Le chien des Baskerville

Posté par belledenuit le 15 mars 2010

Le chien des Baskerville dans Classique 51X69F9XWGL._SL160_AA115_Auteur : Arthur Conan Doyle

Editions : Librio (2003)

Nbre de pages : 187

Présentation de l’éditeur :

Des cris lugubres résonnent sur la lande…
Et voici que la légende prend corps. Un chien énorme, créature fantomatique et infernale, serait à l’origine de la mort de sir Charles Baskerville. Maudit soit Hugo, l’ancêtre impie et athée, qui provoqua, en son temps, les forces du mal !
Mais Sherlock Holmes ne peut croire à de telles sornettes. Aussi, lorsqu’il dépêche le fidèle Watson auprès de sir Henry, l’héritier nouvellement débarqué d’Amérique, il ne doute pas de mettre rapidement fin à ces spéculations. Pourtant, la mort a frappé plusieurs fois sur la lande. Et le manoir est le théâtre de phénomènes bien étranges… Se peut-il que la malédiction des Baskerville pèse encore ?

Mon avis :

Voilà mon premier Conan Doyle de lu et je peux vous dire d’ores et déjà que ce ne sera pas le dernier.

Cela faisait un bon moment que je voulais découvrir cet auteur, notamment après avoir lu Arthur & George de Julian Barnes que j’avais adoré. La façon dont l’auteur peignait Arthur Conan Doyle, en tant qu’homme et « détective », m’avait donné l’envie de le découvrir en tant qu’auteur.

C’est maintenant chose faite et voilà ce que j’en pense.

Si l’histoire est somme toute relativement simple, nous ne sommes pas ici dans le genre polar gore ou thriller, il n’en demeure pas moins que je n’ai pas pu lâcher ce bouquin dès le moment où je l’ai commencé.

Tout débute avec un mort (comme dans tout policier) mais à cela s’ajoute un phénomène pour le moins anormal puisque des traces de pattes énormes se retrouvent à proximité du corps.

Sherlock Holmes est appelé à la rescousse parce que le médecin du défunt refuse de croire à un simple décès dû à l’âge et à la santé précaire de son patient mais également parce que l’héritier du Manoir des Baskerville doit arriver sous peu pour prendre possession de son héritage immobilier.

Grâce à une écriture très fluide, simple mais cependant rythmée, Arthur Conan Doyle accroche son lecteur du début à la fin. Les énigmes sont résolues petit à petit mais comme lorsque l’on fait un puzzle, on voit progressivement qui est qui, qui a fait quoi et qui veut quoi (j’espère que vous arrivez à me suivre Rire). En bref, tout s’assemble parfaitement.

J’ai beaucoup aimé la légende qui entoure cette famille et même si je n’ai pas tremblé comme dans un bon thriller, il n’empêche que je me suis posée tout un tas de questions. Ce chien existait-il vraiment ? Si non, qui pouvait être assez grand pour faire croire à une telle supercherie ? …

Certes, dans cet ouvrage, Sherlock Holmes n’apparaît pas forcément du début à la fin puisque ce dernier fait partir son ami, le Dr Watson, dans le Manoir des Baskerville afin de mener lui-même l’enquête. On suit alors cette affaire à travers les rapports que Watson va dresser pour tenir informé Sherlock Holmes.

D’un style parfait, et avec une maîtrise exquise du suspense, Conan Doyle a façonné cette intrigue de main de maître.

Je ne me suis pas ennuyée un seul instant (j’avais même poursuivi ma lecture pendant que je cuisinais – chose rare chez moi !) et je n’ai qu’une envie désormais : poursuivre ma découverte de cet auteur qui m’a comblée plus que je ne l’aurais cru au départ.

Du coup, forcément, vous vous doutez que je ne vais que vous conseiller de lire cet auteur si ce n’est pas déjà fait. Décidément, cette année 2010 est une superbe année, pleine de belles lectures et de belles découvertes (en espérant que cela se poursuive pour les mois à venir).

