à l’imaginer. Difficile d’étayer alors que je ne veux rien vous dévoiler.

Ce livre m’a dérangée d’une certaine façon parce que finalement il met en avant la nature de l’Homme face au pouvoir. Il y a ceux qui règnent et ceux qui abdiquent.

Mais sommes-nous sûrs que ces derniers plient réellement l’échine face à une dictature cachée ? N’y-a-t-il pas au fond d’eux-mêmes cette petite lueur, cette once de réflexion, qui fait que l’on refuse d’obtempérer ?

Beaucoup de thèmes, beaucoup de réflexions sont contenus dans cet ouvrage.

J’ai du mal à dire qu’il m’a plu. Disons plutôt qu’il m’a marquée à vie. Profondément.

Vous dire qu’il faut le lire c’est peu dire. Vous DEVEZ le lire.

Pour ma part, j’ai trop attendu pour le découvrir. Mais encore faut-il être prêt pour pouvoir l’ouvrir et encaisser tout ce qu’il contient. Je savais, pour en avoir entendu beaucoup parler, que c’était un livre fort, un livre choc. Mais à ce point là, certainement pas.

Malgré la petite indigestion qui m’est restée avec la fin et le malaise qui perdure encore aujourd’hui, je ne regrette pas du tout de l’avoir lu.

George Orwell ne cache rien. Son style est direct et les « images » choquent mais il faut en passer par là pour réaliser les choses.

Un autre passage de l’ouvrage qui m’a touchée :

« Te rends-tu compte que le passé a été aboli jusqu’à hier ? S’il survit quelque part, c’est dans quelques objets auxquels n’est attaché aucun mot, comme ce bloc de verre sur la table. Déjà, nous ne savons littéralement presque rien de la Révolution et des années qui la précédèrent. Tous les documents ont été détruits ou falsifiés, tous les livres récrits, tous les tableaux repeints. Toutes les statues, les rues, les édifices, ont changé de nom, toutes les dates ont été modifiées. Et le processus continue tous les jours, à chaque minute. L’histoire s’est arrêtée. Rien n’existe qu’un présent éternel dans lequel le Parti a toujours raison… » (p 221)

defiSF dans SF/Fantasy/Fantastique

Publié dans SF/Fantasy/Fantastique | 21 Commentaires »

12
 

Fictions de crise |
poesieombrelumiere |
poesie diverses |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | isefra
| Plume d'enfants
| La vie est un mélange de no...