Quelques citations piochées par-ci par-là dans l’ouvrage :

« C’est une affaire de meurtre, Watson : de meurtre rafiné, exécuté de sang-froid, délibéré. »

« Le monde est plein de choses évidentes que personne ne remarque jamais. »

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Replay

Posté par belledenuit le 10 mars 2010

Replay dans Contemporain 51FAK9BC0KL._SL160_AA115_Auteur : Ken Grimwood

Editions : Points (2006)

Nbre de pages : 343

Quatrième de couverture :

A 43 ans, Jeff Winston, meurt subitement d’une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage en dérive. Quelle n’est pas sa stupeur lorsqu’il se réveille… dans sa chambre d’étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé, sa vie recommance comme avant. Sauf qu’il a gardé le souvenir de sa précédent existence… Qui n’a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d’aujourd’hui ?

Mon avis :

Replay est un livre que je voulais lire depuis plusieurs mois et grâce à Ellcrys qui me l’a prêté c’est maintenant chose faite. Sauf que, je n’ai pas été enthousiasmée par cet ouvrage.

Le thème, d’abord, a été pas mal repris et je garde en mémoire d’autres bouquins dans le même genre comme par exemple Seras-tu là ? de Guillaume Musso ou J’aurais préféré vivre de Thierry Cohen (même si dans cet opus là le personnage se voit perdre un an de sa vie au lieu de la revivre).

Du coup, j’attendais vraiment beaucoup de l’ouvrage de Ken Grimwood pour qu’il m’accroche dès le départ. J’avais besoin que l’auteur me surprenne.

De ce point de vue là, la surprise n’a pas été au rendez-vous.

Je me suis ennuyée quasiment tout au long de l’ouvrage. Ces replays que Jeff subit, même s’ils lui permettent à chaque fois de vivre une vie totalement différente de la précédente et qu’il n’est pas forcément inintéressant de découvrir, n’ont rien apporté, au final.

Parce que je me suis quand même demandée où tout cela menait. Réponse : à pas grand’chose ! (en tout cas pour moi).

Certaines réflexions « psychochépaquoi » sur cette vie sans cesse répétée m’ont complètement perdue. C’est très simple, j’ai même sauté quelques passages.

La fin, elle, m’a surprise. Tout ça, pour ça ! J’ai ressenti comme une perte de temps à la lecture de ce bouquin. Je n’y ai rien compris sauf bien sûr sur l’éventuelle modification que l’on apporterait à notre vie si jamais cela devait nous arriver. Mais c’est tout !

Du coup, le seul bilan positif que j’ai trouvé à Replay a été l’écriture plus intéressante que celle de Cohen ou de Musso. Ken Grimwood sait parfaitement retranscrire les émotions de ces personnages et leurs questionnements. Heureusement pour moi, sinon je n’aurais jamais terminé ce livre.

D’autres avis chez BoB.

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Alice au pays des merveilles

Posté par belledenuit le 9 mars 2010

Alice au pays des merveilles dans Classique 510QvhX2V2L._SL160_AA115_Auteur : Lewis Carroll

Editions : J’ai Lu (2004)

Nbre de pages : 91

Présentation de l’éditeur :

 » Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d’un bond car, en un éclair, elle réalisa qu’elle n’avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s’engouffrer dans un vaste terrier sous la haie.  » Pourquoi Alice s’étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C’est au pays des merveilles que l’a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie.

Mon avis :

Tout le monde connaît le dessin animé de Walt Disney : Alice au pays des Merveilles.

J’ai lu ce livre dans le cadre de la lecture commune de printemps du forum Entre les lignes dans lequel je suis inscrite depuis maintenant plus d’un an. Sans cela, je ne l’aurais jamais ouvert !

Peu emballée dès le départ (je n’ai jamais aimé le personnage d’Alice), je me suis dit que ma lecture allait être difficile et laborieuse.

Au final, j’ai lu rapidement l’ouvrage mais je ne vais rien en garder. Même si la rapidité est là, il n’en demeure pas moins que les 90 pages lues l’ont été avec quatre coupures parce qu’il me fallait respirer et tenter de comprendre ce que j’avais lu. Il m’a été totalement impossible de lire d’emblée l’ensemble du livre.

Les dialogues m’ont été insupportables (sur certains je n’y comprenais rien du tout), Alice l’a été tout autant notamment parce qu’elle coupait la parole ou parce qu’elle ramenait tout à elle.

De plus, je me suis demandée quelle serait la morale de l’histoire sans que je puisse avoir une réponse concrète à la fin.

C’était un rêve et puis c’est tout !

En bref, je n’ai pas aimé cette histoire et mon avis sera aussi court que ce qu’a été le passage de ce livre dans ma vie de lectrice : éphémère !

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Mon cadeau d’anniversaire…

Posté par belledenuit le 5 mars 2010

Le 25 février dernier, je fêtais mes 34 ans et à cette occasion, mon mari a voulu me faire un cadeau pour le moins surprenant.

Ayant en marre de voir des tonnes de bouquins partout dans l’appartement, mais surtout sur l’unique bibliothèque qui risque d’ici quelques temps de s’effondrer sous le poids des bouquins, il a décidé de m’offrir ceci : 

Mon cadeau d'anniversaire... dsc00610dsc00611dsc00612dsc00613dsc00614

Vous ne rêvez pas. Mon mari m’a offert le dernier Sony Reader PSR-600 et sa housse de protection avec lumière intégrée pour pouvoir lire dans le noir.

Il espère voir moins de livres maintenant que j’ai ça !

Et là, c’est lui qui rêve. Explications…

L’appareil fonctionne vraiment très bien. Je n’étais pas trop partante au départ pour ce genre de truc mais je dois bien dire que maintenant que je l’ai, je trouve ça fort utile, surtout pour lire des classiques gratuitement sans avoir besoin de faire des allers-retours à ma médiathèque où je n’ai même pas eu la possibilité de trouver… Alice au pays des Merveilles ! (livre sélectionné dans le cadre d’une lecture commune dans le forum tenu par Suzanne) Quelle honte, non ?!

L’ouvrage était dans mon Reader et j’en ai profité pour lire quelques pages pour tester les fonctions et la lisibilité côté lecture.

J’ai été bluffée ! Il est excellent !

Même de nuit, avec la lumière, on arrive très facilement à lire. Aucune fatigue occulaire !

Malgré tout, cet appareil ne remplacera jamais les livres en tant qu’objet et quand on voit le prix exhorbitant des livres électroniques (hormis ceux qui sont libres de droit et donc téléchargeables gratuitement), il est hors de question, pour l’instant, que j’investisse dans ce genre là.

Les maisons d’édition n’ayant plus les frais papier et impression doivent désormais faire un effort pour baisser considérablement leurs prix !

Jusque là, je continuerai à lire des livres papiers… au grand dam de mon mari !

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Young Samuraï : La voie du sabre (tome 2)

Posté par belledenuit le 5 mars 2010

Young Samuraï : La voie du sabre (tome 2) dans Jeunesse youngsamurai2Auteur : Chris Bradford

Editions : Baam ! (2010)

Nbre de pages : 410

Quatrième de couverture :
Après un an d’entraînement dans son école de samouraïs, Jack a de gros ennuis…
Alors qu’il se prépare au Cercle des Trois, un rituel ancestral mettant à l’épreuve l’Esprit, le Corps et l’Ame, il se retrouve confronté à la terrible bande du Scorpion, qui vise à chasser du Japon jusqu’au dernier gaijin…
Mais là n’est pas le pire : son ennemi juré – le ninja Oeil-de-Dragon – est toujours à ses trousses. Il est prêt à tuer pour mettre la main sur le trésor que Jack détient.
Le jeune samouraï saura-t-il maîtriser la Voie du sabre pour survivre à un combat à mort ?

Mon avis :

Me voilà arrivée à la fin du tome 2 des aventures de Jack Fletcher, jeune anglais de 13 ans devenu samouraï après avoir échoué sur les côtes japonaises à la suite d’une terrible tempête alors qu’il était embarqué à bord de l’Alexandria qui devait le mener à Nagasaki, destination commerciale.

Dans cet opus, Jack, entouré de ses amis de la Niten Ichi Ryu (l’école où il apprend comment devenir un bon samouraï) Akiko, Yamato, Yori et Kiku, poursuit sa formation et devra parvenir au bout des épreuves du Cercle de Trois, pour arriver à la formation finale très convoitée par ces jeunes garçons et filles : la technique des Deux Ciels (il s’agit en fait de maîtriser son katana (sabre long) et son wakasashi (sabre court) pendant un combat).

Autant vous dire d’emblée, j’ai dévoré ce bouquin. Je l’ai même préféré au tome 1.

Jack prend plus d’assurance sur certains aspects. Il n’hésite pas à aller au devant du danger quoi qu’il puisse lui en coûter.

Par contre, l’auteur fait trop de répétitions sur la volonté de Jack de vouloir rentrer en Angleterre pour retrouver sa soeur. Il l’indique de nombreuses fois dans des chapitres qui se suivent et j’ai trouvé ça un peu lassant.

Néanmoins, l’évolution de l’intrigue est très bien menée. Je n’ai compris qu’à la fin le pourquoi du prologue et vu que j’étais partie sur une mauvaise base, je me suis totalement trompée sur ce qu’il en était au final. L’auteur m’a complètement bluffée !

Les combats sont toujours aussi bien décrits, même si cet opus traite surtout du combat intérieur qui se fait entre le corps et l’esprit. Il est démontré que si l’esprit ne renonce pas, le corps suit automatiquement. Encore un apprentissage de la vie et de la démonstration que lorsque l’on veut on peut. Il ne faut pas se laisser décourager par les difficultés qui encombrent nos chemins.

Jack apprendra beaucoup d’autres choses à travers les épreuves qu’il devra traverser.

Honnêtement, je n’ai pas vu le temps passer pendant ma lecture et j’ai hâte de pouvoir avoir entre les mains le dernier tome de cette trilogie, d’autant qu’à la fin du livre il y a le prologue du tome 3 (La Voie du Dragon) et qu’après l’avoir lu je frétille d’impatience. Il y aura un combat final entre Jack, samouraï extrêmement doué dans sa discipline, et le plus puissant des ninjas, Dokugan Ryu (Oeil-de-Dragon). Je suis pressée de voir ce que ça va donner !

Merci à Livraddict et aux Editions Baam ! pour ce partenariat très intéressant.

barreetoile dans Jeunesse

L’avis de ma fille :

J’ai préféré ce tome au premier car, passé l’apprentissage de Jack (dans le tome 1) on a acquis une certaine « maîtrise » nous aussi et on se sent plus à l’aise.

C’est toujours avec un style d’écriture « zen » qu’écrit l’auteur ; on est très vite plongé dans l’ambiance. On apprend toujours un peu plus les traditions du Japon et sa langue.

Mais j’ai omis de parler des ninjas : ces hommes plein de sang-froid pour tuer en y prenant même un certain plaisir… Oeil-de-dragon, un ninja particulièrement fort et doué a une mission envoyée par un inconnu… Mais qui est cet inconnu ?

C’est toujours avec un esprit peuplé de questions que j’ai grand hâte de lire le dernier tome de cette excellente trilogie et que je vous recommande – encore une fois – cette série !

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Young Samuraï : La voie du guerrier (tome 1)

Posté par belledenuit le 4 mars 2010

Young Samuraï : La voie du guerrier (tome 1) dans Jeunesse 51HFQgbABEL._SL160_AA115_Auteur : Chris Bradford

Editions : Baam ! (2009)

Nbre de page : 381

Présentation de l’éditeur :

Jack Fletcher fait naufrage au large des côtes du Japon. Son père et le reste de l’équipage sont massacrés par des pirates ninjas. Secouru par Masamoto Takeshi, le guerrier légendaire, le seul espoir de Jack sera de devenir un véritable samouraï. Ainsi espère-t-il se venger de l’homme qui a fait de lui un orphelin : le terrifiant OEil-de-Dragon.

Mon avis :

Je poursuis donc mes lectures jeunesses avec une nouvelle trilogie qui a pour fond d’histoire un jeune garçon anglais, âge de 12 ans, qui va, par la force des choses, devenir un samouraï.

J’avoue avoir eu un peu de mal avec le début lorsque Jack se trouve sur le bateau qui doit les mener avec l’équipage au Japon, et plus précisément à Nagasaki, pour des affaires commerciales et alors qu’une tempête s’abat sur eux.

J’attendais avec impatience d’en arriver à l’objectif de l’ouvrage : la formation de Jack pour devenir un samouraï.

Je dois bien dire qu’une fois cette partie entamée, je me suis délectée (encore !) de ma lecture.

Jack, d’abord craintif face à tout ce qui l’entoure, devient de plus en plus téméraire même si son caractère n’est pas violent.

A travers cette formation, il va apprendre ce qu’est le courage, l’honnêteté, l’amitié et l’honneur mais il va aussi découvrir les us et coutumes ainsi que la langue de ce pays inconnu.

On sent réellement que l’auteur a une grande connaissance des arts martiaux dans les descriptions des prises qu’il nous sert dans l’ouvrage (on apprend à la fin du livre qu’il a commencé le judo à 7 ans et qu’il a suivi 9 arts martiaux différents).

Il nous décrit les scènes de combat avec un style simple mais très efficace, de telle sorte que nous suivons parfaitement les mouvements du corps de ces samouraïs.

J’avais, par instants, l’impression de regarder un film de kung-fu. J’étais fascinée !

De plus, on est réellement transporté dans ce pays du Soleil Levant grâce aux termes japonais et aux expressions que Chris Bradford insère dès le début. Grâce à un glossaire, on suit facilement ce qu’il en est et on finit par en retenir certains : arigato (merci); hai (oui); sensei (enseignant, maître)…

Par contre, par moment, on peut prévoir par avance ce qui va se passer mais cela n’entâche aucunement la lecture. Bien au contraire !

D’ailleurs, il me tarde de me plonger dans le tome 2 : La voie du sabre, et de connaître la suite des aventures de Jack Fletcher, ce jeune gaijin (étranger) devenu un vrai samouraï.

Je remercie les Editions Baam et Livraddict pour avoir proposé cet ouvrage dans le cadre d’un partenariat et de m’avoir sélectionnée pour le lire. Encore une belle découverte pour moi !

barreetoile dans Jeunesse

L’avis de ma fille :

Voilà le tome 1 d’une excellente trilogie tout à fait palpitante !

J’avoue qu’en le lisant, je me suis sentie apaisée par l’ambiance (hors passages comme : les combats ou les prises où c’était plutôt à faire retenir notre souffle). Le style de l’auteur est simple.

J’ai aussi apprécié le fait que le japonais apparaisse régulièrement. J’ai pu facilement me mettre à la place de Jack, notre personnage principal, notamment pour sa totale ignorance de cet univers et pour son âge, proche du mien.

Les prises sont très bien décrites et on sent que l’auteur a de très nombreuses connaissances dans ce domaine et qu’il maîtrise parfaitement son sujet.

J’ai pu commencer à connaître ce monde incroyable qui m’a fait un bien fou : à certains moments, on se pose des questions et ça donne à réfléchir ; j’ai pu connaître des traditions…

Ma lecture fût un vrai bonheur et j’ai hâte de poursuivre ma découverte avec le tome 2.

C’est vraiment un super livre que je vous conseille !

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L’affaire des poisons

Posté par belledenuit le 3 mars 2010

L'affaire des poisons dans Historique/Uchronique 51H92ictZPL._SL160_AA115_Auteur : Jean-Christian Petitfils

Editions : Perrin (2010)

Nbre de pages : 380

Présentation de l’éditeur :

En 1679, à l’apogée du règne de Louis XIV, éclate l’une des plus vastes affaires criminelles de tous les temps : l’affaire des Poisons. D’un seul coup se révèle l’envers sinistre du décor : les crimes de la Voisin, les sortilèges, les conjurations démoniaques, les messes noires, les sacrifices rituels… Affaire stupéfiante, ténébreuse, touffue, aux ramifications gigantesques, dans laquelle se trouvent mêlées des centaines de personnes, dont les plus grands noms de la cour de France, notamment la favorite, Mme de Montespan, à tel point que le roi lui-même, pris d’inquiétude, tente d’étouffer le procès. De l’officine des alchimistes au repaire des sorcières, des marchands de philtres d’amour aux fabricants de poisons, en passant par le cabinet du magistrat instructeur, La Reynie, c’est l’enquête policière complète sur l’une des plus étranges et irritantes énigmes de l’Histoire qui est ici offerte au lecteur. Mettant en lumière les moeurs et les mentalités d’une époque qui n’a pas été seulement celle des splendeurs de Versailles et de la culture classique, l’ouvrage de Jean-Christian Petitfils, fruit de longues recherches, présente des découvertes et des explications très convaincantes.

Mon avis :

Voilà quelques jours que j’ai terminé cet ouvrage de Jean-Christian Petitfils et autant vous dire qu’il ne m’a pas été facile de commencer mon avis dessus.

Non pas qu’il ne soit pas intéressant, loin de là, mais sa densité est telle que je ne savais pas comment vous en parler sans forcément dévoiler trop de choses. Parce que pour les mordus d’Histoire, il faut vraiment le découvrir !

Il s’agit du 2ème livre que j’ouvre concernant l’auteur (le premier étant : L’assassinat d’Henri IV qui a été d’ailleurs le seul coup de coeur que j’ai eu en 2009) et je me rends compte que Jean-Christian Petitfils est un auteur tel que je les aime : il permet à tout un chacun d’appréhender l’Histoire avec une écriture et un style compréhensible pour les néophytes que nous sommes en la matière.

Cela rend l’ouvrage hyper intéressant à lire et on ne se sent pas rebuter par une éventuelle difficulté à suivre le raisonnement de l’auteur dans cette affaire.

Jean-Christian Petitfils commence son ouvrage par un prologue qui nous explique clairement comment la France en est venue à une telle extrêmité.

Malgré ce que l’on pourrait croire, tout commence par un personnage de haute qualité (la Marquise de Brinvilliers), femme très particulière, coupable de divers meurtres par empoisonnement et tant d’autres choses.

L’auteur va, à partir de là, monter son ouvrage et se basant sur des écrits de l’époque (mémoires, lettres…) ne manquera pas d’analyser l’ensemble des documents pour nous expliquer ce qu’il en est de toute cette affaire et quelles sont les personnes réellement impliquées.

Nous sommes loin de nous douter que les personnes de bas étages ne sont pas les seules inculpées dans cette histoire car la noblesse et la haute bougeoisie y sont également mêlées. On verra des noms très connus tels que Mme de Montespan ou même l’auteur dramaturge Jean Racine et on entendra même parler d’un complot contre le Roi lui-même.

Mais ces hautes personnalités ont-elles réellement intenté à la vie de quelqu’un ? Ont-elles organisé un complot contre Louis XIV ?

Toutes les enquêtes seront menées par le Lieutenant de police La Reynie, placé dans cette fonction par Colbert. C’est un homme droit, honnête et qui n’hésitera pas à convoquer les plus grands pour obtenir d’eux des informations capitales.

On se rend compte en avançant dans notre lecture qu’il s’agit d’une organisation complète entre devins, sorciers, sorcières… et les plus riches. Les uns jouant de leurs services pour les seconds souhaitant faire disparaître une personne gênante (soit un amant, une maîtresse, un mari, un supérieur…)

Dans ce XVIIème siècle, tout est bon pour supprimer tout ce qui dérange !

Je me suis réellement délectée de cette lecture qui m’a vraiment montré comment on vivait à cette époque car même si je me doutais que les escroqueries, les tentatives d’assassinat, les empoisonnements ou sorcelleries étaient monnaie courante, je ne pensais pas que c’était à ce point là. Ces faits ont pris une ampleur extraordinaire.

D’ailleurs, il est noté en page 91 : « il fallait être vigilant, surtout entre amis [ici l'auteur parle des devins, sorciers, alchimistes...], porter sur soi du contre-poison. Telle était la loi du milieu… »

C’est dire comme rien n’était sûr à l’époque !

Du coup, vous l’aurez compris, je ne peux que vous poussez à ouvrir cet ouvrage très complet et si intéressant pour tout ceux qui souhaitent se plonger dans l’Histoire de notre pays et des drames et complots qui ont été perpétrés sous le règne du plus grand Roi que la France ait connu.

Pour ma part, c’est sûr et certain que ce livre ne sera pas le dernier que je lirai de cet auteur. J’adore tout simplement sa façon de me plonger dans cet univers historique avec un langage clair et concis. Je suis vraiment fan de Jean-Christian Petitfils et je compte bien lire d’autres de ses ouvrages (Le véritable d’Artagnan, Louis XIII, Louis XIV, Fouquet, Lauzun, Mme de Montespan…). Beaucoup de lectures qui, je suis sûre, me raviront !

Je remercie vivement Clément Vekeman des Editions Perrin pour m’avoir transmis, sans que je le sache par avance, cet ouvrage qui m’a fait passer un très bon moment de lecture et ce dans le but de « poursuivre [ma] découverte de Jean-Christian Petitfils ».

Un autre avis : celui de Lou.

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Récapitulatif de mes lectures de février 2010

Posté par belledenuit le 1 mars 2010

Ce mois de février a été, tout comme celui de janvier, un mois de découvertes. Et quelles découvertes ! De très bonnes lectures grâce notamment aux partenariats organisés soit par Livraddict soit par BOB.

Je n’ai été aucunement déçue par les ouvrages que j’ai ouverts ce mois-ci, si ce n’est peut-être avec La femme dans le miroir. Mais un titre sur l’ensemble c’est une goutte d’eau dans un océan de plaisir livresque.

Voilà donc les titres lus et celui qui m’a le plus fortement marquée :

  • Le manoir des sortilèges de Serge Brussolo

  • Ursùa de William Ospina

  • L’impératrice des Ethérés de Laura Gallego Garcia

  • Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell

  • La saga des Béothuks de Bernard Assiniwi

  • La femme dans le miroir de Thanh-Van Tran-Nhut

  • Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes

  • Neuf valises de Béla Zsolt

  • L’affaire Jacques Viguier de Dominique Labarrière

Mon « coup de coeur », même si pour ce titre là je n’aime pas le terme utilisé, est réellement pour Des fleurs pour Algernon qui m’a fait passer par beaucoup d’émotions. Je le recommande fortement à tous ceux qui ne l’ont pas encore ouvert et si c’est à cause du genre science-fiction que vous ne l’avez pas encore lu, ne vous arrêtez ça. Il y a des sous-genres dans cette catégorie et, personnellement, je ne pensais pas du tout qu’il me plairait autant et me marquerait à jamais !

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Le manoir des sortilèges

Posté par belledenuit le 27 février 2010

Le manoir des sortilèges dans Policier/Thriller 517QK17CB8L._SL160_AA115_Auteur : Serge Brussolo

Editions : Le livre de poche (2001)

Nbre de pages : 317

Quatrième de couverture :

Gilles, un jeune écuyer, voit mourir son maître au cours d’un tournoi. Devenu la propriété du vainqueur, le voilà dès lors contraint de servir un étrange chevalier à l’armure couverte de rouille, et dont personne n’a jamais vu le visage. Ce baron maudit serait-il lié aux enlèvements d’enfants qui terrorisent la contrée ? Peu après, ce maître mystérieux accepte une mission : retrouver, au coeur d’un manoir perdu dans les forêts du Ponant, un grimoire de sorcellerie dont la possession confère des pouvoirs maléfiques. Commence alors pour l’écuyer un dangereux voyage, qui va lier son sort à celui d’un monstre et l’entraîner aux confins de la peur. Dans la veine du Château des poisons et de L’Armure de vengeance, Serge Brussolo nous plonge au coeur des superstitions et des ténèbres, dans un suspense qui ne laisse nul répit.

Mon avis :

Grâce au partenariat organisé entre Livraddict et les éditions Le Livre de Poche, j’ai pu ouvrir mon premier Brussolo avec « Le manoir des sortilèges ».

Je pensais que cet ouvrage, en lisant l’avertissement aux lecteurs, serait plus sombre, plus difficile à lire.

Il est vrai que certains passages sont très particuliers parce qu’il y est question notamment de cannibalisme, mais cela tient uniquement sur quelques lignes et à deux ou trois reprises. Rien de bien difficile à digérer même si les détails ne sont pas appétissants !

Ce n’est pas du thriller haletant et bien stressant comme j’aurais pu me l’imaginer au départ.

Ici, l’auteur joue sur le domaine de la psychologie des personnages et de son lectorat. Globalement, on se demande comment tout cela va se terminer.

Gilles (l’écuyer devant nouvellement servir un baron pour le moins étrange) va devoir faire preuve de sens pratique et pragmatique pour ne pas tomber dans la folie dans laquelle tant de situations étonnantes vont le plonger.

Si l’écriture n’a rien d’extraordinaire, l’auteur manipule parfaitement et avec un doigté exemplaire son lecteur qui cherche en même temps que les protagonistes le fin de mot de l’histoire. Entraînés dans une atmosphère où les pièges sont nombreux, nous nous laissons embarquer à lire cet ouvrage avec beaucoup de plaisir.

A deux reprises, je me suis demandée si Gilles ne devenait pas fou avec tout ce qui se passait autour de lui et lorsque la 4ème de couverture nous indique « Serge Brussolo nous plonge au coeur des superstitions et des ténèbres, dans un suspense qui ne laisse nul répit », cela est réellement le cas.

Il est impossible de lâcher ce bouquin; c’est comme si nous étions, nous aussi, ensorcellés.

Et tout comme Gilles qui refuse d’abandonner son nouveau maître parce que « son devoir était de seconder son maître dans toutes ses actions sans émettre de jugement sur la portée de celle-ci. Agir autrement aurait relevé de la félonie » (p. 160-161),  nous faisons pareil.

Même si cette lecture n’est pas un coup de coeur, j’ai été vraiment prise par l’ambiance et l’histoire bien menée et je compte bien poursuivre ma découverte de cet auteur.

Merci à Livraddict et aux éditions Le Livre de Poche pour ce partenariat qui, une fois encore, a fait une heureuse.

D’autres avis sur Bibliomania.

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Ursùa

Posté par belledenuit le 21 février 2010

Ursùa dans Historique/Uchronique 51-taSURM6L._SL160_AA115_Auteur : William Ospina

Editions : JC Lattès (2007)

Nbre de pages : 454

Quatrième de couverture :
C’est en 1544 que Pedro de Ursùa, jeune basque de 17 ans, s’embarque pour Lima en quête d’or et de gloire. Sur ces terres déjà conquises par Pizarro et Cortés, le règne du grand Inca touche à sa fin. Pedro de Ursùa se lance donc à la conquête du Nouveau Royaume de Grenade, dans un périple hallucinant entre barbarie et fascination.
Ses aventures, racontées par un sang-mêlé à la voix envoûtante et poétique, sont une épopée incroyable à travers l’Amérique latine du XVIème siècle, mais aussi un roman inoubliable sur le destin, la violence du pouvoir, l’ambition et la perte de l’innocence.

Mon avis :

Au départ, l’ouvrage de William Ospina avait tout pour me plaire : une couverture agréable et une quatrième de couverture qui laissait présager une lecture intéressante voire envoûtante.

Bref, tout allait (ou du moins devait aller) pour le mieux.

Sauf que passé une bonne centaine de pages, j’ai failli l’abandonner parce que ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais, sans compter sur le style de l’auteur que je trouve, par moment, un peu lourd.

En effet, si le côté poétique de l’ouvrage est certes présent, il n’en demeure pas moins que certains passages m’ont été difficilement compréhensibles. Les phrases étaient trop longues et j’avais du mal à suivre.

S’ajoutent aussi les noms castillans à assimiler et les relations qu’ont entre eux les personnages.

Je m’attendais, en fait, à lire l’histoire de Pedro de Ursùa alors qu’il ne s’agit pas que de cela.

L’auteur met dans son histoire tous les conquistadors partis sur le Nouveau Monde (appelé ici les Indes) pour le conquérir.

Avec les allers-retours que William Ospina fait entre la narration sur Ursùa et celle des autres personnages, j’ai eu du mal à me situer et à ne pas me perdre.

Par contre, j’ai beaucoup aimé les récits et légendes qui forgent l’ouvrage.

Si la découverte de la cité d’or était la priorité de tous les espagnols et entraînait donc l’esclavage et les meurtres pour obtenir des terres, des trésors et des éclaircissements sur la situation géographique de cette cité, à travers ce que nous raconte ce métisse, on y découvre des peuples aux us et coutumes intéressants.

La description des lieux que parcourent Ursùa et les conquistadors est à couper le souffle. Difficile de ne pas se croire là-bas où s’imaginer ce que peuvent endurer ces hommes dans ces terres sauvages.

« Il faut connaître certaines terres ardentes, au-delà des pics occidentaux de la meseta, et le plateau qui réverbère au loin, derrière les escarpements orientaux; il faut voir comment la chaleur épuise les corps sur la plaine; il faut sentir à travers voyages ou légendes à quoi ressemble la vie dans les pays au soleil ardent, où les caïmans s’éternisent, la gueule ouverte, comme pour une soif qui n’a pas de fin, et où les moustiques se mobilisent par légions au crépuscule mais ne se remarquent que par de douloureuses pointes de sang sur la peau, pour comprendre la gratitude des Muiscas envers le dieu qui choisit pour eux La Savane, qui les fît naître au milieu des torrents cristallins et des cavernes de sel, et les sauva des chaleurs malsaines et de l’humidité oppressante qui dans de nombreuses régions épuise les peuples guerriers. » (p. 134)

C’est donc une lecture en demi-teinte car il y a une déception sur le fait que l’histoire ne se cantonne pas à celle d’Ursùa. Mais, d’un autre côté, j’ai été subjuguée par cette plume qui arrive, sans conteste, à nous mener dans ce monde si lointain et pourtant si envoûtant de ce que fût les descendants des Incas.

Je remercie Anne Blondat des Editions JC Lattès pour cet envoi.

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